des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Cause perdue

4 May 2011

J’ai une autre mine-de-rien d’idée de billet, coudonc, autant en profiter quand je passe par ici, ce qui devient de plus en plus rare… pour toutes sortes de raisons.

En tout cas, voilà, j’ai une piste, un filon, je crois que je tiens quelque chose. Il manquait un ingrédient dans ma recette de célibat. Pourquoi t’es célibataire me demandait-on?

Ben je sais pas trop que je répondais… j’ai besoin de temps?

C’était pas fou ça, j’en avais besoin aussi, et ça me donnait un truc pas trop looser à répondre. Seulement le temps, le temps, je sais pas trop combien de temps, justement, de temps, on peut pondre ça comme excuse. Faque voilà, j’en ai trouvé une nouvelle. Toute fraîche.

-Nah, pas de “j’attends, le bon”… ni de “tsé, je cherche pas, parce qu’il y a du monde qui m’ont dit que c’était de même que j’allais trouver”

– Ni de “ça m’intéresse comme pas trop là”, ou une autre que je chéris plus ou moins souvent, pas assez peut-être: “j’ai comme calculé ça, pis j’ai euh; pas le temps”. Ça se vend mal mon indisponibilité crasse, surtout que pour le reste, je suis plutôt pas mal toujours willing.

Enfin bon, j’ai trouvé mieux. Je sais, fallait y penser. Je sais aussi, vous y auriez pensé avant; vous. En tout cas là, j’ai comme mis le doigt dessus, ce qui va éventuellement m’obliger à ré-flé-chir. Qu’est-ce donc? Ah… ben c’est ça. Ça:

Tsé là, quand je fais des sorties là, ben j’ai pas mal tendance à prioriser délibérément trois classes de personnes: mes amis gays, mes copines célibataires et mes copines en couple-cutes. Dans ma cuisine, ou dans la leur, rarement dehors, si ça arrive, on parle de dehors, comme dans dehors; mon balcon.

Voilà, c’est pour ça que je suis célibataire; je suis un nul stratège. Nulle est ma stratégie. C’est la honte.

Ou pas…

Ou je fais exprès pour avoir une stratégie aussi nulle. Si c’était le cas, il faudrait un jour que je m’explique deux trois trucs. On sait pas, on sait pas… peut-être que mes arguments seraient bétons?

GRH

4 May 2011

C’est un cours de gestion des ressources humaines que je terminerai ce mois-ci. Hallucinant le nombre de choses que j’y ai apprises… et incroyable la prise de conscience qui s’est produite: nah, la grh n’est pas uniquement destinée aux gestionnaires, elle peut convenir à tous. Parce que oui, c’est amusant d’avoir des outils, des pistes de réflexion au cas où un jour on fait face à des situations, ma foi, plutôt communes: gestion du changement, mobilisation, gestion de conflits, engagement, dotation, collaboration, travail d’équipe.

Je ne dis pas que je serai meilleure. Simplement maintenant quand je vais me planter, je vais avoir une bonne idée de ce que j’ai pas fait, ou mal fait. Pis bon, j’aurai peut-être eu la vivacité d’esprit de me garder un petit coffre à outils grh pas trop loin entre 2 neurones. Ah oui… et j’ai appris un autre truc pas pire du tout: moins regarder au dessus de moi, plus regarder à mon niveau: et me demander ce que je peux faire de mieux. Pas fou…. pas fou… ça fitte vraiment avec ma personnalité, moi et les introspections, on s’entend habituellement plutôt bien. Ok, oui, vraiment.

