des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

C’était inévitable

26 September 2010

Ça m’est tombé hier sur la noix. Oh, bien sûr je l’avais vu venir, je m’y attendais. Ça n’est pas la première fois que je suis célibataire et comme lors du dernier exercice ça m’avait pris un certain nombre de mois avant d’allumer sur ce que d’être seul implique, je m’attendais à devoir passer une zone tampon avant de tomber dedans officiellement et de plein pied. C’est arrivé hier et depuis, ça accapare un certain nombre de mes pensées.

J’ouvre une parenthèse ici, parce que ça me tente: Cet été j’ai été très active, j’ai obtenu un nouveau boulot, j’ai décidé de mener plusieurs défis de front et ça me convient. Je suis à l’aise avec ça. Vendredi j’ai recommencé mes cours à l’université. J’ai eu des cours 2 jours de suite, je suis un programme qui se donne de façon intensive, 1 fin de semaine par mois. C’est génial comme horaire pour plusieurs raisons et cette histoire de suivre l’équivalent de 5 cours en deux jours l’est tout autant. Quand je sors de mon cours le samedi à 17h, je sais que je suis plus compétente. Je me ses maître de mes moyens. Je suis fière et ne cesse de me féliciter du culot de ma démarche. Ces temps-ci je trouve ma vie drôlement chouette, je vois plein de positif autour de moi et je suis sereine, dans le jus, mais heureuse de l’être. Fin de la parenthèse.

Ça m’est tombé hier sur le coco disais-je. Mais de quoi? De quoi?

Ben… la solitude.

Une vieille amie que j’avais oubliée, je ne la déteste pas. Pour le moment je ne suis pas mal à l’aise de sa visite. Je constate. Voilà, c’est dit; je constate qu’elle est de retour dans ma vie. J’avais écrit un texte là-dessus il y a un peu plus de 3 ans, c’est ici Solitude, ça résume assez bien mon point, et j’aimais bien ma finale.

Ce qui pèse le plus, dans cette solitude, c’est de ne pas pouvoir partager ses découvertes. Pour les angoisses, les déceptions ça va, je suis capable d’être discrète pendant un bout de temps, mais pour ce qui me rend fière? Ou toute ces petites réflexions sans importance de la vie quotidienne? Je sais pas, je crois que j’ai besoin d’une plate-forme d’expression. Pas un blogue, pas un twitter, juste une place ou je pourrais jeter un nombre incalculable de bouteilles à la mer, que personne ne lirait mais que moi j’aurais la satisfaction d’avoir sorties de mon cerveau. Une genre de:

– Yé, j’aime ça l’école
– Bleh il fait humide, j’ai mal aux os
– Oh wow, The Squid and the Whale c’est dont ben bon ce film-là!
– Wouuuu, mais pourquoi j’ai tant attendu avant d’écouter Zombieland!
– Jouer du violon ou faire mes travaux d’école? Faire mes travaux ou jouer du violon?
– Je peux lire un livre de zombies avant de me coucher? Ou ça serait mieux un truc qui m’assure de bien dormir?
– Au secours, IMDB a changé d’interface! Aaah! C’est dont ben pas beau! Pis j’suis toute mêlée là!
– Non, vraiment, je réitère, je suis super fière de moi de persévérer dans mes études.
– Je veuuux aller nager mais vraiment mon style dans l’eau me fait honte. Pas mon maillot par contre. Heureusement que je l’ai; dans sa coupe réside désormais toute ma belle motivation.
– Ah euh, oups… j’ai encore craqué pour un bidule que j’ai pas de besoin de.
– Mais pourquoi j’ai acheté autant de café cette semaine?
– Huuum… chips…
– Pépette est cute.
– Courir ou cuisiner, cuisiner ou courir? Hé merde, la journée avance dont ben vite.
– J’ai des rides d’expressions depuis le mois d’août, je m’habitue pas aux photos qui ont été prises de moi depuis. Ça me fucking trouble.
– Ahahahah! Aaaahh, hin hin hin.
– Ah zut, j’ai oublié d’acheter des oeufs, pffff.
– C’est plus drôle vieillir je trouve, quand ça te fout des rides aux joues et des douleurs aux articulations.
Je veux un nouvel appart, je veux un nouvel appart, je veux un nouvel appart, je veux un nouvel appart.
Je veux un char, Je veux un char, Je veux un char, Je veux un char.
Je veux des semaines de 180 heures. Je veux des semaines de 180 heures. Je veux des semaines de 180 heures.
– Prochain projet de lecture avec Coquinette: Harry Potter! Ça fait juste comme 9 ans que je me retiens de le lire sous prétexte qu’un jour je veux lire ça avec mes enfants.
– Vouaip, pis c’est ça, sont bonnes mes compotes de pommes. Pis de poires. Ah pis celles aux pêches aussi.
– Mais c’est qui la personne super géniale qui a préparé une croustade et l’a mise au congélo? Ah! Ah-ah… c’est moi… Merci, moi.

