des Peccadilles en chroniques

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… et autres histoires palpitantes

Un appel aux tests de forme physique à l’école?

16 March 2010

Je viens de tomber sur un article intéressant parlant des recommandations faites par Sir Liam Donaldson en Angleterre. C’est ici. Si vous n’avez pas le temps de lire l’article au complet, une brève écoute de la vidéo d’environ une minute donne un bon aperçu de ses recommandations.
Il parle entre autres d’un truc auquel je n’avais pas pensé; le rôle des grands-parents. Comme ils ont une bonne qualité de vie, ils vivent plus vieux et jouent un rôle de plus en plus important dans l’éducation des enfants. En outre, les enfants ont tendance à les écouter un peu plus que les parents, ils jouent souvent un rôle de mentor. Il recommande donc aux grands-parents de valoriser les activités physiques aux yeux de leurs petits enfants (et idéalement de les pratiquer avec eux). En ce moment ce que ses études lui indiquent, c’est qu’en Angleterre, moins de 5% des grands-parents font du sport avec leurs petits enfants…
En tout cas, bref, allez écouter et lire cela, il y a matière à méditation. Moi ça me fait réfléchir aussi et je suis ravie d’être tombée sur des grands-parents qui embarquent autant dans les pratiques sportives que ceux de Coquinette. Je ne compte plus les fois où elle a patiné, skié, joué dans la neige, nagé, et visité les parcs avec eux. Ça me rappelle aussi que je suis due pour les remercier…

Un appel aux tests de forme physique à l'école?

16 March 2010

Je viens de tomber sur un article intéressant parlant des recommandations faites par Sir Liam Donaldson en Angleterre. C’est ici. Si vous n’avez pas le temps de lire l’article au complet, une brève écoute de la vidéo d’environ une minute donne un bon aperçu de ses recommandations.
Il parle entre autres d’un truc auquel je n’avais pas pensé; le rôle des grands-parents. Comme ils ont une bonne qualité de vie, ils vivent plus vieux et jouent un rôle de plus en plus important dans l’éducation des enfants. En outre, les enfants ont tendance à les écouter un peu plus que les parents, ils jouent souvent un rôle de mentor. Il recommande donc aux grands-parents de valoriser les activités physiques aux yeux de leurs petits enfants (et idéalement de les pratiquer avec eux). En ce moment ce que ses études lui indiquent, c’est qu’en Angleterre, moins de 5% des grands-parents font du sport avec leurs petits enfants…
En tout cas, bref, allez écouter et lire cela, il y a matière à méditation. Moi ça me fait réfléchir aussi et je suis ravie d’être tombée sur des grands-parents qui embarquent autant dans les pratiques sportives que ceux de Coquinette. Je ne compte plus les fois où elle a patiné, skié, joué dans la neige, nagé, et visité les parcs avec eux. Ça me rappelle aussi que je suis due pour les remercier…

RIASEC

14 March 2010

Voilà! Un point de plus d’accompli dans mon chemin de vie, j’ai fait mon profil RIASEC tantôt pour le fun. Sur les 90 affirmations il fallait en cocher 18; celles qui correspondent à ce qu’on fait le mieux. À partir de cela on vous donne une série de professions qui vous conviennent.
Et puis? Ça a donné quoi? Sérieusement, je suis bouche bée, parce que je ne vois pas grand lien entre ce que j’ai coché et les métiers proposés… et quand je dit “pas grand lien”, c’est un euphémisme. Voici, pour le fun, ce que j’ai coché. Il me semble que ça me ressemble pour vrai:
Acquérir une culture générale
Faire du camping, de la chasse, de la pêche, du canot
Colliger de l’information
Faire des enquêtes et des recherches approfondies
Exprimer correctement ses émotions (bon, je ne sais pas si je le fais bien, mais je le fais en masse, aucun doute là-dessus)
Expliquer, enseigner
Jouer d’un instrument de musique
Faire de la photographie
Faire des résumés, des synthèses de lecture
Comprendre les autres (ou en tout cas essayer fort de les comprendre)
S’exprimer oralement (aucun doute là-dessus)
Imaginer, inventer, innover
Analyser des idées, chercher des arguments
Rendre service, aider les autres
Bouquiner dans une librairie
Chercher et trouver une information
Faire la cuisine
Planifier, établir des calendriers de travail
Et voilà ce qu’on me propose de devenir:
Agroéconomiste
Anthropologue
Aromaticien
Astronome
Biochimiste
Biochimiste clinique
Chimiste
Chimiste spécialiste du contrôle de la qualité
Conseiller en importation et exportation
Écogéologue
Du coup je suis assaillie par le doute, qu’aies-je donc coché qui laisse supposer que je ferais une bonne n’importe quoi dans la liste? Bon, ok, je concède anthropologue et écogéologue… mais rien d’autre. RIEN.

