des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Stats

31 August 2010

Je recevais l’autre tantôt, mes statistiques de Bixi: 18 km, 9 voyages au bout de plus d’un mois et demi d’abonnement. Vite de même, ça a l’air peu maiiiis voilà, c’est qu’il faut rajouter un brin de chair à ces jolies statistiques:

2 sorties de vélo: un peu plus de 160 km
Aller-retour bureau: un peu plus de 400 km
Mettons donc 560 km de vélo à date dans l’été. + bixi. Raaaa, là je me sens active!

À l’oeil, si j’ai tout répertorié sur mon map my run… autour de 137km de course depuis le 29 avril.

Ah… et une cinquantaine de km de trail en montagne.

J’étais un peu fâchée, voir insultée, qu’on me traite d’intense dernièrement mais bon, voilà, je m’incline. J’pense qu’à partir de là vous avez le droit de me traiter d’intense.

Ça va avoir été mon été où j’aurai été la plus active de toute ma vie, j’suis super fière.

Réflexion de femme de bureau

31 August 2010

Milieu d’après-midi, alors que j’écoutais jaillir tout le génie d’une collègue fantastique. Que j’admirais, béate, son savoir transcendant. Que je mobilisais toute la force intérieure dont je dispose, m’armant de mon potentiel de femme de front, afin de me concentrer sur l’ensemble du discours de l’érudite compère que je souhaite décidément prendre pour modèle. Fixant l’écran géant du regard, m’extasiant devant la puissance de son savoir et me convainquant de l’importance d’atteindre un jour, ce niveau béni dans ma carrière… M’enthousiasmant devant tant de science, de mémoire, de références, d’outils, de créativité, d’intelligence.

Une pensée frivole vint m’effleurer l’esprit. Me fit sourire. À vrai dire je vous l’avoue tout de go; j’ai comme peiné à garder ce stoïcisme que j’arrivais jusqu’alors à maintenir avec brio.

Une pensée… petite, amusante et sournoise à la fois.

Maudit qu’on va être inutiles nous autres, quand il y aura un massacre de zombies.

Mon coin la nuit

29 August 2010

Et puis après avoir marché, couru, conduit… il faisait tellement beau dehors hier soir… que j’ai eu envie d’aller photographier ma ville de nuit. Mon plan initial c’était d’aller sur le belvédère mais je filais paresseuse un brin. Et puis je voulais emmener Pépette avec moi. Tsé… tant qu’à aller se promener, j’emmène mon chien avec moi. Après moultes tergiversations, j’ai enfilé mes runnings, agrippé ma chienne, mon mini-trépied, mon kodak, mes sacs à crottes, mes clés et mon ipod… et je suis allée conquérir mon quartier.

J’avais en tête un petit pont-passage de piétons qui passe au dessus de St-Urbain dans le coin de la rue des Carrières, ce fut mon premier arrêt. Ensuite j’aurais voulu aller photographier mon usine préférée, située sur le bord de la piste cyclable des Carrières, mais c’est un coin sombre où personne ne passe de nuit alors bon, même s’il n’était pas tard je me suis refusé à moi-même d’y aller seule. Pépette avait beau être avec moi, un teckel à poils longs de 8 livres; ça ne fait peur à personne. C’est plutôt le contraire avec elle; j’ai de la misère à lui faire faire des promenades parce que près de la moitié des gens qu’on croise sur la rue s’arrêtent pour me parler ou la flatter. En tout cas, bon, j’en reviens à mes moutons…

Après le petit pont, où j’ai passé une bonne quinzaine de minutes assise en haut du trafic à essayer de croquer quelque chose de bien (sans grande victoire donc je passe vite à la suite), nous sommes reparties clopin-clopant direction Saint-Laurent, où nous avons traversé le viaduc. Ensuite j’ai longé la vieille fabrique que j’aime tant et j’ai décidé de faire le passage piétonnier sur le viaduc Rosemont-Van-Horne… c’est pas le Mont-Royal mais ça donne une jolie vue sur mon quartier. Une belle vue par dessus les toits, tout plein de paysages industriels (je sais pas pourquoi mais ça m’émeut moi… en fait je crois que je sais pourquoi ça m’émeut; tout m’émeut! Ralàlà… ces contemplatifs…). On a regardé les trains passer, j’ai pris une grosse demie-heure pour traverser le viaduc, parce que j’arrêtais partout pour prendre tout plein de photos. J’ai croisé peu de passants, ce qui était quand même plutôt chouette; je pouvais chanter à voix haute, faire des vocalises, parler à mon chien, m’asseoir sur le trottoir pour faire les plans de mon choix.

