des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Et puis, ça ressemble à quoi par chez vous?

30 December 2010

Et puis, ça ressemble à quoi par chez vous les vacances? Le temps des Fêtes?

Ici c’est tranquille et chargé à la fois. Petit dîner de famille chez mes parents le jour de Noël, j’ai reçu des supers cadeaux. Ma mère avait fait, comme d’habitude: plein de dinde, de tourtières et des biscuits. Mon papa nous a servi du champagne, je suis tombée dans le foie gras et les olives… pour faire changement. Petit dîner chouette, simple et serein. Vraiment bon aussi; ma maman, c’est une fichue bonne cuisinière.

J’ai fait des biscuits sans gluten à mon frérot. Super recette trouvée ici. Vraiment bons et simples à faire. Je n’ai pas trouvé de gingembre confit… parce que j’étais trop à la dernière minute, mais comme je suis limite têtue des fois et que je voulais absolument faire ces biscuits, j’ai acheté du gingembre frais que j’ai confit moi-même. J’en avais fait du vraiment bon l’an dernier mais ma recette prend 5 jours à faire, j’ai donc utilisé une recette plus rapide que j’ai croisée avec ma recette (celle des 5 jours). Après les 3 ébullitions j’en ai fait 2 avec du sirop (1 tasse de sucre/1 tasse d’eau), j’ai égoutté et pris ce dont j’avais besoin pour ma recette de biscuits et j’ai fait tremper le reste dans le sirop toute la nuit. Je bouffe mes restants de gingembre confit compulsivement depuis le 24 décembre, c’est juste trop bon.

Coquinette est partie chez son papa le 26, je m’ennuie d’elle et ne la reverrai que le 2 mais ça va. On a arrangé les congés pour qu’un an sur 2 un des parents soit privilégié pour le temps de Fêtes et l’autre pour la semaine de relâche (ce qui va me permettre de partir en vacances avec Coquinette en mars). L’an prochain on inverse. Pas facile de passer ces moments de réjouissance en famille sans la mienne de famille mais ça va. Je suppose que d’accepter d’être marabout et plus susceptible que l’accoutumé est un bon point de départ…

Tout de suite après le départ de ma puce, j’ai pris mon chien et l’ai reconduit dans une pension. Je hais les pensions pour chiens, je préférerais et de loin la faire garder par des amis, seulement voilà; j’ai peur de déranger le monde. Ce n’est pas si facile que cela s’occuper d’un chien. Il faut le promener, l’occuper, lui parler, le sortir matin, midi et soir. Le matin un peu avant 8h Pépette se réveille et veut la porte. Disons qu’il faut être willing en ta pour me la prendre de bon coeur…. et moi, ben je déteste quêter des faveurs aux gens. Je l’ai donc envoyée en pension, même si je déteste le concept (et que mon chien pue toujours en revenant de là; pou-a-che), et j’ai sauté dans un autobus direction Québec, chez ma cousine. Là, j’ai pu dormir des 10-11h dans un beau lit confortable, avec méga doudou en plumes et oreillers gros de même. On voulait escalader la chute Motmorency mais finalement ça ne commence que le 8 janvier, la glace n’est pas assez épaisse pour le moment. Pas le choix d’y retourner le mois prochain, hooon…

Comme on voulait bouger quand même, on a décidé d’aller nous initier au snowboard. On voulait aller au Mont-Sainte-Anne mais le service était tellement mauvais au téléphone… que ça nous a donné le temps de regarder les sites Internet de la concurrence et de réaliser que les prix étaient plus avantageux au Relais. Plus petite montagne, oui, mais quand t’es débutant tu restes sur la piste école de toute façon. On s’est pris 2h de cours privé à 2, ça nous a permis d’apprendre pas mal de choses et de passer de “AAAAAAAAH! J’ai peur! J’arrive pas à dévaler une pente de 2 mètres de haut sans planter!” à “Oh wow ma cousine, sont dont ben beaux nos virages!”.

Le lendemain, pour consolider nos apprentissages, on est retournées en faire 3 heures. On a fait notre première vraie descente, on a planté en descendant des chaises mécaniques, en prenant bien soin de sauver notre honneur familial à grands coups de rires cristallins. Je blague… on a planté et c’était bien drôle, quoiqu’un brin humiliant mais bon, s’il fallait que je m’empêche de faire des choses parce que des fois je plante, je serais pas mal toujours accrochée à mon sofa. Là, j’ai beau être raquée de partout, je ne peux m’enlever la planche de la tête. Cette année j’ai des défis financiers qui me tiennent à coeur mais dès que ma situation sera replacée je vais nous équiper, Coquinette et moi, pour qu’on puisse faire une belle saison de snow. J’ai déjà mes lunettes et mes protège-poignets, ne me manquent que le casque (ben oui, j’vais en porter un, je ne trouve pas ça gênant du tout… de me protéger le cerveau), la planche, les bottes et les fixations. Idem pour Coquinette, les lunettes en prime.

Hier je suis revenue à Montréal et suis allée souper avec une copine virtuelle de longue date. C’était presqu’aussi énervant qu’une date; on ne s’était jamais rencontrées avant… Super souper, super rencontre. Le web québécois est peuplé de perles.

