des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Archive dans la catégorie ‘Cuisine’

Brioches

20 February 2010

Ma voisine m’a annoncé de même, dans les escaliers, qu’elle était en train de faire des brioches maison.
Meuh? Ça se peut? Que je me suis dit? C’en est resté là durant quelques heures et finalement ce qui devait arriver arriva: je l’ai appelée pour lui demander la recette. C’était un truc incroyablement simple et à la fois incroyablement intimidant. Quelques ingrédients, beaucoup de farine, de la levure… un peu de gossage. Beaucoup de temps d’attente pour que ça lève. Comme c’est jours-ci je bénéficie d’un surplus de temps libre à faire s’exaspérer n’importe proscatinateur féroce, j’ai décidé d’essayer.
C’est angoissant la première fois que tu fais un truc avec de la levure, parce que ça lève, qu’il faut pétrir beaucoup, ça colle un peu beaucoup la pâte, j’en ai eu partout. Et puis je suis du genre à oublier mon bol de mixture quand le téléphone sonne, il paraît que c’est mauvais de faire ça. Discipline… discipline…
En tout cas, bref, j’ai mélangé, laissé tiédir, remélangé, pétri, laissé monter, pétri, laissé monter, coupé, roulé, mis plein de raisins secs (cadeau de ma voisine, arrivée en renfort pour m’aider à faire mes rouleaux dans un moment de grave tourmente), de la cassonade et de la cannelle. On a roulé, coupé , disposé tout sur les plaques et relaissé monter. Puis ça a cuit.
Et ça a donné ça. Environ 36 petites brioches, toutes plus mimis les unes que les autres… et qui sont ben, ben, bonnes.

Là, le problème c’est que puisque c’était bon beaucoup, il en reste peu. Et moi, ben il me reste encore un peu trop de temps à moi. Ceci menant à cela, je me suis dit qu’il serait de bonne augure pour moi, petite maman à la recherche d’accomplissements personnels… de me lancer dans la confection de pain.
Comme genre là, me semble j’srais due pour essayer de faire mes premières ciabattas…

Guimauve

9 January 2010

Puisque je suis en groooos rush de fin de session et que je n’ai pas une minute pour quoi que ce soit d’autre que pour la rédaction du travail de final: me revoilà prise au coeur d’une incroyablement grosse inspiration artistique. J’ai envie de tout: musique, cinéma, dessin, cuisine… Je jouerais du violon pendant des heures, je veux me promener, faire de la photo, escalader des trucs, cuisiner tout plein…
… voyager, tricoter, lire les 88 livres qui attendent leur tour dans la biblio, rattraper mon retard en cinéma… et ce matin en me levant, j’avais mon projet “bricolage” de la fin de semaine qui était tout prêt dans ma tête: j’allais préparer une base de guimauves, comme ça quand ma fille rentrerait en début de soirée le mélange serait prêt à être découpé et façonné.
Ça fait depuis Pâques 2009 que je veux essayer ça. Bon, Coquinette, elle n’aime pas les guimauves (moi non plus j’aime pas trop ça d’ailleurs), qu’à cela ne tienne, me suis-je dit, c’est pas tous les jours qu’on est en rush de fin de session, on serait fous de ne pas en profiter!
J’ai pris la recette de base suggérée ici. Je n’avais que du sirop de maïs brun, pas du clair (en fait, je viens d’apprendre que ça existe, le clair)… Notons une 2e gaffe plutôt sérieuse; j’ai laissé trop chauffer mon mélange! Ils disent couvrir 3-4 minutes, ce que j’ai fait, ensuite il fallait laisser chauffer 7-8 minutes après avoir mis le thermomètre… mais moi, dès que je l’ai mis dans le mélange, ça indiquait la bonne température. Prise d’un dilemme immense, j’ai attendu, paniquée devant le chaudron. Grave erreur, fallait se fier à la température, évidemment. Comme c’est la première fois que je fais la recette je ne sais pas trop ce que ça aurait donné si j’avais pas gaffé, mais je soupçonne que le mélange aurait été plus léger, moins collant-dur. N’empêche que pour le goût, c’est vraiment très bon.
Voici l’expérience en photos:

Ça colle, ça colle!