Après on est rentrées. Il n’étais pas encore minuit, Pépette était crevée, moi heureuse d’avoir succombé à la tentation d’aller marcher et faire des photos.

Quand j’ai branché mon ipod pour le recharger, le podomètre intégré a communiqué avec mon compte Nike (ben voui, y font ça maintenant les iPods, ils comptent tes pas et tu peux garder un relevé des tes déplacements antérieurs, il y a comme un jeu en ligne qui est offert aussi et tu peux réseauter avec tes amis qui ont un iPod et qui jouent aussi. Je vous avoue humblement que pour le moment je ne comprends pas trop le but du truc). J’ai été un peu estomaquée de voir que j’avais fait en tout dans ma journée… 27 998 pas. D’un autre côté quand tu marches grosso modo 16 km et que tu en cours 10 dans la même journée, effectivement, ça monte vite. Là je suis presqu’inquiète pour mes oreilles, parce que 4 heures d’écouteurs, c’est beaucoup trop pour moi.

J’ai mis quelques images ici.

10 km

28 August 2010

Je vais vous parler de mes 10 km du jour. Et d’autres choses futiles qui me tiennent tout de même à coeur. Aujourd’hui j’ai:

– Couru 10 km (pour me tester parce que le 5 septembre je fais le 10 km au marathon Oasis)

– Marché 10 km. Ma grosse tâche de la fin de semaine était d’aller me chercher 3 douzaines de bagels sur Fairmont. Pépette était toute contente de faire une belle grosse promenade.

– Conduit 10 km. Pour me pratiquer entre mes cours, afin de mettre toutes les chances de mon bord pour mon examen du mois d’octobre.

Des trois 10 km, la distance parcourue derrière un volant a été de loin la plus éprouvante. Rô, m’en suis plutôt bien sortie; vérifiant mes angles morts comme du monde, exécutant presque mes changements de voies avec grâce… L’est pas là le bobo, le bobo est dans la violence que je dois me faire à moi-même, pour me décider à m’asseoir derrière un foutu volant.

N’empêche que plus je conduis, plus c’est facile, plus on me complimente… mes deux professeurs s’entendent pour dire que je ne suis pas une cause perdue, c’est déjà ça de gagné que je me dis… me restent les sorties sur l’autoroute à tester… et les stationnements. Parce que là, je me stationne mais ouf! Ça fait duuuuur!

Pour la course, je contrôle mal mon énergie je trouve. Je me cherche une conférence en nutrition-pour-le-sport, si ça existe… en attendant de trouver je me suis commandé des livres. 1 pour la nage (en janvier j’aurai une piscine à ma job, aussi bien en profiter) et 2 sur la course; 1 pour courir plus vite, l’autre pour courir “au féminin”. C’est que je souhaite structurer mon entraînement… et je dois me pencher sur le dossier de l’énergie. Mon cardio est rendu vraiment bien par contre. Maintenant quand je fais une heure de course, je rentre chez moi, me dirige illico vers le téléphone pour appeler ma mère (elle s’inquiète quand je cours, je trouve ça fin de la rassurer) et je lui parle d’un ton égal, sans avoir à reprendre mon souffle ni rien. Sérieux, je n’aurais jamais cru être capable de faire ça un jour. Il y a 6 mois si je devais courir 1 coin de rue pour attraper l’autobus, je passait 3 minutes à m’en remettre. En tout cas bref, je voudrais pousser la machine, mais je travaille, j’ai des responsabilités familiales, j’étudie, je veux m’assurer de tout faire comme du monde. Ça me tente pas d’avoir des carence, de m’épuiser ou me blesser.

