des Peccadilles en chroniques

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… et autres histoires palpitantes

Too much information je suppose, mais…

2 January 2011

Pour une raison qui m’échappe Pépette est toujours vraiment enthousiaste quand je vais à la toilette. Peut-être parce qu’elle se dit que moi j’assiste à chacun de ses pipis, du coup elle se doit de me rendre la pareille? J’ai le réflexe de lui dire des “bonne fille” gros de même chaque fois qu’on sort dehors, ça ne doit pas aider…. Pépette donc, over-enthousiaste, insiste pour suivre tout le monde au petit coin et fait systématiquement son show: assise, couine, saute, tourne en rond…. se tortille dans tous les sens et teste ses 98 faces cutes à la recherche d’une démonstration de sympathie de ma part, lui confirmant la nécessité de sa présence.

Je ne pousse pas vraiment le dressage, puisque mon chien est dans l’ensemble: un bon chien (gentille, qui écoute, pas trop demandante, pas bruyante)… mais tantôt, alors qu’elle faisait sa parade, j’ai eu l’idée de lui dire “Couché” les fois qu’elle se couchait.

La tannante a trouvé le moyen d’apprendre la commande en un temps record.

Si c’est pas de l’optimisation de temps ça, je me demande ce que c’est.

Si c’est pas du too much information ça, je me demande ce que c’est.

Me disais de même

2 January 2011

J’aime beaucoup les médias sociaux en général, Twitter, Facebook, Flickr en particulier. J’y écoule plusieurs minutes de ma vie et tout cela m’aura permis d’apprendre un lot hallucinant de choses dans mon domaine et par ricochet dans plusieurs domaines qui m’intéressent. J’y ai trouvé entre autres informations, motivation et amitiés… ainsi que des quantités indécentes de vidéos. N’empêche, des fois, je regarde ça d’un autre oeil, l’oeil de la fille qui a l’impression d’être arrivée au bout de l’Internet à quelques reprises déjà et je me dis que mine de rien on y écoule un lot impressionnant de moments, à espérer que quelque chose arrive. Trop de temps investi sans doute. Trop de temps à espérer que quelque chose se passe alors que souvent; c’est absurde d’immobilisme… à grands coups de milliers de tweets-updates seconde. Des milliers de déclarations, de déclarations pas répond.

J’avais oublié

2 January 2011

… que j’avais d’autres projets qui me tiennent vraiment à coeur pour 2011: me trouver un simili-coach de piscine, j’ai une cute brasse je crois mais mon crawl est abominable et je tiens mordicus à l’améliorer. Ma job déménage à côté d’une piscine mi-janvier, je vais essayer de faire 2-3 entraînements avec des meilleurs que moi et ensuite je filerai toute seule les soirs que j’aurai pas ma fille. But caché: Éventuellement, avant la quarantaine, investir dans un bon vélo et faire du triathlon. Lentement mais sûrement. Apprendre à nager comme du monde est un bon début je trouve.

Deuxième projet qui me tient vraiment à coeur: musique. C’est fou comme j’aime les instruments. Pendant le temps des Fêtes j’ai ressorti la flûte traversière de ma mère et j’ai essayé de jouer un peu. J’ai zéro connaissance je ne connais pas mes notes, je sais juste souffler dedans et me promener d’un octave à l’autre en changeant mon souffle. Même juste ça: je trouve ça beau… Objectif musique pour moi: continuer à pratiquer régulièrement et me trouver 1-2 nouvelles tounes à développer. Je ne me tanne pas vraiment de mon répertoire actuel mais je me dis que mes voisins eux, auraient peut-être envie d’un peu de variété dans le programme. Celle que j’arrive pas à arrêter de jouer ces temps-ci est la première de la trame sonore de Schindler’s List. Je suis évidemment quarante douze mille fois moins bonne que l’extrait que je vous mets. Je joue Jewish Town aussi. Vieillir a cela de bon que ça te permet de mettre plus d’émotions quand tu joues de la musique. Merci années qui passent… Projet #2 donc: musique-musique mais sous un nouvel angle, je vais me choisir un instrument. Je rêve de surtout: trompette, piano, violoncelle, base, flûte traversière ou chant. Là je fais des économies, pour l’automne prochain j’offrirai un instrument à Coquinette et moi (ben euh, 2 si c’est pas un piano). Elle je lui offrirai les cours, moi je me propose d’écouter ce que le prof a à dire et de pratiquer de mon côté sans gruger de temps. Le violoncelle est de loin ce qui me tente le plus mais… hum…. la clé de fa me fait peur!

