La période de questionnements intenses et profonds suit son cours avec l’arrivée de deux nouvelles questions existentielles cette semaine (que, dans mon infinie générosité, j’ai cru bon partager ici):
Question 1: Où mettre mes fruits? Je suis tannée du bol à fruits et de son emplacement et songe sérieusement à faire l’acquisition d’un panier à suspendre dans la fenêtre de la cuisine. Avantage: ça ne prendrais plus de place. Inconvénient: Coquinette ne se rendrait pas en hauteur et ne pourrait parvenir à atteindre un fruit par ses propres moyens avant oh… au moins ses 14 ans. Drame. Horreur. Damnation. Serais-je une assez horrible personne pour priver ma fille du plaisir incalculable de piger dans le bol à fruits ou vais-je endurer durant des années encore… le bol géant qui me ronge mon espace de survie? Dilemme.. dilemme.. quand tu me tiens.
Question 2: Craquer ou pas… pour un piano d’appartement. Je veuuuuux mon piano. Depuis des années je veuuuux mon piano. Coquinette et moi quand on croise un piano on trippe. Solide. On chante, on fait des gammes. On veuuuut jouer, apprendre à jouer. Je n’ai pas l’espace pour un piano à queue (ma foi, c’est évident), je pourrais avoir l’espace pour un piano droit mais je ne suis pas convaincue que ça rentrerait par la porte et le couloir et ça serait massif en titi. Qui plus est; ça ferait probablement trop de bruit pour l’insonorisation quelque peu déficiente de notre petit appartement. Le piano d’appartement, un petit piano, à peine plus haut qu’un bureau, possédant un espace de résonance restreint; fait moins de bruit. Nous pourrions assurément apprendre à en jouer sans casser les oreille de personne. Ça rentre dans le salon. C’est beau. Avec cette acquisition, nous aurions tout en notre pouvoir pour jouer aux musiciennes, et se faire du fun le samedi soir. J’ai assez de partitions de débutants ici pour qu’on se fasse du fun un an ou deux avant de nous diriger vers de vraies leçons de musique. Et puis ça fait partie de mon type de parentage: je m’arrange pour permettre à ma fille de vivre le plus d’occasions possibles de découvrir des sports, des loisirs, des instruments de musique. Je lui fais découvrir le monde et quand elle sera un peu plus vieille, elle pourra choisir ce sur quoi elle veut se concentrer. Elle pourrait bien ne prendre des cours que durant 2-3 ans ou pas du tout, moi je serais satisfaite qu’elle pianote comme je l’ai fait toute mon enfance… et qu’elle se dise dans son coeur: un jour, je jouerai. En tout cas, le piano d’appartement de mes rêves lààà.. je l’ai croisé vendredi dernier. Par hasard, dans un magasin d’instruments usagés. Il n’est pas cher pour un piano, mais trop cher pour mes moyens… du coup je me suis retournée vers kijiji où je découvre de jolis pianos, dans mes prix et tout. Seul hic: je connais pas ça moi les pianos. Je suis super bonne pour magasiner des violons, mais des pianos? Rien, je ne vois rien. Pas capable de voir s’il est juste mal accordé ou fini. Pas capable de voir si les cordes ont besoin d’être changées. La seule chose que je suis capable de voir c’est si le bois extérieur a été bien entretenu. Ce qui est probablement le truc le moins important à considérer pour un achat de la sorte. En tout cas… là… je regarde et je médite… j’ai même vu des pianos droits à donner sur Kijiji (en fait tant qu’à en prendre un gratuit je prendrais celui de ma cousine mais le hic c’est que je devrais aller le chercher à Québec… un déménagement de piano Mtl-Québec, ça me revient probablement au même prix que d’en prendre un à Montréal)… puis un piano droit c’est trop gros alors je laisse filer les offres. Avantages de craquer pour un piano: réaliser un de mes rêves, participer à la formation musicale de ma fille, apprendre enfin le piano (je parle pour moi), joli meuble, je vais pouvoir m’accompagner en chantant, ça va m’aider à trouver la bonne note. Inconvénients: C’est cheeeer, ça prend de la place, un piano une fois que tu rentres ça chez toi, tu te dois de l’entretenir, c’est un instrument, c’est presque vivant. Faut le faire accorder souvent, en jouer souvent, lui parler une fois de temps en temps. Lui parler ça va, mais pour le reste, mine de rien, ce sont des frais supplémentaires. Me dis que si je suis chanceuse, d’ici quelques semaines, pour de vrai, on l’aura notre piano. En attendant j’ai écrit au propriétaire du piano de mes rêves… et j’ai pas eu de réponse. Je suis déçue, bleuh. Les autres personnes à qui j’ai écrit m’ont répondu mais là c’est moi qui brette… ils sont un peu plus chers et pas nécessairement meilleurs que celui sur lequel j’avais posé l’oeil plus sérieusement.
Si vous connaissez ça vous, les pianos, pourriez-vous me dire si mon budget a de l’allure? Piano d’appartement usagé mais en bon état: 500$, déménagement: 150$, vérifications et faire accorder le piano (et faire des réparations mineures: 200$): Je me conte des salades là ou c’est atteignable comme objectif?