des Peccadilles

|

… et autres histoires palpitantes

tidlidou j'ai fait la passe à la to do

22 March 2010

Évidemment, je n’ai pas lu les deux livres de 200 pages, mais vous savez quoi? J’ai terminé ma partie du travail d’équipe. Woohoo. Comme il est bon d’avoir le coeur léger.

Multitask disais-je

21 March 2010

Incroyable mais vrai; en ce moment même, imaginez-vous donc que je suis en train, tout à la fois, de:
– Surveiller ma fille
– Dessiner
– Faire mes devoirs
– Être fière de moi
– Assimiler mon sujet de dissertation
– Écouter Plume
Vouaip. Le multitasking me comble. Évidemment, parce que je voulais bloguer, j’ai dû mettre tout cela de côté 2 minutes.

De distance et de longueur de temps

21 March 2010

Je ne vous parle pas souvent de lui, j’aime bien cultiver la discrétion à son sujet, sauf là. Là, je m’enthousiasme tellement de le revoir tout bientôt que j’ai envie de vous en parler un petit peu.
Quand nous avons commencé à nous fréquenter, nous habitions dans deux ville éloignées. Plusieurs heures de train nous séparaient. On arrivait à se voir aux 6 semaines environ, ce qui nous convenait très bien à tous les deux. Lui était très concentré sur son travail et moi sur ma fille et mon travail. On aime beaucoup écrire tous les deux, ce qui fait qu’on pouvait s’envoyer des dizaines et des dizaines de courriels à chaque jour. C’est toujours un peu angoissant quand tu te vois aussi peu souvent, tu te demandes toujours si ça ira, si l’amour est encore là. Est-ce qu’il a changé? Est-ce que je vais le reconnaître? Je voulais toujours être la plus belle aussi, parce que je me rappelais bien que lui était beau en titi. Chaque fois, en sortant du train ou en ouvrant la porte au son de la sonnette, les bras me tombaient: “Tabarnouche” que je me disais immanquablement “J’me rappelais qu’il était beau, mais à ce point là? Wow. Coudonc, comment est-ce que j’ai fait mon compte pour arriver à sortir avec un mec aussi cute?”
Puis, il est revenu habiter à Montréal et s’est installé avec nous depuis un bon bout de temps déjà; plus d’un an mais les derniers mois ne comptent pas vraiment en matière de cohabitation parce que de novembre à avril il aura passé plus de 4 mois à plusieurs fuseaux horaires d’ici.
Dans 1 dodo, je vais le revoir… pour la première fois depuis 2 mois. Il se moquera probablement de moi, parce que j’aurai encore trouvé le moyen d’oublier comment on embrasse. Parce que je vais avoir le coeur en extase quand je vais le trouver dans la foule, parce que je vais rougir de la tête aux pieds quand je vais réaliser que mon chum, il est beau en ostie.

iiiiiiii

21 March 2010

Première partie du premier travail terminée. Il me reste à relire et ajouter toute la partie analyse; la première partie ne comportait que des observations… elle fait 11 pages.
iiiii, moi qui voulait me coucher tôt ce soir…