Maintenant le gros défi sera de remettre mon dernier travail à temps. J’ai pas réussi pour les deux premiers. Je ne dispose de plus une minute de délai pour le 3e. Plus une. Et j’ai de la page à produire… oh boy. Vraiment beaucoup. Avec des analyses et tout, des arguments, des réflexions. Des trucs pertinents (idéalement) et profonds. Bref tout moi ça, quand on me laisse le temps de le faire et quand je suis gonflée à bloc. Là je filerais davantage, hum… pour une fin de semaine dans un spa. Genre. Ou pour grimper une ben, ben grosse montagne avec des amis. Pas pour m’asseoir des heures devant un ordi à écrire un truc commandé. Évidemment si c’était pas une commande, je ponderais tout cela en 2 soirs, même pas besoin de café ou de fouet. Juste Bibi, le clavier et sa belle motivation pour le gratuit. En tout cas… le 14 mai je teste une nouvelle vie: grosse pause d’études pour tout l’été. TOUT! À moins que je décide de m’avancer.

…Si je vous dis que j’ai décidé de m’avancer en juin prochain, venez me taper ok?

Aquariophilie et design de chez nous

4 May 2011

Je disais aquariophile dans mon billet précédent, en fait, j’étais presque sérieuse. Pour une raison qui me dépasse un peu, j’ai comme un nouveau passe-temps: mon aquarium. L’étrange dans tout cela, c’est que c’est parti de rien. Vraiment.

L’an dernier j’ai acheté 2 poissons rouges à Coquinette. Je les voulais dans un bocal, parce que bon, quand j’étais petite on faisait comme ça et mon Bubulle a vécu 11 ans. Je me disais que ça devait être la façon la plus sûre d’avoir un poisson rouge. Le vendeur a essayé de m’expliquer que j’étais probablement un peu ignorante, limite imbécile, mais je l’ai pas cru… come on que je me disais; il veut te vendre un aquarium, c’est clair. Hum… il s’est avéré qu’il avait raison: un des poissons est décédé en quelques jours, le second a tenu bon jusqu’à maintenant.

Il y a quelques semaines, je suis allée visiter une boutique de poissons, j’avais en tête de faire de la compagnie à mon poissons rouge, je sais pas moi, un vidangeur… une crevette… un escargot… Le vendeur, quand il a su que j’avais un poisson rouge dans un bocal, m’a revirée de bord en un temps éclair. Me disant que c’est interdit dans certains pays; pour cruauté envers les animaux… honnêtement, j’étais bouche-bée. Il a essayé de me vendre un aquarium de 10 gallons, mais j’ai résisté. Je suis tenace… et j’avais pas le budget. Et puis bon, il m’ébranlait là, j’avais besoin de temps pour méditer.

C’est rongée par la culpabilité que je suis retournée à la boutique la fin de semaine de Pâques. Oui, parfaitement; rongée. Je sais bien qu’un poisson rouge coûte des peanuts, mais c’est vivant. Et puis je le trouvais chouette… et non; je n’assumais pas du tout l’histoire de la cruauté envers les animaux. Ça ne me plaisait pas. Pour une question d’espace, j’ai limité la taille de l’aquarium, me disant que c’était un premier pas et que je réévaluerais la chose dans un an. Je voulais avoir quelques poissons mais finalement on ne me l’a pas conseillé… ça prend beaucoup d’espace pour être heureux un poisson rouge. Mine de rien, je suis en train de vous réciter ma leçon du mois.

Pour en revenir à mon point; j’ai acheté un super aquarium, joli, avec une chute sur le dessus. Je l’adore. Le filtre est complètement silencieux, la lumière est super belle, et depuis je capote. Je suis comme amoureuse de mon poisson. Je lui ai acheté des plantes aussi: une pour manger, l’autre pour décorer et une petite balle d’algues, parce que je la trouvais jolie. Moi qui adore le vert, je suis servie. Suis retournée 3 fois à la boutique en 2 semaines, pour prendre des médicaments pour mon poisson (il a eu une réaction au changement de milieu), le vendeur me regardait perplexe, l’air de se dire: “Nah, elle va vraiment payer pour soigner un poisson à 2 dollars?”. Du coup j’étais confuse… mais suis vraiment fière d’avoir acheté les médicaments, le poisson a guéri en 3 jours.

