des Peccadilles en chroniques

|

… et autres histoires palpitantes

Archive dans la catégorie ‘Zombies’

Grindhouse

31 March 2007

Ce matin petite réflexion en voyant les 2 pages consacrées au programme double Tarantino/ Rodriguez: Grindhouse.

« Ouain…ça fait longtemps que j’ai pas fait de rêve de zombies…peut-être je pourrais me laisser tenter ? »
« T’es-tu folle ??? Tu vas faire des cauchemars pendant 6 mois après avoir vu ça! »
« Vouiiii, mais y’a Kurt Russell et Freddie Rodriguez d’impliqués…pis tsé, c’est un hommage aux doubles programmations des années 70, pis…pis…pis on sait pas, peut-être que les zombies vont être lents comme les vrais vieux zombies»
« Ouain, c’est ça, pis les vampires de From Dusk Till Dawn, z’étaient slomos encore ? »
« Bonbonbon, encore la mauvaise foi !  Je règle la question : si je me trouve quelqu’un pour aller le voir, j’y vais sans me poser de question pis si je trouve personne, j’attends la sortie du dvd, comme ça je pourrai faire fast forward si j’ai trop peur »
« Pffff, bon, c’est ça….écoute moi donc pas »

Fière d’avoir résolu le dilemme, je m’en vais à la salle de bain me préparer pour une promenade dans le quartier sous le thème fabuleux « à la recherche de pancartes à louer ».  Me lave le visage, me place les sourcils, !  Y’en a un tout croche !  Pas graaaave je vais l’épiler.  Étire le bras.  Attrape la pince à sourcils.  Et VLAN !  Tout se remet en place : j’ai passé la nuit dernière à me battre contre des consanguins sanguinaires qui voulaient nous découper en morceaux moi et ma copine, mon acolyte du rêve dont je ne me rappelle plus du nom.  Désolée chérie.  D’ailleurs en passant; la prochaine fois qu’on se rencontre dans un rêve du genre, je c-o-m-p-t-e sur toi pour me dénicher une arme un peu plus hot qu’une pince à épiler.  Dans mon rêve donc… j’avais pas d’arme.  Je me battais avec un scalpel et une pince à épiler contre un gros dégeu tout gras qui tel Michael Myers, continuait à avancer vers nous malgré les 78 coups de scalpel que j’avais réussi à lui assener.

Sont quand même cools mes cauchemars, celui là avait une vraie esthétique de vieux film de série B, un genre de mélange entre Blood Feast et Texas Chainsaw Massacre (pas le remake, il va s’en dire).  Et je vous assure que j’ai rêvé à l’affiche publicitaire du film de mon cauchemar…avant que le cauchemar commence !  Des fois ça m’arrive.  Même que des fois quand le rêve se termine je vois le générique avec les personnages principaux et j’entends la toune de la fin du film-rêve.  Je trouve tout de même très drôle d’avoir tout oublié jusqu’à ce que j’ai eu à toucher à une pince à épiler 2 heures après mon réveil.  Surtout que là, tout est clair comme de l’eau de roche, je me rappelle des moindres détails.

Tout ça pour dire : Facque, on dirait bien que je ne suis pas encore mûre pour un film de peur, j’en ai déjà tout plein qui voguent entre mes neurones et elles sont gratis.

Nourrir m-c

6 March 2007

Vous l’avez sans doute déjà remarqué : quand on vit seul, on mange différemment.  La mère-célibataire n’est pas différente des autres célibataires quant à sa relation avec la nourriture.  Deux irritants majeurs viennent la perturber :

- Les emballages des épiceries sont trop gros
- Et mausus que c’est plate de manger tu-seul !

Les bouquets de persil sont énormes, le concombre est mou bien avant d’avoir été mangé en entier, les patates germent avant que le quart du sac ait été consommé, la pomme de laitue à moitié entamée se fane dans le fond du frigo, ouvrir une canne de pois chiches implique que ce sera partie intégrante du menu pour les 4 prochains repas.  En ouvrant sa dépense et en admirant la grosseur du sac de farine, de sucre, de couscous et de riz m-c constate que si, demain, une attaque de zombies devait survenir, elle aurait assez de provisions pour survivre plusieurs semaines enfermée dans son sous-sol (surtout si l’approvisionnement en électricité continue car elle aurait aussi accès à son ordinateur et sa télévision et n’aurait donc pas besoin de l’air du dehors pour être heureuse).

Voilà pour les points en commun. Là où m-c se différencie des autres célibataires…c’est dans l’incroyable sentiment de « j’vas t’aider » qu’elle inspire à son entourage car c’est bien connu : une m-c n’a pas le temps de se faire convenablement à manger.  Bien sûr, m-c pourrait être outrée que son entourage la prenne pour une deux de pique.  Mais il n’en est rien, m-c profite, et profite, et profite car m-c SAIT qu’un jour ils vont tous se tanner et ce bien avant que sa progéniture n’ait atteint l’âge de la maternelle.

Vous ne me croyez pas ?  Ce dimanche… seulement ce dimanche, j’ai reçu : un gâteau renversé aux poires (fait par belle-maman), un strudel aux pommes (fait par ma gentille  voisine) et une épicerie complète (grâce à tendre maman).  Jeudi dernier c’était 4 portions de hauts de cuisses avec accompagnements (grâce à belle-maman encore).  À ce rythme là je vais bientôt oublier complètement comment on fait cuire un œuf !

Et le génie dans tout ça c’est que ça ne s’applique pas seulement à la nourriture.  M-c a pelleté son entrée une fois cet hiver sa belle-mère a pris les devants pour le reste, son père passe la balai en arrivant chez elle, sa mère remplit son lave-vaisselle, sa belle-mère garde sa fille à tout bout d’champs et son ex s’offre pour peindre son futur apaprtement.   Avant de vivre sa fulgurante drope sociale, m-c croyait que les valeurs d’entraide et de gentillesse étaient out cette saison.  Elle est rassurée de voir qu’on est encore capables d’être gentils et généreux et de se soutenir dans l’adversité. 

Des hormones et des zombies

3 December 2006

Incroyable, j’ai vendu des films d’horreurs pendant 4 ans et là je ne peux même plus écouter le vidéo clip de Thriller parce que j’ai trop peur.  Mes hormones m’ont joué un vilain tour le jour où je suis tombée enceinte.  Je croyais que ça se tasserait avec le temps mais mon accouchement datant d’il y a déjà 18 mois je dois me rendre à l’évidence : je ne pourrai jamais passer à travers la collection familiale de  films d’horreur.  Quand c’est rendu que Jess Franco te fait dresser le poil des bras, c’est que le problème est très, très grave.  Je n’endure mais plus une bande-annonce angoissante du canal indigo, The Descent ?  Veux même pas voir la pochette !  J’ai vu mon dernier film de zombies ça doit faire ça justement, 18 mois et j’en rêve encore !!!  Des rêves horribles, je cours comme une folle, tenant mon bébé dans mes bras, des hordes de zombies me courent après, je les massacre à coups de bat de baseball et de chainsaw ou je les picosse avec une grosse branche d’arbre.  Dans me rêves, j’ai développé tout plein de techniques de découpage de zombies afin qu’ils deviennent inoffensifs.  Si j’avais pas autant horreur de ces morts-vivants j’écrirais un scénario.  Qu’est-ce que j’ai vu pour faire des rêves de même ? Le dernier en lice c’était Shawn of the dead, c’est une comédie !!!  Drôle, drôle, drôle en plus.  Maudites hormones…

Dire qu’à 15 ans, le comble du cool pour moi c’aurait de passer une nuit au cimetière…