28 chiffres

21 March 2010

Dans un tout autre ordre d’idées, j’ai envie de vous raconter une histoire, de toute façon, c’est pas comme si j’étais dans le jus ou surchargée de quoi que ce soit aujourd’hui… *tousse* *tousse*
Alors voilà, dans mon dernier cours de pédagogie, le professeur a utilisé un petit jeu pour nous faire comprendre comment on apprend. Il a projeté 28 chiffres au mur durant 45 secondes. 28 chiffres, divisés en 4 lignes de 7 chiffres. La consigne était claire: “Vous avez 45 secondes pour mémoriser le plus de chiffres possibles”. Quand il a fermé le projecteur il nous a demandé de les retranscrire sur un papier. La moitié de la classe a ri et n’a rien écrit. Quelques uns ont retranscrit les 3 premiers chiffres, quelques uns ont retranscrit une vingtaine de chiffres. 1 personne a retranscrit les 28.
Cette personne, c’était moi.
Loin de moi l’idée de me vanter, il faut comprendre que l’exercice a été fait dans un cours de pédagogie, pas dans un cours de mémorisation de chiffres absurdes (vous allez voir je vais vous les donner tantôt, ils semblent absurdes). L’exercice avait pour objectif de faire réaliser aux étudiants comment on apprend et comment certaines techniques pédagogiques peuvent être inefficaces et n’aident à peu près personne. L’autre objectif était de faire réaliser aux gens leurs processus de mémorisation et leurs stratégies cognitives. Et moi, ben ça m’a fait tout un choc… J’ai toujours su que j’étais drôlement bonne pour mémoriser des chiffres… mais de là à en retenir 28 en 45 secondes, non, je ne m’en serais jamais crue capable, il y a une marge.
Comme j’avais tout bon, on m’a demandé d’expliquer comment j’avais fait pour mémoriser tout cela. J’ai expliqué que j’avais cherché des références. Et là j’ai expliqué mes systèmes de références. Sincèrement, je crois que d’expliquer ces références m’a joué un vilain (ou excellent tour)… parce que ça fait 9 jours que je vérifie ma mémoire une fois par jour et que je constate que, “Oh my gooood! Je m’en rappelle encore”. Expliquer comment j’avais fait pour mémoriser tout cela m’aura permis de le graver bien profond dans ma mémoire (et de faire rire de moi par mes amis). Un truc fascinant est arrivé en cours de journée; une autre étudiante de la classe, qui avait mémorisé une bonne vingtaine de chiffres, a pu retenir les 28 après avoir entendu mes explications. Plusieurs heures après l’exercice elle les avaient encore tous en tête.
Les chiffres:
6667677
7890123
1991923
9637246
Mes références:
666 (chiffre evil, route 666) 7677 (là je m’imagine une danse)
789 (fin d’une montée) 0 (suivie d’un point central) 123 (et d’une nouvelle montée)
199 (je sais pas) 1923 (j’ai retenu une date, me disant que c’était clair que ma grand-mère maternelle avait vécu quelque chose de fabuleux cette année-là)
9637246 ici je ne voyais pas de système alors j’ai répété ces chiffres en boucle durant les derniers 25 secondes de l’exercice, ce sont aussi ceux-là que j’ai recopiés en premier, depuis par contre je l’ai divisé en deux: 9637 (série que je me rappelle sans leur avoir trouvé un système) et 246 (montée de chiffres pairs)
Il a l’air nono au premier coup d’oeil cet exercice, mais il nous a permis de comprendre comment on peut engager ou désengager un étudiant… comme je venais de lire sur la psychologie cognitive et la motivation, j’ai pu mettre en images des concepts expliqués dans mes lectures. Tout ce qu’on décrivait dans le livre, sur l’intérêt pour des activités (si l’élève ne comprend pas à quoi ça lui sert, il ne s’engage pas à le faire), je l’ai vu faire par mes collègues de classe (ceux qui ont ri et refusé de faire un exercice de chiffres dans un cours de pas-de-chiffres). Bref, tout cela… avec un exercice de 45 secondes.
Plus ça va, plus je tripe sur la pédagogie…

La lune est en gémeaux, wooooo

21 March 2010

Ah et euh, je peux faire une confession?
Tsé quand je suis trop dans le jus là… et que je panique un peu là… ben. Euh. je vais lire mon horoscope pour me donner l’impression que ça va mieux aller.
Celui de La Presse, toujours criant de vérité me dit justement que je vais faire la lumière sur une affaire nébuleuse.
Moi je trouve que c’est très imagé cette façon de me rappeler que je dois déboucher le tuyau de l’évier de la salle de bain.

To do…

21 March 2010

Ça y est, encore la to do list… cette fois-ci; elle est encore plus grande que moi. C’est que je suis dans le juuuuus! Vaisselle, marché, lavage, banque, pet shop, magasin de clés, ménage (en fait surtout les planchers), devoirs-devoirs-devoirs et quarante douze mille téléphones urgents.
Les fameux de devoirs sont à remettre le 6 avril, en théorie donc j’ai amplement le temps seulement voilà; non. J’ai pas vraiment le temps… au menu: un travail d’équipe. Je dois remettre le premier jet de ma partie ce soir. Pour l’autre devoir rien ne presse mais comme c’est une analyse d’un truc vu la semaine dernière… ben… euh… je ne peux plus attendre, sinon j’aurai oublié! J’en ai déjà oublié le 3/4 en fait. Heureusement que j’ai de bonnes notes de cours…
En tout cas, bref, j’écris nébuleux han? Désolée, dans ma tête pourtant: c’était tout clair: râââââââââ! Suis dans le juuuuuuuuuuus!
Rââââââââââââââââââââââââââââââ!
Ah oui, et j’ai genre 2 livres scientifiques de 200 pages à lire + 5 articles.
Me console en me disant qu’un jour, oh oui, un jour; je vais être vachement brillante.