Demain, si je trouve un cm de pays à moins d’une heure trente de Montréal où il y a encore de la neige et pas de pluie; je me sauve faire du ski de fond avec une copine. Si on ne trouve pas… euh… on va faire une crise… bon.

Le 31 super party chez mon ami Max. Le 1er je règle ce que je n’aurai pas eu le temps de régler pendant mes vacances. Le 2 retour de ma fille, le 3 congé mère-fille, je vais essayer (s’il ne pleut pas à sciaux), de l’emmener patiner ou faire du ski de fond dans le Complexe environnemental Saint-Michel, le 4 retour au boulot.

D’ici le 4 je dois absolument terminer mes travaux d’école… j’ai obtenu un report de date mais je dois absolument m’appliquer avec sérieux. Je tiens beaucoup à ce cours… ainsi qu’à la suite de mon programme d’études.

Voilà, ça passe viiiiite!

Et aussi je ne serai pas fâché de voir décembre se terminer. Fini la course et les grosses dépenses, vivement la neige, le ski, la raquette, le patin et les batailles de boules de neige!

Fin de session

14 December 2010

Je trouve toujours plutôt intéressant de constater qu’en fin de session, depuis aussi loin que je puisse me souvenir, je deviens incroyablement productive de tout-sauf-mes-travaux-à-remettre.

La charge démesurée de travail me fait tellement peur que je me lance dans tous les défis possibles et imaginables afin de me sauver de mon destin.

Ça a cela de bon que je règle plein de choses. Cela a ça de bon que j’ai l’impression d’être une fille active. Ça a aussi ceci de bon que je me change les idées.

Reste qu’à un moment donné, la job doit se faire. On peut prendre les paris tout de suite. Le 17 je devrai remettre mon rapport final, rapport qui me prendra au moins 10 heures à produire… et qui ne peut être fait que suite à une analyse d’au moins autant d’heures…

Évidemment je serai un tantinet en retard. Mais pas tant que ça. Quoique bon, on est le 13 et force est de constater que je glande avec autant de doigté qu’en 1994.

Je me console, en me disant que même si je vieillis, je me garde jeune de coeur. Comme.

… Mes travaux sont 10 fois plus gros par contre… oups.

Le front

14 December 2010

Ayant décidé, après mûre réflexion, d’affronter la vie de grande, d’aborder de front, la vie des gens au front, je me lançai il y a quelques mois, semaines, bon, ok, une demie année (sapristi ça passe donc ben vite le temps quand tu t’obstines à lutter sur plusieurs fronts). Je me lançai donc, dans la vie des gens normaux: 9 à 5, 5 jours semaine, calculons pour le fun… ceci donne, si je ne me trompe pas; 2 jours de fin de semaine. Quoique bon, l’affirmation est mensongère et mériterait une note en bas de page, de billet. Je trouve. 1

Non satisfaite de mon nouveau défi, fort succinct me semblait-il, je me suis lancée dans la recherche d’un appartement, ma fille a commencé la maternelle, j’ai continué et terminé mon entraînement pour mon premier bout de marathon et euh… ah oui; j’ai continué mes études. De front. Me suis fourré des contenus gros de même en quelque part entre le lobe frontal et le cervelet. Me grattant le front un peu plus souvent que par le passé, dans l’espoir avoué de tasser quelques vieux souvenirs insignifiants, pour les remplacer par des théories modernes brillantes. Paraît-il. Qu’il paraît. Front de boeuf, que je me répette en boucle à moi-même depuis quelques semaines. Front de boeuf de front de boeuf, fais attention innocente, c’est pas tout le monde qui profite si tant bien d’une bonne grosse suée de front.

Étant donné que de toute évidence je suis de même, moi et que non; j’apprends pas tant que ça de mon passé et que oui, j’aime encore ça me challenger; je me sommai de m’ensuivre moi, mon corps et ma tête, dans cette folle aventure que serait cet automne de folle, au front, à ramer dans la houle, à la frontière entre le wonderwomanisme et le follefinitisme. Pas de doute dus-je me dire enfin, que je me dis que je dus me dire, probablement, sans doute; laisse la pétole aux autres, t’es capable choupette. Et si tu échoues, ben coudonc, ça ne voudra pas dire grand-grand chose d’autre que cela: tu n’aura pas super bien réussi.

Me voilà en fin de parcours, je suis encore au front et vous écris pour dire bonjour. Je vais bien, je souris bien que je doive admettre, un peu à regret, que je me fatigue plus rapidement qu’à l’accoutumée. Par exemple, l’autre jour j’ai pris l’ascenseur au lieu de l’escalier et j’ai pris soin de m’accoter, parce que c’était plaisant, sur le mur-miroir de l’engin. M’attardant par mégarde au front de mon reflet et à son absence de fronton, je fronçai les sourcils  et….

