des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

C’est bon; ne rien faire

30 October 2010

Se réveiller. Bretter. S’habiller. Promener le chien. Acheter du pain. Gambader dans le parc. Faire manger le chien. Manger toi aussi. Twitter. Faire le café. Laver la vaisselle. Parler à ta mère au téléphone. Prendre ses messages. Twitter. Lire le journal. Twitter. Défaire des boîtes. Prendre une pause. Prendre tes messages. Défaire des boîtes. Parler au chien. Rire avec le chien. Rire toute seule en s’imaginant que le chien rit aussi. Défaire des boîtes. Hésiter entre prendre une douche et défaire des boîtes. Défaire des boîtes. Défaire des boîtes. Prendre ses messages. Vouloir brancher la télé. Vouloir brancher l’ampli. Vouloir brancher le lecteur de DVD. Ne rien brancher faute d’arriver à y avoir accès. Décider finalement de prendre sa douche. Embarquer dans la douche et décider que ça sera plutôt un bain. Se coucher dans le fond du bain et regarder l’eau couler. Se laver. S’habiller. Twitter. Regarder le poisson rouge faire caca. Laver le bain. Sortir le chien. Le rentrer. Enfourcher un Bixi pour retourner à l’ancien appart, s’assurer que tout est beau. Prendre les aiguilles du compteur en note. Laisser sur place les derniers doubles de clés. Revenir en Bixi. Repartir, encore en Bixi. Aller chercher Coquinette. Promener le chien avec elle. Décider de ne pas faire le souper. Proposer d’essayer le resto de tapas juste à côté. Préparer un sac avec un toutou, une poupée et un livre. Se rendre au resto avec Coquinette et le sac. Commander en calculant mentalement les groupes alimentaires. Lire le livre en attendant le souper. Faire parler le toutou et la poupée. Se régaler. Payer. Se rendre à la pharmacie, pour acheter les essentiels d’Halloween. Revenir en chantant des comptines de gros mots. Préparer Coquinette pour le dodo. Pouch pouch de salinex. Splouch de vicks. Sortir le chien 1 minute, le temps qu’il fasse pipi. Prendre ses messages. S’ouvrir une bière. Choisir un film. Hésiter entre Les frère Marx ou des courts métrages de Buster Keaton. Choisir enfin un film d’ado. Ou peut-être la saison de Twin Peaks. Ah pis bon; finalement ça sera de la lecture pour ce soir. Prendre ses messages. Twitter. Cliquer “j’aime” sur tout ce que tu aimes dans Facebook. Tu aimes probablement beaucoup trop de choses. Twitter. Faire tes changements d’adresse. Lire les nouvelles. Mettre ton pyjama. T’endormir. En te rappelant de remercier ta bonne étoile, d’être capable, parfois; de prendre une journée de congé.

Cute, cute, cute…

30 October 2010

- Bonne nuit Coquinette
– Bonne nuit maman…
– Je vais sortir Pépette 2 minutes en bas de l’escalier, le temps qu’elle fasse pipi..
– Ah… euh… ok…

La maman prend son chien, attache la laisse…

– Euh… maman?
– Quoi?
– Ben… euh… fais attention ok? Parce qu’aujourd’hui y’avait une sorcière à l’école… peut-être elle est en train de rentrer chez elle…

Oui, oui, j’y suis!

28 October 2010

Je suis rendue de l’autre côté! La cuisine est presque placée, la salle de bain est toute jolie, la penderie bien remplie, mon bureau organisé, la chambre de Coquinette en voie d’être placée, dans la mienne; c’est la cata, mais j’ai réussi à monter mon lit hier et à trouver ma boîte de bas et bobettes, ce qui relève de l’exploit donc je suis fière. Exit pensées envahissantes, l’heure est aux réjouissances; c’est vraiment beau ici, même en ce moment, alors que je patauge dans un océan de boîtes aux contenus complètement absurdes. J’ai 40 douze histoires de déménageurs à raconter, mon doux que je suis tombée sur des spécimens intéressants. À étudier, je veux dire… strictement pour la science. Vraiment.