Voyez? Pas matière à twitter ou facebooker ceci, quoique oui, je me le permets parfois. Reste que ce genre de phrase n’est pas pondu dans le but d’engendrer une discussion, ce ne sont que des phrases à la mer… et pour le moment, c’est ce qui me pèse; ne pas savoir où remiser toutes mes réflexions futiles.

Ça et la joie de me faire faire des  *wink* *wink* ou de recevoir des tapes dans le dos quand je fais des bons coups.

Tiers de l’île

14 September 2010

Je suis partie tard, 2h et quelques, c’est que j’ai bretté une bonne partie de la matinée. C’est long, tsé: boire son café, promener le chien, se mettre à jour sur Twitter… J’ai pensé un moment qu’aller courir sur le Mont-Royal serait une chouette idée mais je filais paresseuse et m’y rendre m’embêtait un brin. La course de la semaine précédente m’avais fatiguée plus que les autres aussi, je mets rarement autant d’énergie dans une course, je me suis fait surprendre par le temps de récupération que ça me demande. Ça m’a pris une grosse semaine m’en remettre et j’avais encore les genoux sensibles. D’ailleurs à cause de cette histoire de genoux j’ai cru bon ne pas aller monter le Mont Marcy cette journée là, ce qui fut une grosse déception à endosser. J’avais tellement hâte de retourner en montagne et je m’en privais depuis quelques semaines parce que je voulais justement m’épargner les genoux. Rô, ils vont plutôt bien mes genoux mais des fois, quand je pousse un peu plus la course, ou que je descend de trop haut en montagne… ou que je pédale en quelque part au dessus de 60 km dans la même journée… ben des fois mes genoux se fâchent et je reste quelques jours à m’empêcher de bouger à ma guise. Ça m’énerve mais bon, j’essaie de faire autre chose pour compenser alors c’est pas si grave.

Cet autre chose, samedi, ce fut le vélo. Ma comparse de pédale habituelle avait quitté la ville, moi j’avais cette phobie de la crevaison à combattre, me suis dit que de partir vers le sud jusqu’au bord de l’eau puis de virer à l’est jusqu’au bout de l’île serait un bon moyen de tester mon indépendance. Alors voilà, 2hetdespoussières, j’enfile mes cuissards, ma camisole, ma veste (faisait frette), mon casque, je mets des friandises dans ma sacoche: gel, barre granola, je remplis ma bouteille de gatorade et ziou; je file… au sud.

Évidemment, je me suis perdue une première fois. C’est arrivé au parc Lafontaine j’ai comme pas compris où la piste allait. Bien sûr je n’étais pas si tant perdue ce qui fait que j’ai repris la piste en moins de deux. Me suis perdue une autre fois, mais encore là pas tant que ça, puisque c’était le même chemin que le 10 km du marathon Oasis que j’avais parcouru la semaine précédente. Ensuite j’ai viré au sud une seconde fois et me suis reperdue dans le coin d’Ontario. J’ai retrouvé a piste d’une drôle de façon. À un moment donné j’ai vu une pancarte annonçant le passage Valois ou quelque chose du genre:”Hé!” que je me suis dit; j’ai une bonne amie qui habite genre là… Et puis et puis… en arrivant sur sa rue, j’ai bien vu que la piste passait là. Après 5 minute de jasette avec son amoureux (zut flute; ma copine n’y était pas), je suis repartie en direction de Notre-Dame, grande méconnue de ma personne, mais là ça va; depuis j’ai eu l’occasion de bien visualiser l’ampleur du pas-de-vue auquel on a droit quand on vire à l’est.

Me voilà donc en direction est, sur la piste longeant Notre-Dame, pédalant de bon train, à la recherche de rien de moins… que le bout de mon île.

Je disais tantôt que j’ai pu visualiser le pas-de-vue, c’est un peu vrai. Notre-Dame, dans ce coin là, est étrange. Les quais du port s’enfilent les uns après les autres, le décor est joli je dirais. Industriel; on y trouve son charme…. En fait j’y trouverais un charme immense à ce décor s’il n’était pas situé sur le bord du fleuve… là où la vue – des parcelles que j’ai pu y entrevoir – semble sublime. On a droit à une petite trêve d’entrepôts et de tanks de pétrole, le temps de faire une pause dans un joli parc et hop, on repart bicycletter parmi les bidons, la rouille et la taule.