Notes à moi-même

14 March 2010

Bon, comme mon blogue est un lieu où je mets tout ce qui me tente, j’ai pensé transcrire ici quelques unes de mes notes personnelles des derniers 6 mois, comme ça je vais pouvoir jeter les post-it qui commencent à envahir mon bureau:
Test pour déterminer ton profil RIASEC. Je suis pas mal sûre d’avoir trouvé ma voie mais j’aime tellement les questionnaires que celui-ci m’est tombé dans l’oeil.
BEAULIEU, Marcel. Les recettes à la bière des grandes cuisines Molson. Éditions de l’homme Ltée 1969
Il serait le temps que je redonne le livre emprunté à mon voisin l’été dernier. On y retrouve une foule d’idées culinaires d’avant-garde comme “Le gâteau d’anniversaire Molson”, les crêpes “Suzanne”, le potage de poireaux et de pommes de terre à la bière Molson et la salade de pommes de terre à l’allemande.
MOISSAN, Stéphane et LEBEL, Andrée. Les petits plats de nos grand-mères. Les éditions internationales Alain Stanké, 1978 Dans ce livre il y avait tout plein de recettes étranges, les gens avaient vraiment l’air de tout manger. Il y avait une recette de faux-sirop-d’érable, de cervelle de je ne sas plus trop quoi et quelques recettes plus traditionnelles. Moi je voulais mettre la main sur celle de sucre à la crème.
Je veux voir: … Et la musique, documentaire de Michel Lam (2008)
Trois places où je veux faire un voyage de pêche:
- Lac des îles, en quelque part comme ici
- Lac Blanc
- Rivière Jacques-Cartier
Je crois que j’avais sorti cela d’un livre recommandant des endroits intéressants au Québec, j’avais sélectionné les moins-loin-convenant-à-une-vacance-familiale.
Pour la suite de mes notes à moi-même, il est grand temps que je recopie les recettes de tarte aux pacanes, de pain d’épice et de pailles de fromage si gentiment partagées par mes voisines. Je peux pas vous les donner, j’ai pas les droits d’auteur…