– Qu’est-ce dont m’écriai-je? Mais où est passée cette frange coquine? Le coquine dus-je me rendre à l’évidence, était probablement morte au front. Ah ben voui, me dis-je alors, c’est vrai. Une bataille mémorable avait éclatée dans ma chambre à coucher il y a quelques semaines. Le fronton et le front se rhétorisaient devant la glace. Au départ l’altercation entamée sur un ton amical avait dégénérée en sournoises choses. Le front avait gagné, il avait donné son congé à l’autre, vaincue, qui le caquet bas, c’était alors docilement rangée des deux côtés du vainqueur, ligotées par des pinces à dents, emprisonnant ses petites mèches rebelles désormais incapables de gondoler gaiement, assassinant d’un coup de griffe toute la créativité de mon frontispice.

Ah lala… mais là, mais là… elle avait sa revanche, la frange. Brillant par son absence, exposant ce front blasé, criant comme lui seul sait le faire: M’en va rider! M’en va rider! Si vous n’enlevez pas ces foutus vendredis du calendrier avant la mon 33e hiver! Fronçant à nouveau les sourcils, je réalisai que le front bluffais, l’effronté; le voilà déjà entaillé de froncis. Le salaud.

Faque c’est ça, voilà où j’en suis. M’en va m’étendre, le front dans l’oreiller. M’en va dormir à tête pas reposée et rêverai, si j’en trouve le temps, aux vacances de Noël, moment où, joie; je serai en congé, j’aurai remis mes travaux d’université, mes boîtes seront quasi-terminées et je pourrai, oh yeah; affronter en adulte responsable des perspectives enchanteresses de réalisation de belles nuits de 8, 9, 10? Peut-être même 11h ou, fantasme ultime: 12h. Rôlàlààà… j’en jouis déjà rien qu’à y penser. Et alors? Qu’est-ce que je ferai vous croyez? Ben voui, je m’essuierai le front, imbue de fierté et m’affairerai plus ou moins tout de go, à me trouver de nouveaux défis pour l’hiver. Ben voui. C’est comme ça que j’avance. À grands coups de front.

1- Tenez, voilà qui est fait2: Cette affirmation, c’est n’importe quoi; quand t’as des enfants, le dimanche: c’est la journée des commissions, du ménage et de la préparation. Le dimanche n’existe plus, et pas. Nous parents, avons perdu nos dimanches. Ils se retrouvent  assurément à la même place que les millions de bas orphelins, les promesses électorales et notre vieux gagné.

2- Comme c’est fabuleux l’Internet, on émet un désir et tout d’un coup: Ziou! Réalisé en bas de page. On ne s’en peut plus, dithyrambons ensemble les amis. À la nôtre! Et vive les interwebs!

Anonymat

13 December 2010

Au début, quand j’écrivais, j’étais toute seule dans ma bulle et personne ne me connaissait. J’avais pris soin de prendre un pseudonyme et de ne pas trop m’afficher. Je suis pudique en vrai, bon. Tranquillement, même si ce site n’attire pas des masses, mon nom a commencé à circuler, des amis, de la famille, des collègues de travail ont commencé à me lire. Certains m’ont retrouvée sur Facebook, plusieurs me suivent sur Twitter, sans compter ceux que j’ai décidé de suivre sur Twitter, Facebook, Flickr, LinkedIn, msn et tout et tout. Du coup, ben non, je ne suis plus anonyme, c’est pas mal facile de trouver ma trace numérique dilapidée à tous vents depuis 4 ans.

Rô, ça ne m’embête pas, je vis bien avec. Même que ça m’a aidé souvent ce passe-temps. J’ai appris des masses, j’ai découvert des tonnes, je connais pas mal bien mes capacités, mes ressources… et tout. Genre.

Reste que des fois, mettons, ça m’arrive d’avoir envie de dire des trucs pas fins. Ou des affaires qui m’angoissent terriblement. Mais je peux paaaaaaas; j’va inquiéter ma famille. Pis mes amis. Ou faire de la peine à du monde que j’aime. Et si je leur en parle pas, c’est que j’ai pas envie de leur en parler. Ben kin.

Tsé, des fois, il y a des gens qui pensent qu’avoir un blogue c’est écrire un journal intime public. Ben non. Si c’était le cas mes chéris, je ne serais pas en train de fantasmer sur le mien de journal intime. Caché dans mon tiroir, qui n’attend qu’une seule chose; se faire beurrer de ma plume-flouée.

Concert de Noël des Petits Violons

13 December 2010

J’avais vu ça dans le journal la semaine dernière: concert de Noël des Petits violons, gratuit. J’y croyais pas, donc j’ai appelé pour vérifier. Ben oui, c’était gratuit. J’ai pris 4 billets et y suis allée aujourd’hui accompagnée de mes parents et de ma fille. On a tous adoré. Bon, ok Coquinette a adoré à sa manière, disons que j’ai bien compris le message: 5 ans c’est un peu jeune pour un spectacle du genre. Elle est restée silencieuse, mais… mais… un vrai ver à choux! Elle a terminé le spectacle à danser assise sur le banc fermé.

Si vous voulez mon avis je dirais qu’elle a plutôt un chouette sens du rythme. Et que la voyant danser sur sa chaise avec autant d’enthousiasme m’a fait quand même un peu plaisir; elle prenait clairement plaisir à écouter cette superbe musique.

Reste que bon… un concert de cordes, c’est fait pour écouter, pas pour faire des acrobaties sur une chaise.