Enfin, bref, j’ai fini par acquérir un 2e compagnon. C’est risqué, je sais, je vais devoir vérifier mon eau souvent, faire des changements d’eau fréquents, j’ai un siphon pour enlever les déchets, je suis rendue vraiment, vraiment bien équipée. Si je vois que la tendance se maintient, je vais opter pour un aquarium plus grand… et à ce moment là je m’arrangerai pour avoir assez d’espace pour 4-5 poissons et les laisser grandir jusqu’à leur taille adulte. En fait peu importe ce que je décide, mes poissons auront besoin d’un changement de logis d’ici environ 1 an, c’est un peu trop petit comme format. D’ici là je me fais les dents avec les analyses d’eau. Me suis lancée dans l’analyse de PH et de taux d’ammoniaque, de nitrite et de nitrate, et je tripe solide avec mes éprouvettes. À propos, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on n’a pas d’aquariums dans les classes de bio et de chimie? Me semble ça serait tellement un beau moyen de nous faire faire quelque chose de significatif… en tout cas, le voilà. Solution temporaire, puisque j’ai la piqûre… mais fichtrement belle pour le moment je trouve.

Les photos ne sont pas fabuleuses et le poisson a refusé d’arrêter de bouger le temps que je le pose… désolée.

De proche…

De loin, dans mon salon propre (enfin), parce que j’ai profité de la fin de semaine de Pâque pour terminer mon déménagement. Oui, celui d’octobre dernier.

La chute sur le dessus. Dans le bloc brun il y a le filtre, l’eau filtrée coule en petite fontaine sur le dessus. Ça peut bien s’appeler un Fluval chi

Et puis bon, comme j’ai fini par presque finir le déménagement, j’ai aussi arrangé ma chambre, que je vous montre en grande primeur (nah, oubliez ça elle n’est déjà plus rangée). Ah oui, je sais, il y a des boîtes derrière mon lit, il me reste quelques boîtes à défaire. Et oui: il y a une trottinette en dessous de mon lit. Ben d’autres affaires aussi.

Et la salle de bain, qui est probablement la pièce la plus jolie dans laquelle j’ai habité de toute ma vie, que de la tuile et du cèdre… il a du goût mon proprio. En titi.

Rendue là, puisque je vous fais le tour du proprio, voilà le corridor, avec ma tapisserie indienne posée stratégiquement sur le mur me séparant du voisin, qui quoique fort sympathique, ne donne pas sa place en décibels décimés (ça va c’est pas de sa faute, mais plutôt celle des murs pas assez insonorisés à mon goût).

Han, han, Chez soi pis moi; on fait un. Bon, ok, 2.

Hon, j’pas fine, je vous ai mis des photos avec une résolution moche…. je suis encore plus pas-fine que ça, je viens de le réaliser et j’ai pas le goût de vous les changer.

Enrique, Max et la beauté du monde en 2:48 d’époustoufles à ras bord

3 May 2011

La semaine dernière, je suis tombée sur des vidéos d’Enrique Pacheco sur En transit. C’est une longue histoire d’amour qui commence.

Avec Pacheco un peu, mais surtout avec le compositeur. Il a su me mettre les larmes aux yeux en quelques secondes et me donner envie d’en connaître plus à son sujet. Il s’appelle Max Richter. La pièce que vous entendez dans la vidéo s’appelle Novembre, elle se trouve sur cet album ci; Memoryhouse. L’album est un bijou si vous voulez mon avis, c’est à écouter en boucle des jours entiers, en vous imaginant compositeur vous aussi.

Raw Lightscapes from Enrique Pacheco on Vimeo.

C’est triste un peu par contre, émouvant mais tellement grand que triste. Ça donne envie d’être peintre, photographe, musicienne, marathonienne, ex, future, poète, écrivaine, intello, sage, savante, cinéaste, ballerine, joueuse de pétanque, aquariophile, bronzée, avec un toupet et des fleckles… et ça fait réaliser que si je suis un peu tout cela, je ne suis pas grand chose à la fois. Ouais, l’immensité, ça me trouble.