Méditations au sujet de mes processus d’apprentissage

14 March 2010

Il fut un temps dans ma vie où on me parlait beaucoup de valorisation, comme dans:”Mais veux-tu ben m’expliquer qu’est-ce qui te valorise là-dedans?!?” Immanquablement, je me sentais prise au piège et diminuée par la remarque; effectivement, pourquoi je fais tel ou tel truc? Qu’est-ce qui me pousse à essayer autant de disciplines? Qu’est-ce qui fait que je suis intéressée et que je m’enchante aussi facilement devant de nouveaux défis? D’où me vient mon si haut degré de willingness et pourquoi est-il aussi souvent confondu avec un syndrome de pétard dans le cul par mes interlocuteurs?
Eh bien, je suis en train de comprendre… je découvre, à travers mon présent parcours scolaire d’où me vient ma propension à relever de nouveaux défis et à viser non seulement le haut de la montagne mais aussi le chemin le plus boueux pour y parvenir. Je découvre par la même occasion les mécanismes d’apprentissage, les types d’apprenants et les types d’enseignements. Je découvre quels sont mes types d’enseignement et je découvre à travers tout cela et mes expériences présentes d’apprentissage; comment j’apprends. Quels mécanismes viennent jouer dans ma façon d’apprendre. Comment la déconstruction est super importante si je veux arriver à comprendre. Pourquoi je porte une grande importance à ma fierté, l’estime de moi et ma réussite. Je découvre que je suis très axée sur ma note… ma note, ma fameuse note… mais qu’en même temps, peu de choses arrivent à me rendre plus fière que d’avoir le sentiment d’être en train de mettre le doigt sur le bon processus.
En tout cas, je ne sais pas si c’est clair mais voilà; je suis en train de réaliser quels chemins empruntent ma fierté et mon estime de moi et comment la curiosité, l’ouverture sur le monde, l’empathie, la diligence, l’altruisme, la créativité et l’intelligence sont pour moi des valeurs intrinsèques dans ma conception de la réussite d’une vie. Dans le fond, ce sont des choses que j’ai toujours sues, mais là, je commence à mettre le doigt dessus et à comprendre mes choix de vie, de carrières, familiaux, amicaux et je crie “eurêka”! Comme il est chouette d’avoir 31 ans et de commencer à comprendre pourquoi on est faite de même. La prochaine question est bien entendu: “kossé j’vais faire avec ça asteure?”
Et j’ai bien envie de me répondre de continuer à aller à l’école, parce que j’y réussis plutôt bien, parce que ça me valorise de réussir de même et parce que j’ai des orgasmes intellectuels quand je découvre que le concept que je viens d’apprendre débouche sur de nouveaux questionnements, bien plus complexes encore… et que j’ai le bagage suffisant pour m’y attarder.
Ah, pis je suis en train de découvrir que mes parents, deux pédagogues de formation et de carrière, on eu toute une influence sur mon parcours. Des années plus tard, je vois et comprends des stratégies qu’ils ont appliquées il y a 15-20 ans. Je comprends leurs réactions et je suis en train de tout analyser cela. Parce que Coquinette s’engage tout bientôt dans une série de loooooongues années d’études, parce que je veux pouvoir l’aider à mon tour, d’une façon adéquate. Parce que j’espère soutenir sa motivation adéquatement de façon à l’aider à devenir un petit être intelligent, sensible, emphatique, altruiste, curieux, enjoué, rieur, talentueux… et libre. Le principal défi à mon avis, sera d’user de bémols, de bécarres et de dièses adéquatement, parce que dans le fond, la vie, au delà de la réussite et de la motivation et de tout ce pataclan; c’est quand même fait pour se faire du fun.

