des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Archive dans la catégorie ‘Zombies’

Réflexion de femme de bureau

31 August 2010

Milieu d’après-midi, alors que j’écoutais jaillir tout le génie d’une collègue fantastique. Que j’admirais, béate, son savoir transcendant. Que je mobilisais toute la force intérieure dont je dispose, m’armant de mon potentiel de femme de front, afin de me concentrer sur l’ensemble du discours de l’érudite compère que je souhaite décidément prendre pour modèle. Fixant l’écran géant du regard, m’extasiant devant la puissance de son savoir et me convainquant de l’importance d’atteindre un jour, ce niveau béni dans ma carrière… M’enthousiasmant devant tant de science, de mémoire, de références, d’outils, de créativité, d’intelligence.

Une pensée frivole vint m’effleurer l’esprit. Me fit sourire. À vrai dire je vous l’avoue tout de go; j’ai comme peiné à garder ce stoïcisme que j’arrivais jusqu’alors à maintenir avec brio.

Une pensée… petite, amusante et sournoise à la fois.

Maudit qu’on va être inutiles nous autres, quand il y aura un massacre de zombies.

Épidémie de conjonctivite

3 December 2009

La demande m’a tellement fait rire que le voilà: le dessin d’une épidémie de conjonctivite. Puisque j’ai les deux mains dans le vomi depuis ce matin et que j’ai quand même encore un peu peur d’attraper les fameux de poux… je les ai rajoutés aussi.

Ça donne une scène un peu apocalyptique. En tout cas… je prévoyais comme pas parler de zombies dans ce billet-ci mais bon, c’est pas mal ça que ça inspire…
*Update*
Mais là, je ne peux comme pas m’enlever ça de la tête. Mettons qu’il y a une attaque de zombies. Les poux, ils font quoi? Quelqu’un qui a des poux, par exemple, et qui se fait mordre par un zombie, et qui donc deviendrait zombie… ils deviennent quoi, les poux dans sa tête??? Parce que quand même, ils s’abreuvent de son sang…

Mouffette

27 October 2009

Cette semaine, au lieu de mon traditionnel rêve de zombie, j’ai rêvé qu’une mouffette était entrée à mon travail et qu’elle était fâchée après nous parce qu’elle avait déboulé les escaliers (alors que c’était pas de notre faute). Elle nous courait après pour nous envoyer du jus odorant mais moi j’ai réussi à me sauver et à fermer une porte.
La vlimeuse a réussi à ouvrir la porte et à asperger tout le monde autour de moi, ça puait; les filles commençaient à vomir partout. Dernier flash du rêve, je courais comme une poule pas de tête et (dans mon rêve je ne me voyais pas, je voyais devant moi, comme dans la vraie vie) je pouvais observer les flots incessants de vomis projetés par moi, revoler partout dans la pièce.
Ça a fini de même.
Je suis perplexe. Est-ce que ça veut dire que le temps des gastros revient à grands pas? Que je fais des rêves nettement trop fuckés pour mon statut de p’tite mère tranquille? Ou est-ce simplement prémonitoire???
Tout d’un coup je rentre au bureau demain et je trouve une mouffette assise sur ma chaise… tout d’un coup… enfin, si ça arrive, je part une shop de voyance, mais sur Twitter, parce que rendue là je risque d’empester pour un bout de temps…

ZOMBIE

13 November 2008

Hé bien voilà, c’est fait, ai ajouté une catégorie ZOMBIE dans la colonne de droite. J’ai relu vite mes anciens billets et en bout de ligne je me dis que s’il est vrai que je fais souvent référence à eux…. ben euh… c’est pas très gore quand même comme billets.
Facque voilà, promis, la prochaine fois que je parle d’eux je vais faire un effort pour ajouter une flaque de sang, des chainsaws et des cris de morts. Peut-être un peu de vomi pis des animaux décapités aussi.