C’était à prévoir, j’ai eu les armes au yeux les 20 premières minutes. J’ai revu tout mon passé de petite fille d’orchestres. Tout le travail derrière un tel spectacle, je le comprends, je l’ai vécu pendant plusieurs années. C’est également sans surprise qu’un tel événement ait réussi à me plonger dans une mer de souvenirs et de réflexions sur ce qui me définit. Heureusement (ou pas) mon petit ver à choux m’a vite ramenée à des réalités beaucoup plus urgentes que l’introspection; la motiver à rester calme et silencieuse. Je lui ai commenté les 4 saisons de Vivaldi à voix basse, pour lui permettre de mettre des images sur les sons, à grands coups de:

– Pis là… ça s’en vient; tu vas entendre les oiseaux. Rôôôô! T’entends? Les oiseaux!
– Oh vouiiiii, je les entends!
– Et là… le chien…t’entends le chien?
– Voui, voui!
– Et là, rôôôôôô, là c’est le vent…

… et ainsi de suite pour la chaleur, le tonnerre, l’orage, la chasse, le froid, et tout, et tout.

À la lumière de tout ceci je recommande chaudement l’événement.

À la lumière de tout cela je recommande moins d’y emmener marmaille grouillante… (quoique bon, je ne regrette rien pour cette fois, la petite a vraiment eu l’air d’aimer beaucoup).

Ils font plein de spectacles tout au long de l’année. Gratuits aussi… si les vôtres d’enfants sont de nature plus rangée, c’est vraiment une super idée de sortie.

Du plan au résultat final

12 December 2010

Alors voilà, ça, c’était le plan, préparé soigneusement par Coquinette.

Et voici le château, confectionné par Bibi.

Première réaction de Coquinette en voyant mon oeuvre, qui était alors tout de carton brun, sans peinture ni trompette, sans fenêtre ou porte non plus (je l’attendais pour les découper): “Bon, attends, je vais regarder mon plan. Mais, mamaaaan! T’as pas bien regardééééé! Les tours de côté sont supposées être plus larges que celle du centre!” Ça m’a fait rigoler. Elle a l’oeil la chipie. On a redistribué les portes et les fenêtres ailleurs, pour ce ça reste solide, n’empêche que bon, je trouve que c’est quand même ressemblant. On voit une parenté, non?

Elle aurait voulu un toit et des murs tout le tour mais j’ai dû refuser. Manque de temps et… d’espace! On s’est entendues pour se dire que c’était le premier château/cabane (en fait non c’est la 2e cabane) de notre carrière, c’était ma fuite pour ne pas atteindre la perfection; il faut quand même qu’on laisse de la place pour s’améliorer… Nous connaissant, il ne serait pas surprenant de nous voir un jour nous essayer pour une cabane dans un arbre ou une maisonnette en quelque part derrière le chalet de quelqu’un.

Bien entendu, tout au long du processus je me suis demandée si je n’étais pas en train de trop donner de lead à ma fille, le but n’étant évidemment pas d’en faire une enfant-tyran. Et puis? Ben j’en suis venue à la conclusion que non. Oui elle a géré son projet, oui elle a donné son avis sur la réalisation des travaux, oui, beaucoup de choses qu’elle a souhaitées se sont réalisées… mais …. pas tout. On a négocié, j’ai dû lui expliquer plusieurs choses, elle a réalisé hier que quand on reçoit, on laisse la priorité à tout le monde et on passe en dernier (ce qui est facile à faire 30 minutes… mais 4 heures? Gros défi). Elle a appris énormément avec cette histoire de party de princesse. Même à faire des compromis. Et puis bon, j’ai mis des choses au clair: c’était une situation exceptionnelle, pour la récompenser de sa bonne attitude générale qui est fort agréable à gérer au quotidien. Parce que l’autorité parentale c’est aussi beaucoup cela: motiver son enfant en l’entraînant dans le positif, les plus vieux vous diront: une main de fer, dans un gant de velours. Je ne sais pas si j’ai la main de fer, peut-être est-ce davantage du bois, du cuivre ou du caoutchouc. À moins que ça soit une main de cote de maille… Me semble que le gant, lui, est bel et bien de velours quoique bon je vais rester humble et laisser Coquinette qualifier tout cela avec du recul, quand elle sera adulte.

Post mortem

12 December 2010

C’est comme ça han qu’on appelle ça un post mortem quand un événement prend fin? Je vais vous faire le mien de notre party de princesses, tout d’un coup un jour, vous auriez envie de faire ça vous aussi; une fête-juste-pour-le-fun.

Mise en situation

On a pensé à nos affaires longtemps à l’avance, 2-3 semaines. Coquinette m’a fait des plans de château de princesse. Superbes plans, sérieux. Un vrai de vrai château cute et tout. On a envoyé des cartes d’invitation lundi dernier à 8 copines de l’école, plus une amie de longue date. 3 n’ont pas pu venir, ce qui a donné le chiffre magique de… 7. Elles avaient toutes 5 ou 6 ans. Le party devait durer 4 heures, je servais le dîner.