Méditations au sujet de mes processus d'apprentissage

14 March 2010

Il fut un temps dans ma vie où on me parlait beaucoup de valorisation, comme dans:”Mais veux-tu ben m’expliquer qu’est-ce qui te valorise là-dedans?!?” Immanquablement, je me sentais prise au piège et diminuée par la remarque; effectivement, pourquoi je fais tel ou tel truc? Qu’est-ce qui me pousse à essayer autant de disciplines? Qu’est-ce qui fait que je suis intéressée et que je m’enchante aussi facilement devant de nouveaux défis? D’où me vient mon si haut degré de willingness et pourquoi est-il aussi souvent confondu avec un syndrome de pétard dans le cul par mes interlocuteurs?
Eh bien, je suis en train de comprendre… je découvre, à travers mon présent parcours scolaire d’où me vient ma propension à relever de nouveaux défis et à viser non seulement le haut de la montagne mais aussi le chemin le plus boueux pour y parvenir. Je découvre par la même occasion les mécanismes d’apprentissage, les types d’apprenants et les types d’enseignements. Je découvre quels sont mes types d’enseignement et je découvre à travers tout cela et mes expériences présentes d’apprentissage; comment j’apprends. Quels mécanismes viennent jouer dans ma façon d’apprendre. Comment la déconstruction est super importante si je veux arriver à comprendre. Pourquoi je porte une grande importance à ma fierté, l’estime de moi et ma réussite. Je découvre que je suis très axée sur ma note… ma note, ma fameuse note… mais qu’en même temps, peu de choses arrivent à me rendre plus fière que d’avoir le sentiment d’être en train de mettre le doigt sur le bon processus.
En tout cas, je ne sais pas si c’est clair mais voilà; je suis en train de réaliser quels chemins empruntent ma fierté et mon estime de moi et comment la curiosité, l’ouverture sur le monde, l’empathie, la diligence, l’altruisme, la créativité et l’intelligence sont pour moi des valeurs intrinsèques dans ma conception de la réussite d’une vie. Dans le fond, ce sont des choses que j’ai toujours sues, mais là, je commence à mettre le doigt dessus et à comprendre mes choix de vie, de carrières, familiaux, amicaux et je crie “eurêka”! Comme il est chouette d’avoir 31 ans et de commencer à comprendre pourquoi on est faite de même. La prochaine question est bien entendu: “kossé j’vais faire avec ça asteure?”
Et j’ai bien envie de me répondre de continuer à aller à l’école, parce que j’y réussis plutôt bien, parce que ça me valorise de réussir de même et parce que j’ai des orgasmes intellectuels quand je découvre que le concept que je viens d’apprendre débouche sur de nouveaux questionnements, bien plus complexes encore… et que j’ai le bagage suffisant pour m’y attarder.
Ah, pis je suis en train de découvrir que mes parents, deux pédagogues de formation et de carrière, on eu toute une influence sur mon parcours. Des années plus tard, je vois et comprends des stratégies qu’ils ont appliquées il y a 15-20 ans. Je comprends leurs réactions et je suis en train de tout analyser cela. Parce que Coquinette s’engage tout bientôt dans une série de loooooongues années d’études, parce que je veux pouvoir l’aider à mon tour, d’une façon adéquate. Parce que j’espère soutenir sa motivation adéquatement de façon à l’aider à devenir un petit être intelligent, sensible, emphatique, altruiste, curieux, enjoué, rieur, talentueux… et libre. Le principal défi à mon avis, sera d’user de bémols, de bécarres et de dièses adéquatement, parce que dans le fond, la vie, au delà de la réussite et de la motivation et de tout ce pataclan; c’est quand même fait pour se faire du fun.

Je bouge tellement que…

10 March 2010

Mesdames, je me dois de partager avec vous ma révélation du mois. Voui, je sais, je répète à tous vents que je fais des workout depuis quelques jours. Ouais, je sais, ça peut être tapant, surtout si vous ça ne vous branche pas de bouger. Je sais, je sais, d’ailleurs je vais vous avouer un truc, moi les gens qui s’entraînent trop, ceux qui passent 6 jours sur 7 dans les gym, il me font le même effet que ceux qui mangent de la luzerne à tous les midi: j’ai toujours eu peur d’eux autres. Je trouve ça limite pathologique, l’obsession du corps, la fixation sur les muscles. Théorie que je trimballe d’ailleurs dans mes valises depuis une quinzaine d’années: toujours se méfier du monde trop en forme.
Ceci dit, je dis ça de même… mais je suis en train de découvrir un truc dont on ne parle ja-mais dans les articles destinés à motiver le bon peuple à bouger et ça s’appelle les seins. Parce qu’entre vous et moi, c’est important des seins et dans un monde idéal on en aurait toutes de fort jolis et nos mamelons viseraient le soleil pour l’éternité. Avant février 2010, je pensais que des seins ça pousse, ça finit par tombasser un tantinet, puis vient un accouchement ça gonfle et remonte² de façon spectaculaire… puis cesse l’allaitement et ça redescend et ne ressent plus jamais l’appel vers les hauts sommets de la gloire poitrinesque.
Ben j’étais dans les patates parce mes miens de seins semblent avoir entrepris une remontée ma foi spectaculaire depuis que j’ai recommencé à tâter les altères, à m’étirer à l’aide de postures absurdes et à faire des push-ups. Faque voilà les filles, si vous investissez un tout petit brin de votre temps à faire des exercices de poitrines, il se pourrait que la vôtre de poitrine se rappelle les temps glorieux où elle faisait copain-copain avec votre gorge. Vouaip mesdames.
Bon bref; mon conseil du mois: épousez les push-ups et redonnez à votre poitrine une deuxième vie de collégienne. Dans l’éventualité d’un total flop, vous serez néanmoins un poil plus en forme.