Bilan 2010

2 January 2011

Je pensais sérieusement  ne pas le faire puisque j’avais écrit ceci il y a quelques semaines mais finalement je relis mes bilans précédents et le concept me plaît, donc voili-voilà: mon 4e bilan, celui de 2010.

Je me disais, avant de commencer à rédiger, que ce bilan ne serait sans doute pas super joyeux parce que présentement j’ai l’impression de stagner. J’trouve ça dur décembre, le gris, la fatigue, les jours courts, ma fille qui n’était pas là une partie du temps des Fêtes. Je suis une fille de famille, une de mes priorités dans la vie, c’est la famille… dur dur de ne pas aller gambader dans la neige en famille donc. Enfin, je trouve.  Une brève lecture de mon bilan de 2009 m’aura fait réaliser qu’en décembre 2009 je filais pareil. Je trouve la nouvelle fort réjouissante, ça ne serait donc pas une signe que tout stagne quand je me sens de même, c’est juste signe que c’est décembre… Enfin bref, je viens de m’auto-gratifier d’un coup de pied au derrière. Ça fait du bien.

2010 a ressemblé à quoi par ici? Je vais commencer par le sport, puisque je classe ceci dans mes réussites et que ça a pris beaucoup de place dans ma vie en 2010.  J’ai eu des années avec davantage de kilométrage à moteur mais aucune, aucune carburée au jus de pois chiches. Je n’ai pas de compteur sur mon vélo mais j’ai probablement dépassé le 1500 km, pour la course ça tourne autour de 180 km, ce qui est plutôt chouette pour une débutante qui a couru le tiers de l’année. En 2010 je me suis initiée à la planche à neige, à l’escalade et au parapente. On a couru les patinoires et les pistes de ski de fond avec mes parents et ma fille. C’était l’année de mes montagnes. Et de la course. Du cardio et des envies de voyager. Pas toutes assouvies mais bon, en 2010 je serai tout de même allée à Québec plusieurs fois, en Mauricie, à Paris 2 semaines, dans le Maine et j’aurai fait plusieurs escapades d’une journée en montagne. Toutes mes sorties en montagne ont été amusantes, j’ai profité de paysages féériques que ce soit sous la neige, la pluie ou le gros soleil. Je retiens Lafayette parce que cette sortie m’a mis dans la tête de pousser un jour pour l’alpinisme, Flume et Liberty pour le gros bonheur sale que j’en ai tiré, parce que c’est là que j’ai réalisé que j’en avais dedans et qu’en grimpant à 4 pattes sur les roches j’ai allumé que je devais absolument aller me perfectionner avec l’escalade. Les dernières montagnes que j’ai grimpées étaient de bon niveau et je les ai montées à pas de gazelle, arrêtant régulièrement pour laisser les autres me rejoindre. Je n’aurais pas cru me rendre là un jour. Les descentes me sont plus pénibles par contre, j’attends les autres pour la montée, mais pour les descentes je suis soit de niveau, soit légèrement en arrière des groupes. Râââ, les genoux vieillissants… Sutton dans la pluie m’aura permis de prendre de fichues de belles photos, Tremblant de commencer la saison du bon pied et de jaser avec une copine du Bac, nous donnant la chance de mieux nous connaître. Mes photos de bois sont ici. J’les trouve ben belles.