En fait ça colle tellement que les ustensiles tiennent dans mes mains tout seuls.

Coquinette à l’oeuvre

L’oeuvre finale (j’ai laissé Coquinette terminer toute seule pendant que je faisais le souper… d’où les 4 tonnes de sucre en poudre sur les bonbons)
Conclusion?
J’adore le bricolage mangeable. Je crois que ça va devenir un mode de vie.
… Coquinette… elle aime pas trop la guimauve, même maison, mais ça c’est pas un problème, parce que moi je suis tombée joyeusement dedans, pis elle a beaucoup aimé jouer avec, à défaut de la manger.
Ah, et euh… ben, demain, promis, je rédige pour de vrai mes travaux de session.

Gâteau de princesse

2 January 2010

1- Ayez un peu de temps devant vous
2- Ramassez toutes les figurines de princesses dans la chambre de votre fille, puis lavez-les consciencieusement.

3- Préparez une recette de gâteau, en prenant bien soin de couper pas mal de sucre à la recette de base.
4- Préparez une recette de base de crémage et divisez-le en 5. Coloriez 3 couleurs avec du colorant alimentaire, gardez une part de blanc, ajoutez du cacao dans la dernière portion, afin de faire du crémage au chocolat. Mettez les couleurs dans des ziplocs que vous trouerez par la suite afin d’en faire des pochettes décoratives.

5- Installez sur la table de la cuisine:
a-Le gâteau
b- Le glacage
c- Les figurines
d- Des petits bols avec des brillants à gâteaux
6- Have fun.



7- Mangez
En plus, c’est pas comme un bricolage, on reste pas pris avec après, il s’auto-consomme en moins de 24h.

Votre dentiste va m'aimer, promis

2 October 2009

J’ai pris l’habitude de popotter énormément à l’automne. Je fais tout en trop grandes quantités, puisque j’en ai trop… je congèle. Je pense à décongeler mes trucs 2-3 fois durant l’année et euh… à un moment donné je n’ose plus goûter de peur de tomber malade et je jette. Je l’admets, c’est une abomination. Mais là, sagesse oblige, je crois qu’il y a de l’espoir… J’y crois parce que, voyez-vous, j’ai pris une résolution: ne plus congeler de trucs et vider le congélo d’ici 2 mois. Y’a de la job, mais avec un peu de support; je crois que j’y arriverai.
L’automne, disais-je, me donne habituellement des envies de bonne bouffe réconfortante. Ajoutons à cela mon jeu du 100$ ainsi que ma dernière résolution; et vous avez une fille, penchée au fond du congélateur, à la recherche de trucs originaux et oubliés depuis trop longtemps… et que fait-elle? Que trouve-t-elle? Un bloc de pâte à tarte du pain doré. Un beau bloc de pâte feuilletée… miam; ça mon ami, ça fait de la mautadine de bonne tarte.
J’ai décongelé la pâte. Je l’ai roulée, déposée dans des assiettes, j’ai piqué le fond… et là, oh, illumination, puisque j’étais en train de me demander: “Que faire, mais que faire avec ces tartes?” J’ai googlé “tarte au sucre” (vouais, je sais, j’impressionne de débrouillardise). J’ai trouvé des recettes, mais je n’avais pas tous les ingrédients sous la main… alors… fidèle à mon habitude; j’ai improvisé. Ça a donné un truc chouette… en fait ça a donné une câlinne de bonne tarte.
Dans un chaudron mélanger à feu doux:
3 1/2 tasses de cassonade
3 cuillères à soupe de farine
1/4 de tasse de beurre
2 oeufs
1 petite boîte de Eagle bran (han, on dira pas tarte au sucre pour rien)
1 tasse de lait
De la vanille
On mélange tout ceci jusqu’à ce que tous les ingrédients soient bien dissolus et on verse dans les pâtes à tarte.
Ça donne:
Deux tartes de format normal
Une 1/2 tarte à moitié remplie… dans laquelle j’ai posé tout plein de morceaux de pommes pour ajouter du coffre.
Pour la dernière pâte à tarte, j’ai fait ma recette gagnante: 1 tasse d’amandes moulues mélangées avec un brin d’essence naturelle d’amande, et 1/2 tasse de sucre en poudre. On mélange et on ajoute un brin d’huile d’amande douce… jusqu’à ce qu’on ait une consistance de pâte d’amande. Ensuite on dépose dans le fond de la pâte à tarte et on dépose des morceaux de poires au dessus. Avant d’enfourner j’ajoute un petit peu de cassonade ou de sirop d’érable.
J’ai cuit les 4 tartes à 350° environ 45 minutes. Les deux tartes au sucre ont gonflé d’un pouce de haut durant la cuisson mais c’est redescendu quelques minutes après les avoir sorties du four.
Je sais qu’on peut acheter de la pâte d’amande déjà faite mais plus je vieillis, plus je trouve le goût trop sucré.
- Dit a fille qui vient de manger 1/4 de tarte faite de Eagle Bran et d’un peu moins de 2 tasses de cassonade. Je me console en me disant que je n’en suis probablement pas à mon premier paradoxe de la semaine… (Bon ça y est; je viens de me mettre la toune “Pa-ra-do-xaaaal” dans la tête)
À date j’ai goûté à celle au sucre, elle a l’air de rien, mais hum… elle est booooooooonne!