L’Internet et moi

10 March 2010

Depuis quelques jours je croise plusieurs articles sur les femmes et l’Internet. Il paraît qu’on y est très présentes (doh) et certaines personnes se demandent pourquoi; quel est le profil de ces femmes? Ça m’a donné envie de faire l’inventaire de mes raisons: Je suis une femme-fille (pas tout à fait décidée encore sur la trentaine et l’obligation de porter le tailleur, le rouge à lèvres et le mascara, je me promets aussi de résister longtemps aux bobettes-qui-montent-au-nombril et aux cheveux teints), début trentaine donc, maman, amoureuse, voyageuse, musicienne à mes heures, artiste en quête d’une discipline à privilégier, amoureuse de sa langue et des dictionnaires (ma nouvelle idylle), sportive, tripeuse de plein-air, de bonne bouffe préparée maison, de soupers entre amis, étudiante subissant par moments, presque tout le temps, des puissantes soifs de savoirs politiques, sociaux, culturels et (surtout) inutiles, parce que ce sont souvent ces derniers qui me font rire et mettent un soleil dans mes journées. Voilà pour la présentation, maintenant plongeons au coeur de ce que je cherche et trouve en tant qu’internaute.
- Lire des articles scientifiques me donne officiellement l’impression d’être plus intelligente. J’ai le sentiment de “savoir”, ce qui se passe ici, dans le monde, dans ma tête et dans tous les domaines qui m’intéressent… et ils sont nombreux
- Avec tous ces sites musicaux je cherche et découvre de fichus bons groupes et chanteurs.
- Amateure de documentaires, je suis ravie d’avoir accès aux archives, entre autres, de l’ONF. Le dernier documentaire que j’ai écouté était sur Jack Rabbit, je parle de la posture du centenaire à tout le monde depuis 3 semaine.
- Facebook m’a permis de renouer avec des amis, de garder contact avec plusieurs autres, de me bâtir un réseau fiable et de me faire un chum. Quand on me demande comment j’ai rencontré mon amoureux, je devient immanquablement toute rouge et réponds timidement: “il m’a pokée sur facebook…”
Mon blogue m’a permis de mettre en archive les mots d’enfants de ma fille et de stocker mes souvenirs de façon “objective”. On oublie beaucoup en vieillissant. Si ce qui s’est passé le mois dernier et qui prenait des proportions dramatiques est maintenant à moitié oublié… ce qui s’est passé il y a 3 ans l’est encore davantage. Quelques fois je fouine dans mes archives et je découvre: des recettes, des crises existentielles, des photos de voyage, des anecdotes oubliées et tout cela m’amuse beaucoup.
Flickr me permet de stocker mes photos favorites et de voir les superbes photos de mes copines. Je dis copines parce que je ne crois pas avoir de copain sur Flickr, faudrait m’expliquer pourquoi d’ailleurs. Est-ce une tendance ou suis-je une exception?
Msn me permet de clavarder mais je le fais peu. J’ai toujours peur de déranger les gens quand j’initie des discussions sur MSN, je préfère Twitter ou Facebook, qui permettent de répondre au moment où ça nous convient quoique bon, le clavardage permet des discussions plus profondes je trouve.
Twitter me permet de suivre à vitesse grand V l’information sur une multitude de sujets qui me tiennent à coeur: les accomplissements de personnes pour qui j’ai énormément d’estime, l’actualité, l’éducation, la musique, l’art, la culture. Ce qui est génial c’est que je peux me tenir au courant (et par ricochet avoir l’impression de devenir de plus en plus savante) tout en passant une certaine partie de mon temps à échanger et déconner.