Ah… et depuis quelques jours, j’ai le fixe sur un truc… Philadelphie… je vais voir comment je me débrouille le 5 septembre avant de déterminer ma distance. Mais me semble ça serait le fun de commencer à voyager pour courir. Ça me tente ben gros en tout cas. Ma décision du moment: si dimanche prochain je cours bien et que je vois que je pourrais en faire plus; je m’inscris au demi-marathon. Si je trouve l’expérience pénible… ben ça sera le 8 kilomètres.

*Update*

Ah ben han, quand on parle du loup… il y en a plein des conférences sur la course qui se donnent justement cette semaine. Faudrait que je choisisse un truc à 18h, parce que sinon je n’ai aucune chance de pouvoir arriver à quitter le bureau situé au fin fond de l’est de l’île et me rendre à temps à Bonaventure pour 18h…

Bento

27 August 2010

C’était à prévoir, puisque je suis bébelleuse, toujours à la recherche du cossin cute, de l’article de cuisine qui égayera mes jounées… c’était à prévoir, qu’un jour; je tomberais sur le pataclan Bento. Oh, j’en avais entendu parler il y a quelques mois, mais je n’avais pas craqué. Le timing était mauvais et de toute façon la rentrée scolaire était encore loin.

Puis, cet été, je suis retombée sur des images trop mimi. Et non seulement je me suis dit: Rôôôôô, moi je veux que ma fille ait des lunchs de même! Mais je me suis aussi dit: Rôôôôôô! Je VEUX avoir des lunchs de même moi aussi!

En un clin d’oeil, je me suis retrouvée sur Bento & co et Casa Bento, j’ai cliqué buy sur tout ce qui rentrait dans mon budget, craqué pour le contenant à bagels rose en plus de plusieurs gadgets complètement inutiles, mais tellement mignons que je ne m’en peux plus.

Maintenant ouais, je le concède, on est tous en droit de se demander combien de temps je vais toffer à gosser des sandwichs en forme de nounours après le souper. Combien de temps modeler des oeufs cuits durs en forme de lapins me rendra heureuse? Combien de jours compterons-nous avant que Coquinette se fasse subtiliser ses cossins cutes par ses camarades de classe? Comment gérera t-on le transfert de tupperwares son père et moi sans que je fulmine, alors que je lui shipperai des boîtes bento dessinées par nul autre que Shinzi Katoh -ok, je l’avoue, j’ignorais totalement son nom avant le mois dernier- et que lui me renverra des, des, des.. euh, ben je sais pas des quoi, mais c’est pas bento en tout cas, ni Tupperware (mon second grand amour pour les lunchs).

Je ne sais pas, ce qui m’importe pour le moment, c’est de m’amuser et voilà; je m’amuse bel et bien. Pis j’trouve dont que le premier lunch de Coquinette est cute. Et j’ai dont envie de lui faire des trucs santé et de rajouter une salade par ici, une compote maison par là. Tenez, ce soir, j’ai préparé: salade de tomates, concombres, poivrons et fromage bocconchinis, sandwichs et formes de fleurs, nounours, lapins, compote maison, bleuets du Québec, lait… et pis quoi? Ben c’est tellement mignon que je l’ai pris en photo.

Évidemment, pour les soirs et ou matins de morosité, je me réserve mon super plan B; bagel Saint-Viateur. En fin de semaine, j’irai en chercher 3 douzaines que je remiserai au congélo. C’est fou comme je mise sur ses petits trucs pour me sortir de la crotte quand la motivation n’y sera pas.

Je vous mets mes photos, de certains petits bouts du fameux de lunch!

La salade, avec le ‘tit pot de vinaigre balsamique.

Un des sandwich

Le contenant dans lequel il y a la salade (dans le compartiment rouge) et les sandwichs (en haut)

Les emporte-pièces à sandwichs, ça marche plutôt bien, ils sont en 2 morceaux. Un pour couper le pain, l’autre pour imprégner les détails

Et pis je tiens à le préciser; c’est un jeu. Je le sais que je ne pourrai pas faire ça à tous les jours, des fois il y aura le Thermos avec ma bonne vieille recette de spag. D’autres fois ça sera un restant de la veille. N’empêche que pour tout ce qui touchera salades et sandwichs, oui, j’adopterai Bento. Pass c’est cute… c’est santé (ben ma version à moi elle est santé), c’est bon, et que Coquinette a l’impression de bricoler en m’aidant à cuisiner.