Me suis rendue jusqu’au parc de la Pointe-aux-Prairies, où j’ai coupé mon trajet afin de me rendre jusqu’à Gouin. De là je suis repartie vers l’ouest, d’où j’ai éventuellement pu prendre la piste cyclable qui passe sur Christophe-Colomb… et remonter jusque chez moi. Ça m’a fait grosso modo 55 km, en un peu moins de 5 heures. J’ai jamais vu la pointe de l’île, du coup je n’ai pas trop le choix, va falloir que je reparte en expédition pour la chercher éventuellement. J’ai pas eu de flat non plus, je devrai donc attendre une prochaine sortie pour me prouver que je peux me débrouiller toute seule en cas de pépin. Je vous avouerai que ça faisait bien mon affaire, de pouvoir filer de même en toute quiétude, par un temps juste assez frais et admirablement ensoleillé.

Je suis arrêtée 2 minutes pour prendre des photos de réservoirs, en marchant j’ai vu mon ombre, qui vu l’heure avancée, me semblait plutôt intéressante. Tout le reste de ma randonnée, je me suis amusée à la photographier.

Réservoir rouillé sur le bord de Notre-Dame

Mon ombre qui pédale

Je joue avec le lignes du boulevard Gouin

La voilà qui s’accroche à la piste

Et la grande échalote qui fait sa cool

Et puis bon, à un moment donné, je me suis dit que tant qu’à jouer de même avec mon ombre, ça vaudrait peut être le coup d’essayer de l’animer. C’est pas parfait, mais je le trouve chouette quand même, mon petit montage. Si je refais ça un jour, je ferai plus attention aux images clés plutôt que de me photographier n’importe comment au fil de ma marche.

Et puis bon, évidemment, j’ai aussi photographié des paysages. Parce qu’il y en a de très jolis, surtout une fois rendu du côté nord de l’île.

Je suis arrivée de ce côté à l’heure où le soleil commençait à descendre, ça serait à refaire je partirais à la même heure et referais le trajet dans le même sens, pour plein de bonnes raisons, dont le soleil couchant et la vue sur l’eau.

Ah oui, et pour les visuels le trajet ressemblait à ceci

Marathon Oasis, mon premier 10 km

9 September 2010

C’est nono un peu, j’ai tellement été dans le jus depuis ce dimanche que je n’ai pas eu le temps de m’asseoir pour écrire mon expérience. Maintenant que j’ai le temps, plusieurs jours se sont écoulée et euh… ben je me rappelle moins.

J’avais préparé mon menu, mangé comme une pro la veille. Tout le monde me disait d’opter pour le spag.. mais moi… j’ai eu envie d’un steak. Comme 10 km, c’est quand même juste un 1/4 de marathon, j’ai écouté ma tête de linotte et j’ai fait une super bavette, avec du riz, des haricots et je ne me rappelle plus quoi. Coquinette était couchée tôt, moi aussi. Me suis couchée avec un début de rhume. 5h le lendemain matin le réveil sonnait, 45 minutes plus tard j’avais assez de cerveau pour arrêter le snooze et me lever en vitesse pour manger mon bagel au beurre de peanuts-miel, ma banane, mon jus et mon petit café à temps pour que tout soit digéré au moment de la course. Coquinette courrait le 1 km, comme c’est beaucoup pour une enfant mais peu pour la digestion, je l’ai laissée dormir jusqu’à 7h. 7h30 le papa de Coquinette sonnait à ma porte pour emmener sa fille au Stade. Ça ma laissé un peu plus de 30 minutes pour promener Pépette, me préparer et constater que coudonc, j’avais officiellement un mini-rhume accompagné d’un pseudo mal de gorge.

Comme j’avais promené Pépette… j’avais le vécu derrière les pores de peau, qui m’indiquait qu’il faisait %?&*$#% frette dehors. À mon retour, j’ai tergiversé une bonne quinzaine de minutes, allant jusqu’à exposer mon dilemme sur Facebook: shorts ou leggings? Leggins ou shorts… là était la question. J’ai finalement opté une jupette de course, parce que je cours plus vite quand je la porte. J’la trouve comme trop belle ma jupette. Seulement voilà, mettons que t’as une belle jupette de course, tu peux comme pas te permettre de courir mal ou pas vite, parce que là; disons qu’on te verrait peiner, on serait en droit de se dire:”R’garde l’amateure pas capable d’avancer mais qui se ruine en jupettes aérodynamiques”. Tsé, ça me gênerait terriblement qu’on pense cela de moi. Du coup; quand j’enfile ma jupette, je course, ou j’essaie. Enfin bon, jupette lululemon=gros élément motivateur. Je sais, je suis superficielle.

