des Peccadilles en chroniques

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… et autres histoires palpitantes

Rando

6 June 2010

Nous avions prévu, une copine et moi, de partir en backpacking aux États-Unis en fin de semaine. Elle l’a souvent fait, moi pas. J’étais folle de joie à l’idée d’aller faire une rando de grands. Pour la deuxième fois depuis mai je prévoyais une fin de semaine de camping avec cette copine, pour la deuxième fois on nous a annoncé de la grosse pluie. Pour la deuxième fois on a changé nos plans: remis à plus tard, le trip aux usa; nous on se pousse à Sutton.

Début mai il faisait frais, il y avait encore la neige sur la montagne. Hier il a plu à verse, sans arrêt durant plusieurs heures. On a fini la randonnée mouillées bord en bord; je n’avais que les bobettes sèches et franchement ça tenait du miracle. Les sentiers ressemblaient à des ruisseaux, j’avais eu la bonne idée d’y aller en lunettes (d’habitude je mets de verres de contact). Pour les laver nulle besoin de papiers mouchoirs (mouillés bord en bord eux aussi), un simple balayage avec l’index suffisait.

Et puis?

Et puis… ben c’est officiel; j’aime autant la rando dans l’eau que la rando à sec. La lumière est sublime, c’est amusant, drôle, on se sent forte, fraîche, bonne. Pique-niquer dans la flotte, assise sur un souche pleine de mousse détrempée était tout à fait féerique. Me serais crue dans les Dames du lac, brume en prime.

Là, c’est officiel, d’ici 1 an j’investirai dans des bottes. Les miennes datent de 2001 et me font toujours des ampoules grosses de même (j’en ai 3 au talon gauche et 2 au talon droit), je vais craquer tout bientôt pour une camisole de sport (jogging, vélo, rando) conçue dans une fibre qui a de l’allure. Des pantalons aussi mais ça presse un peu moins vu que l’été il fait chaud et que même à 15° le bermuda se porte dans l’allégresse quand tu prévois marcher beaucoup. Mon sac à dos avec poche de chameau et housse de pluie est mon meilleur achat 2009, je suis toujours impressionnée de voir à quel point il me facilite la vie.

Pour ce qui est de la rando en tant que tel, le chemin était superbe. Bien sûr que c’était boueux comme jamais. Mouillé aussi, et glissant. Il fallait faire attention à nos pieds, rester attentives et vigilantes. Se le dire quand on croisait une roche dangereuse. Par contre c’était beaucoup moins pire que ce que j’aurais pu croire. Les 2 premières heures, comme il pleuvait plus ou moins et qu’on avait espoir que ça ne dégénère pas trop, on contournait soigneusement chaque flaque de boue. Après, on a compris que le chemin ne serait plus constitué que de cela et c’est là que le fun a commencé. Flic flac, prrrrrr dans la boue, dans l’eau, j’ai retrouvé mon coeur de petite fille et j’ai été reconnaissante. S’il est drôlement chouette d’avoir de bons amis, il l’est encore plus d’être entourée de gens qui n’ont pas froid aux yeux, qui foncent et démystifient une des grandes peur du 21e siècle: non. La pluie de nous fera pas fondre. Et la brume… ce que c’est beau la brume…

Ah… et nah, je suis pas raquée ce matin, malgré mon 6h dans le bois hier. J’ai pas attrapé le rhume non plus et je n’ai qu’une envie: c’est de recommencer .

Je vous mets quelques photos, parce que je trouve que les verts étaient magnifiques hier. J’ai mis un peu plus de photos ici.

Parce que juin est mon mois de l’interrogation

6 June 2010

Et parce qu’un de mes sujets de discussion préféré ces jours-ci, c’est la course. En fait je dois admettre que je passe beaucoup plus de temps à en jaser qu’à courir… euh, mais passons. En septembre je voudrais faire le marathon Oasis et j’hésite entre le 10km et le 5km. Devrais-je focusser sur la distance ou sur le temps? M’entraîner pour courir plus ou autant mais en plus vite? J’ai déjà décidé de courir un 10 km en octobre, ce qui m’embête c’est vraiment juste la trotte de septembre. À moins que je ne fasse un 10 km en septembre en pratique pour octobre?

Pour le moment je fais 5 et des poussières, 2-3 fois semaine. Je sens une amélioration de fois en fois mais je commence à plafonner un brin. Ma grosse surprise de la semaine a été de shifter mon chien, qui après 4 km m’a imploré pour avoir un break. Moi… j’aurais continué, pour la première fois depuis que je cours, vers le 5km sans prendre de pause le temps d’un coin de rue.

Argh! Suis toute mêlée.