Depuis mon arrivée je me sens incroyablement bien. C’est paisible ici, calme. Joli. La rue est superbe, le voisinage a l’air agréablement serein. Les proprios sont bien gentils. Pépettte est heureuse (du moins c’est ce que j’ai décidé qu’elle était), Coquinette aussi (ça, c’est plus facile à se rendre compte de). Alléluia, j’avais pris le temps de popotter tout septembre et de congeler des tonnes de petits plats. Grâce à ces agréables initiatives j’ai réussi à produire un lunch pour ma fille lundi matin.

Et puis voilà; la vie continue! J’ai été bouleversée hier, de constater en le consultant; que mon agenda de la semaine était vide. Zéro, rien pantoute. Bref: le bonheur. Je gagne déjà en temps de transports, joie!

Dans la catégorie des nouveaux défis à relever; apprendre à me coucher plus tôt figure désormais premier dans ma liste des priorités.

Rââââ… l’amouuur…

28 October 2010

Bon, ce soir je vous raconte une histoire *tousse* *tousse*, qui me vient d’une amie d’une amie, d’une amie, d’une amie, d’une… bon, vous comprenez le topo; pas de chez nous là, nah. C’est l’histoire d’une puce qui a commencé la maternelle il y a deux mois et qui s’est tout de suite entichée d’un petit confrère de classe. Paraît qu’ils étaient bien beaux à voir et tout. Ils jouaient ensemble, s’asseyaient sur le même coussin à la biblio, se tenaient par la main et tout et tout. Un bel amour là, et puis tout d’un coup, un soir, Demoiselle x sort le chat du sac en contemplant son bol de spaghat:

– Tu sais maman, Lucas, ben c’est plus mon amoureux

– Ah non? Pourquoi? (Ici, admirez la technique de la mère-qui-a-tout-appris-de-Mère-Indigne-et-fait-semblant-de-rien-afin-de-faire-parler-son-enfant. C’est que s’il se sent jugé, l’huître se refermera et l’on ne pourra plus rien en tirer. Pis la maman… la maman… elle VEUT savoir pourquoi ce petit $%?&#% de Lucas a rejeté sa fille)

– Ben y m’aime plus. B-r-a-v-o. Parce que moi, je l’aime encore, tsé. Et il m’a menti. Il m’a dit que c’est parce que je ne passais pas assez de temps avec lui et que Chloé elle, elle voulait passer du temps avec lui. C’est un mensonge. Moi je voulais toujours jouer avec lui mais lui y voulait plus jouer avec moi.

– Hon, pauvre chou… et pis là Chloé?

– Ben c’est rendu son amoureuse

– …

– Ouais, bravo, alors moi là, j’ai d’la peine bon.

– Mais euh… tu me disais pas la semaine dernière que tu étais amoureuse d’Arnaud maintenant?

– Hihihi, ben oui, seulement lui Arnaud, y veut pas être mon amoureux.

-Mais, hum tu lui as demandé d’être ton amoureux?

– Ah non, j’ai pas envie de lui demander, je lui ai dit une fois mais il voulait pas. Il veut pas de câlins, pas jouer avec moi, alors moi j’ai décidé que je suis son amoureuse mais qu’il le sait pas.

– Euh? T’es son amoureuse, mais lui; il le sait pas?

– C’est ça! Alors il le sait pas…. hihihi et pis moi je le suis…

Voilà. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me fait méditer cette histoire. Et puis bon, j’ai comme l’impression que cette maman va s’étouffer un peu beaucoup souvent dans son plat de spaghat au cours des prochaines années. Appelons ceci; une prémonition. Genre.

Ça y est presque!

24 October 2010

Vendredi soir, minuit, la grande majorité des boîtes étaient terminées. Je réalisais qu’il m’en manquerait au moins une dizaine, que j’aurais besoin de trouver de toute urgence en revenant de l’école le lendemain soir mais za part de cela; tout y était. La chambre de Coquinette avait été vidée et les pôles de rideaux décrochées. Le couloir était vide de tout apparat et gorgé de boîtes de toutes tailles. Pépette était promenée et calme tandis que moi, je me félicitais à grands coups de “bravo championne”, d’avoir craqué pour une belle perceuse de Walt 14 jours auparavant.

