Pis là, tsé, j’aime ça…
23 July 2010Ce qu’il y a d’un peu embêtant quand tu commences à bouger beaucoup, c’est que c’est dur d’arrêter. Vraiment.
Au chômage, c’était facile d’aller courir, de marcher, de me lever aux demies-heures… mais là comment dire… j’pense ça paraît mal. Enfin j’imagine que dans un bureau, ça paraît mal quand t’as un employé qui se lève à tout bout’champs. L’employé(e) le sait, faqu’elle reste assise. Genre. Mais là, assise, ça va pas… y’a des gens comme ça, vous savez, des gens qui n’arrivent pas à penser quand ils sont immobiles, qui se tortillent sur leur chaise, font danser leurs genoux sous leur bureau, qui ont envie de partir faire le tour du bureau en sautillant. C’est moi ça. Déjà, je m’imagine en train de demander à mes patrons, la permission de m’acheter un vélo stationnaire pour y lire mes rapports. Pour le moment je me lève subtilement pour aller pisser même si j’ai pas envie, je ne sais pas trop pourquoi, mais je suis persuadée qu’il est un tantinet moins honteux d’avouer qu’on est pisse-minute qu’hyperactive.
Le pire, c’est que je suis habituellement très productive dans un bureau, en fait je crois que je le suis présentement. Je planche, je me concentre, j’aime l’action. J’aime l’action, c’est ça, je crois qu’on peut dire ça de même. Et ça empire, parce que comme j’ai commencé à m’entraîner à peine, je me retrouve avec un espèce de surplus d’énergie dont je perds le contrôle. Tu fais quoi, quand ta ride quotidienne de 1h de vélo n’est pas assez? Quand quelques heures après ton retour du travail tu pars courir, qu’en revenant tu fais la marche du chien et qu’ensuite t’as trop d’énergie pour aller te coucher? Tu fais quoi dans ce temps là? Tu te dis que t’es probablement capable d’en prendre plus et tu te mets dans la tête d’essayer de courir des marathons? Tu pars monter l’Everest? Ou simplement, t’essaies de te contenir, de rentrer dans le moule?
Est-ce que c’est possible, quand tu n’aspires qu’à être une madame tout le monde, que tu deviennes trop en forme pour ton rythme de vie?
Je sais pas, je me demande… maintenant que je réalise que je me débrouille pas pire et que j’aime ça, je fais quoi?