Ah. Et c’est officiel, je cours vraiment mal passé 11h le matin. Plus je fais ça tôt mieux je file, ce qui est un peu embêtant car j’aime dormir! Je devrais essayer en soirée vers 8-9h, voir ce que ça donne…

Cette envie de se sauver à deux doigts de la réussite

4 June 2010

Il y a un truc avec cette foutue angoisse de performance qui bientôt me sciera en deux. Je vous parlais il y a quelques mois de mon envie, en janvier dernier, d’abandonner mon cours universitaire. J’adorais ce cours mais j’ai eu un doute. J’ai douté de mes capacités à le réussir… à être capable de fournir la quantité de travail suffisante pour “passer”. La fin de l’histoire, c’est que j’ai obtenu un A- pour note finale, ce qui fait plus que me satisfaire. Même que quand j’y repense; je bombe légèrement le torse.

Ce qui est fascinant, c’est que l’histoire ne se termine pas là, il semblerait que j’aie cru bon recommencer l’exercice pour ma session d’hiver. Je n’ai pas remis mon premier travail à temps. Pas assez bon à mon goût. Assurément pas de niveau non plus. Impossible qu’il le soit. Nan, Impossible. Au cours suivant, je suis allée par hasard prendre la pause avec mon professeur. Je voulais rentrer sous le plancher quand je lui ai déclaré: “Euh… savez… moi je ne vous l’ai toujours pas remis mon travail de mi-session”.

- Ah… c’est le tien qui me manque…
- Héhé, vouaip…
- Mais, euh, tu l’as fait?
- Vouaip. Il est presque prêt à être envoyé, mais j’ose pas. Je suis pas fière de ce que j’ai fait…

Puis je lui ai raconté que je commençais à me poser des questions, parce que j’avais vécu un truc semblable quelques semaines auparavant dans l’autre cours. Il m’a demandé de lui envoyer quand même, ce que j’ai fini par faire. 2-3 jours plus tard. J’ai pris quelques heures pour réviser la langue et ajouter quelques phrases mais le gros du travail était fait. Vraiment. Ce qui est amusant dans l’histoire, c’est qu’en parallèle, je travaillais sur les concepts d’engagement et de motivation scolaire. Disons que j’aurais été un peu nouille de ne pas songer à des pistes de réflexions en cours de route.

J’ai reçu mes notes et mes travaux commentés cette semaine. Pour celui-là, celui qui m’avait fait figer, douter; douter de ma place dans ce programme, un gros doute profond et tout… pour celui là… j’ai obtenu A+. Pour les suivants, des A. Ma moyenne pour la session: A+.

Ce qui est fascinant,  c’est que l’histoire ne se termine probablement pas là. Et que je commence à voir qu’elle n’a pas commencé en janvier non plus. Faque voilà. Cet été, je vais méditer je pense.

Perdues et retrouvées

4 June 2010

Devant l’adversité: il est bon de se rappeler de toujours respirer par le nez. Voilà, c’est dit, j’espère m’en rappeler éventuellement.

Je cherchais comme une nouille, depuis des jours, le contenu de mon tiroir à bobettes. Perdus, les bobettes, les bas, quelques chandails. Perdus à quoi? Mais à ja-mais voyons! J’avais cherché dans la pile de linge sale, dans la pile de linge propre, sur le fauteuil, la pile de je-ne-sais-plus-si-c’est-propre-ou-sale, cherché dans les autres tiroirs, dans le sac à dos. Je cherchais et revirais l’appartement à l’envers. Perplexe, j’en étais venue à accuser les lutins-voleurs-de-bas ou ma fille, qui s’est donné comme mission de faire une valise de voyage par semaine.

Je cherchais, je désespérais. Puis, devant l’immensité de la perte; j’eus envie de repasser mon linge classé propre. Parce que c’est mon nouveau passe temps et que j’aime bien repasser les vêtements et anéantir jusqu’au prochain port, les vilains plis. J’ai tout repassé, même les guenilles et les pyjamas. Les jeans et les serviettes de bain. Puis, et puis. Ben euh… j’ai eu l’idée d’ouvrir la sécheuse.

Et c’est là; que mon coeur a recommencé à battre.

Woohoooo! Me suis-je écriée!

J’ai retrouvé le contenu de mon tiroir à bobettes et de celui de Coquinette.

Râââââ….

Bien sûr, je prends des notes jusqu’à la prochaine fois:

Quand je perds mon linge, autant de linge. Il est bon d’oser ouvrir la porte de la sécheuse.

Voilà. C’est dit. Adieu angoisses de garde robe, maintenant que je suis grande, je détiens le savoir de la bonne ménagère et je saurai, ooooh voui, je saurai désormais: où se trouvent mes belles bobettes toute prêtes à se faire enfiler.