Je me réveillai 6 heures plus tard au son de la radio, qui me sommait d’embrayer et d’aller promener toutou; ce que je fis en savourant le spectacle de la pleine lune dorée d’aube. Au retour j’ai essayé de prendre mon temps et de savourer la vie un tantinet, mais échouai avec brio. Oh, j’ai bien savouré, seulement voilà, peut-être un peu trop… Mes excès de flanc moutisme retontissent habituellement sur l’image que je donne au sujet de ma ponctualité … basta que je me disais, alors que je marchais sur Châteaubriand pour mon dernier matin de vie de métro-beaubienne. Le soleil frappait les feuilles d’arbres et me rebondissait en plein visage, la musique dans mon ipod était excellente, j’avais le pas léger malgré les 25 livres de bouquins que je trimballais sur mon dos. J’avais envie de jouer, de danser, de rire, de courir (dieu que je m’ennuie de la course depuis 2 semaines. Je n’ai plus du tout le temps de jouer les gazelles, me trouvant coincée dans un horaire de fou; de déménageuse-maman-étudiante-travailleuse) ce qui me faisait sautiller sur place à chaque lumière rouge.

En tout cas, donc là, le soleil en plein visage, complètement aveuglée par les rayons,  j’ai eu un soubresaut de joie. C’est beau l’automne.  L’éclairage, d’octobre me fascine; je passerais mes journées à l’admirer et le prendre en photo.

Suis arrivée en retard, mais j’ai suivi ma journée de cours comme une pro. Au retour j’ai trouvé une dizaine de nouvelles boîtes, que ma mère était venue déposer chez moi pendant mon absence. Je vous l’ai déjà dit? Ma mère… elle est fabuleuse. J’ai eu le temps de prendre Pépette pour une longue promenade, au soleil; encore. On a joué à se courir après au parc et à tourner en rond au sommet de la bute du parc Père-Marquette.

Là, ça va. Il me reste encore des boîtes mais j’ai espoir de me coucher à une heure raisonnable. Je n’ai qu’une tablette à démonter. Pis ma base de lit. Demain, avant l’heure du dîner, je serai déménagée.

Woohooo!

Ah oui, pis mon mot clé de la semaine: dépatouiller, je l’ai utilisé à toutes les sauces mais avec le recul, je constate que je ne pêchais pas par excès… je me dépatouillais pour vrai. Là, ça va; dépatouillée je suis, ou presque. C’est quand même moins stressant défaire les boîtes une fois rendue de l’autre bord que d’embrayer pour les faire avant l’arrivée des hommes forts.

Vincible

17 October 2010

En fait je mets ce titre-là mais c’est juste pour faire contraste avec le précédent. Et puis parce que voilà, je me suis vaincue toute seule, ce qui en soi, est probablement un exploit.

J’ai signé mon bail il y a un peu plus d’une semaine, et puis tout de suite j’ai commencé à faire mes boîtes, parce que le temps presse. En parallèle, je m’inquiétais de mes cours d’université, du bien-être de Coquinette, parce que moi déménager, ça m’angoisse comme à peu près rien. Je deviens simili-folle quand je vis dans les boîtes, je doute, je rage, j’angoisse. Aucun doute possible: je hais déménager! Mon ex halifaxois me disais tantôt que je souffre du syndrome du chien de Pavlov. Je seconde, il a bien raison. J’ai pas eu 1 déménagement joyeux à date, du coup, je suis un brin sur mes gardes. Si au moins ça pouvait ressembler à une annonce de bière ou de pizza, mais je bois peu et d’la pizz’ ben j’aime pas ben ben ça. J’ai aussi beaucoup de misère à concevoir que mes amis puissent être aussi joyeux à l’idée de trimballer mon frigo.

En tout cas… ai signé mon bail, ai fait des boîtes, tout plein. Pendant ce temps-là, j’ai mis un tantinet mes études de côté mais ça va… de ce côté-là ça assure parce j’ai des cours intensifs: une fin de semaine par mois, le vendredi et le samedi. 16 heures de cours en 2 jours et puis ziou; ensuite je repars travailler la tête légère pour un autre mois. Bon, ok, j’ai des grooooos devoirs à remettre mais tsé, quand t’es organisée: tu y arrives. Comme là: je suis full organisée mon plan est de les faire à partir du 25 octobre, dans 9 jours.