Torpeur et hyperactivité

14 October 2008

C’est dur à expliquer. Je crois que ça a rapport avec les hormones, ou peut-être est-ce le changement de saison? À moins que ça soit le soleil, le froid, les couleurs des feuilles? Depuis plusieurs années… à l’automne… je deviens la reine des hippies et du cocooning en même temps. Ça donne un bizarre de mélange; genre moi qui cuisine pendant 3 jours. Moi qui dort pendant 3 autres jours. Moi qui décide un beau matin que je laisse tout tomber et que je m’ouvre une boutique de poupées de chiffons, gossées par bibi (lire: avec mon vieux linge laitte, ou, si je dois faire face à une pénurie… celui de la corde à linge des voisins). Moi qui se dit comme ça, à 23h un mardi soir :”Coudonc, faudrait que je tricote un foulard pour le fun“. Moi qui annonce à 10 heures le matin à Coquinette que non, aujourd’hui on ne fait rien, parce que c’est férié et que les jours fériés c’est fait pour écouter des films et manger du pop-corn (z’auriez du voir le bonheur qui se lisait dans son regard quand je lui ai annoncé ça). Hier, par exemple, j’ai enlevé le pyjama à ma fille à l’heure du bain; 20 minutes avant d’aller la coucher pour la nuit. J’ai enlevé le miens ce matin avant de la reconduire à la garderie…
D’un côté je remporterais n’importe quel concours de procrastination. Suis une professionnelle…. de calibre international, rien de moins. Amenez-en des bed-ins! D’un autre j’ai le cerveau en pleine ébullition. Je veux m’inscrire à l’école, terminer cette foutue BD, écrire ma propre collection de livres pour enfants… Je fais plein de ménage, je recoud les vêtements brisés, je gosse des trucs weirds, j’assassine les mouches à fruits par centaines aussi, mais ça, c’est une autre histoire… j’ai envie de participer à une grande parade de zombies, je veux faire des films avec mes amis. Je veux vivre trois vies en une seule mais pour le moment, la vraie de vraie priorité, c’est de mettre la main sur la meilleure recette de croustade aux pommes.
Enfin bon, à l’heure où je vous écris, mon cerveau est un entonnoir et j’ai pas encore compris comment tout faire fitter dedans sans faire de dégâts. Facque ça déborde de partout. Je fige. Et je facebook ma vie en attendant qu’on vienne me sauver. Je cherche et je cherche… et je cherche une solution à mon mal, j’ai même envisagé la thérapie de groupe mais entre vous et moi, un blogue, c’est déjà un peu ça.
En tout cas… on dira ce qu’on voudra, moi je le sais au fond de mon coeur, que je ferais une fichue de bonne rentière.