La préparation

La semaine dernière j’ai fabriqué le château avec mes boîtes de carton de déménagement. Comme je voulais que ça concorde exactement avec le plan de ma fille (ben ouais, je voulais l’épater), j’ai acheté de la peinture… en canne. Coquinette et moi on a décidé de faire des ateliers;

– 1 de jeux de princesses
– 1 de bonhommes de pain d’épices
– 1 de bonbons de bain
– Si les filles s’emmerdent ou ont besoin de se faire occuper; 1 de fabrication de colliers
– Coquinette voulait à tout prix faire un atelier de vampire mais je vous avouerai que je n’ai jamais trop trop compris ce qu’elle voulait qu’on y fasse

En théorie, je devais préparer la pâte à pains d’épices la veille au soir, l’épicerie devait être faite la veille aussi, tout comme le ménage… genre.

Des plans à la réalité

Le château

Le fameux château qui devait me coûter pas une cenne, me coûta un bras ainsi que 3 visites à la quincaillerie. Une première pour acheter les cannes de peinture en spray. Une deuxième pour acheter du papier auto-collant coloré après que j’aie réalisé après expérimentation catastrophique: qu’on ne fait JAMAIS de la peinture en spray dans une maison. JAMAIS. Ça ne puish pas que devant, ni que sur les côtés la peinture en spray… que non. Ça se répand dans l’air, prend des heures à retomber… et vous force à laver 5 fois le plancher. Même si vous avez pris soin de protéger la moitié du dit plancher. Une troisième visite à la quincaillerie s’impose quand vous réalisez que le papier auto-collant disponible à votre quincaillerie n’est pas assez cute et que vous vous demandez si à l’autre bout de la ville, il y a aurait plus de choix (réponse; oui). Le château est finalement pas mal chouette et les filles ont vraiment joué dedans. Elles se sont toutes déguisées en princesse et ont eu l’air de tripper fort. Les couleurs ne correspondent pas aux plans initiaux de Coquinette (rose, rouge et bleu). Ça a plutôt été mauve pâle, mauve foncé et brun (simili bois). Pas par choix mais simplement parce que c’était tout ce que j’ai pu trouver se rapprochant des couleurs initiales.

L’épicerie

Pas eu le temps de la faire la veille, on l’a faite le matin même. Ça a décalé la préparation du dîner et bien d’autres choses

Le ménage

Incroyable mais oui; c’était fini la veille. encore plus incroyable, à l’heure où je vous écris, l’appartement est impeccable malgré l’ouragan de princesses de cet après-midi.

La bouffe

J’ai opté pour des quantités phénoménales de crudités, des oeufs cuits durs en formes de lapins et d’oursons (un gros hit), des sandwichs faits sur mesure que chacune pouvait se découper avec des emporte pièces déposés dans les assiettes avant qu’elles ne viennent s’asseoir pour manger. Le coupe sandwich en forme de coeurs a remporté un vif succès. Comme les filles les avaient gardées dans leurs assiettes, elles ont même mangé leurs croûtes. Je voulais faire des sandwichs aux oeufs, au fromage et au jambon mais en cours de route j’ai eu l’idée de leur demander ce qu’elles voulaient manger. Elles voulaient presque toutes un sandwich au jambon. Je les ai donc assises à leur place et j’ai fait le tour de la table comme au resto, en prenant leur commande. tout le monde a pris du jambon, aucun des sandwich n’était identique. Avec/sans mayo. Avec/sans fromage. Avec/sans tomates. Temps de préparation 1 minutes par sandwich. Satisfaction 4/6 (il y en a une qui avait déjà dîné avant d’arriver).

Ça m’a rappelé mon passé dans la restauration et dans les cafés. Câline que j’aimais ça faire à manger et servir le monde.

Jouer aux princesses

Se déguiser est toujours un hit mais à les regarder jouer ensemble j’ai vite réalisé qu’elles étaient peu à jouer vraiment à la princesse. Ça jouait à lire, aux casse-têtes, avec le chien (j’y reviendrai au chien), à crier (ouch, mes oreilles)… mais aux princeses-princesses. Nah, pas tant que ça.

Le chien

Prochaine fois, je me demande si je ne ferais pas garder Pépette. Il y avait 3 types d’approches chez nous aujourd’hui. Les “j’ai peur des chiens et je pars à courir dès que je vois que Pépette est à moins d’un mètre de moi”,  les “Oh! Un toutou! J’le veuuuuuuuux! J’veux l’toucheeeeeeer! Il est à mouaaaaaaaa!”, et les indifférentes. Pépette, du haut de ses 8 livres provoquait parfois tellement de réactions, je me suis vraiment demandé comment font ceux qui ont des vrais chiens à la maison.