N’empêche, le sport ce n’est pas tout, alors bon, je continue le bilan. Amour…iiiich, force est d’admettre que c’était pas fort en 2010. L’année a bien commencée et cela a duré plusieurs mois mais bon, du moment qu’il y a rupture au milieu de l’année, ça entache un peu le portrait de l’année en entier non? Enfin bon, moi je trouve. Voyons le bon côté des choses, mon entraînement pour le 10 km de marathon, mes aller-retour en vélo au boulot et justement ça; le nouveau boulot, m’ont permis de m’occuper la tête. C’était probablement ça mon bon coup amoureux de 2010: m’occuper l’esprit pour ne pas me briser le coeur. Évidemment, cet entraînement, ce nouveau boulot et toutes ces activités m’ont éloignée de nouvelles rencontres mais j’étais pas willing pour la drague de toute façon. Ça me prend toujours ben gros du temps moi, panser mes blessures. C’est pas tout à fait fini ce pansage d’ailleurs… et puis bon, j’ai vraiment pas compris où j’allais me trouver un amoureux du coup j’ai décidé de ne pas chercher pour le moment. De toute façon j’ai 42 dossiers urgents à régler avant mai prochain, je suis disponible pour dormir à deux 1 soir semaine et cliquer “j’aime” sur 8 annonces Facebook par jour. Pas de quoi impressionner un mec. Il me semble en tout cas.

Côté travail j’ai eu une année plutôt chouette, dû principalement à l’obtention d’un nouvel emploi que j’aime beaucoup. C’est mon premier emploi à 5 jours semaine depuis 3 ans et je trouve la barre haute. C’est loin d’être évident de concilier ma petite famille et la job, surtout depuis de que je n’ai plus de copain. Il faut dire que ma job est loin-loin dans l’Est et que c’est rarement une partie de plaisir s’y rendre en transports en commun. Depuis décembre je m’ennuie de mon vélo comme jamais, je sauvais au moins une heure par jour en m’y rendant à pédales…. et pas mal d’argent aussi.

Côté famille ça va bien. Je m’entends bien avec tout le monde, avec ma fille surtout (ce qui mine de rien est un fichu de bon départ). J’ai beaucoup moins de temps pour aller visiter mon frérot mais on s’entend bien, c’est ce qui compte. Je m’entends pas mal bien avec mes parents et continue à planifier mes vacances avec ma fille et eux. On arrive à trouver un chouette équilibre quand on part à 4; quand mes parents se sentent dispos pour jouer avec elle ils me l’offrent et moi… je file courir sur la plage. Je les laisse décider des moments qui leur conviennent, comme ça je n’ai pas l’impression de mettre de la pression, pis je déteste quêter des faveurs…. On se prend 2 chambres séparées, le soir, à l’heure du dodo, mon père et ma mère viennent dans notre chambre, pendant que ma mère et moi on jase, mon papa lit des livres d’histoires à Coquinette. J’aime beaucoup notre façon de fonctionner et j’ai vraiment l’impression de participer à la création de supers souvenirs pour ma fille.

2008 et 2009 avaient été des années d’amitiés. 2010 a commencé en lion mais ça s’est calmé beaucoup depuis la fin de l’été. Une amie très proche est partie faire le tour du monde. Je suis super fière d’elle mais câline… elle me manque. Disons que depuis qu’elle est partie ça a fait un grand trou dans mon espace-temps amitiés. Depuis mon déménagement j’ai l’impression de ne plus voir personne mais bon, 2010 reste tout de même dans l’ensemble une très bonne année d’amitiés-activités. J’ai fait quand même pas mal de course, vélo, montagne avec des copains-copines, même depuis le début de l’automne. Ne pas avoir été aussi débordée; j’aurais filé pour voir plus de monde et tripper plus avec mes proches mais si on regarde objectivement la situation: je suis pivilégiée.

En 2010 j’ai trouvé dur d’étudier en travaillant. Particulièrement ma session d’automne. Le déménagement en octobre n’a pas dû aider. Je reste quand même super fière de moi, c’est pas évident étudier, travailler, élever un enfant. Pour le moment je relève le défi plutôt bien et je ce que je fais à l’école m’aide pour vrai dans mon travail, l’inverse aussi. Éventuellement, si je garde ma détermination je ferai changer mon programme court pour une maîtrise, j’ai intérêt à aimer mon rythme de vie parce que si je fais ça je vais rester sur ce beat là un bon 3-4 ans encore…