Le grand ménage

6 September 2008

La veille au soir elle s’était couchée à 20h. Ordre du médecin.
– L’avez une blonchite madame, l’avez pas le dloit de faile d’effolt de toute la semaine, allêtez de sôtil et couchez-vous à des heules laisonnables!”
Pffff… arrêtez de sortir… se dit-elle en quittant la clinique, tu parles… mais il pense quoi lui, que j’ai 20 ans? Je fais que çaaaaa; rester chez moi, regarder la télé et essayer de travailler.
Sage et obéissante, à 20h ce soir là, elle se coucha et ne se réveilla que 13 heures plus tard; à cause de la toux qui revenait au galop.
Au réveil elle ouvrit son ordinateur, regarda ses messages et ses rss, répondit à unetelle et untel, lu son horoscope et se demanda finalement quoi faire de sa journée. C’est toujours un peu compliqué décider quoi faire de sa journée quand on est en congé de maladie et qu’on est samedi. Elle décida de se faire un café afin de s’éclaircir les idées et revint le boire dans le salon, devant son ordinateur… c’est alors qu’elle eut une révélation: aujourd’hui, elle ferait le ménage. Mais pas n’importe quel ménage… le GRAND ménage. Celui des armoires et de l’entrée. Elle viderait tout et replacerait tout comme du monde. Debout, dans le milieu du corridor, elle élabora… un p-l-a-n.
D’abord, il faudrait vider le meuble du salon et le mettre dans l’entrée, comme ça on pourra entreposer nos bottes, nos tuques et nos mitaines cet hiver, ensuite je m’attaque au garde-robe de la chambre à coucher, puis à celui du corridor… faudrait pas oublier celui de la salle de bain…
Elle alla se changer, mit une jupe de ménage (avec des motifs de grand-mère dessus) et des pantoufles, s’attacha les cheveux et se mit au boulot.
Elle vida le meuble du salon, en commençant par le bas, où il y avait les bouteilles d’alcool, puis en finissant par le haut où elle avait entreposé ses cd. Elle mit les bouteilles par terre et les cd sur l’étagère d’à côté.
Elle se rendit ensuite dans l’entrée et vida la tablette en haut des crochets. Ne sachant pas où mettre ce qu’elle venait de prendre; elle décida de tout remettre à sa place et vida plutôt les crochets, qui clairement, étaient surchargés. Elle lança tout par terre dans la chambre de sa fille, passa le balai et bougea le meuble du salon jusqu’à l’entrée. Elle fut alors ravie de voir qu’il y avait de l’espace pour entreposer les jouets de sable et constata avec joie toujours, que les bâtons de hockey tenaient mieux maintenant qu’il y avait un gros meuble dans l’entrée. Elle s’assura que la porte d’entrée s’ouvrait assez pour laisser passer la poussette, puis, la referma. Elle remplit le haut du meuble de foulards, replaça (mieux) les vêtement sur les crochets et se retourna.
Catastrophe!” se dit-elle… mais qu’aies-je fait à mon salon?!? “Mieux vaut ne pas trop regarder, ça risquerait de couper mon rythme; je devrais plutôt aller vider le garde-robe de ma chambre”
C’est alors que sa mère arriva, avec un casseau de bleuets et une branche de basilic. Elle lui offrit aussi du blé d’inde mais se buta à un refus. La maman repartit le coeur léger. La fille mangea ses bleuets en méditant sur la droite américaine, trouva tout ceci un peu lourd et songea plutôt aux derniers potins concernant Britney, Brad et Lindsay Lohan.
Elle reprit le boulot et se rendit dans sa chambre où elle vida le fond du garde-robe. Elle monta le meuble de métal qu’elle avait reprit de chez ses parents la semaine dernière et le plaça dans le garde-robe. Elle réussit ainsi à caser ses chandails, un coussin de grossesse long de 5 pied dont elle ne sait toujours pas quoi faire, trois ans après avoir accouché (quoique bon, ça tenait compagnie les premiers jours de sa séparation), son vieux nounours et ses chaussures… Elle sortit les draps et les couvertures du garde-robe car elle voulait les mettre avec le reste de la literie, dans le garde-robe de la salle de bain.
Contente de l’état de l’entrée et du garde-robe de sa chambre, elle se rendit au garde-robe de la salle de bain et essaya d’y ranger les draps. Pas moyen. Elle constata aussi… non sans découragement, que c’était le bordel là-dedans…
*soupir*
Elle regarda alors l’heure et eut faim. Elle regretta amèrement d’avoir refusé le blé d’inde, et se contenta d’une toast avec du brie.
De retour dans le corridor, elle se se pencha dans le garde-robe et vida le premier étage, puis le deuxième, le troisième, le quatrième… classa, jeta, re-classa, re-jeta, fit le ménage de la pharmacie et nota que cette habitude d’acheter les trucs en spécial était vraiment ridicule; elle n’aura plus le droit avant janvier prochain d’acheter: savon, brosses à dents, pâte à dents, shampoing ou soie dentaire. Elle constata également que si la fameuse attaque de zombies finit par arriver, tous ceux qui se réfugieront chez elle seront propres-propres-propres… pour au moins un an. Elle réussit enfin à caser la literie qui séjournait auparavant dans le garde-robe de la chambre mais fut obligée de sortir les linges à vaisselle et la nappe de là et de les transférer dans l’armoire de la cuisine. De toute façon, c’est plus logique, se dit-elle.
Elle amena les linges à vaisselle dans la cuisine et vit en chemin, que les bouteilles d’alcool gisaient toujours sur le plancher du salon. Elle les amena elles aussi à la cuisine et les abandonna sur le comptoir. Elle entreprit de se faire à souper… sortit le foie de veau, le posa dans un bol de lait, comme sa grand-maman faisait dans le temps, coupa un oignon et le fit revenir dans du beurre, coupa des champignons; trouva qu’il n’y avait en fin de compte, pas assez de place sur le comptoir et remisa les bouteilles dans le haut du garde-manger. Revint à ses champignons, prit le foie de veau et le lança sur les oignons qui doraient, attendit un peu et rajouta les champignons, tourna la viande, attendit un peu… la sortit et la posa dans une assiette. Un peu embêtée, elle observa les oignons et les champignons cuire et finit par avoir une idée: garocher du vieux vin blanc dessus. Ce qu’elle fit, le sourire aux lèvres.
Elle étendit les légumes au vin sur le foie et partit déguster le souper devant son ordinateur, posé dans le salon. Arrivée là elle vît l’état de la pièce et soupira… décidément, même si j’ai travaillé toute la journée… et que j’ai vrai-ment l’impression que ça a avancé, je ne suis pas sûre du tout que de réorganiser l’appartement… c’était une si bonne idée que ça, se dit-elle
Peut-être, je dis bien peut-être… j’aurais pu… un peu mieux… gérer mes priorités…