Maintenant quand je m’attaque à une nouvelle pièce de violon, je vais la télécharger sur Itunes, je l’écoute en boucle entre mes pratiques. Ça fait rentrer l’écoute de la musique classique dans la demeure et ça m’aide beaucoup à mieux jouer. Pis on sait pas, peut-être que ça fera qu’un jour je saurai faire la différence entre Bach et Mozart.
J’ai essayé Buzz et Google Wave et à date je suis déçue, je ne comprends pas trop où ça mène. Mon buzz est désactivé et Wave en dormance.
Enfin bon, depuis que je suis une internaute assidue, j’ai: fortifié et agrandi mon réseau, je me suis fait de réels amis (comme dans on-se-voit-dans-la-vraie-vie), j’ai pratiqué ma langue, je l’ai améliorée et j’ai appris à l’aimer et la chérir (tellement que je songe très sérieusement à la maîtrise en linguistique), je me suis cultivée, j’ai repoussé les limites de mon savoir et j’ai très envie de les repousser encore et toujours, j’ai trouvé l’amour, j’ai trouvé des réponses ou des pistes de réflexions auxquelles je n’aurais pas pensé toute seule.
Évidemment lire tout ceci pourrait porter à croire que je suis une grande amateure aveuglée, obnubilée par le ce-que-tu-veux-point-zéro… et bien non. Je remarque quelques retombées moins glorieuses venant affecter mon rythme de vie:
- Je lis moins de papier, les journaux ne rentrent plus ici depuis des années et je prends un bon 2 mois pour arriver à lire un livre de 400 pages. Avant je lisais le Devoir en entier chaque matin et le lisais un gros roman par 7 jours; des fois moins.
- À 31 ans, tout bientôt 32; mes yeux ne sont toujours pas stables. Je suis très myope et tant que je vais rester adepte de l’écran cathodique la situation ne promet pas de s’arranger
- La technologie ça coûte cher
- La technologie; ça pollue
- Être amateur d’ordis devant un enfant lui donne immanquablement envie de l’être aussi… seulement voilà; moi je privilégie les jeux extérieurs, la musique, les livres, les jouets-pas-de-piles, parce que je crois dur comme fer que ma fille est à l’âge où on se développe une imagination. Je vois la télévision et les ordinateurs comme des entraves à cela. Pis je me dis que si je suis devenue geekette passé 25 ans, ma fille a tout le potentiel pour découvrir la programmation et les machines passé 8 ans.
- Être sur Facebbok, Twitter, avoir un blogue, être googlable… ça laisse des traces indélébiles. Les paroles s’envolent; les écrit restent comme on dit. Jusqu’à quel point peut-on se faire une idée de qui je suis vraiment en fonction des traces que je laisse dans un monde virtuel? Parce qu’il faut en être conscient, je n’écris que ce que je veux bien écrire. On ne retrouve pas tous les pans de ma vie ici. Jusqu’à quel point mes peccadilles et mon moi profond sont-ils une seule et même personne? Au point de vue de l’employabilité, ça fait quoi, d’être très présent sur Internet? Même dans des cas où on gère d’un main de fer son image, est-ce qu’un jour, un tout petit dérapage peut te discréditer pour des années? Et puis si on regarde le côté juridique, ça peut être inquiétant aussi de voir ce que des personnalités virtuelles anonymes ou non, s’attirent comme représailles. Prenons un exemple, disons un chanteur connu, qui est sur Facebook, Twitter, My Space et qui a un blogue. Mettons qu’il meurt, pourra t-on voir un jour une biographie intitulée: “La double vie d’Untel sur la toile”? Un livre basé sur des sorties virtuelles et complété d’extrapolations et de tentatives de lectures entre les lignes?
En tout cas, je me questionne. J’adore ce que je trouve ici, mais des fois j’ai l’impression qu’on joue avec des droits et un outil qui évoluent tellement vite qu’on pourrait tous se faire avoir dans le détour.