Pédagogie, dessins et gros fun

9 April 2011

Je vous ai peut-être déjà dit: mes deux parents sont pédagogues. Ils ont travaillé comme pédagogues à peu près toute leur carrière, ils nous ont élevés mon frère et moi en fonction de leur savoir-faire et de leurs valeurs de pédagogues… et aujourd’hui, maintenant que je comprends ce qu’ils ont fait, je les remercie régulièrement. C’est qu’ils avaient une vision, ils nous ont élevés en fonction d’un plan, une vision stratégique. Ils avaient un projet, des valeurs établies. Ici, vous avez le choix de rigoler ou pas… mais je vous assure, mes parents, malgré tout ce que j’ai pu croire durant des années… savaient en titi où ils s’en allaient. Un exemple simple et concret: pour eux le plus important dans le support qu’ils nous donnaient dans nos études, c’était de nous apprendre à apprendre. Le cossin à apprendre n’était pas une fin en soi, ce qui les intéressait c’était la manière. Pour qu’on puisse transférer tout ça dans d’autres sphères de nos vies et être autonomes. Chapeau à eux; ils ont réussi.

Maintenant voilà, j’étudie et travaille en pédagogie moi aussi… et je me surprends, de plus en plus souvent, à m’amuser à jouer à la pédagogue avec ma fille. De plus en plus cette vision stratégique se dessine chez moi. J’ai vraiment l’impression de savoir où je m’en vais. Au cours des dernières années j’ai fait une grosse job de clarification de ma vision, mes valeurs ont enfin été établies et depuis que j’en ai fait la liste et que je leur ai donné une cote, il est franchement plus facile de gérer mes insécurités ou mes questionnements intrinsèques. Prenons par exemple (un exemple qui a zéro rapport avec la pédagogie, question de prouver une fois de plus que j’ai de la misère à être pertinente plus de 5 minutes à la fois) ces longues journées de tourmente qui m’accablaient il y a quelques mois, je me demandais si je ferais mieux d’acheter une auto ou pas, jusqu’au jour où j’ai réalisé que c’est pas dans mes valeurs avoir une auto. : “Est-ce que je veux une auto?” Nah, ça rentre pas dans mes valeurs. Point. Ça a réglé mon problème vlan; d’un coup. Seul bémol: mes relations avec les garçons mais bon, c’est un sujet sans fond. De ce côté là, il me reste encore beaucoup trop de questions et de tâtonnement (sans mauvais jeu de mot) pour que je puisse déclarer que je sais où je m’en vais.

Pour en revenir à la pédagogie, des fois je fais des tests avec Coquinette. Et alors dans l’ordre, j’applique une formule magique (je dis ça mais c’est instinctif, non, je ne calcule pas tout. Oui j’ai appris tout cela en quelque part mais je me laisse beaucoup de latitude… quand même) qui ressemble grosso-modo à:

1- Réactiver les savoir existants (partir de quelque chose de connu, faire parler, impliquer)
2- Démontrer (exposé, recherche, peu importe le moyen de transmission, un savoir est transmis à cette étape-ci)
3- Pratiquer (Coquinette s’essaie à reproduire ce dont elle vient d’être témoin)
4- Encourager
5- Pratiquer à nouveau
6- Encourager, oui, encore
7- …attendre quelques heures, et réessayer
8 – Le bidule est maintenant bien ancré dans la tête de pupuce… et éventuellement, bientôt, ce truc nouvellement appris, l’enfant pourra le transférer à d’autres choses.

Ça marche tellement bien avec Coquinette que c’en est déconcertant. Je vous donne un exemple concret.