Elle soupira à nouveau et se dit enfin:”coudonc, faudrait aussi que j’apprenne à écrire des fictions; me semble ça s’rait un peu plus divertissant”.

Au moins je fais des rêves

27 August 2008

J’ai fait un cauchemar hier soir. J’ai passé toute la nuit à tuer des zombies. Je me suis surpassée d’imagination; cette fois-ci ce n’était pas à la machette ou à la chainsaw que je tuais mes zombies…. c’était… à la perceuse. Ai passé toute la nuit à percer des trous dans des zombies frétillants.
Ce qui est amusant avec mes rêves de zombies, c’est que ça fait pas peur. C’est stressant, je cours toute la nuit, je me bats, je vois tous mes proches devenir un à un zombie mais à part de ça; ben c’est comme la vieille routine. Suis plus super surprise quand je vois mon premier zombie de la nuit. Ça me fait le même effet que ça me faisait quand j’étais serveuse et que je voyais ma section se loader; “baoooon, à soir, j’vas être dans l’jus.”
****
La nuit suivante (cette nuit), j’ai encore fait un cauchemar, celui-là m’a profondément affectée. J’étais catastrophée. Vraiment. Gros état de panique, je ne savais plus quoi faire. Désespoir, pis toute….
J’ai rêvé… qu’un de mes lecteurs de blogue avait mis en ligne sur mon blogue… des centaines de photos de moi vue de face.

