des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Bilan 2013

2 January 2014

Me revoici ici, le temps du bilan. C’est qu’il y a que je l’aime bien ma tradition. Bah, je dis la mienne… mais c’est évident que je l’ai pas inventée toute seule. Enfin bref, la tradition du bilan, je l’apprécie beaucoup et le fait qu’il revienne, hum hum… ben ça permet d’aller relire celui de l’année précédente, de me rendre l’exercice d’écriture plus facile et de visualiser un peu mieux si je suis finalement allée là où j’avais envie de. Je commence donc avec ce que je voulais faire de mon année, d’un coup j’aurais réussi des trucs…

Je voulais me faire du fun avec Coquinette et continuer à lui faire découvrir le monde. Hum… on a eu plein de fun, tout plein, plus de discipline aussi. C’est que Coquinette… elle vieillit, elle a des opinions, qui ne sont pas toujours les miennes. Elle reste adorable, mais un adorable qui remet en question, qui se couche plus tard, et qui a de plus en plus une vie à elle. Elle euh, elle grandit. Pour la proportion « faire découvrir le monde » moui, moui… ça dépend par rapport à quoi. On est loin de mes années avion-visites-escapades. Disons qu’on a été tranquilles cette année : une relâche à Cuba, des vacances d’été dans les Laurentides, puis plus rien. Tranquille dis-je. Très tranquille en comparaison aux années précédentes.

Faire du snow, du ski, du patin et courir dans la neige… ah ça oui ! Oui de oui ! Fin 2012 je nous avais équipées en planches à neige. Le ski de fond et le patin sont déjà ancrés dans nos habitudes. Dès qu’un bout d’équipement ne fait plus je mets ça sur la liste des cadeaux de Noël, je vends, je remplace, de sorte que maintenant les grands investissements sont terminés de ce côté, ça nous donne tout le loisir d’être des filles toujours willings. On n’a aucune excuse pour ne pas aller jouer dehors. Aucune. J’ai offert quelques cours de snow à Coquinette, qui a appris à se débrouiller quand même assez vite. Pour résumer, on apprend toutes les deux et elle est déjà meilleure que moi. Reste le permis de conduire que j’ai toujours pas, et qui me bloque un peu les escapades. Lui là, je me le remets comme défi depuis 2004, me semble que 10 ça fait un beau chiffre rond, je pourrais régler ça cette année… me semble…

Je me souhaitais de bien réussir mes cours. Je me sens pas mal conquérante… car ce fut le cas. En 2012 j’avais appris que des cours d’été c’était pas l’idée du siècle, cette année j’ai donc pris ça plus relaxe : un cours à l’hiver et un à l’automne. Celui de l’hiver était vraiment dur et pas dans mon domaine du tout, je m’en suis quand même bien tirée. Puis, il m’est arrivé une grosse malchance au printemps… qui a duré tout l’été et tout l’automne… ça m’a tiré beaucoup de vieux-gagné et à peu près toutes mes réserves d’énergie. Pour moi, la victoire est énorme. C’est rare que j’aie envie d’abandonner, mais au début de cette session, j’y ai pensé. J’ai dû me raisonner, mettre la barre plus basse, et viser la note de passage plutôt que des hautes performances. C’était un cours au sujet de ma matière faible. Un cours que j’avais décidé de prendre même s’il ne fait pas partie de mon programme, parce que je voulais m’améliorer et me donner des outils pour mieux réaliser d’autres défis. Un cours qui ne se donne qu’une fois par année, à l’automne. Rater le train cet automne représentait une grosse perte pour moi. En tout cas, tsé, des fois, je suis fière d’être une fille qui s’accroche. Je ne connais pas encore ma note finale mais si j’ai maintenu le niveau de performance au dernier travail, j’aurai une chouette note.

Je voulais faire plein de km à vélo. Échec lamentable. Je peux mettre la faute sur plein de trucs, mais ça ne serait pas super crédible. On s’en trouve toujours des excuses quand on ne veut pas faire. L’énergie, l’argent, le temps. Mal de cou, mal de dos, des devoirs à faire, pas une monture assez performante. Pas d’amis pour pédaler avec moi, avoir ma fille ce jour-là. Voilà, voilà, les excuses pleuvent quand on veut pas. Idem pour les montagnes. Je ne comprends pas trop, mon gros plaisir dans la vie, c’est de marcher dans les montagnes. J’ai bien marché un brin, un tout petit… petit… petit brin… mais même pas dans des vraies côtes.

Pour la course c’est un peu différent, mon dos ne s’est jamais vraiment remis de ma blessure de 2011. J’arrive désormais à courir un coin de rue à grandes enjambées, à toute vitesse, mais ça tire. Je peux aussi courir pas trop vite sur 2km en intervalles pour revenir chercher ma fille, un soir où je suis en retard et que ça urge que j’arrive à l’école. Ça aussi, l’après tire pendant un bout. Je le vois que je pourrais peut-être recommencer un jour, mais j’ai un peu peur et honnêtement en ce moment mon dos est sollicité à d’autres charges quand même assez lourdes alors je le ménage du mieux que je peux. Si au printemps je parviens à recommencer à faire des toutes petites distances, 400m, 1km, je vais être bien satisfaite de mon sort, puis prendre les bouchées toutes petites, en espérant me remettre en état pour un jour faire des 5km sans trop de bobo.