La fête

1 June 2010

Il y a quelques années, avant de tomber enceinte, je m’étais mis dans la tête que j’allais faire du cheval, de la randonnée à cheval, explorer le monde à cheval, faire des voyages à cheval, comme par exemple des randonnées de plusieurs jours au chili; à cheval. Comme je n’avais jamais rencontré un cheval de ma vie, j’eus la bonne idée de m’inscrire à des cours d’équitation en quelque part pas trop loin de Montréal. Me suis ramassée dans une école située entre St-Hilaire et Sainte-Hyacinthe où j’ai appris mes bases: comment brosser, mettre la selle, avancer, reculer, tourner, faire des 8… le pas, le trot. Me suis pas rendue au galop, j’ai comme réalisé en cours de route que je suis craintive et que j’ai la phobie de finir comme Christopher Reeve alors j’ai fini par abandonner. N’empêche… je suis restée admiratrice des chevaux…L’école que j’ai fréquentée dans les premiers temps (j’ai changé d’école en cours de route mais c’est une autre histoire) semblait se spécialiser dans l’enseignement aux enfants et quand j’y suivais des cours, j’ai vu des dizaines de petites troupes défiler et faire du poney. Les voir se déguiser en cow-boys, voir leurs visages d’illuminer quand ils voient les chevaux, ça m’est resté enfoui dans la tête et dès lors je me suis dit à moi-même: un jour, quand j’aurai un enfant; je vais l’emmener fêter son anniversaire ici.

Cet hiver, alors que je me disais que wow; 5 ans, ça doit se fêter en bonne et due forme… j’ai repensé à cette écurie. Je suis retournée sur leur site Internet, j’ai craqué, appelé, réservé. En fin de semaine; nous y sommes allés.

Je me disais que c’était intense comme projet et que sans doute; personne n’accepterait de suivre. Me suis trompée. Presque tous les invités se sont pointés. Jamais je n’aurais cru qu’un anniversaire à la campagne à 30 minutes de Montréal puisse attirer un aussi gros ratio d’enfants (par invitations). J’avais très peur aussi de l’intensité de la chose. Mon but était d’offrir une expérience nouvelle à Coquinette pour son anniversaire, de faire un truc de plein air, dehors, avec ses amis. De sortir du créneau de princesses ou de Star Wars… (ok, je l’avoue, je ne suis plus capable d’entendre parler de Padmé et de Yoda). Bref je savais que les enfants adoreraient mais je m’interrogeais beaucoup sur la lourdeur de l’invitation pour les autres parents et j’avais très peur d’avoir l’air de péter de la broue avec mon idée d’écurie. J’ai été surprise de recevoir les commentaires, qui étaient tous extrêmement positifs. Allant du “super idée, vraiment” à “oh wow, moi j’veux tellement revenir ici” aux “à la quantité de fêtes auxquelles on assiste avec nos petits, c’est le fun de changer de recette une fois de temps en temps”.

Enfin bon, ma fille était ravie, ses amis aussi. La fête s’est très bien déroulée et j’ai l’impression que cela a été apprécié. Les photos sont superbes… certains parents pensent y retourner. Je qualifierais donc l’aventure de franc succès. Seul bémol, le 2h a été un peu long et à la fin, disons la dernière demi-heure les petits étaient plus difficiles à tenir en place. Sinon le reste du temps l’instructrice les tenait d’une main de fer et elle a réussi à leur faire faire à peu près tout ce qu’elle voulait. Sincèrement, je n’aurais pas cru voir 10 petits de 4 à 6 ans être aussi sages…

Je vous donne l’ordre des activités, tout d’un coup vous songeriez vous aussi à une fête à dos de poney:

- Durée de 2 heures
- Costumes de cow-boys fournis là-bas
- Petit cours sur comment préparer un cheval (la fêtée a eu le droit de le brosser)
- Tours de poney (de face, au pas, au trot, de dos, pas de selle) accompagnés de jeux d’adresse
- Gâteau fourni
- 11$ par enfant… et la fêtée a reçu un certificat cadeau pour un cours d’équitation.

De mon point de vue de maman, j’admets avoir particulièrement apprécié le peu de préparation que cela m’a demandé. J’ai appelé pour réserver, fait les invitations aux petits amis, préparé un pique-nique (on a mangé dans un parc pas très loin avec quelques uns des amis de Coquinette)…. et c’est tout! Pas besoin de faire à manger pour tout le monde, ni de préparer de sacs à surprise, ou de gâteau, pas besoin de penser à des jeux, de faire le clown. J’ai pu m’amuser moi aussi, rigoler avec mes amis, m’enthousiasmer devant la beauté des chevaux. Voilà. Notons également que le décor est beaucoup plus bucolique que celui de mon salon.

Ah… et ça me donne quand même un peu beaucoup envie de me remettre à l’équitation…

Je vous mets deux photos mais personne n’est pris de face. Parce qu’il s’agit d’enfants et parce que j’ai pas envie d’appeler 9 parents et de leur demander le droit de mettre ça sur Internet.