Voilà pour 2010… et pour 2011 je ferai quoi? Ben… je sais pas. J’ai pas vraiment de résolution non plus. Ça m’embête le concept de résolution. Par contre j’ai des projets. Par exemple, je suis de plus en plus sûre de ma décision: je veux faire le défi tête rasée en juin. M’impliquer une fois de temps en temps dans des causes du genre, c’est ma façon à moi de dire merci la vie et de souhaiter du bonheur aux autres. Je voudrais voyager, rembourser des dettes que je traîne depuis bien trop longtemps, prendre du temps pour moi, voir mes amis, organiser des fins de semaines dans des chalets avec eux, me jeter dans des lacs et courser à la nage après une journée de randonnée, faire des belles photos et surtout, à travers tout cela; rester une bonne maman et avoir beaucoup de temps à offrir à ma Coquinette. Idéalement j’arriverais à intégrer un brin de plus de discipline dans mes journées, parce que sans cela, je vais avoir bien de la misère  arriver à concilier Coquinette, travail, études, sport et vie épanouie. Je me souhaite beaucoup de violon aussi et des tonnes de bonne bouffe maison.

À vous, je souhaite la santé, le bonheur, plein de sorties à l’extérieur, l’amour, du temps pour vous, la prospérité et pas trop de rides. Bonne année!

Et puis, ça ressemble à quoi par chez vous?

30 December 2010

Et puis, ça ressemble à quoi par chez vous les vacances? Le temps des Fêtes?

Ici c’est tranquille et chargé à la fois. Petit dîner de famille chez mes parents le jour de Noël, j’ai reçu des supers cadeaux. Ma mère avait fait, comme d’habitude: plein de dinde, de tourtières et des biscuits. Mon papa nous a servi du champagne, je suis tombée dans le foie gras et les olives… pour faire changement. Petit dîner chouette, simple et serein. Vraiment bon aussi; ma maman, c’est une fichue bonne cuisinière.

J’ai fait des biscuits sans gluten à mon frérot. Super recette trouvée ici. Vraiment bons et simples à faire. Je n’ai pas trouvé de gingembre confit… parce que j’étais trop à la dernière minute, mais comme je suis limite têtue des fois et que je voulais absolument faire ces biscuits, j’ai acheté du gingembre frais que j’ai confit moi-même. J’en avais fait du vraiment bon l’an dernier mais ma recette prend 5 jours à faire, j’ai donc utilisé une recette plus rapide que j’ai croisée avec ma recette (celle des 5 jours). Après les 3 ébullitions j’en ai fait 2 avec du sirop (1 tasse de sucre/1 tasse d’eau), j’ai égoutté et pris ce dont j’avais besoin pour ma recette de biscuits et j’ai fait tremper le reste dans le sirop toute la nuit. Je bouffe mes restants de gingembre confit compulsivement depuis le 24 décembre, c’est juste trop bon.

Coquinette est partie chez son papa le 26, je m’ennuie d’elle et ne la reverrai que le 2 mais ça va. On a arrangé les congés pour qu’un an sur 2 un des parents soit privilégié pour le temps de Fêtes et l’autre pour la semaine de relâche (ce qui va me permettre de partir en vacances avec Coquinette en mars). L’an prochain on inverse. Pas facile de passer ces moments de réjouissance en famille sans la mienne de famille mais ça va. Je suppose que d’accepter d’être marabout et plus susceptible que l’accoutumé est un bon point de départ…

Tout de suite après le départ de ma puce, j’ai pris mon chien et l’ai reconduit dans une pension. Je hais les pensions pour chiens, je préférerais et de loin la faire garder par des amis, seulement voilà; j’ai peur de déranger le monde. Ce n’est pas si facile que cela s’occuper d’un chien. Il faut le promener, l’occuper, lui parler, le sortir matin, midi et soir. Le matin un peu avant 8h Pépette se réveille et veut la porte. Disons qu’il faut être willing en ta pour me la prendre de bon coeur…. et moi, ben je déteste quêter des faveurs aux gens. Je l’ai donc envoyée en pension, même si je déteste le concept (et que mon chien pue toujours en revenant de là; pou-a-che), et j’ai sauté dans un autobus direction Québec, chez ma cousine. Là, j’ai pu dormir des 10-11h dans un beau lit confortable, avec méga doudou en plumes et oreillers gros de même. On voulait escalader la chute Motmorency mais finalement ça ne commence que le 8 janvier, la glace n’est pas assez épaisse pour le moment. Pas le choix d’y retourner le mois prochain, hooon…