Par la voisine c'est moins pire

1 April 2008

Ai encore rêvé de zombies cette nuit…
Ai passé une drôle de nuit en fait…
La première moitié je paniquais en avion parce que j’avais raté mon escale. (!?!)
La deuxième moitié je courais avec mes parents et ma fille dans mes bras, on se cherchait un bateau pour se sauver des zombies. J’ai réussi à leur trouver un bateau, une chaloupe. Je les ai embarqués tous les trois mais moi j’ai comme pas pu embarquer alors je nageais à côté et il y avait un zombie nageur qui me poursuivait en me parlant des épisodes de Lost. J’essayais de le frapper mais il aimait ça….
Me suis réveillée, Pinpin a fait du bruit dans sa cage, ça m’a angoissé un peu… ensuite de ça j’ai essayé de me déstresser en me disant que s’il y a une invasion de zombies un jour, je suis en sécurité chez moi puisque j’habite un bloc appartement, que mes fenêtres sont pas au niveau du sol, que j’ai des grilles dans la fenêtre de la cuisine. Ça a presque marché. Mais j’ai quand même fini par imaginer le scénario où les zombies entrent dans le bloc et défoncent les portes des appartements… là je me suis vue en train de courir dans les escaliers pour aller me réfugier chez ma voisine d’en haut. En fin de compte elle aussi c’était un zombie.
Je sais pas trop pourquoi c’est là que j’ai lâché prise. Je veux dire, bon, me faire changer en zombie par ma voisine d’en haut, en fin de compte, ça doit pas être si pire que ça. J’suis sûre qu’elle ferait ça proprement, genre une p’tite mordée cute dans le cou. Elle est fine quand même, j’pense pas qu’elle essaierait de me sortir les intestins sur la moquette. Pas elle. Je refuse de le croire…
Après ça c’était l’heure de se lever. Chez nous c’est super mal insonorisé. Depuis quelques jours je snooze en désynchronisation avec ma voisine d’à côté. J’ai une complice de snooze. Ça me fait rire.
On a fini par se lever au bout de 20 minutes (la voisine et moi).
Ah zut, je croyais que j’allais arriver au bureau en avance ce matin…. c’était avant que je décide d’écrire ce billet…