Tarte au sucre

Tarte poires/pâte d’amande

À gauche: la poire
À droite le sucre-en-tarte
En haut: le bébé tarte sucre-pommes
J’ai mangé un des tartes; j’ai congelé les trois autres.

Fourmi

23 August 2009

La force de la nature m’impressionne; depuis quelques années, chaque automne, me viennent des pulsions de canning. Comme je maîtrise très mal l’art de canner la bouffe, je me suis développé d’autres techniques. L’an dernier, mon procédé de prédilection était le séchage de fruits, cette année, tout indique que je produirai des quantités industrielles… de confitures.. congelées.
Ça a commencé avec un panier de pêches acheté par mon amoureux, elles vieillissaient trop vite, j’ai eu envie de les sauver en les blanchissant, puis en faisant une batch de confiture de pêches. 4 pots que ça m’a donné… que j’ai terminés en moins de 2 semaines à presque moi toute seule. La semaine dernière à l’épicerie du coin, les pêches et les cerises étaient en spécial. Qu’aies-je fait? Ben oui, j’ai racheté un panier de pêches… j’ai fait un autre 3 pots de confitures (en fait c’est plus de la compote parce que je coupe gros et que je mets genre 2 cuillères à soupe de sucre aromatisé au poivre). Il ne reste déjà plus qu’un seul pot puisque j’en ai refilé un au voisin (qui venait de me faire un pain aux bananes) et que je suis passée à travers un autre pot, à la petite cuillère, hier soir en écoutant la télé.
Tantôt je m’attaquais aux cerises. Je les ai lavées et dénoyautées, j’ai tout sacré dans le chaudron avec un brin de sucre au poivre (bon dieu, ce sucre fait des miracles, il est comme trop bon, c’est un mélange de sucre, poivre, piments forts et huile de poivre).
Puisque quand je me lance dans la cuisine d’automne, pas grand chose ne m’arrête, je suis déjà en train de rêver de confitures de prunes, de confitures de mangues, d’autres confitures de pêches (c’est juste trop bon, dans un bol de yogourt nature avec un brin de sirop d’érable) et de compotes de pommes.
J’adore cette période de l’année, où l’envie de cuisiner et de cuisiner en gang me tenaille. J’ai hâte de retrouver mes amis autour de nos chaudrons et de gosser de gigantesques ragoûts de boulettes, soupes de légumes, ratatouilles, lasagnes et poulets aux olives.
Me semble ça sent déjà bon d’ailleurs…