L'Internet et moi

10 March 2010

Depuis quelques jours je croise plusieurs articles sur les femmes et l’Internet. Il paraît qu’on y est très présentes (doh) et certaines personnes se demandent pourquoi; quel est le profil de ces femmes? Ça m’a donné envie de faire l’inventaire de mes raisons: Je suis une femme-fille (pas tout à fait décidée encore sur la trentaine et l’obligation de porter le tailleur, le rouge à lèvres et le mascara, je me promets aussi de résister longtemps aux bobettes-qui-montent-au-nombril et aux cheveux teints), début trentaine donc, maman, amoureuse, voyageuse, musicienne à mes heures, artiste en quête d’une discipline à privilégier, amoureuse de sa langue et des dictionnaires (ma nouvelle idylle), sportive, tripeuse de plein-air, de bonne bouffe préparée maison, de soupers entre amis, étudiante subissant par moments, presque tout le temps, des puissantes soifs de savoirs politiques, sociaux, culturels et (surtout) inutiles, parce que ce sont souvent ces derniers qui me font rire et mettent un soleil dans mes journées. Voilà pour la présentation, maintenant plongeons au coeur de ce que je cherche et trouve en tant qu’internaute.
- Lire des articles scientifiques me donne officiellement l’impression d’être plus intelligente. J’ai le sentiment de “savoir”, ce qui se passe ici, dans le monde, dans ma tête et dans tous les domaines qui m’intéressent… et ils sont nombreux
- Avec tous ces sites musicaux je cherche et découvre de fichus bons groupes et chanteurs.
- Amateure de documentaires, je suis ravie d’avoir accès aux archives, entre autres, de l’ONF. Le dernier documentaire que j’ai écouté était sur Jack Rabbit, je parle de la posture du centenaire à tout le monde depuis 3 semaine.
- Facebook m’a permis de renouer avec des amis, de garder contact avec plusieurs autres, de me bâtir un réseau fiable et de me faire un chum. Quand on me demande comment j’ai rencontré mon amoureux, je devient immanquablement toute rouge et réponds timidement: “il m’a pokée sur facebook…”
Mon blogue m’a permis de mettre en archive les mots d’enfants de ma fille et de stocker mes souvenirs de façon “objective”. On oublie beaucoup en vieillissant. Si ce qui s’est passé le mois dernier et qui prenait des proportions dramatiques est maintenant à moitié oublié… ce qui s’est passé il y a 3 ans l’est encore davantage. Quelques fois je fouine dans mes archives et je découvre: des recettes, des crises existentielles, des photos de voyage, des anecdotes oubliées et tout cela m’amuse beaucoup.
Flickr me permet de stocker mes photos favorites et de voir les superbes photos de mes copines. Je dis copines parce que je ne crois pas avoir de copain sur Flickr, faudrait m’expliquer pourquoi d’ailleurs. Est-ce une tendance ou suis-je une exception?
Msn me permet de clavarder mais je le fais peu. J’ai toujours peur de déranger les gens quand j’initie des discussions sur MSN, je préfère Twitter ou Facebook, qui permettent de répondre au moment où ça nous convient quoique bon, le clavardage permet des discussions plus profondes je trouve.
Twitter me permet de suivre à vitesse grand V l’information sur une multitude de sujets qui me tiennent à coeur: les accomplissements de personnes pour qui j’ai énormément d’estime, l’actualité, l’éducation, la musique, l’art, la culture. Ce qui est génial c’est que je peux me tenir au courant (et par ricochet avoir l’impression de devenir de plus en plus savante) tout en passant une certaine partie de mon temps à échanger et déconner.
Maintenant quand je m’attaque à une nouvelle pièce de violon, je vais la télécharger sur Itunes, je l’écoute en boucle entre mes pratiques. Ça fait rentrer l’écoute de la musique classique dans la demeure et ça m’aide beaucoup à mieux jouer. Pis on sait pas, peut-être que ça fera qu’un jour je saurai faire la différence entre Bach et Mozart.