une histoire de cheveux, de beurre de peanuts et de zombies

26 January 2008

Vous saviez que les gens en dépression ont tendance à perdre leurs cheveux ? Moi pas. Dépression, stress, changements hormonaux… il y a plusieurs bonnes raisons pour se faire tomber les cheveux.
Les miens de cheveux, je les perds depuis, oh, je vous dirais un bon 2 ans. Au début la cause était évidente : les changements hormonaux suite à l’accouchement. J’en ai plein de cheveux, alors ça ne m’a pas trop inquiétée. Ensuite je me suis séparée, alors j’ai continué à en perdre, pas mal beaucoup mais bon, que j’me disais… j’en ai plein des cheveux alors c’est pas inquiétant. Des fois quand j’allais chez la coiffeuse je demandais :
– Madaaaaame ?
– Quoi ?
– Trouvez-vous que j’ai beaucoup de cheveux ?
– Ben oui ! Pis maudit que t’es chanceuse !
– Ah, c’pass j’les perds pis j’me demande si je devrais m’inquiéter…
– Ben non, t’en as plus que la plupart du monde, pis ils vont repousser ceux que t’as perdus, faut pas t’inquiéter…
Moi, je vous avoue un truc, j’ai presque toujours été la fille avec le plus de cheveux dans les groupes. Avant ma grossesse, quand je me faisais une couette, j’avais un bon pouce et demi de diamètre. Quand j’allais me faire couper les cheveux, la coiffeuse passait presqu’autant de temps à m’éclaircir les cheveux que pour la coupe en elle-même. C’était pas peignable mais j’aimais beaucoup ça. Pis je pouvais faire plein de choses avec mes cheveux, oser des trucs, essayer, sans avoir peur de les abîmer… En plus, comme ils sont épais, ils tiennent tout seuls. Me faire un Tim Burton c’est très facile : je me lève avec sa tête tous les matins.
J’ai réalisé dernièrement que j’ai officiellement perdu le 2/3 de ma crinière et là j’hésite entre : profiter du fait que j’ai, en attendant que ça repousse, une tête presque normale; ou paniquer et me morfondre en me disant que c’est trop horrible ce qui m’arrive: je viens de perdre ma place dans l’univers ! Je veux dire, il y a une quantité limitée de qualificatifs me convenant; chevelue en était un et j’en étais très fière. Perdre mes cheveux c’est comme perdre une partie de ma personnalité, j’pense que je pourrais arriver à avoir d’l’air cute pareil mais tsé, moua, j’le sais que ma crinière elle était… quelque chose.
Cette semaine j’ai un peu paniqué, beaucoup en fait. J’ai cherché partout des recettes miracles pour faire pousser les cheveux, des vitamines, une opération beurre de peanuts, quelque choooooose et les résultats de mes recherches mènent tous à la même affaire : ya pas de remède pour ça. Il faut attendre, c’est tout. Suis frue sti, je veux dire: dois-je en déduire que les montants consacrés à la recherche sur les cheveux sont moins élevés que ceux consacrés à la brillance des poils de chiens ? Comment ça se fait qu’eux ils ont des croquettes qui donnent du beau poil fort et pas nous ? Pis tant qu’à y être : comment ça se fait que le stress nous fasse perdre nos cheveux et pas nos poils de jambes ? Hein ?
Puis, j’ai réalisé que puisque le stress est la cause de ma perte de cheveux, rien ne sert de stresser davantage puisque ça va juste me faire perdre plus de cheveux…. et donc je ne serai pas plus avancée. J’aurais pu m’apitoyer sur mon sort en attendant que ça repousse tout seul, c’est vrai, mais comme je suis une femme de front, une femme d’action, une fille qui se jette dans la vague avant qu’elle ne monte en broue… ben j’ai décidé de prendre ma vie en main. Premièrement j’ai décidé que c’était plus à la mode la dépression alors je lui ai dit byebye en décembre dernier. La dépression c’est out; ça fait tellement 2007… ensuite de ça j’ai décidé de ne plus être stressée, là, c’est plus dur, parce que moi j’ai un bon fond d’angoisse qui bouillonne toujours dans mon estomac… pis combattre ça: c’est dur. J’ai bien réfléchi à la chose et le mieux pour moi ce serait de bouger et de faire du sport. Idéalement de prendre l’air mais entre vous et moi, comme je fais 20 minutes de marche matin et soir pour me rendre à la garderie, je considère que je fais ma part de ce côté là. Doooonc, afin de retrouver ma chevelure de déesse, mon plan consiste à : bouger (pour évacuer le méchant) et être de bonne humeur. Jusqu’ici tout va bien mais… car il y a un maiiiiiis… le gros de mon problème, c’est un truc que je gère très mal depuis un an : c’est le dodo. Mon dodo. Je dors pas bien. J’ai toujours dormi très bien, des 12-14-18 heures en ligne et là, depuis 12 mois, quand je fais un 8h je me sens privilégiée. Pire, mes p’tits 8h sont souvent des 8 heures d’horribles batailles contre du monde pas fins qui squattent mes rêves sans que je leur aie envoyé de carton d’invitation. Je suis outrée. Et pas mal tannée aussi de me battre et de griffer la face de monde pas beau pis pas fin qui ne prennent même pas la peine de revêtir un suit de gros monstre vert afin que je puisse me battre sans avoir à le prendre personnel…
Le problème des cauchemars en est un de taille. Sérieux là, je m’ennuie de mes zombies. JE VEUX DES ZOMBIES !!!! J’m’ennuie du temps où je courais toute la nuit avec ma fille dans les bras et que je découpais mes voisins à la chainsaw.
Ceci menant à cela, le mois dernier j’ai pris une grosse décision : je vais recommencer à me nourrir de vrais de vrais films d’horreur afin de proposer à mon inconscient des monstres nouveaux… et aussi, puisque l’abonnement au gymnase ne me convient pas (me suis présentée 4 fois en 4 mois, mais tsé, j’me sens même pas coupable, ça m’a coûté 99 piasses pour 13 mois; j’ai encore du temps pour rentrer dans mon argent), je vais trouver un moyen de me faire bouger chez moi. De bouger en famille, dans mon salon, avec la fenêtre ouverte (pour le grand air).
Au début je n’avais pas trop d’espoir, les stocks étaient épuisés partout. Ensuite j’ai commencé à chercher partout sur Internet, au cas, il y en avait plein sur eBay mais moi je voulais une vraie facture, officielle pis toute. La semaine dernière une collègue m’a dit : le truc c’est d’appeler tous les magasins du coin à tous les jours, ça part très vite, faut se garocher dès qu’ils te disent qu’ils en ont une. J’ai donc appelé à tous les jours les magasins du centre-ville, puis, avant-hier :
– Bonjour, je voudrais savoir si en avez reçu ?
– Attendez un instant, ah wiiii, on en a 10 madame.
Ai raccroché, suis partie à courir. Dehors, il faisait froid, je courais le plus vite possible. À un moment donné un coup de vent a réussi à passer en dessous de mes lunettes et m’a gelé l’oeil droit; ça m’a fait faire une larme, on aurait juré une grosse larme de bonheur. Ça m’a fait rire. J’pense que c’est ma 4e dans ma vie, ou peut-être la 3e larme de bonheur ? Quand je suis arrivée au magasin il en restait 9. J’ai pris ma console, un fusil, des manettes supplémentaires et là, lààààà, j’ai vu : Resident Evil. Shooter des zombies. Je vais pouvoir combiner 2 choses essentielles pour mon équilibre psychologique: me fournir du stock à rêves tout en me divertissant.
J’ai versé une autre petite larme cette journée-là, mais cette fois-ci c’était en sortant ma carte de crédit de mon porte-monnaie… Je sais pas pour vous mais moi je trouve que j’ai le don de trouver des médicament, qui, à défaut d’être très chers, ont la qualité d’être imaginatifs et agréables de consommation.
Me suis pété le dos en transportant mes sacs chez nous. Mais là ça va, j’ai mes zombies et je vais ravoir mes cheveux. Si ça marche pas, j’me ferai un GI Jane comme Britney, pis j’vous mettrai ça sur youtube.
En tout cas, nouveau travail + Resident Evil, ça se peut que je blogue vraiment moins dans les prochains mois. Sans compter que là, j’ai pas encore guitar hero, ni dance revolution, ni wiifit
Epilogue
Suis un peu frue parce que j’ai dû retourner mon Dance revolution au magasin, le tapis était déchiré et ils n’en avaient pas d’autres en stock… quand j’ai retourné mon tapis de danse j’ai demandé au vendeur en combien de temps ils avaient vendus les 8 autres consoles, réponse : moins de 5h. En fait c’est moi qui lui a appris que la veille ils en avaient reçu, lui il avait commencé à travailler à 5h et il n’en restait déjà plus…