Za part de cela, je suis tombée sur un super service de garde je crois. On y surveille les enfants pour qu’ils mangent au moins la moitié de leur lunch (c’est qu’en parlant avec des amies je réalise que ça ne se fait pas partout), on peut demander à faire réchauffer le lunch dans le micro-ondes (ce dont je ne voudrait pas abuser parce que je suis un peu freak et archie-contre ça, le micro-ondes à outrance et le chauffage de plastique), les noix et les arachides sont interdites mais rien d’autre (c’est que je m’étais conté des peurs en écoutant les récits des amis des amis), sauf la malbouffe. Aucune malbouffe n’est permise (mais les cupcakes confectionnés par les petites mamans motivées ça passe, du coup je me sens zéro brimée).

La prof de maternelle a l’air fabuleuse, l’éducatrice du service de garde aussi. Deux femmes charmantes et allumées. Ma fille a une amie de la garderie dans sa classe.

Moi, maman heureuse.

Piments

27 August 2010

- Dis, est-ce que tu aimerais ça, demain, que je te mette une belle salade de pâtes dans ton lunch?
– Comme quoi?
– Ben, euh, je pourrais mettre des pâtes, des tomates, hum, des piments rouges…
– Maman. Tsé. Des piments ou des poivrons?
– Euh (petit rire nerveux)… des poivrons…
– Ah, me semblais aussi.

C’est demain

26 August 2010

Vous rappelez-vous, vous… votre entrée à l’école des grands? Moi oui, oh que oui. Je me rappelle que le local était bleu, ma prof s’appelait Cécile et elle avait de grosses lunettes brunes. Il y avait un petit garçon, un peu plus gros que les autres, qui a fait une crise de larmes phénoménale pour ne pas que sa mère parte. Dans mon souvenir c’était interminable, ça a duré des heures. Dans les faits je ne pourrais pas vous dire, peut-être que ça n’étaient que 15 minutes… n’empêche, quand je repense à lui, ou que je le croise par amis communs sur Facebook, je ne peux faire autrement que de me rappeler de la jupe de sa mère avec lui accroché dedans.

Je me rappelle de la disposition du local, de certains de mes amis. D’un petit garçon, dont j’étais follement amoureuse… de quelques bricolages aussi. J’avais la première classe devant l’escalier du premier étage. Quand je repasse devant mon école, mes yeux se posent inévitablement sur les fenêtres de cette classe-là. Un peu sur ma classe de 5e année, un peu sur celle de 6e, aucunement sur les autres. Le milieu je ne m’en rappelle pas. Sauf en 3e année quand j’avais découvert, avec une amie, que si on se coupait les cheveux en petits petits petits morceaux; ça faisait du poil à gratter. Du coup, on s’amusait elle et moi à se confectionner du poil à gratter et à le tester sur nous autres.

Me demande si ma fille va se rappeler autant de sa maternelle. Me demande ce qu’elle y trouvera. J’espère qu’elle y passera de jolie années dans cette école.

Les paris sont pris. Et moi ce soir, je parie fort que demain il y aura une maman blogueuse qui versera quelques larmes en voyant sa grande poser un premier pas, dans sa classe de maternelle.

… et puis ça recommence

25 August 2010

La roue tourne, oh voui, ça touuuurne! J’faisais un château de cartes… pendant que j’me suis occupée d’une tour que j’avais très envie de faire jolie et forte…  et-et… de la monter très haut; une autre tout juste à côté… s’est envolée. De là à là, ça a fait qu’hier, je me suis inscrite à eHarmony. Pas parce que je voulais être sur un site de rencontre, nah. Franchement, entre vous et moi, j’ai besoin de temps, de beaucoup de temps. Mais tsé… eHarmony, ils te proposent LE questionnaire ultime. Ne pas vouloir s’inscrire sur un site de rencontre, c’est une chose, résister à un quiz, c’en est une autre. Faque moi; tel un cheval courant après sa carotte, j’ai enfilé mes oeillères et j’ai cliqué “go”: envoye mon ami, j’suis prête pour tes questions. Ça m’a pris quoi… 40, 45 minutes à remplir? Une éternité. Mais c’était le fun, tellement, mais tellement. Si bien que j’ai émis des gloussements de bonheur tout le long du processus. Et puis c’était chouette; ça m’a ramenée à mon passé de lectrice du Filles d’aujourd’hui, dans le temps que j’étais envieuse de Lolo qui avait osé y faire une annonce pour se trouver une correspondante et qui avait reçu une poche de lettres. Dans le temps où je trouvais que les filles qui osaient envoyer leurs portraits dessinés d’Axl Rose avaient du guts en titi. J’aurais bien aimé y envoyer un dessins moi aussi mais je n’avais pas encore découvert que le mien de créneau; ce sont les bonhommes allumettes…