Cette semaine ma puce était malade, elle a donc eu une journée de congé d’école. On a pris ça relax… ça ne filait pas. Reste qu’on a tout de même pris le temps de lire des histoires et faire des dessins. Mine de rien j’ai un vague passé de beaux-arts. Bon, j’étais pas particulièrement douée, mais j’ai tout de même une petite base chouette à partager. Du coup, quand ma fille m’a expliqué qu’elle n’était pas satisfaite des chiens qu’elle dessine, j’ai eu envie de lui montrer comment on découpe les choses en ronds et en cylindres. On a installé une feuille géante sur la table de la cuisine, afin d’avoir plein d’espace pour se pratiquer et je lui ai offert de lui montrer à dessiner l’animal de son choix, elle a choisi les chiens. Je suis alors allée chercher un livre de chiens dans sa chambre et on a procédé de la façon suivante:

1- Dessine-moi un chien

– “Oh mais allez, il est quand même pas mal bien ton chien… on va essayer ma façon maintenant... voir si ça va te permettre de t’améliorer

2- “Regarde, tu vois, sa tête? Vois-tu un rond dans sa tête? Oui? Ok, alors on va le faire ici...” J’ai dessiné le modèle de base, avec plein de ronds et de cylindres.
3- Elle a recopié mon modèle (entre là et là, 5 minutes se sont écoulées)

4- Devant mes exclamations et mes félicitations et encouragements…
5- … elle a eu envie d’en faire un second

6- Re encouragements de ma part, je la trouvais bien bonne… Elle a choisi un autre chien, dans une autre position, je l’ai découpé en ronds et en cylindres, elle était tannée de dessiner, alors on a ajourné la séance de dessin. Elle a fait des coloriages à sa guise, rendu là je l’ai laissée entrer dans son monde et décider de ce qu’elle voulait faire.

7- 30 minutes plus tard elle est allée jouer toute seule dans sa chambre pendant que je faisais le dîner.
8- … elle est ressortie de sa chambre avec ceci (ceux-là exécutés de mémoire, sans le modèle sous les yeux).

Voilà, c’est ben ben le fun maîtriser des techniques de base pour aider à apprendre. J’en profite pour vous recommander un petit livre, qui n’a pas vraiment rapport avec les dessins mais beaucoup avec de bonnes stratégies d’apprentissage: Apprendre à apprendre. Ça se lit vite vite vite. Même pas besoin de le lire d’un coup en fait, juste de l’avoir sous la main pour le jour où votre enfant aura besoin d’un coup de pouce supplémentaire.

Arc-en-ciel

6 April 2011

- Ah non! Il pleut!
– Dis, tu sais toi comment ça se fait la pluie?
– Mais oui voyons:  c’est les nuages qui sont fâchés.
– Ah oui? C’est pas des géants qui font pipi?
– Mais nooon, hihi. Là, tu vois, les nuages ils veulent chasser le soleil et ils sont pas contents quand il est là alors ils se fâchent et là; il pleut!
– Huuuum…
– Et puis tu vois, quand ils sont un peu fâchés, ça fait de la petite pluie, s’ils sont moyen fâchés; moyenne pluie. Quand ils sont très fâchés ça fait de la grosse pluie. Mais tu sais, finalement, ils arrivent jamais à tasser le soleil pour toujours, parce que lui le soleil il aime faire les arc-en-ciel et les nuages et le soleils ils aiment tous beaucoup les arc-en-ciel.
– …
– Et puis tu vois, c’est comme ça que le soleil revient!

Note à moi-même: ne pas oublier de poser beaucoup plus des questions à développement à ma fille… et de noter les réponses.

Sot-l’y-laisse

5 April 2011

La semaine dernière, au détour d’une allée, alors que j’étais incroyablement affamée, j’eus l’idée de faire l’acquisition d’un gros poulet de grain, dans le but avoué, oui, oui, pas de secret entre moi et moi; de le faire cuire pour souper, diner, souper, diner, puis souper et diner. Arrive chez moi, le mets au frigo, l’oublie, mange des Mini-Wheats pour souper.

Bref: un échec.