Me voilà donc, fin prête pour bouger au plus vite. Parce que puisque j’ai un nouveau chez moi prêt à m’accueillir, je ne vois pas trop l’intérêt de bretter ici. Et puis la dernière fin de semaine du mois d’octobre, c’est la fin de semaine de mes cours. Il faudrait être un peu tarée pour se bouquer un déménagement, l’Halloween et 2 jours de cours dans le même 3 jours… come on.

Cette semaine j’ai donc réservé mon camion, il arrivera vendredi le 22 au matin. Vendredi midi je serai déménagée, vendredi soir j’aurai fini la première couche de peinture de  la chambre de Coquinette. Dimanche j’aurai défait tout plein tout plein de boîtes, les lits seront faits et propres et ça sentira bon les épices chez nous et Coquinette aura une belle chambre neuve avec des beaux murs et un beau meuble tout neuf que je viens tout juste de lui rapporter du IKEA. Ça tombait bien aussi parce que ma puce, elle partait vendredi matin pour l’école et je ne la revoyais que le dimanche soir; elle passait la fin de semaine chez son papa.

Tout cela semblait bien. Bon. Calculé à la minute près. Un exemple d’ingéniosité, un défi de logistique, puisque d’ici là j’avais prévu changer un flat impromptu survenu plus tôt cette semaine (et ne me laissant devant autre option qu’une file d’autobus à heure de pointe), commencer mes travaux d’université (lundi), courir 10 km pour me ressourcer (lundi), présenter un truc important (mardi), donner un gros coup sur les boîtes (tous les soirs. C’est qu’il y a fucking beaucoup de boîtes) et finalement: passer mon examen de conduite (jeudi). Le tout, enroulé dans la dentelle des jours de bureau, les aller-retour à l’école, les lunchs et les marches de Pépette.

J’avais aussi prévu, comme c’est quand même un peu important: prendre ma douche et me brosser les dents.

Respecter cet horaire tenait du miracle, mes chances de réussite étaient presque nulles, mais je m’accrochais à mon rêve, telle une maman koala à sa branche d’eucalyptus. Tout cela tenait disais-je, de l’utopie, mais comme il m’arrive de me surprendre agréablement, je me disais que c’était jouable. Genre. Presque. Genre-presque. Genre.

Et puis tantôt… une copine d’école m’appelle. Parle-parle, jase-jase. Et reparle, pis rejase. Ah c’est l’fun parler avec elle… elle angoisse un brin à cause des devoirs à remettre vendredi.

-Ahahah! Que j’m’éclame; “Ben c’est pas ce vendredi-ciiiiii!”

Elle – Ah mais vouiiii…

Moi – Ah mais c’est que naooooooon….

Elle – Ah mais si… ben coudonc'; j’ai peut-être mal noté….

Moi – (Polie mais quand même, voir si j’aurais fait ça; me tromper d’une semaine dans mon agenda) Ben sais-tu, ça pourrait aussi bien être moi qui s’est trompée….

Elle – Effectivement, je regarde sur le site du cours… et c’est toi qui est dans l’erreur…

Je vais vous dire: depuis quelques jours, je voyais mon niveau d’angoisse qui commençait à augmenter dangereusement. En général l’angoisse et moi, on s’entend pas super bien… du coup, quand je la croise; je me fâche et moi, me fâcher… ben ça m’angoisse. Je commençais à avoir des pensées négatives et plein de trucs moches qui m’embêtent et minent ma joie. Mais moi, j’aime pas ça avoir des pensées négatives, alors je me disais que j’étais pas très bonne de penser cela, que c’était pas glorieux du tout… Ce qui avec le recul, n’est probablement pas la technique la plus efficace au monde pour se départir de pensées négatives. Et puis voilà: on m’annonce 16h de cours la fin de semaine où je suis supposée déménager, je suis dans les boîtes jusqu’au cou, c’est sale, on dirait que ma vaisselle sale s’empile plus vite que d’habitude, j’ai hâte de déménager, de bouger, de poser mon stock et de tourner la page.