Une soirée bien remplie

31 July 2007

Ce matin en lisant le journal j’ai vu qu’il y avait un beau spectacle des Moquettes Coquettes ce soir. J’ai presque eu envie d’y aller. Cependant, puisque je suis une fille très à l’écoute de ses émotions, j’ai finalement opté pour une petite soirée tranquille à la maison. En sortant du métro j’ai croisé le Jean Coutu. “Ah tiens” me suis-je dis, ce serait une bonne idée d’aller chercher les photos de la fin se semaine.
J’ai donc pénétré le mythique magasin et j’ai commencé à arpenter les rangées à la recherche de trucs indispensables qui manquent à mes stocks de survie.
Suis ressortie de là avec:
1 boîte de condoms
1 boîte de tampons
3.7 litres de liquide à vaisselle
Des Tylenols
et les photos de Coquinette
La question est: mais qu’est-ce que je vais faire avec tout ça ??? À quoi peut bien ressembler la soirée d’une fille qui achète tout ceci ???
Eh bien je vous le donne en mille : j’ai posé un comptoir de cuisine, j’ai oublié de souper (si on exclut le sac de chips et le verre de jus d’orange) et j’ai vu personne.
Finalement peut-être que la prochaine fois que j’hésite entre un spectacle et une virée au Jean Coutu je vais opter pour le spectacle.
Pour les condoms, ne vous faites pas d’illusion, je fais juste des prévision en fonction de la fulgurante histoire d’amour automnale que le Figaro, le Montréal Métro, le Daily horoscope de facebook et le Elle Québec m’annoncent avec tant de ferveur depuis le printemps dernier.
Si vous voulez mon avis, je crois qu’il y a de biens plus grandes chances que Montréal soit la cible d’une épidémie de zombies avant Noël.
Au moins si ça arrive, vous pourrez venir vous réfugier chez moi, j’ai plein de provisions.
On sait pas, c’est peut-être de même que je vais rencontrer Homme de ma vie ?!?