Je m’étais tue depuis plusieurs jours pour une multitude de raisons, entre autres celle-ci: j’ai décroché un emploi. Dans mon domaine, pile poil, dans une boîte que je surveillais et où je rêvais de travailler depuis des lustres. J’avais postulé au printemps mais voyant qu’on ne me rappelait point, j’ai conclu, un peu à la hâte semble-t-il; qu’on ne m’y désirais pas autant que je désirais y être. J’étais sans emploi depuis déjà plusieurs looongues semaines, je postulais sur tout ce qui semblait dans ma branche mais mon succès était mitigé. Je me classais souvent en entrevue mais ça s’arrêtait là. Évidemment, ces multiples entrevues ont eu du bon, que du bon, puisqu’elle m’ont permis de me pratiquer dans l’allégresse à:
- M’habiller convenablement
- Voir du monde sérieux
- Connaître mon sujet
- Préparer mes arguments
- Étoffer ma garde-robe
- Réaliser que les entrevues ne me font plus peur, au contraire, j’y trouvais un certain contentement.
Tout cela pour dire qu’on m’a finalement offert un joli poste. À y regarder de plus près, je pourrais même m’imaginer que c’est le poste de mes rêves. Je sais depuis déjà plusieurs jours que j’ai le poste mais j’ai pris l’habitude de ne pas vendre la peau de l’ours au détour d’un empressement douteux. J’attendais de commencer le travail pour de bon avant d’en parler ici… j’attendais aussi de signer mon contrat, afin d’être assurée que je ne rêvais pas.
Comme j’avais quelques jours de libres avant le début de mes fonctions, j’ai appelé papa-maman et les ai invités à la mer. Nous y sommes allés en famille, avec Coquinette. C’était boooon, la mer était étrangement beaucoup plus chaude que dans mes souvenirs, ce qui est venu chambouler mes idées préconçues car moi je m’imaginais jusqu’à maintenant qu’il fallait être débile pour aller se tremper les pieds dans la mer du Maine avant la fin juillet. Temps superbe, j’ai même pu courir près de 11km en 5 jours de vacances, pieds nus dans le sable, me garochant dans les vagues et zigzaguant dans l’eau quand j’avais un tantinet trop chaud. Comme j’y allais tôt le matin, j’ai eu droit au premier choix de coquillages, à la grande joie de Coquinette qui me voyait revenir de ma course les mains chargées de cadeaux.
Pour ceux qui connaissent le coin; me suis perdue dans les Outlets aussi, où j’ai déniché 3 paires de Clarks pour moins de 100$ dont deux paires de talons hauts; une grande première dans ma vie de madame. Madame, que je dis car pour le moment du moins, je m’enligne pour avoir une vie de dame: talons hauts, robes de bureau et tailleurs en prime. Je retourne à pieds joints, pour la première fois depuis 3 ans, dans la vie de bureau, avec des tonnes de collègues, des horaires fixes et les innombrables défis de la conciliation travail-famille. Ça fait drastique comme changement je trouve de passer du chômage à cela, les lunchs, la course vers l’autobus, l’arrivée à l’ouverture de la garderie, la course pour se coucher à l’heure car non… on ne pourra plus faire la grasse matinée les matins de semaine. Fini les réveils à 9h pour Coquinette, les journées à sauter de Twitter à Facebook à mon blogue, à Cyberpresse et à mon horoscope. Je réapprivoise non sans joie les méandres de la vie de femme rangée, qui ne lit ses courriels qu’à son arrivée du bureau, alors que l’eau bout sur le poêle et que le souper fait semblant de se cuisiner tout seul.
Mes photos du Maine sont ici évidemment si vous n’êtes pas dans mes contacts, vous n’aurez droit qu’aux paysages, que je trouve tout de même assez mignons pour les partager avec l’univers.
Et voilà! Plus de temps pour des vacances, mais ça va; j’en ai profité tout plein avec la mer et Paris. Je suis allée visiter ma cousine à Québec aussi. Maintenant d’ici la fin de l’été je me prévois des fins de semaines d’escapades, la bonne nouvelle c’est évidemment que j’ai désormais les moyens de me payer tout cela (et de rembourser le reste *tousse* *tousse*).
J’ai les moyens de me payer le piano (usagé) de mes rêves aussi… je regarde beaucoup Kijiji, j’en parle autour de moi, si tout va bien nous aurons un petit piano d’appartement qui égayera nos soirées d’automne. J’ai hâââte! D’ici là, je vais continuer mon jeu du 100$, question de rééquilibrer mon budget, qui a, je l’avoue, souffert d’un printemps morose. La fameuse de trêve d’emploi m’aura tout de même permis de prendre beaucoup de temps pour moi, de méditer sur mes priorités, de prendre des forces, de m’initier au jogging, de me sauver en France, de faire le ménage, d’élever ma Pépette, ma Coquinette et de jouer beaucoup de violon.
Voilà! Je suis fièèèère. Et j’espère très fort pouvoir continuer à courir, parce que plus je cours, plus j’aime cela. Mon nouveau dada, c’est de courir pas-dans-ma-ville… la course sur le bord du fleuve à Québec fut sublime (moins la montée de la côte Gignac par contre), celle à la mer encore davantage…
Ah… et puis c’est le temps de vos vacances maintenant, alors je vous en souhaite de très jolies, avec du soleil, des baignades, des rires et des câlins.