Tout ça pour dire que jupette revêtue, chandail enfilé, j’ai pris le chemin menant au parc le plus près de chez moi: Père Marquette. D’où partait la course du 10 km du marathon de Oasis. C’est bien fait la vie. Et c’est drôlement chouette d’avoir un départ de course à 4 coins de rues de chez soi. J’avais enfilé une veste aussi, à cause, on s’en rappelle: du froid de canards. J’ai refusé de laisser ma veste en dépôt, j’ai couru un bon 5 km avant d’avoir besoin de l’enlever.

Arrivées (j’ai rejoint une amie) au parc, on a fait la file pour déposer son sac, mais au bout de 20 minutes on s’est rendues compte qu’on avait confondu la file du dépôt des sacs avec celle des toilettes. Je suis restée dans la file, me disant que je finirais bien par avoir envie de pisser le temps d’arriver au bout de l’attente,ma copine, elle, n’a pas eu le choix d’aller porter son sac.

Pour en revenir à la file, ça a été la dernière fois où j’ai vu mon amie, car elle a réussi à prendre le départ de la course au moment exact où elle commençait. Moi, à 8h45… j’étais encore en file pour les bécosses et bon, vu le temps que j’avais passé à attendre, je m’étais convaincue qu’un détour au petit coin était une idée géniale. De toute façon, on a une puce sur une de nos chaussures et notre temps est calculé seulement à partir du moment où l’on passe la ligne de départ.

8h50, je commençais à courir, j’étais dans un gros tas de marcheurs pas vites, ça m’a pris un petit moment me débattre dans le lot et arriver à me dégager du noeud. À partir de ce moment là, tout s’est fait très naturellement. Je dois admettre qu’avoir une rue entière pour courir, c’est génial. Les gens sont beaux, mais beaux. Tout le monde est souriant, content d’être là. Et c’est drôlement impressionnant de voir la rue noire de monde devant soi. Ça motive aussi. Beaucoup.

Au départ, comme je disais tantôt, j’ai dû dépasser quelques marcheurs. Ensuite, plus j’avançais, plus c’étaient des coureurs que je dépassais. À un moment donné je me suis rappelée qu’on dit souvent qu’une des erreurs que font les débutants, c’est justement ça: partir trop vite. J’ai donc essayé de ralentir mais rien à faire, je dépassais encore plein de monde et mes jambes elles… elles voulaient courir plus vite! J’ai passé un bon bout de course à lutter contre moi-même, essayer de me ralentir mais ne pas y arriver, essayer de garder mon énergie pour la fin, sentir que je me fatigue mais me surprendre de continuer à bon rythme pareil. Tout le long j’ai dépassé, je n’ai pas eu tant que ça conscience de me faire dépasser, sauf au fil d’arrivée, une fille qui m’a coupée pour une raison obscure; me semble qu’il y avait de la place en masse. J’espère ne jamais être à côté d’elle le jour où je conduirai un char. N’empêche je dis cela mais c’est bien évident qu’on m’a dépassée, je ne cours pas si vite que ça là. Faudrait pas vour faire des illusions.

À un moment donné j’ai vu une pancarte où c’était écrit 4 km… j’ai pas aimé… j’étais sûre d’être rendue au 6e… Le départ du 5 km m’a un peu troublée aussi.. quoi? On est juste à 5??? Ensuite tout est bien allé, il y a eu une petite pente à monter mais ça se faisait bien et il y avait une mémé qui criait: “Allez, ça va bien! On garrrrde le sourire!” Elle m’a beaucoup fait rire, garder le sourire à mon 8e km, dans mon ordre de priorités ça arrivait loin disons. Passé le fil de départ du 1 km des enfants j’ai été très émue, parce que je savais que ma fille avait pris ce départ là une heure plus tôt. C’est là que j’ai commencé à accélérer, mais pas trop, question de me donner une chance d’améliorer mon temps. Pour le dernier 500 mètres j’ai mis presque tout ce que je pouvais, pour aller chercher quelques secondes de moins.

J’avais couru un 9,7 km avant dimanche et un 10,2 km. J’ai dû faire une pause lors de ces deux sorties à cause de crampes horribles (j’ai souvent des crampes quand je cours le soir). Ces deux sorties de course m’avaient pris 1h15 environ chacune. À cause de la marche de milieu de course, des lumières rouges et d’autres facteurs. Je m’attendais donc à courir en ça: autour de 1h15.