Confiseries

11 April 2009

Je vous parlais dernièrement de ma production de sucreries, voici le temps de mettre le tout en images et en recettes mais avant, je fais un petit retour en arrière.
Oranges confites, recette trouvée ici (en fait j’ai fait des limes, des oranges sanguines, des oranges, des pamplemousses et des citrons).
J’ai commencé par m’obstiner à vouloir faire des tranches complètes, passs j’trouve ça plus beau… J’ai fait bouillir les tranches dans l’eau salée, ensuite j’ai réalisé que ça brisait mes belles tranches alors je ne les ai fait bouillir qu’une fois, suite à quoi j’ai tout sacré au four à 150 pendant une bonne heure (ou plus? M’en rappelle plus). Bref j’ai tellement pas suivi la recette! En bout de ligne les limes et les citrons sont superbes mais pas mangeables (trop durs) alors que les oranges sont sublimes, j’ai osé les tremper dans le chocolat et vraiment, c’est très bon.

Après cette mésaventure j’ai décidé de ne plus prendre de risque et j’ai gentiment pelé une cargaison d’agrumes (cette fois-là je n’ai utilisé que les pelures), toutes coupées en jolies lamelles, tout fait bouillir 4 fois, tout fait confire en chauffant et rechauffant (comme c’est écrit dans la recette). Résultat? C’est super bon, j’ai séparé ma production en 2; une partie que je garde de même et une autre que j’ai trempée dans le chocolat.

(j’ai fait un lot en laissant beaucoup de blanc aux pelures et un lot avec zéro blanc, le premier lot est meilleur trempé dans le chocolat et le second est excellent en toutes circonstances…)


Note: Je ne comprends pas trop leur histoire concernant la quantité de sirop, j’en ai utilisé le double que ce qui est indiqué et il m’en restait peu à la fin.
Note 2: J’ai pas roulé mes oeuvres dans le sucre, je trouve ça beeen assez sucré de même…
Gingembre confit, recette ici
La recette que j’ai choisie prend 5 jours à réaliser. 5 jours?!? C’est long, dirons-nous (avec raison)… mais franchement, je crois que ça en vaut la peine. J’ai coupé en format patates frites un peu moins d’un kilos (tant qu’à gosser, gossons pour la peine) de gingembre et j’ai pris soin (même si sur le coup, je l’avoue, c’était chiant) de couper très finement mes lanières. Ai suivi la recette religieusement. Rendue au temps de séchage j’ai accéléré un brin le processus en sacrant mes plaques au four à 100 pendant une petite heure de rien du tout. Résultat? Vraiment. Très. Bon. Je crois avoir passé à travers le tiers de la production en 36 heures…
J’ai aussi séparé mon oeuvre en 2; une partie à offrir de même et une autre que j’ai fait tremper dans le chocolat fondu (et ensuite j’ai fait séché, est-ce utile de préciser?).
Note: Nah, j’ai pas roulé mes tits bâtons dans le sucre, mettons qu’après 5 jours de confisage je trouvais qu’eux aussi… étaient assez sucrés….
Note numéro 2: Le sirop au gingembre restant est sublime, n’hésitez pas à l’utiliser sur vos crêpes. Présentement, j’ai des envies folles d’essayer de me faire une batch de crème glacée au gingembre mais rassurez-vous, je me retiens…