Mais je m’égare; des questions, en veux-tu? En vlà. Il en pleut. En anglais en plus, du coup ça permet de se pratiquer un tantinet. Après, j’ai cliqué ok et là, on m’a donné un super portrait de mon moi-même; ce que je suis, ce qui est probablement apprécié de mon entourage ce qui est sûrement perçu comme étant chiant et tout et tout.

Ce soir, en rentrant du boulot j’ai tout copié, parce que je l’aime moi, mon profil-résultat-de-questionnaire, on peut y lire plein de choses amusantes, comme:

Your sense of who you are and what your place is in the world around you rests on values and principles that are the solid ground you walk upon. You’ve tested them, they work for you, and much of the time you are content to trust them, that is, until some provocative new idea slips in from a conversation, book or some flight of your active imagination. “Hmmmm. What’s this. Never thought of it before.” And off you go, exploring.

Vous trouvez que ça me ressemble? Moi beaucoup.

Une qui m’a fait rire:

Lucky you! You enjoy your own company as much as you enjoy the company of others. You are a great conversationalist and thrive in the wonderful kinds of connections you know how to have with your family and friends. You also equally enjoy your own company, whether sitting in a favorite chair with your book and soft music playing or meandering in the woods by yourself.

C’est aussi beaucoup moi je trouve.

Après avoir tout copié, j’ai effacé le profil. J’aime pas le concept des sites de rencontre et de toute façon je ne maîtrise pas suffisamment la langue de Shakespeare pour oser l’utiliser pour la drague. À l’écrit c’est la cata, à l’oral c’est pire; paraîtrait que je sonne comme un Google translator parlant… tout pour me mettre en confiance. Et ça m’angoisse moi ces histoires de rencontre. Nah, je préfère continuer avec ma stratégie de tous les temps et espérer tomber par hasard sur HDMV à l’épicerie. Ou au parc. Ou tiens… sur une trail. Ce qui est un peu con, c’est que j’aurais aimé jouer au baseball avec lui avant l’arrivée de l’hiver… et au rythme où je vais faire avancer mes histoires de coeur, je ne m’enligne pas pour frapper des balles avant plusieurs années. Minimum.

Note à vous: J’ai essayé, je vous jure que j’ai essayé… d’écrire mon billet en nouvelle orthographe, mais je vous avoue, le caquet bas et tout; que j’ai de la misère en titi… à laisser mes accents circonflexes aux oubliettes. Ça marche pô bon. Ça me peine, me trouble, m’ennuie, me chagrine, m’exaspère, me chamboule. Être en spm, je vous déclarerais être dévastée. Ceci dit je suis en train de faire  (très subtilement, j’en conviens) ma transition vers le monde moderne et d’ici quelques mois, mes nouveaux billets seront conformes et propres. Enfin je pense.

Si je planifiais des espaces de travail

20 August 2010

Si j’étais designer d’espace de travail pour de grandes entreprises…

– Je penserais à mettre une garde-robe dans chaque espace de travail. Comme ça les gens qui viennent travailler à la course ou en vélo pourraient y entreposer leur linge de bureau. Ça permettrait de stocker des vestons et des vestes de rechange aussi… parce que c’est malheureusement rare que l’air climatisé d’un bureau soit bien tempéré. Il y aurait assez de place, dans cette garde-robe, pour ranger un tapis de yoga. Y’a des freaks qui font ça pendant leur pause du midi.