Le pain d’épices

Ça a été le gros hit de la journée. J’ai fait la pâte, je l’ai étendue sur la table de la cuisine, j’ai appelé toutes mes princesses. Elles se sont changées (pas super une bonne idée de jouer avec de la pâte en robe de princesse que je me disais), ont lavé leurs mains et sont venues préparer les biscuits. J’ai déposé tous les emporte-pièces devant elles et j’ai fait la médiation, afin que chacune ait la chance d’en faire autant que les autres. La plupart en ont fait 4, certaines, pas mal enthousiastes se sont rendues jusqu’à 6. Il y en a même une qui m’a fait une oeuvre comme si c’était de la pâte à modeler. J’ai tout mis sur une plaque au fur et à mesure et j’ai mis au four. 8 minutes. Le glaçage était prêt. J’avais préparé dans des ziplocs des poches de rose, bleu, jaune, et blanc. J’ai refait 3 roses en cours de route, c’était et de loin la couleur la plus populaire. Les filles ont bien partagé les pochettes de glaçage et on adoré décorer leurs biscuits. J’en ai surpris quelques unes en train de sucer carrément les pochettes de glaçage mais dans l’ensemble elle sont restées civilisées. Elles ont fait de vraies belles oeuvres. Je vous le dit; un must. Gros bémol par contre à ma recette. En la suivant j’ai trouvé que la quantité de bicarbonade de soude était complètement absurde et je l’ai diminuée mais pas suffisamment semble t-il. Le mélange était à se rouler par terre alors qu’il était cru mais en cuisant le bicarbonade a contaminé les biscuits. Les biscuits cuits goûtaient juste trop. Pis la petite vache… ben ça goûte méchant. Avec du crémage par contre ça passe… mais ça reste décevant. Surtout avec des biscuits aussi jolis.

Les bonbons de bain

Ben euh… on n’a pas eu le temps de les faire… Je voulais les faire après le pain d’épices, pour une question de logistique, je ne voulais pas sortir d’éléments non comestibles sur la table avant les comestibles. Ceci dit oui, je suis consciente qu’une table; ça se lave. Bonbons de bain disais-je… oups, on n’a pas eu le temps. Une des petites princesse est restée chez nous plus tard que les autres, je m’étais arrangée avec sa mère qui avait des obligations tout l’après-midi. Avec mes 2 princesses restantes j’ai donc pu faire les bonbons de bain. On a préparé des sacs pour les autres copines. elles auront des surprises dans leur sac d’école lundi. Les petites ont bien aimé l’expériences mais mes gants étaient trop grands pour elles et la volatilité des ingrédients les a incommodé. Une des petites a un problème respiratoire, à un moment donné je leur ai proposé d’aller jouer dans la chambre pendant que je terminais le moulage. Quand j’ai démoulé elles sont venues me rejoindre dans la cuisine pour le test ultime: le bonbon dans un bol d’eau. Là, elles ont vraiment trippé. On en a passé 3, ça revolait partout, il y a eu près d’un pouce de mousse au dessus de l’eau.

À retenir pour une prochaine fois

  • 7, c’est pas si pire que ça, mais faut être recevant et aimer ça, sinon on ne s’en sort pas
  • Cacher le jeu de docteur
  • 1 seul gros bricolage, mais accompagné de quelques autres petites activités
  • Dur dur d’avoir trop de crudités
  • Demander aux parents d’apporter un tablier si je prévois faire cuisiner les filles certaines se retournées chez elles le chandail plein de farine
  • Donner un horaire de départ décalé de 5 minutes à chaque parent. Ça évitera les embouteillages dans l’entrée et ça permettrait peut-être d’avoir l’air légèrement plus polie dans mes salutations.
  • 4 heures c’est pile poil ce qu’il faut et à 7; ça passe drôlement vite.

Vais-je recommencer un jour

Ben… euh… peut-être que oui. Pourquoi pas? Les fillettes qui se sont présentées ici aujourd’hui étaient toutes bien polies et bien gentilles. C’était aussi une joie de pouvoir les voir jouer ensemble, voir leurs interactions, écouter leurs discussions. Ça permet de comprendre bien de choses aussi… comment ça peut se passer dans une classe, qui est plus leader, plus créative, plus sage, plus rangée, plus tannante, plus ricaneuse… Ça m’a aussi permis de me monter une banque de numéros de téléphone et de jaser un peu plus avec les parents. Mettre des noms sur des visages, et tout et tout. J’ai reçu plusieurs merci des parents aussi. Il semblerait que j’aie permis à plusieurs de se reposer ou de prendre du temps pour eux… Je vous avouerais que c’est le bout qui m’a le plus surprise, jusqu’à aujourd’hui, j’étais persuadée que la plupart des parents trouvaient un peu chiant ce genre d’invitation, tellement que je me sentais presque coupable d’organiser une telle fête. Je m’étais trompée…

5 minutes avant le retour des parents je suis allée voir les princesses pour leur demander de ranger leurs costumes, rapatrier leurs effets respectifs et se préparer tranquillement à partir. Ça n’a pas passé. Elles se sont toutes réunies en cocus pour décider d’un plan et sont toutes parties se cacher afin que leurs parents ne les trouvent pas. Ça a donné lieu à une situation un peu dramatique; 3 petites se sont embarré dans un garde-robe et on terminé leur journée dans une crise de larme, ayant cru qu’elles resteraient prises ans le garde-robe pour toute-la-vie. N’empêche, c’était flatteur de voir qu’elles souhaitaient rester plus longtemps ici.