C’est fou… mais depuis que j’ai appris que je me suis trompée dans mes dates, j’ai l’impression d’être beaucoup plus relax. Je n’ai absolument aucune chance de m’en sortir indemne. C’est absolument impossible que je remette un travail qui me demandera des tonnes d’heures d’investissement dans 6 jours, que je finisse d’empaqueter mon appartement, que je passe avec brio mon examen de conduite, que je fasse bonne figure au bureau, que je donne suffisamment d’attention à ma fille, que je change mon pneu de vélo (la roue arrière; sérieux, je vois ça vraiment pire que la roue avant) et que tout ce temps là, que je porte du linge propre, que ma bouffe goûte bon et que j’arrive à me peigner comme du monde le matin.

Impossible.

Et puisque c’est impossible… en raccrochant le téléphone tantôt, j’ai pris mon porte-monnaie, j’ai traversé la rue, j’ai ouvert le frigo à bière du dépanneur et me suis ramassé une caisse de 6 Hoegaarden. 2 pour ce soir, le reste à savourer après mon rush, ou à offrir à la visite.

Ça goûte bon.

Avant la bière j’avais une folle envie de rire, maintenant je souris: la vie est jolie. Plutôt. Puisque je ne suis même pas capable de visualiser ce qui va se passer d’ici 7 jours, aussi bien rigoler et me permettre 2 heures de lâcher-prise avant le dodo. N’empêche… si je me reprends une autre fois à me dire que ma vie est plate et que ça bouge jamais assez, z’avez ma permission pour me donner ce billet en référence.

J’y repense et je me dis que le conflit d’horaire est probablement tellement énorme que mon cerveau a de la misère à le computer. Ça doit me venir de là; cette envie de blanche frette et cette agréable absence de stress.

Invincible

10 October 2010

Cette impression d’invincibilité ressentie au retour d’une course me fascine toujours.

J’ai l’impression d’être, tout à la fois:

… une coureuse
… une ballerine
… une yogi
… une karatéka
… une pop-star
… un sex symbol

Je fais des push-up sur le comptoir de la cuisine en faisant des vocalises, je kick très haut dans le vide, me balade sur la pointe des pieds en faisant plein de petits sauts en chantant l’opéra…

Cet ego boost est savoureux. Une petite heure drôlement bien investie en ce dimanche après-midi.

800 mètres

9 October 2010

Voyons, voyons, où en étais-je la dernière fois que je suis venue ici? La solitude? Ah oui, fichue solitude. Heureusement, ces jours-ci, elle n’a pas trop d’emprise sur Bibi. Pas que je fasse de la négation, ni que je m’imagine que je suis plus forte qu’elle. Nenon: je suis juste trop dans le jus pour avoir le temps de m’ennuyer de quoi ou de qui que ce soit. À part de Coquinette. C’est toujours un brin emmerdant ici, quand son rire ne retentit pas dans le salon. La bonne nouvelle c’est que ses absences passent elles aussi de plus en plus vite: Bibi est, comme je le disais il y a 5 secondes… dans le fucking jus. Mais du beau jus là, car voui, cela est possible.

D’abord, j’essaie encore de courir un brin, mais ça devient un peu plus dur parce que… je marche 50 minutes par jour pour reconduire et aller chercher Coquinette à l’école. Bon, je ne le fais pas tous les jours… seulement 6 par 10 jours d’école, ce qui demeure quand même appréciable je trouve. Ensuite, j’enfourche mon vélo 5 jours semaine et ziou, direction boulot. Voyant que j’y prenais goût, au vélo, je me suis équipée pour l’automne. Du coup, non, je ne le laisse plus à la maison quand il pleut. Nah… quand il pleut, je rigole, je sors avec mes pantalons de pluie, mes couvre-chaussures et mes gants d’automne et je nargue la grisaille. J’ai toujours cru qu’il fallait être un brin timbré pour pédaler délibérément dans la pluie. Depuis, j’ai compris que quand il pleut les pistes cyclables sont vides. Ça roule bien, les matantes restent chez elles ou vont dans l’autobus. Ça me remplit le coeur de joie.