Comme on voulait bouger quand même, on a décidé d’aller nous initier au snowboard. On voulait aller au Mont-Sainte-Anne mais le service était tellement mauvais au téléphone… que ça nous a donné le temps de regarder les sites Internet de la concurrence et de réaliser que les prix étaient plus avantageux au Relais. Plus petite montagne, oui, mais quand t’es débutant tu restes sur la piste école de toute façon. On s’est pris 2h de cours privé à 2, ça nous a permis d’apprendre pas mal de choses et de passer de “AAAAAAAAH! J’ai peur! J’arrive pas à dévaler une pente de 2 mètres de haut sans planter!” à “Oh wow ma cousine, sont dont ben beaux nos virages!”.

Le lendemain, pour consolider nos apprentissages, on est retournées en faire 3 heures. On a fait notre première vraie descente, on a planté en descendant des chaises mécaniques, en prenant bien soin de sauver notre honneur familial à grands coups de rires cristallins. Je blague… on a planté et c’était bien drôle, quoiqu’un brin humiliant mais bon, s’il fallait que je m’empêche de faire des choses parce que des fois je plante, je serais pas mal toujours accrochée à mon sofa. Là, j’ai beau être raquée de partout, je ne peux m’enlever la planche de la tête. Cette année j’ai des défis financiers qui me tiennent à coeur mais dès que ma situation sera replacée je vais nous équiper, Coquinette et moi, pour qu’on puisse faire une belle saison de snow. J’ai déjà mes lunettes et mes protège-poignets, ne me manquent que le casque (ben oui, j’vais en porter un, je ne trouve pas ça gênant du tout… de me protéger le cerveau), la planche, les bottes et les fixations. Idem pour Coquinette, les lunettes en prime.

Hier je suis revenue à Montréal et suis allée souper avec une copine virtuelle de longue date. C’était presqu’aussi énervant qu’une date; on ne s’était jamais rencontrées avant… Super souper, super rencontre. Le web québécois est peuplé de perles.

Demain, si je trouve un cm de pays à moins d’une heure trente de Montréal où il y a encore de la neige et pas de pluie; je me sauve faire du ski de fond avec une copine. Si on ne trouve pas… euh… on va faire une crise… bon.

Le 31 super party chez mon ami Max. Le 1er je règle ce que je n’aurai pas eu le temps de régler pendant mes vacances. Le 2 retour de ma fille, le 3 congé mère-fille, je vais essayer (s’il ne pleut pas à sciaux), de l’emmener patiner ou faire du ski de fond dans le Complexe environnemental Saint-Michel, le 4 retour au boulot.

D’ici le 4 je dois absolument terminer mes travaux d’école… j’ai obtenu un report de date mais je dois absolument m’appliquer avec sérieux. Je tiens beaucoup à ce cours… ainsi qu’à la suite de mon programme d’études.

Voilà, ça passe viiiiite!

Et aussi je ne serai pas fâché de voir décembre se terminer. Fini la course et les grosses dépenses, vivement la neige, le ski, la raquette, le patin et les batailles de boules de neige!

Fin de session

14 December 2010

Je trouve toujours plutôt intéressant de constater qu’en fin de session, depuis aussi loin que je puisse me souvenir, je deviens incroyablement productive de tout-sauf-mes-travaux-à-remettre.

La charge démesurée de travail me fait tellement peur que je me lance dans tous les défis possibles et imaginables afin de me sauver de mon destin.

Ça a cela de bon que je règle plein de choses. Cela a ça de bon que j’ai l’impression d’être une fille active. Ça a aussi ceci de bon que je me change les idées.

Reste qu’à un moment donné, la job doit se faire. On peut prendre les paris tout de suite. Le 17 je devrai remettre mon rapport final, rapport qui me prendra au moins 10 heures à produire… et qui ne peut être fait que suite à une analyse d’au moins autant d’heures…

Évidemment je serai un tantinet en retard. Mais pas tant que ça. Quoique bon, on est le 13 et force est de constater que je glande avec autant de doigté qu’en 1994.