Chanter ça c’est réussi. Euh, je recommence ma phrase. Chanter : ça, c’est fait ! Je prends encore mes cours, suis pas toujours en forme, une fois sur 2 le son sort juste pas et j’ai un peu honte… mais ça me fait toujours autant de bien. Faut dire que quand ça sort mal, ben c’est drôle, du coup je me ramasse avec un fou rire qui s’étire, qui s’étire! Même si j’ai de la misère, même si je ne suis pas toujours bonne à entendre, même si je suis rarement satisfaite de ce que je produis… je capote sur cet instrument qui débloque, qui supporte, qui fait rire, qui me donne des défis… Et puis, quand je chante j’ai toujours plein d’histoires, de poésie dans la tête, et je peux les utiliser partout : dehors, dans la cuisine, dans la douche, en repassant, en cuisinant. Aaaaaw… avoir su que c’était si plaisant, j’aurais tellement commencé avant.

J’avais envie d’avoir des défis professionnels, j’en ai! Des beaux là, qui me demandent du temps, des contacts, de la matière grise. D’autres s’en viennent aussi et ils me rendent vraiment heureuse. J’ai hâte de voir ce que ça va donner, parce que les défis professionnels, ça vient souvent avec une certaine pression. J’ai tout mes outils, tout le savoir nécessaire pour y arriver. J’ai bien hâte de voir comment ça va évoluer dans la vraie de vraie vie. D’ici là, je suis vraiment contente du chemin choisi et du chemin parcouru. Je l’aime ma job, beaucoup. Et je me trouve vraiment chanceuse d’être précisément là, dans cette organisation là, sur cette chaise là, avec ce monde là autour de moi.

Je voulais lire, hum… ben on va dire que je l’ai fait un peu. Oh… j’ai lu tout plein d’articles et d’articles scientifiques, j’ai lu aussi euh, mes notes de cours, mes manuels. C’est long ça, faut parfois relire et re relire… parce qu’il n’y a pas trop de but à lire autant de notionnel si tu comprends pas, hin hin. Ensuite j’ai lu un peu de poésie, terminé un roman… commencé un autre. Si on compte au mot, ça a été productif, mais si on regarde en termes de culture… on repassera. Je réalise que je fonctionne par passes, là je suis dans un passe de « livres sur » je lis des trucs sur des choses. Des affaires. Je veux apprendre des choses, tsé, des choses! Quand je me tanne, je lis un poème et j’ai l’âme rassasiée pour quelques mois. Étrange de même. J’ai, on dirait, jamais le balancier au milieu.

Cette année, on a peu voyagé. Cuba à la relâche, vacances dans un chalet au Québec tout l’été, puis rien. On n’a donc pas vraiment bougé, reste qu’on est vraiment chanceuses. On a passé toutes nos vacances au chalet, au complet là, du premier au dernier jour. Et puis j’ai étrangement moins la bougeotte. Pas autant qu’avant en tout cas. Il faut dire que ma précédente politique de voyage venait avec une gestion non coercitive de mon avoir. J’ai changé ma façon de gérer mes choses en 2012, ce qui a beaucoup de bon… et vient avec pas mal plus de retenue. J’ai l’air pas mal moins généreuse aussi. Ça là… ça m’énerve. D’un autre côté être généreuse avec de l’argent qui n’est pas le mien, c’était pas nécessairement l’idée du siècle.

Je me souhaitais de recommencer à cuisiner beaucoup, retrouver la flamme pour les chaudrons, sortir des sentiers de la cuisine fonctionnelle et intégrer un peu de vision dans mon art.  C’est un échec la-men-ta-ble. Hin hin, on repassera, coudonc, ça va bien finir par me revenir. Un jour…

Cette année j’ai fait…

Des études, des cours de chant, un peu de sport et j’ai appris à faire de la planche à neige. J’ai marché ma ville, j’ai recommencé à nager un peu mais juste en été. Suis frileuse, on dirait que mon plan de nager dans des piscines intérieures échoue toujours avant même que j’aie enfilé mon maillot. J’ai fait du ménage en folle, des tonnes de lavage, de repassage, et de gros sacs de poubelles. J’ai été beaucoup dans ma tête et j’ai un peu dessiné.

Cette année j’ai appris…

Que je suis beaucoup plus forte que ce que je pense, que je fais des blagues sur ma discipline mais que dans le fond je sais pas mal où je m’en vais et je m’en donne les moyens.