Mais …. Ahah! Je ne suis pas si tête en l’air que cela, nah, pas moi… pas moi… le lendemain, en ouvrant le frigo, je l’ai vu et j’ai fait ce qu’il fallait: je l’en enfourné dans la cocotte, Hiiiiha! Ma poule que j’ai crié: te voilà cuite pour souper! Cuite elle fut. Ça sentait bon le citron (mais ça va, c’était normal, je l’avait cuite avec un citron, justement). Enfin bref, je la sors, je me brule, je fais semblant que ça me dérange pas, je suis toffe moi; je désosse la poule quand elle est chaude. Bon, bon…  non, je suis pas toffe pantoute; si je m’en occupe pas dès sa sortie de cuisson, je l’oublie et la perds.

Je la désosse donc, le coeur rempli de joie: “Ahah! Tu croyais m’échapper coquine!”

– Mais non idiote, c’est toi qui allais m’oublier. Et encore, une chance que j’ai couté la peau du cul, sinon tu m’aurais effectivement ignorée jusqu’à mon passé-date.

J’étais bouche bée. Une poule qui répond. Cuite! Pis tout. Qui sent le citron.

– Ah ma v’limeuse! Tu réponds! Tu réponds! Tu veux jouer à passe-passe han? Ben j’vas t’en faire moi des tours… kin! Le pilon.

– Ouch… Ahah! Ben non, ça fait même pas mal, j’suis cuite imbécile….

– Bon, bon… on pourrait se parler gentiment aussi… en plus tu sens si bon.. tu sens le citron…

– Ouais, toi t’es gentille, tu m’a enfournée avec un oignon. Tu sais, je préfère de loin être savoureuse qu’insipide. Je t’en dois une là.

– Ralala, je suis flattée, vraiment.

– Hé! Mais qu’est-ce que tu fait là?

– Ben c’est des os… je les jette, tu veux quand même pas que je te mange les os?

– Mais non, regaaaarde; t’as laissé mon meilleur… mon sot-l’y-laisse…

– Oh comme c’est triste, mais oui, t’as raison, je l’avais pas vu… pauvre de toi, ça doit être insultant.

– Ah non ça va, c’était toi la sotte. Pis tu vois, tu l’as vu tu l’as repris, et puis bon, je le vois bien là que t’es en train de farfouiller dans les autres os à la recherche du deuxième… T’apprends plutôt vite je trouve. T’es presque douée…

– Hum hum répondis-je alors, fort occupé par ma besogne, avant de le trouver enfin.

– Ben c’est comme toi..

– Moi?

– Ben, oui, tu me dis si je me trompes, mais t’es un peu comme un sot-l’y-laisse

– Ah non, moi on me laisse pas. Pas souvent en tout cas. Une demie fois.

– Hum, hum…

– Ok, une grosse demie…

– Hum, hum…

– …

– …

– Ah arrête de pas parler! J’me sens toute mal là. Ok, ok, t’as raison, des fois je me sens comme un sot-l’y-laisse…

– Et vlan.

– Sauf que tsé, pas tant que ça…

– Mais si.

– Mais non.

– Mais si.

– Mais non, pis t’en sais quoi toi, d’abord, de mon envie de sortir avec des sots?

– …

– Vieille pie.

– Hé!

– Bon, bon, gentille pie…

Photos, manque de concision, n’empêche que oui elle est jolie la lumière du soleil je trouve…

5 April 2011

Bon, évidemment, maintenant que j’ai une machine qui fonctionne, j’ai pu transférer mes photos sur Flickr… après quelques maux de têtes dus à mon flagrant manque de concision (Cuba 2009: 33 photos, Cuba 2011: 144 photos, *touses* *tousse*), j’ai fini par tout mettre en ligne en pressant “go” et en fermant les yeux très fort, me disant que “Ah pis merde, si personne veut les voir mes 144 photos, ça vaaaa; c’est MON Flickr”. Voilà donc: vous serez concis si ça vous chante, moi ça me tentait comme pas de l’être le soir où j’ai tout téléversé en bloc.

Ici est le Flickr à Bibi. Bibi a son Flickr ici.

Et je vous en mets quelques unes ici. Parce que.

Bon, on s’en doute quand même un peu: ça, c’est pris de l’avion, on est au dessus de l’eau, et c’est bleu en dessous. On les voit pas super bien là, mais je vous le dis, j’en suis sûre: il y a des crabes en bas et aussi des tas de poissons.