Je me console, en me disant que même si je vieillis, je me garde jeune de coeur. Comme.

… Mes travaux sont 10 fois plus gros par contre… oups.

Le front

14 December 2010

Ayant décidé, après mûre réflexion, d’affronter la vie de grande, d’aborder de front, la vie des gens au front, je me lançai il y a quelques mois, semaines, bon, ok, une demie année (sapristi ça passe donc ben vite le temps quand tu t’obstines à lutter sur plusieurs fronts). Je me lançai donc, dans la vie des gens normaux: 9 à 5, 5 jours semaine, calculons pour le fun… ceci donne, si je ne me trompe pas; 2 jours de fin de semaine. Quoique bon, l’affirmation est mensongère et mériterait une note en bas de page, de billet. Je trouve. 1

Non satisfaite de mon nouveau défi, fort succinct me semblait-il, je me suis lancée dans la recherche d’un appartement, ma fille a commencé la maternelle, j’ai continué et terminé mon entraînement pour mon premier bout de marathon et euh… ah oui; j’ai continué mes études. De front. Me suis fourré des contenus gros de même en quelque part entre le lobe frontal et le cervelet. Me grattant le front un peu plus souvent que par le passé, dans l’espoir avoué de tasser quelques vieux souvenirs insignifiants, pour les remplacer par des théories modernes brillantes. Paraît-il. Qu’il paraît. Front de boeuf, que je me répette en boucle à moi-même depuis quelques semaines. Front de boeuf de front de boeuf, fais attention innocente, c’est pas tout le monde qui profite si tant bien d’une bonne grosse suée de front.

Étant donné que de toute évidence je suis de même, moi et que non; j’apprends pas tant que ça de mon passé et que oui, j’aime encore ça me challenger; je me sommai de m’ensuivre moi, mon corps et ma tête, dans cette folle aventure que serait cet automne de folle, au front, à ramer dans la houle, à la frontière entre le wonderwomanisme et le follefinitisme. Pas de doute dus-je me dire enfin, que je me dis que je dus me dire, probablement, sans doute; laisse la pétole aux autres, t’es capable choupette. Et si tu échoues, ben coudonc, ça ne voudra pas dire grand-grand chose d’autre que cela: tu n’aura pas super bien réussi.

Me voilà en fin de parcours, je suis encore au front et vous écris pour dire bonjour. Je vais bien, je souris bien que je doive admettre, un peu à regret, que je me fatigue plus rapidement qu’à l’accoutumée. Par exemple, l’autre jour j’ai pris l’ascenseur au lieu de l’escalier et j’ai pris soin de m’accoter, parce que c’était plaisant, sur le mur-miroir de l’engin. M’attardant par mégarde au front de mon reflet et à son absence de fronton, je fronçai les sourcils  et….

- Qu’est-ce dont m’écriai-je? Mais où est passée cette frange coquine? Le coquine dus-je me rendre à l’évidence, était probablement morte au front. Ah ben voui, me dis-je alors, c’est vrai. Une bataille mémorable avait éclatée dans ma chambre à coucher il y a quelques semaines. Le fronton et le front se rhétorisaient devant la glace. Au départ l’altercation entamée sur un ton amical avait dégénérée en sournoises choses. Le front avait gagné, il avait donné son congé à l’autre, vaincue, qui le caquet bas, c’était alors docilement rangée des deux côtés du vainqueur, ligotées par des pinces à dents, emprisonnant ses petites mèches rebelles désormais incapables de gondoler gaiement, assassinant d’un coup de griffe toute la créativité de mon frontispice.

Ah lala… mais là, mais là… elle avait sa revanche, la frange. Brillant par son absence, exposant ce front blasé, criant comme lui seul sait le faire: M’en va rider! M’en va rider! Si vous n’enlevez pas ces foutus vendredis du calendrier avant la mon 33e hiver! Fronçant à nouveau les sourcils, je réalisai que le front bluffais, l’effronté; le voilà déjà entaillé de froncis. Le salaud.