J’ai fait 52:41. L’amie avec qui je m’étais inscrite  la course m’a battue d’un minute, je suis super fière d’elle.

Je suis arrivée 77\478 dans ma catégorie (femmes de 30 à 34 ans), mais bon, probablement que les 478 inscrites ne se sont pas toutes présentées à la course aussi… chez les femmes ça donne 379\2259.

Comme je suis nouvelle dans le monde de la course, j’ai du mal à évaluer si c’est un bon temps ou pas. Vu de l’intérieur, je suis super fière de moi, de mon temps, de ma forme, de mon cardio qui n’a jamais été aussi bon et je crois avoir désormais la piqûre de la course. Je suis en train d’évaluer si j’opterai pour un autre 10 km ou si je me sens assez forte pour essayer un demi-marathon. Je rêve en couleurs… mais je sais bien qu’il faudra que je fasse attention à ma forme, à mon énergie et que je ne me surmène pas. Voilà ce que j’essaie d’évaluer depuis dimanche; jusqu’où puis-je m’entraîner sans en faire trop? Me conserver pour des 10 km comme dimanche dernier tout en essayant d’améliorer mon temps, c’est une option, mais le demi marathon me tente en titi aussi.

Après la course, j’ai rejoint Coquinette – qui a couru son kilomètre en 8:30 – mes parents sont venus nous rejoindre au Stade et on est partis, ma fille, mes parents et moi… cueillir des pommes dans notre verger préféré (qui est aussi mais surtout un vignoble) et qui s’appelle… Le Marathonien. (Si c’est pas concept ça mon ami…)

Marathon

5 September 2010

Demain, on se lève à l’heure des poules et on va courir le marathon. Oh, pas le vrai… moi le 10 km, Coquinette le 1 km. C’est peu dirions nous, mais pas dans mon p’tit coeur. Nah… je suis officiellement: toute énarvée.

Je viens de recevoir nos chandails, que le papa de Coquinette est gentiment allé chercher cette semaine. Les chandails sont superbes. J’ai même une puce électronique à m’attacher après le pied. J’me sens full athlète.

Là j’avoue ne pas comprendre du tout; comment je vais faire pour faire dodo, genre là, alors que je fais presqu’une crise d’hyperventilation, tellement je suis émue de voir mon nouveau t-shirt de course.

Soyons positifs

1 September 2010

Ce qu’il y a de bien avec l’insomnie, c’est que ça arrive habituellement la semaine, ce qui te permet d’aller afficher ton visage bleuté et blasé en public, sous des hordes de néons du bureau.

Ce qu’il  a de bien aussi, c’est que l’insomnie choisit encore plus son jour que ça; la nuit de mardi à mercredi, milieu de la semaine, là où le bout est parfois difficile à entrevoir.

Ce qu’il y a de bien également, de vraiment fabuleux, c’est quand l’insomnie choisit un jour hyper humide pour se pointer le bout du nez. Alors en plus de ne pas dormir, tu colles de partout, tu secoues tes couvertures, tu perds ton oreiller, tu t’endors 2 minutes, puis te réveilles les pieds à la place de la tête ou la tête dans le cul, c’est selon.

Ah, un autre gros avantage de l’insomnie, c’est que tu peux entendre ton chiot se revirer de bord 300 fois dans la nuit. Et… et… et aussi tu peux admirer l’évolution de la densité de la noirceur, parce que non, à 3h, 5h, 6h, c’est pas pareil…

Enfin bon, par dessus, tout de tout, ce qu’il y a de bien avec l’insomnie c’est la jeunesse. Parce qu’à 32 ans, tu es en droit d’être capable de te ramancher suffisamment la face pour pas trop que ça paraisse tantôt.

Ça et le fait que finalement comme c’est mercredi, tu peux te dire qu’après ce soir il n’en reste que 2; autant dire que la fin de semaine commence dans un battement d’ailes de mouche. Et puis… et puis… tu as eu beaucoup de temps, au cours de ta nuit, pour te rappeler que la prochaine fin de semaine: durera 3 jours!

Bon dieu d’bon dieu, c’est tellement excitant ça, l’annonce prochaine d’une fin de semaine de 3 beaux grands jours! Ça m’émeut tellement, me chamboule, me bouleverse. Me demande si ça ne serait pas ça, justement, qui m’aurait énervée à un point tel, que mon petit corps a décide de faire la grève du sommeil.

J’ai des Advil au bureau. Lucky me.