Cette année j’ai aimé…

  • Voir Coquinette apprendre la musique, s’y intéresser, se développer.
  • Voir Coquinette apprendre la planche à neige et l’apprendre moi aussi.
  • Apprendre le chant.
  • Être bonne dans mes études.
  • Et pis là, ben je réalise que ce que j’ai aimé cette année, c’était d’apprendre ou de voir ma fille apprendre.

En 2014 j’aimerais très fort…

  • Tout particulièrement garder la santé. Parce que je réalise que sans elle, je ne suis pas très moi. Une année en santé donc, pour Coquinette, moi, et nos proches. Un coup que t’as ça, le reste est tellement plus simple… tellement…
  • J’aimerais très fort que Coquinette continue sur sa lancée de petite fille chouette. C’est si plaisant la voir grandir, jouer, réfléchir et raisonner.
  • J’aimerais passer une année avec pas trop de soucis. Tsé, une année simple, joyeuse. Entourée de bon monde, avec de l’espace à moi, pour que je sois dans ma tête… parce que j’aime les gens mais j’aime aussi réfléchir penser, dessiner, jouer de la musique. J’aime tellement, tellement ça quand ça bouge, mais cette année là, j’aimerais que ça bouge… euh… relax. Au lieu de voir la vague monstrueuse arriver à toute vitesse et me grouiller pour me jeter tête première dedans, je filerais pour que cette année, hum soit une année pour profiter du chaud, du froid, du vent, du temps, des odeurs aussi. Avec plein de moments pour faire l’étoile au soleil en souriant après avoir dessiné des dragons, avant d’aller prendre l’apéro avec du monde fin, pis le fun, pis drôle.
  • Dans le même esprit, j’aimerais avoir un peu de temps pour créer des trucs, dessiner, coudre, écrire. Concevoir un peu de beau là, et l’étendre autour de moi. J’espère passer une année en musique ; chant, piano, violon… guitare ? Je vais peut-être me faire prêter une guitare cet hiver, j’ai hâte de voir si je vais être capable d’en tirer quelque chose. C’est que ça risque d’être drôle. J’ai déjà essayé quelques fois de jouer mais ça fait des petits bugs dans ma tête à tout coup. Dans mes doigts aussi. J’ai une switch de synapses  bloquée à violon, ça résiste au changement cette petite tête là, c’est de la caboche dure-dure-dure !
  • Cette année j’espère de tout cœur renverser la vapeur et recommencer pour de bon à marcher dans les montagnes, à faire du vélo, à trotter. Pour m’aider à tout faire cela, me semble qu’un cours de yoga, ça me donnerait un peu de tonus, de structure, me permettrait de me tenir droite…
  • J’espère terminer ma scolarité de Maîtrise, ce qui me permettrait d’embrayer sur mon mémoire et de commencer à entrevoir un peu la fin de la chose. J’en ai pour environ 2 ans encore, je commence à chercher ce que je vais faire ensuite. Construire moi-même mon chalet ? Me trouver un nouveau programme d’études ? Les idées ne manquent pas en tout cas.
  • Trouver un lieu où je pourrais un jour m’installer une mini maison, dans laquelle je pourrais me réfugier le temps des vacances, et durant les longues fins de semaines. Une petite place, avec une chouette vue sur le bois, avec un petit ruisseau, pas trop loin de montagnes… Faire le saut en 2014 serait farfelu. C’est trop tôt pour mon porte-monnaie, mais c’est quand même l’année où je vais faire mes premiers pas de ce côté : chercher une région que j’aurais envie d’adopter, un village, un paysage… Cet été, je me donne comme mission d’essayer une nouvelle région. Lui donner une vraie de vraie chance de se faire connaître.
  • Prendre mon permis de conduire. Allez là, me semble que je serais capable.
  • Ah oui… et euh… je nous souhaite ici… un petit chat. Un bébé tannant qui nous sauterait dans les cheveux et courrait après nos orteils. Qui jouerait avec mon petit chien, qui câlinerait Coquinette. Un qui jouerait des tours et nous jaserait ça là, les soirs d’hiver. Nous raconter comme sa balle filait vite, comme le manger ça goûte bon et comme Pépette est enthousiaste quand elle court après des jouets qui font squick squick. Suis sélective, j’attends le bon et je commence à ouvrir l’œil.

Ça fait beaucoup han… je suis comme pas capable de me retenir, j’ai envie que tout aille bien : la santé, ma fille, les études, le sport, puis mettre mes choses en place pour les années à venir.

Voilà!

À vous je vous souhaite une chouette année, avec des défis réalisables, qui vous apprendront à être meilleurs et qui vous rendront fiers. Je vous souhaite la santé aussi, puis des bons amis, du bon monde autour de vous. Du temps, des rires, de la tendresse, le petit cœur qui bat fort quand vous voyez votre moitié, votre futur(e)-moitié(e). Je vous souhaite de bouger, de sortir des sentiers battus, d’avoir le temps d’avoir du temps et de prendre le temps de l’avoir ; le temps. Que ça ne passe pas trop vite aussi, sauf les bouts rough.