Faque c’est ça, voilà où j’en suis. M’en va m’étendre, le front dans l’oreiller. M’en va dormir à tête pas reposée et rêverai, si j’en trouve le temps, aux vacances de Noël, moment où, joie; je serai en congé, j’aurai remis mes travaux d’université, mes boîtes seront quasi-terminées et je pourrai, oh yeah; affronter en adulte responsable des perspectives enchanteresses de réalisation de belles nuits de 8, 9, 10? Peut-être même 11h ou, fantasme ultime: 12h. Rôlàlààà… j’en jouis déjà rien qu’à y penser. Et alors? Qu’est-ce que je ferai vous croyez? Ben voui, je m’essuierai le front, imbue de fierté et m’affairerai plus ou moins tout de go, à me trouver de nouveaux défis pour l’hiver. Ben voui. C’est comme ça que j’avance. À grands coups de front.

1- Tenez, voilà qui est fait2: Cette affirmation, c’est n’importe quoi; quand t’as des enfants, le dimanche: c’est la journée des commissions, du ménage et de la préparation. Le dimanche n’existe plus, et pas. Nous parents, avons perdu nos dimanches. Ils se retrouvent  assurément à la même place que les millions de bas orphelins, les promesses électorales et notre vieux gagné.

2- Comme c’est fabuleux l’Internet, on émet un désir et tout d’un coup: Ziou! Réalisé en bas de page. On ne s’en peut plus, dithyrambons ensemble les amis. À la nôtre! Et vive les interwebs!

Anonymat

13 December 2010

Au début, quand j’écrivais, j’étais toute seule dans ma bulle et personne ne me connaissait. J’avais pris soin de prendre un pseudonyme et de ne pas trop m’afficher. Je suis pudique en vrai, bon. Tranquillement, même si ce site n’attire pas des masses, mon nom a commencé à circuler, des amis, de la famille, des collègues de travail ont commencé à me lire. Certains m’ont retrouvée sur Facebook, plusieurs me suivent sur Twitter, sans compter ceux que j’ai décidé de suivre sur Twitter, Facebook, Flickr, LinkedIn, msn et tout et tout. Du coup, ben non, je ne suis plus anonyme, c’est pas mal facile de trouver ma trace numérique dilapidée à tous vents depuis 4 ans.

Rô, ça ne m’embête pas, je vis bien avec. Même que ça m’a aidé souvent ce passe-temps. J’ai appris des masses, j’ai découvert des tonnes, je connais pas mal bien mes capacités, mes ressources… et tout. Genre.

Reste que des fois, mettons, ça m’arrive d’avoir envie de dire des trucs pas fins. Ou des affaires qui m’angoissent terriblement. Mais je peux paaaaaaas; j’va inquiéter ma famille. Pis mes amis. Ou faire de la peine à du monde que j’aime. Et si je leur en parle pas, c’est que j’ai pas envie de leur en parler. Ben kin.

Tsé, des fois, il y a des gens qui pensent qu’avoir un blogue c’est écrire un journal intime public. Ben non. Si c’était le cas mes chéris, je ne serais pas en train de fantasmer sur le mien de journal intime. Caché dans mon tiroir, qui n’attend qu’une seule chose; se faire beurrer de ma plume-flouée.

Concert de Noël des Petits Violons

13 December 2010

J’avais vu ça dans le journal la semaine dernière: concert de Noël des Petits violons, gratuit. J’y croyais pas, donc j’ai appelé pour vérifier. Ben oui, c’était gratuit. J’ai pris 4 billets et y suis allée aujourd’hui accompagnée de mes parents et de ma fille. On a tous adoré. Bon, ok Coquinette a adoré à sa manière, disons que j’ai bien compris le message: 5 ans c’est un peu jeune pour un spectacle du genre. Elle est restée silencieuse, mais… mais… un vrai ver à choux! Elle a terminé le spectacle à danser assise sur le banc fermé.

Si vous voulez mon avis je dirais qu’elle a plutôt un chouette sens du rythme. Et que la voyant danser sur sa chaise avec autant d’enthousiasme m’a fait quand même un peu plaisir; elle prenait clairement plaisir à écouter cette superbe musique.

Reste que bon… un concert de cordes, c’est fait pour écouter, pas pour faire des acrobaties sur une chaise.