Voilà! Party de princesses réussi. Non, je ne ferai pas ça souvent en inviter 6 de même mais maintenant que je les ai vues jouer ensemble, en inviter 2-3 à la fois, ça ne m’inquiète plus du tout.

Non, je vous mets pas de photos, je n’ai pas demandé d’autorisation…

Le complexe

9 December 2010

Pas le complexe comme dans j’ai un complexe là. Bah si j’en ai des complexes… et pas que des mignons… mais là, je ne parle pas de cela. Nah. Que non, je voudrais tout simplement vous dire deux mots sur le Complexe environnemental de Saint-Michel. Je ne le connais que de nom. Un peu de renom, mais vraiment peu… n’empêche que voilà: me suis perdue sur le site de la Tohu pour fouiner la semaine dernière et de lien en lien, je me suis  retrouvée sur cette page qui me dit, de même, à froid, qu’à 1 km de chez moi, il y a 5 km de pistes de ski de fond et de raquette. Du coup voilà ti pas que je m’enthousiasme et me surprend à rêver au jour où, Coquinette et moi, on rejoindra en 5 minutes de trajet d’autobus, ces fameuses de pistes. Sont mieux d’être belles, parce que si elles le sont, on vient de se trouver un nouveau terrain de jeu.

Partir tôt pour arriver tôt, ouais bon; c’est selon

9 December 2010

Partir tôt pour arriver tôt me disais-je ce matin en m’éveillant. Me motiver à accélérer la routine matinale, ressentant de tout mon être, cette urgence d’embrayer au plus sacrant, dans l’espoir d’arriver tôt au boulot afin d’ultimement en repartir pas trop tard. Le but avoué étant au départ: de pouvoir me rendre sans embûche à l’école de Coquinette puis, accessoirement déambuler dans la joie et l’allégresse en compagnie de ma descendance, dans les rues du quartier, à la recherche de notre chez nous et d’un souper chaud, savoureux, réconfortant.

J’allais chercher Coquinette à l’école en soirée mais elle n’était pas avec moi en matinée. Vu le 25 cm de neige qui nous était tombé sur la noix au cours des deux derniers jours, je tenais absolument à lui faire la surprise de me présenter à l’école en fin de journée… un traîneau avec moi.

Voilà donc comment cela se passa. Bon, oui; j’ai bretté. Mais pas tant que ça, 8h10 j’étais dehors, mon traîneau sous le bras, prête à me faire toute petite pour ne pas embêter les autres passagers de l’autobus. 8h11 j’étais à l’arrêt d’autobus et regardais l’heure écrite sur le poteau afin de confirmer que j’étais à la bonne place, à la bonne heure. Puis, le verdict tombe, de même, sans flafla: 8h17. Okiiii… que je me dis, 6 minutes. J’ai le temps de marcher jusqu’au prochain arrêt (j’aime ça moi, marcher). Je marche. J’arrive. Me tourne de bord; malgré cette vue magnifique des environs, cette visibilité me donnant accès à quoi, 1 km de chaussée en ligne droite? Je note cette flagrante absence d’autobus dans mon champ de vision. Aucun doute possible: l’engin brillait par son absence. Ben coudonc que je me dis alors… j’va marcher encore. Me voilà, avançant de poteau en poteau. Puis me voilà témoin, à un moment donnée, de trois vols d’outardes. Pauvres chouettes, il avait l’air de tellement venter là-haut… Et… et… et… ma parole… mais elle sont en retard! Tellement! J’en ai eu les larmes aux yeux pendant une partie du trajet. M’enfin, je disais donc… me voilà ti pas en train de marcher encore et toujours; jusqu’au prochain arrêt. Passe la 10e avenue, la 20e, Pie IX, Viau, Naaah, j’y crois pas: la 40e… l’Assomption. Toujours la même routine, je marchais, droite comme une moi, mon traîneau sous le bras. Lacordaire… Coudonc que j’me suis dit un coup rendue à Langelier, se pourrait-il tu que je sois capable, en ce mercredi matin ensoleillé, de shifter l’autobus? J’avoue, l’idée m’a plue, alors j’ai commencé à trottiner pour le dernier km me séparant du boulot. Et puis?

Bah voilà, ce matin; course improvisée entre l’autobus et Bibi. Bibi a gagné. 6.13 km. 65 minutes. Bibi remercie chaudement ses combines et ses jambières. Ses jambes et son goût de la marche aussi, tant qu’à y être.

Évidemment, adios arriver tôt au boulot, par contre j’avais la tête aérée à souhait et oui; ma fille a crié et sauté de joie quand elle m’a vue arriver à l’école mon traîneau sous le bras.

To do, la musique et la montagne

4 December 2010

Aujourd’hui, liste longue de même de trucs primordiaux à faire. Je suis encore en train de bretter parce que je n’ai pas tout à fait organisé l’information dans ma tête. Ménage, lavage, pliage, épicerie, promener Pépette, défaire des boîtes (ouais, encore), travail de fin de session. Migrer de Tiger à Leopard. Tant qu’à faire ça: gros backup en vue. 1 an de stock de photos, de textes et de projets personnels. Jouer du violon aussi, parce que je m’ennuie de mon instrument. Il a séjourné chez mes parents quand j’ai déménagé, je voulais qu’il y repose quelques jours en sécurité. Il y sera resté plus d’un mois en fin de compte. Faire des abdos aussi… je me dis qu’une fois par mois ça ne peut pas faire de tort.