Ça c’est Coquinette dans le bleu, parce que oui, Cuba c’est ben ben bleu, et aussi beaucoup vert et jaune; surtout quand il fait soleil. Un peu flou aussi des fois, pour certains touristes… enfin je crois.

Mon premier french de l’année: avec une belle méduse. Ouais ça pique un peu, ça m’apprendra à nager la bouche ouverte. N’empêche c’est quand même mieux que rien, euh, je suppose.

Le soleil qui se couche sur la mer calme. Ah que c’est ro-man-ti-que!

Et pis ça ben c’est mon ombre. Je commence à avoir une belle collections d’ombres d’ailleurs. Plus ça va plus je me dis que c’est un chouette projet ça: faire le tour du monde pour y photographier son ombre, l’éphémère qui passe par là… un peu plus et je deviens poète de l’ombre. Ou de pacotille, c’est selon.

Et voilà! Si vous en voulez plus; vous êtes bienvenus sur mon Flickr, si une fois rendus là vous en avez trop (il y a quand même la possibilité que…) et bien magie! Vous allez voir votre Flickr à vous et vous vous rappelez que vous aussi, vous faites de jolies photos.

Calinours

5 April 2011

Ce qu’il peut y avoir de surprenant quand on a de bons amis, c’est d’assister encore et toujours à la force de leurs pouvoirs. Des fois, on dirait quand même une peu des Calinours. Oui, oui, pour vrai.

Comme l’autre jour, un ami  m’avait déniché un G4 pour me dépanner, un autre refusant de croire à la mort de mon ordi, est venu chez moi inspecter ma machine. Ils sont venus tous les deux en fait…. et? Verdict encourageant: “Ben non y’est pas mort ton ordi, on va t’accompagner au magasin nous autres, ils vont te le réparer tu vas voir”.

Et puis voilà, chose promise, chose faite, ils sont venus pour de vrai, dans la vraie de vraie vie, avec moi un samedi matin pour expliquer le problème dans un vocabulaire cohérent (soyons honnêtes, maudit que j’ai pas la fibre revendicatrice, pis oui bon: j’ai besoin de protecteurs virils pour faire valoir mes droits) au monsieur du Apple store. Le lendemain, vous ne me croirez pas; je sortais de la boutique avec sous le bras: mon ordi tout réparé, une nouvelle carte mère en son sein… autant dire une belle machine neuve. Enfin bon, neuve ou pas, à comparer au G4 que j’utilisais depuis des jours, mon ordi réparé a des allures de bolide supersonique. La machine du futur. Et puis voilà, voilà comment j’ai réalisé que j’étais entouré de calinours et que des fois, quand des briques me tombent sur la tête, il y a des gens fins qui combattent les forces obscures susceptibles de mettre en danger mes belles remises de travaux de session (et éventuellement, ma bonne humeur).

Je vous délaisse…

13 March 2011

… Je sais. Mea culpa, je m’en excuse. Me sens coupable aussi mais ça va… pas trop quand même.

D’ailleurs je ne viens que quelques minutes donner des nouvelles; je suis encore prise au coeur d’un séquence intense de course contre la montre. J’ai même dû annuler un engagement qui me tenait très à coeur pour ce midi… et je m’en veux.

Allez, bon, qu’arrive t-il? Fort heureusement rien. Rien d’autre que le quotidien chouette et mignon. Seulement voià; mon quotidien à moi, depuis  un peu plus d’un mois, rock un peu beaucoup ce qui fait que je n’ai pas eu vraiment de surplus de temps pour venir ici. Deux événements majeurs expliquent ceci:

– La mort de mon ordinateur. Dead dead, RIP lui. Il n’existe plus depuis un peu plus de 3 semaines. Je vais pouvoir récupérer mes données mais pour l’instant cela ne me sera pas vraiment utile alors j’attends. Suite à cette perte subite et innatendue, j’ai passé un peu plus de 2 semaines sans contact avec le monde… ou presque. Incapable de savoir la météo, de consulter mon compte de banque, de prévoir un trajet, de contacter mes amis (autrement que par le téléphone; ouache).