– Je ferais poser des douches pour les employés qui ne viennent pas travailler en auto.

– J’insisterais pour que chaque espace individuel de travail soit doté d’un miroir. Les madames aiment ça se faire une retouche de maquillage. Et c’est ben pratique pour vérifier qu’on n’a pas la guédille au nez sans avoir à se déplacer jusqu’à la salle de bain. Ça aiderait également les motivées qui se font un stretching en milieu de journée, pour s’assurer que leur position est adéquate.

– Je penserais au meuble à chaussures dans les bureaux des dames… 2-3 paires de ballerines, 2-3 paires de talons hauts… les souliers de sport pour celles qui s’entrainent sur l’heure du midi… ça demande de l’espace de rangement. Tsé.

– Je ferais poser des barres de traction en haut des cadres de portes de chaque bureau. Parce que des fois, quand les gens sont stressés, ça les aide de bouger un brin.

– Je laisserais un mur bourré de tableaux blancs à chaque employé. Ou un mur magnétique avec plein d’aimants blancs sur lesquels on peut écrire et effacer. Les gens pourraient se faire des schémas géants pour les aider à résoudre des situations complexes et n’auraient pas à mettre de post-it qui tombent tout le temps sur leurs murs. Et ça serait un peu plus écologique. Enfin… je pense?

– 2 crochets pour installer un hamac et un lutrin pour lire debout en faisant la pose de l’aigle. À propos, c’est qui le twit qui a décidé que les gens de bureau devaient travailler assis?

– Je penserais à faire un salon, dans le genre des salons d’attente dans les aéroports pour les passagers de première classe. Une place où les employés pourraient aller travailler avec leur portable, confortablement assis, avec un pouf pis toutte.

– Je mettrais quelques tables hautes (type bistro), dans un endroit un peu isolé, pour que les gens aient la possibilité de faire des réunions debout, accotés sur la table.

– Je ferais poser des supports à vélos qui ont de l’allure… qui permettent de barrer les vélos comme du monde. Ça a l’air évident dit de même, mais ça ne l’est pas.

– Je soudoierais Bixi pour avoir une borne à moins d’un coin de rue de mon édifice.

Les pantalons d’Elyane

15 August 2010

Il y a 3 ans, je suis allée souper chez une amie alors que Coquinette apprenait la propreté. La petite m’a demandé un peu trop tard d’aller à la toilette, quand je l’ai aidée à baisser ses pantalons le pipi m’est atterri dessus, la pauvre n’a jamais eu le temps de s’asseoir sur la toilette.

La pauvre, la pauvre, c’était bien triste pour elle mais la plus embêtée des deux; c’était moi. Puisque j’avais les pantalons mouillés et odorants. Mon amie, le coeur sur la main, m’a offert une paire de pantalons. Du garage m’a t-elle dit. Un truc pas cher, c’pas grave, garde-les. Moi, je vous avoue j’étais bien contente de ces pantalons parce que je m’en cherchais des en-plein-de-même. Et je les ai effectivement gardés toutes ces années, au chaud dans le garde-robe… bien tassés dans mes sacs de voyages… ou serrant gentiment mes cuisses ainsi que mes miches… lors de mes sorties de plein air.

Sont-ils en synthétique? Nah. Est-ce que le tissus est optimal pour le bois? Nah. Est-ce qu’on sue dedans? Vouais. Alors pourquoi je m’obstine à les mettre?

Pour trois raisons:

– Je suis bien dedans et quand ils se mouillent, ils sèchent à la vitesse de l’éclair alors ça ne m’embête pas tant que ça.

– Je trouve qu’il me font des belles fesses.

– Chaque fois que je les trimballe, je pense à mon amie et je rigole en me disant qu’elle n’a aucune idée d’à quel point ses pantalons ont fait du chemin en 3 ans… et j’espère qu’un jour, elle pourra voyager autant que ses bons vieux pantalons. J’essaie de vous énumérer pour le fun, le parcours des dits pantalons: Toronto, Vancouver, Québec, Mont Lafayette, Mont Cascade, Mont Flume et Liberty, Mont Tremblant, Mont Sutton, Mon Saint-Hilaire, Arbre en arbre et parapente.