Mais je parle, je parle, c’est pas pour ça que je suis dans le jus. Nah… c’est parce que je travaille sur mon cours d’université, je suis dans mon rush de derniers cours de conduite (l’examen s’en vient à grands pas. Aujourd’hui je suis allée sur l’autoroute pour la première fois, woohooo! M’en suis sortie vivante. Yé!), je fais un traitement de physio pour un vieux bobo pas réglé dont je veut me débarrasser pour courir plus et mieux, et puis…. je viens de trouver un nouvel appartement. Un joli là, en plein où je voulais habiter. À 800 mètres de l’école, près du parc Molson, d’un autre parc chouette, de mes deux restaurants préférés, et ça me coupe le trajet en deux. Je me rapproche d’un métro… bon… ok… c’est looser la ligne bleue, mais de toute façon je suis dans une passe intense de vélo, du coup le métro je ne le prends presque plus. Et puis je passe mon examen de conduite bientôt, si ça se trouve je pourrai emprunter l’auto de papa-maman dès novembre. Si je passe le test bien entendu. Mettons. Pis bon, l’auto… vu ma performance sur l’autoroute, disons que je la prendrai pas tout de suite pour faire des aller-retour au Vermont pour y  grimper des montagnes. Mes trajets vont ressembler à: aller au marché Jean-Talon… à l’île de la Visitation… tsé là, pouet pouet tranquille, le temps de me muscler un peu les muscles du devant du mollet droit…

J’en reviens à l’appartement, il est joli, lumineux. Ok, vraiment beau. Mon plus beau logis à vie. Beaucoup mieux rénové que quand j’avais moi-même participé aux rénovations de mon ancien logis. Avec plus de goût, pis toute. Et… et c’est un appartement de gars, avec du cèdre, pis du grès et genre une hotte-micro-ondes en fini stainless steel. J’ai un balcon dans ma chambre, Coquinette s’est vu promettre une nouvelle chambre jauuuuuune, qui est sa nouvelle couleur préférée. Pépette est la bienvenue, c’est d’ailleurs écrit cela: Pépette, dans le bail. Mon poisson rouge quant à lui n’est pas inscrit dans le bail mais je prends pour acquis qu’il est le bienvenu. En général, il n’est pas très dérangeant.

Voilà, je suis dans les démarches pour trouver quelqu’un qui me remplacera dans mon appartement actuel. Ça va vite, j’ai plein d’annonces sur mon répondeur, c’est encourageant. Les visites ont commencées, je me croise les doigts pour qu’un arrangement se conclue rapidement.

Du coup je suis dans les boîtes.

Du coup je réalise que je vais devoir laisser des tonnes de trucs derrière moi. J’organiserai sans doute une vente de garage intérieure dans mon salon dans 2 semaines. J’ai trop de tout, c’est fou tout l’inutile que j’ai accumulé dans ma vie.

Du coup ce grand ménage fera beaucoup de bien.

Mais tout de même… du coup… les 14 prochains jours de ma vie se résumeront à: faire des boîtes. Les 14 suivants je ferai quoi? Vouiiiii! je vais défaire de boîtes! Ce soir, j’en ai pas encore, des boîtes alors je viens ici, mais à partir de demain j’embraye comme on dit. Ah… et pis j’ai une belle perceuse de Walt neuve. C’est comme mon champagne (de toute façon boire du champagne toute seule, c’est bof). Et ça sera plus utile que de la boissons pour démonter ma base de lit. Un niveau aussi. J’ai comme pas l’intention d’installer de tablettes dans mon nouveau chez moi mais c’est pas grave. Ça me remplit le coeur de joie d’avoir un beau niveau neuf. Bon. Est-ce que je viens de dire que c’est fou tout ce que j’accumule? Ah ouais… bon. J’ai un niveau. Oui.

Voili, voilou…

Ah… pis demain, entre 2 boîtes, je pars faire 3-4 heures de vélo, parce que tout de même, c’est stressant un brin déménager vite comme ça. Je vais avoir besoin de me calmer un peu et d’admirer le fleuve ou la rivière le temps d’une p’tite ride.

Tranche de positivisme

5 October 2010

Garder la capacité de s’émerveiller dans la vie, ça doit pas mal ressembler à ceci:

-Oh! Maman! Regarde; j’peux faire des bulles avec mon nez! Aaaaah… maman… ça faisait tellement longtemps que  j’avais pas été capable de faire ça.