– Ensuite de cela, je me suis envolée pour Cuba avec ma fille et mes parents. Ce fut fort plaisant; il a fait beau tout le temps.

À mon retour un ami avait réussi à récupérer un G4, qu’il m’a gentiment refilé pour quelques semaines, le temps que je produise mes travaux de session (comme genre là, je prends une pause dans ma rédaction d’un rapport d’analyse de la fonction GRH de mon organisaiton, c’est à remettre pour ce soir. 12 pages de bonheur et de révélations criantes de vérité, qui n’intéresseront malheureusement probablement que moi, ma mère et mon professeur). À mon retour disais-je, on m’a prêté un ordi, ce qui m’a permi de me reconnecter un peu au monde, de revenir sur Facebook, Twitter, de lire les nouvelles et de poker mes amis préférés. Ça soulage.

Le quotidien disais-je, quoique voilà: j’ai l’impression que le mien commence à rocker un brin depuis quelques semaines. Ordi qui flanche, sprint de préparatifs avant le voyage, sprint au retour, puis rendez-vous chez le médecin pour moi cette semaine. Suivi d’otite pour ma fille… et mardi matin quand je me suis réveillée, j’ai constaté, non sans stupeur… la présence d’innombrables flaques de m$%*? de Pépette et que je me suis alors rappelée: qu’un chien oui, ça peut parfois avoir la chiasse. Visite chez le vétérinaires donc, à la course, à pied, le soir de la grosse bordée de slush.. en revenant de l’école, Coquinette sous un bras, le chien sous l’autre. Le lendemain, je me rendais à l’université pour ma traditionnelle fin de semaine de formation; 16h de cours en 2 jours. Je fais cela une fois par mois depuis un peu plus d’un an. C’est génial, j’apprends énormément, mais sapristi; c’est exigeant.

Voilà donc, le pourquoi de cette absence. Je ne vous oublie pas, mais préfère de loin venir ici raconter des trucs amusants et cocasses. J’aime pas me plaindre. Et puis bon, si on exclue la slush, l’ordi et la semaine de fou; je suis bien, j’ai une belle vie et it’s good to be me. Et puis… avec ce qui se passe dans le monde ces jours-ci, je ne serais pas très à l’aise de ne pas être reconnaissante de ce que je suis et de ce que je vis. Ah oui… et il est chouette le G4, mais tellement pas aussi vite, beau, complet, gentil et équipé que mon précédent macbook… que ça me coupe le sifflet un peu. Je ne suis plus équipée pour dessiner, pour les photos non plus. Ça me tue pas mal l’imagination. Du coup le soir, au lieu d’écrire des billets ou un roman, je joue du violon en rêvant au jour ou j’aurai enfin ma nouvelle machine.

À propos, l’acquisition est prévue pour quand? Je ne sais pas. Je dois faire des choix, mon gros dilemme du moment s’articule autour de l’écran: 13 ou 15 pouces? Je préfère 15… et de loin. Mais c’est plus cher; et de beaucoup. En attendant de trancher, je joue à l’ancien temps et j’ai des activités dignes de 1992, comme aller jouer à l’ordinateur chez mes amis, ou jouer à Battleship avec ma fille. Je me teste un peu aussi… voir si je vais être capable de résister assez longtemps pour avoir droit au spécial de retour en classes: celui où l’on donne aux gentils étudiants… un ipod gratuit à l’achat d’un ordi.

Ah… autre détail, cet ordi de secours qui me donne accès au reste du monde… ben je sais comme pas comment activer la correction automatique de français dessus… alors depuis 2 semaines, je cumule les fautes à vitesse grand V. Pis ça me gêne ben gros.

Sur ce, bonne journée à vous! (Et oubliez pas de faire des backups souvent, même si votre ordi est récent).