(ça se sont mes petites boîtes-cadeaux de Pâques, je les trouvais toutes jolies)
Dattes
Je sais pas trop ce qui m’a pris mais je me suis dit à un moment donné:”Tiens? Et si je faisais des dattes fourrées à la pâte d’amande pour le fun?”
Ce que je fis…
Puisque j’ai vaguement tendance à me faire chier plus que nécessaire, j’ai fait la pâte d’amande moi-même. J’ai cherché une recette sur Internet mais j’avais pas envie de prendre de l’oeuf cru alors j’ai fini par suivre mon instinct et mélanger ensemble dans un bol: 1 portion d’amandes en poudre, pour 1/2 portion de beurre et 1/2 portion de sucre en poudre, le tout agrémenté d’essence naturelle d’amandes (ajouté au pif). Ensuite j’ai enlevé les noyaux de mes dattes et empaqueté le plus de pâte d’amande possible dans le trou laissé par le noyau.
Voilà.
Voui, c’est riche (plein de beurre) mais beaucoup moins sucré que les pâtes d’amandes habituelles, ce qui fait bien mon affaire.
Je voulais faire de la guimauve maison mais en fin de compte je me suis retenue pour une raison tout ce qu’il y a de plus terre à terre… j’aime pas ça moi, la guimauve! Je voulais juste en faire parce que sur la photo que j’avais vue… c’était super mignon… Et aussi je me dis que bon, on va manger assez de cochonneries de même dans les prochains jours, je peux bien attendre un brin avant de faire la guimauve (pis en plus mes emporte-pièces en forme de coeur et d’étoile seront de mise alors que là, un coeur, ça fittait tel-le-ment pas avec le thème de Pâques…).
Une fois mes petites oeuvres séchées, j’ai tout emballé. J’en ai mis dans des boîtes achetées pour l’occasion chez France Décors, j’en ai mis d’autres dans des petits sacs (avec motifs de Pâques siouplaît), j’ai trouvé par hasard des petits poussins décoratifs chez Renaud Bray cette semaine et… et voilà… j’étais toute prête pour la distribution.
Note au sujet du chocolat, j’ai utilisé une boîte de Cacao Barry du Mexique 66% cacao. 18$ pour 2 kilos (j’en ai utilisé moins d’un kilos pour mes gossages de Pâques). Il y a une genre de courbe de température à suivre à la lettre paraît-il mais moi j’ai juste fait fondre doucement dans un bain-marie et j’ai pas eu de problème. En outre, il s’agit d’un super de bon chocolat à déguster en cachette de votre marmaille (ou carrément sous ses yeux alors qu’elle n’y voit que du feu)… car il est facile de piger dans la boîte discrètement en se passant subtilement le bras dans le cadre de porte entrouvert de la dépense… et le format des pastilles se dissimule rapidement en bouche.
En faisant mes petits paquets, me suis dit à moi-même que je me compliquais quand même un peu la vie. Savez ce que je me suis répondu?
– Ouais mais tsé, la première personne à qui tu fais plaisir en gossant avec tes emballages et tes chaudrons… c’est toi…
Effectivement, je dois admettre que j’ai pas tord. À vue de nez ça a l’air compliqué et chiant mais moi, ça me fait plaisir de jouer dans la cuisine. Me sens comme un p’tit cul devant un Big Wheels.

Sucre

4 April 2009

Me suis mis dans la tête de gosser mes cadeaux de Pâques cette année. Non-non, c’est pas une révélation, ni un projet insensé sorti de nulle part, presque pas en fait. Ado, j’avais décidé que je devenais chocolatière et j’avais acheté plusieurs moules à chocolat. Durant 3-4 ans, j’ai fait mes chocolats de Pâques. Certaines années c’était bon, la dernière année ce fut un fiasco… et comme c’était justement l’année où je commençais à avoir confiance en moi… ben j’en avais fait littéralement, à tout le monde que je connaissais (j’avais pas vraiment goûté, j’ai réalisé après ma distribution de genre 100 chocolats… que c’était mauvais! La honte). Connaissances vagues comprises. Un peu comme si je décidais aujourd’hui de shipper un lapin de Pâques à chaque ami facebook.
En tout cas, alors voilà, j’ai décidé que j’avais pas envie d’aller magasiner les chocolats de Pâques, j’ai acheté une grosse boîte de chocolat à fondre, 66% cacao, en provenance du Mexique, pour pas si cher chez France Décors. J’ai des moules, des thermomètres, un semblant de technique et des jolies boîtes pour emballer le tout. Me suis dit que cette année, fuck les lapins, j’offre des gingembres confits, des oranges confites et les deux cossins précédemment cités trempés dans le chocolat. Peut-être aussi quelques chocolats fondants, pour mon papa, qui préfère les chocolats à la crème aux traditionnelles figurines. Et probablement un bonhomme de quelque chose pour Coquinette, qui elle, n’en a rien à foutre du gingembre et des 5 jours que ça prend à sa mère pour les produite. À moins que je décide de lui gosser un bonhomme de quelque chose en pâte d’amande, on verra aussi ce que je fais en fonction du temps que j’ai!
Je vous donne pas les recettes puisque je suis présentement en train de les tester, mais si je suis fière de mes résultats, je vous mettrai des liens et des photos sous peu.