À propos de violon, Coquinette aime beaucoup la musique, on se pratique depuis un peu plus d’un an à faire nos gammes, à comprendre les concepts des notes (noires, croche, blanche). Elle les reconnaît pas mal toutes, grâce à un livre d’histoire qui m’appartenait quand j’étais petite. Il s’appelle La merveilleuse histoire des notes, c’était édité par Larousse musique. Vous le connaissez? Je le google pour le fun depuis tantôt et je ne trouve à peu près rien… C’est un des livres préférés de Coquinette. Elle a son petit violon depuis l’an dernier aussi. J’ai refusé de lui donner des cours, parce que je ne voulais pas qu’elle ait de pression, et puis bon, je ne suis pas à l’aise avec le rôle cumulé de prof et maman. Je voulais simplement lui permettre de s’initier tranquillement, qu’elle apprenne à tenir un archet, à “zigonner”, à placer ses doigts, à se faire un peu l’oreille. Je lui ai fourni l’instrument et mon soutien. Je lui ai offert mes partitions d’enfant et j’accorde son violon quand il est désaccordé. La petite chipie a d’ailleurs un pas pire oreille, je peux déjà me fier à son jugement si elle me dit que j’ai mal accordé son violon. Le violon commence à être trop petit, et je me demande un peu si c’est son instrument. Pas qu’elle ne soit pas bonne. Non, elle l’aime bien son violon et je crois qu’elle a un certain talent. Mais elle n’embarque pas de son propre chef comme pour le dessin, la chanson, l’escalade ou le yoga par exemple. Il faut lui rappeler qu’elle a un violon pour qu’elle ait envie d’en jouer. Et puis j’ai très peur de lui imposer des choses qui ne viennent pas d’elle. J’ai bénéficié d’une formation musicale, durant 14 ans (mais bon, j’étais pas super disciplinée, je n’ai que l’équivalent d’une 6e année), et je suis incroyablement reconnaissante d’avoir eu accès à cela. Je tiens vraiment à ce que ma puce y ait accès aussi. Et pour qu’elle y ait accès je ne considère, pour le moment, qu’un facteur déterminant: la motivation. Tout le reste est là, j’en suis convaincue. Nous commençons donc, elle et moi, la phase de recherche de “son” instrument. Oh… on s’accordera le droit de se tromper, de changer si ça ne convient pas, et tout et tout… Pour le moment donc, c’est là qu’on se situe: choisir l’instrument. Elle semble pencher du côté du violoncelle. Moi, je m’exclame “Bon choix! bon choix!”

… parce que voyez-vous… si elle persiste et signe pendant plusieurs mois (le temps que j’économise la somme faramineuse nécessaire pour l’acquisition d’un tel instrument -non, un bon violoncelle ne se trouve pas à 200 piasses- et que je m’assure que c’est un désir sérieux et intrinsèque et non une projection de sa mère)… si elle persiste, disais-je; je vais, comme mon papa l’a fait dans les années ’80… nous chercher un prof. Ça fait 15 ans que je remets à demain mon initiation au violoncelle… je serais nouille de passer à côté de l’occasion… Elle choisira peut-être le piano aussi… ou la harpe. La trompette? Peut-être la guitare… Être bien organisée, j’inscrirais ma fille aux Jeunes explorateurs de la faculté de musique de l’Université de Montréal, mais je me dis que je connais déjà assez le dossier et j’ai assez de contacts pour lui présenter un bon éventail d’instruments par moi-même.

Oh well, on en est donc là: ménage, devoirs, travaux, emménagement, organisation pré-Noël et tout cela… en méditant sur l’avenue musicale que la casa de Pec et Coquinette emprunteront dans des temps pas lointains.

Je m’interroge aussi, de façon plus nombriliste sur mes choix de vie à moi, comme par exemple, devrais-je faire la maîtrise en sciences de l’éducation ou en management? En management de l’éducation? Devrais-je m’entraîner afin de devenir marathonienne? Triathlète? Ou alpiniste? Des connaissances à moi s’en vont au camp de base de l’Everest en novembre 2011, je suis en train de me tordre en quarante-douze mille tours de boyaux tellement je veux y aller. J’hésite… je trouve bien bien dur, de prévoir un voyage comme ça, 11 mois d’avance… Si en 4 mois je suis capable de rompre avec un amoureux, changer de job et déménager, imaginez à quel point ma vie peut changer en 11 mois… ce qui fait chier avec ces trois disciplines, c’est que je vais devoir apprendre à m’organiser à l’avance. On ne décide pas comme ça… un samedi soir au bord du feu au chalet avec des amis, que le lendemain on part sur une go; monter une grosse montagne à l’autre bout du monde.

… ou peut-être que si… mais alors, il faudrait que je me recrute de nouveaux amis… D’ici là, je vais essayer de me trouver du temps pour faire une école de haute montagne cet hiver. Ça et de l’escalade de glace. Voir si j’ai les nerf assez forts pour mes ambitions.