C’était à prévoir, j’ai eu les armes au yeux les 20 premières minutes. J’ai revu tout mon passé de petite fille d’orchestres. Tout le travail derrière un tel spectacle, je le comprends, je l’ai vécu pendant plusieurs années. C’est également sans surprise qu’un tel événement ait réussi à me plonger dans une mer de souvenirs et de réflexions sur ce qui me définit. Heureusement (ou pas) mon petit ver à choux m’a vite ramenée à des réalités beaucoup plus urgentes que l’introspection; la motiver à rester calme et silencieuse. Je lui ai commenté les 4 saisons de Vivaldi à voix basse, pour lui permettre de mettre des images sur les sons, à grands coups de:

- Pis là… ça s’en vient; tu vas entendre les oiseaux. Rôôôô! T’entends? Les oiseaux!
- Oh vouiiiii, je les entends!
- Et là… le chien…t’entends le chien?
- Voui, voui!
- Et là, rôôôôôô, là c’est le vent…

… et ainsi de suite pour la chaleur, le tonnerre, l’orage, la chasse, le froid, et tout, et tout.

À la lumière de tout ceci je recommande chaudement l’événement.

À la lumière de tout cela je recommande moins d’y emmener marmaille grouillante… (quoique bon, je ne regrette rien pour cette fois, la petite a vraiment eu l’air d’aimer beaucoup).

Ils font plein de spectacles tout au long de l’année. Gratuits aussi… si les vôtres d’enfants sont de nature plus rangée, c’est vraiment une super idée de sortie.

Du plan au résultat final

12 December 2010

Alors voilà, ça, c’était le plan, préparé soigneusement par Coquinette.

Et voici le château, confectionné par Bibi.

Première réaction de Coquinette en voyant mon oeuvre, qui était alors tout de carton brun, sans peinture ni trompette, sans fenêtre ou porte non plus (je l’attendais pour les découper): “Bon, attends, je vais regarder mon plan. Mais, mamaaaan! T’as pas bien regardééééé! Les tours de côté sont supposées être plus larges que celle du centre!” Ça m’a fait rigoler. Elle a l’oeil la chipie. On a redistribué les portes et les fenêtres ailleurs, pour ce ça reste solide, n’empêche que bon, je trouve que c’est quand même ressemblant. On voit une parenté, non?

Elle aurait voulu un toit et des murs tout le tour mais j’ai dû refuser. Manque de temps et… d’espace! On s’est entendues pour se dire que c’était le premier château/cabane (en fait non c’est la 2e cabane) de notre carrière, c’était ma fuite pour ne pas atteindre la perfection; il faut quand même qu’on laisse de la place pour s’améliorer… Nous connaissant, il ne serait pas surprenant de nous voir un jour nous essayer pour une cabane dans un arbre ou une maisonnette en quelque part derrière le chalet de quelqu’un.

Bien entendu, tout au long du processus je me suis demandée si je n’étais pas en train de trop donner de lead à ma fille, le but n’étant évidemment pas d’en faire une enfant-tyran. Et puis? Ben j’en suis venue à la conclusion que non. Oui elle a géré son projet, oui elle a donné son avis sur la réalisation des travaux, oui, beaucoup de choses qu’elle a souhaitées se sont réalisées… mais …. pas tout. On a négocié, j’ai dû lui expliquer plusieurs choses, elle a réalisé hier que quand on reçoit, on laisse la priorité à tout le monde et on passe en dernier (ce qui est facile à faire 30 minutes… mais 4 heures? Gros défi). Elle a appris énormément avec cette histoire de party de princesse. Même à faire des compromis. Et puis bon, j’ai mis des choses au clair: c’était une situation exceptionnelle, pour la récompenser de sa bonne attitude générale qui est fort agréable à gérer au quotidien. Parce que l’autorité parentale c’est aussi beaucoup cela: motiver son enfant en l’entraînant dans le positif, les plus vieux vous diront: une main de fer, dans un gant de velours. Je ne sais pas si j’ai la main de fer, peut-être est-ce davantage du bois, du cuivre ou du caoutchouc. À moins que ça soit une main de cote de maille… Me semble que le gant, lui, est bel et bien de velours quoique bon je vais rester humble et laisser Coquinette qualifier tout cela avec du recul, quand elle sera adulte.