Cup et coeurs

11 March 2009

Samedi dernier, ma voisine d’en haut nous a invité à souper. Comme je suis un peu polie, des fois, j’ai offert d’apporter quelque chose. Après plusieurs heures de réflexion intense, entrecoupée de soupirs profonds et de feuilletage de magazines, j’ai fini par décider de concocter… des cupcakes. Voisine, qui aime beaucoup cuisiner, et surtout avec qui je forme une super équipe, voisine et moi, donc, avons décidé de décorer nos gâteaux en grand.
Puisque le lendemain je me rendais chez Martine pour le dîner, nous en avons fait le double. Z’avions la recette de Ricardo, tout droit sortie de son spécial “cupcakes”, et z’étions motivées. En avons donc produit 24; 12 au chocolat, 12 à la vanille et puisque nous sommes de bonnes personnes, avons coupé un peu le sucre dans la recette de base (normalement j’aurais ajouté un truc de hippie dedans comme du son de quelque chose ou des graines d’autres choses mais là, j’avais envie de faire simple alors j’ai juste coupé le sucre). Pendant que je préparais les gâteaux, voisine de son côté a préparé les glaçages. Elle a opté pour la recette typique de base: beurre et sucre à glacer, qu’elle a divisé en 4: une part en rose, une autre en mauve, une en jaune et une en brun. Le rose et le jaune étaient à la vanille, le jaune au citron, le brun au chocolat.
Nous nous sommes ensuite amusées à décorer nos oeuvres avec des Smarties, des cocos de Cadbury, des guidis à gâteaux, des yeux mignons (en provenance de chez France Décor, 290 Henri-Bourassa Ouest) et du sucre d’orge (j’étais motivée, je l’ai fait moi même). Ah oui, et on avait des feuilles de menthe pour décorer aussi (une autre idée que j’ai piquée à Ricardo).
Alors voilà, z’étions fièèèèères et les puces (du souper de samedi) on vraiment aimé notre surprise-dessert. Celles du lendemain aussi… ne serait-ce que pour voir les tendres regards gourmands qu’elles jetaient à leurs gâteaux, ça valait la peine de s’appliquer.
Voici donc l’oeuvre, au grand complet:

Dans un autre ordre d’idées, en revenant chez moi lundi soir, j’ai un peu joué avec mon apparei photo. Au début je voulais faire des ronds de lumière mais bien vite j’ai décidé d’essayer de faire des coeurs, ce qui était en bout de ligne, pas mal plus compliqué.
Moitiés de coeurs:

Moitiés inversées de coeurs:

J’ai finalement abandonné, j’y arrivais pô… mais voici que tantôt en visionnant mes photos sur mon ordi… j’ai vu que j’avais presque réussi!!!

N’empêche que c’était pas aussi bien que celui-ci.