J’ai essayé Buzz et Google Wave et à date je suis déçue, je ne comprends pas trop où ça mène. Mon buzz est désactivé et Wave en dormance.
Enfin bon, depuis que je suis une internaute assidue, j’ai: fortifié et agrandi mon réseau, je me suis fait de réels amis (comme dans on-se-voit-dans-la-vraie-vie), j’ai pratiqué ma langue, je l’ai améliorée et j’ai appris à l’aimer et la chérir (tellement que je songe très sérieusement à la maîtrise en linguistique), je me suis cultivée, j’ai repoussé les limites de mon savoir et j’ai très envie de les repousser encore et toujours, j’ai trouvé l’amour, j’ai trouvé des réponses ou des pistes de réflexions auxquelles je n’aurais pas pensé toute seule.
Évidemment lire tout ceci pourrait porter à croire que je suis une grande amateure aveuglée, obnubilée par le ce-que-tu-veux-point-zéro… et bien non. Je remarque quelques retombées moins glorieuses venant affecter mon rythme de vie:
- Je lis moins de papier, les journaux ne rentrent plus ici depuis des années et je prends un bon 2 mois pour arriver à lire un livre de 400 pages. Avant je lisais le Devoir en entier chaque matin et le lisais un gros roman par 7 jours; des fois moins.
- À 31 ans, tout bientôt 32; mes yeux ne sont toujours pas stables. Je suis très myope et tant que je vais rester adepte de l’écran cathodique la situation ne promet pas de s’arranger
- La technologie ça coûte cher
- La technologie; ça pollue
- Être amateur d’ordis devant un enfant lui donne immanquablement envie de l’être aussi… seulement voilà; moi je privilégie les jeux extérieurs, la musique, les livres, les jouets-pas-de-piles, parce que je crois dur comme fer que ma fille est à l’âge où on se développe une imagination. Je vois la télévision et les ordinateurs comme des entraves à cela. Pis je me dis que si je suis devenue geekette passé 25 ans, ma fille a tout le potentiel pour découvrir la programmation et les machines passé 8 ans.
- Être sur Facebbok, Twitter, avoir un blogue, être googlable… ça laisse des traces indélébiles. Les paroles s’envolent; les écrit restent comme on dit. Jusqu’à quel point peut-on se faire une idée de qui je suis vraiment en fonction des traces que je laisse dans un monde virtuel? Parce qu’il faut en être conscient, je n’écris que ce que je veux bien écrire. On ne retrouve pas tous les pans de ma vie ici. Jusqu’à quel point mes peccadilles et mon moi profond sont-ils une seule et même personne? Au point de vue de l’employabilité, ça fait quoi, d’être très présent sur Internet? Même dans des cas où on gère d’un main de fer son image, est-ce qu’un jour, un tout petit dérapage peut te discréditer pour des années? Et puis si on regarde le côté juridique, ça peut être inquiétant aussi de voir ce que des personnalités virtuelles anonymes ou non, s’attirent comme représailles. Prenons un exemple, disons un chanteur connu, qui est sur Facebook, Twitter, My Space et qui a un blogue. Mettons qu’il meurt, pourra t-on voir un jour une biographie intitulée: “La double vie d’Untel sur la toile”? Un livre basé sur des sorties virtuelles et complété d’extrapolations et de tentatives de lectures entre les lignes?
En tout cas, je me questionne. J’adore ce que je trouve ici, mais des fois j’ai l’impression qu’on joue avec des droits et un outil qui évoluent tellement vite qu’on pourrait tous se faire avoir dans le détour.

MGMT

9 March 2010

Et puis bon, depuis ce matin j’écoute le nouvel extrait de MGMT en boucle. Je danse dans le salon en dessous des rayons de soleil daignant gentiment m’éblouir de printemps.
Flash Delirium
Quand je finis par m’asseoir devant mon bureau, c’est pour mieux sauter sur ma chaise.