Ouais, je suis romantique des fois… mes coeurs étaient effectivement destinés… à un garçon…

Farfalles

13 February 2009

Ça y est; je m’y suis remise et cette fois-ci, c’était un succès je crois.
J’ai utilisé la machine pour bien aplatir ma pâte. J’ai pris soin de passer le mélange dans la machine trois fois plus que lors de mes derniers essais, ça se voyait tout de suite que mes pâtes étaient mieux travaillées et plus souples.
Étape 1: Préparez votre mélange (avec la recette de votre choix)
Étape 2: Passez votre boule de pâte aplatie dans le rouleau de votre machine à pâtes.
Étape 3: Répétez l’étape 2 plein de fois, et ensuite de cela; encore une autre fois
Étape 4: Coupez les pâtes en carrés (rectangles…) à l’aide d’une petite roulette cute (voir photo ci-dessous)
Étape 5: Pincez les petits carrés dans le milieu pour faire de jolies boucles
Étape 6: Faites sécher



Avec 3 tasses de semoule et 4 oeufs (+ un brin d’huile d’olive et d’eau) j’ai réussi à faire trois assiettes comme celles-ci.
*Note: J’ai mangé la moitié de la recette crue avant qu’elle ait eu le temps de sécher convenablement. Trop bon des pâtes crues….

Pâtes maison

8 February 2009


J’avais décidé il y a un an, peut-être plus, que j’allais me lancer dans l’aventure de la fabrication de pâtes maison. Ma maman, qui a eu toutes sortes de trips culinaires au cours de vie, dont celui de faire son vin, son vinaigre, sa crème Budwig, et j’en passe, m’avais refilé la machine qu’elle utilisait pour nous faire des fettucinis quand j’étais petite.
Fière de mon acquisition je la posai dans l’armoire de la cuisine et depuis je lui faisais honneur en prenant la peine de la contempler au moins une fois par mois. J’accompagnais habituellement l’exercice de belles exclamations mentales comme par exemple:
– Rôôôôô, que tu es belle chère Lusso 160
ou bien encore
– Un jour, oh voui, un jour, je vais te sortir de ta boîte.
La semaine dernière une amie me parlait de ses pâtes faites maison, elle me précisait que c’était facile à faire depuis qu’elle achetait sa semoule de blé chez Dante.
Le hasard me fit passer justement au coin de Dante et Saint-Dominique plus tard dans la semaine.
Hier, comme je n’arrivais pas à me concentrer, j’ai décidé d’essayer ça: faire mes pâtes.
J’avais la semoule, la machine et la recette (la madame chez Dante m’en a refilé une). J’ai juste comme oublié de faire des recherches sur Internet avant de m’y mettre. En fin de compte c’était très bon et aussi très facile à faire… pas si long… recette super simple (woohooo; 3 ingrédients).
J’ai juste comme oublié de faire sécher mes pâtes après les avoir moulées… alors voui (riez, riez), elles ont pris un peu en “pain”. Mais on s’en fout! J’ai fait mes premières pâtes maison, maintenant je sais comment ça marche, je sais que c’est facile, que c’est pas si long, que ça goûte bon et que ça me valorise beaucoup de gosser ça le samedi après-midi pendant la sieste de Coquinette.
Ah oui et j’ai même eu un petit moment d’émotion quand j’ai testé mon oeuvre en faisant cuire mes premières pâtes. À la première bouchée… j’ai reconnu… le goût des pâtes de mon enfance. Juste pour ça, ça valait la peine d’essayer.

Voyez, ma principale erreur c’est d’avoir fait des petites boules (comme certaines sont emballées dans le commerce) avant de les avoir fait sécher. La prochaine fois je vais les laisser plusieurs heures sur un séchoir. Erreur de débutante…
Et aussi je me demande, si certains de mes lecteurs/lectrices auraient des recettes de pâtes maison faites avec autre chose que du blé à partager ici? Parce que moi j’aime bien le blé mais j’aime bien aussi varier les sortes de céréales… alors voilà, j’aurais envie d’essayer des choses… (et bien sûr la prochaine fois que je m’y mets, je vais jouer à colorier mes pâtes avec des purées de légumes).