En avion, bateau, train, autobus, lalalilalèreu

20 March 2010

Un article datant d’hier sur La mère blogue m’a un tantinet inspirée. Vous pourrez trouver une autre réaction ici.
Coquinette aura pris plusieurs fois l’avion au cours de ses 5 premières années de vie. Idem pour le train et l’autobus voyageur. S’il est vrai qu’emmener un enfant pour un long trajet de transport en commun demande courage et préparation, j’ai de la misère à voir en quoi leur présence peut déranger à ce point certains passagers. Bien sûr, je peux concéder qu’un enfant en avion: ça bouge (descend du banc, remonte sur le banc, descend du banc, remonte sur le banc), oui, ça peut chigner un peu aussi, bon, ok, pleurer des fois… et oh; drame, ils vont à la toilette plus souvent que les autres passagers… Devrait-on interdire les voyages aux enfants pour ne pas déranger le 4% (chiffre très scientifique estimé par Bibi) d’intolérants dans l’avion? Le hic c’est que des personnes désagréables, il en existe des tas et ils sont loin d’avoir une moyenne d’âge en dessous de 10 ans… inversement, des enfants impeccables qui prennent l’avion en professionnels, se tiennent tranquilles et qui en guise de coquinerie se contentent de se mettre debout sur leur siège une fois l’heure pour lancer des sourires de bonheur aux passagers à proximité… il y en a énormément aussi.
Si on interdit les enfants, il faut aussi songer à interdire les gens qui parlent trop fort, l’alcool et toute personne ayant un taux d’alcoolémie au dessus de 0.08 (parce que leurs blagues sont trop fortes et même pas drôles), les bourgeois aigris, les malades (trop susceptibles de se plaindre ou pire, de nous refiler leurs bibittes), les gros (parce qu’ils monopolisent nos accoudoirs), les gars (parce qu’ils remplissent de pisse le plancher et les alentours de la toilette), les ados car ils écoutent leur musique trop fort, les grands parce qu’ils nous font chier en faisant dépasser leurs jambes de note bord, les cons qui émettent des opinions débiles, parce qu’on est obligés de supporter leurs conversations médiocres, les agentes de bord, parce qu’elles prennent trop de place dans les allées.
Bon, je blague, mais je suis quand même un peu sérieuse. J’ai pris quelques avions dans ma vie et une seule fois, j’ai été importunée par un enfant. Il était en panique et probablement malade.De mon côté, depuis que je voyage avec ma fille, je n’ai pas eu l’impression de déranger grand monde. Bien sûr j’ai vu des passager au regard inquiet lors de l’embarquement quand ils ont vu que ma fille et moi on s’assoyait à côté d’eux. Ce sont ceux-là même que j’ai surpris à sourire éventuellement à Coquinette, parce qu’elle fait bien ça… j’ai même déjà récolté des commentaires en sortant des appareils: “Mais c’est un ange que vous avez là!” Ça m’a fait rigoler… mais nooon je n’ai pas mis au monde un ange. Elle est comme tous les autres petits enfants, seulement voilà, avant d’aller m’enfermer 5 heures dans un avion j’essaie de m’organiser pour que ça se passe bien. Et comment je fais cela? En deux temps: je prépare adéquatement mon sac d’avion et je prépare adéquatement Coquinette.
Préparation du sac d’avion
1- Plus le droit de traverser la sécurité avec de l’eau et de la bouffe (en fait je ne sais jamais pour la bouffe alors je ne prends pas de chance)? Pas grave. J’apporte une bouteille vide pour chacune d’entre nous et on la remplit à l’abreuvoir après avoir passé la sécurité. J’en profite pour acheter des collations aussi mais rien de trop sucré (le but n’étant évidemment pas de surexiter ma fille en plein vol). Fruits secs, chips, fruits frais (il y a moyen d’en trouver dans les restos et commerces).
2- Je prends toujours soin d’apporter un vêtement de rechange pour Coquinette et moi, quelque chose de léger qui ne prend pas de place. Un accident est si vite arrivé (et c’est poche rester 4 heures avec un chandail mouillé de jus de raisin).
3- J’apporte toujours une grande écharpe que j’utilise: comme foulard si j’ai froid au cou ou comme couverture pour Coquinette et/ou moi si on veut s’endormir. Jusqu’à ce que Coquinette ait 3 ans, je l’utilisais comme hamac (noué derrière mon cou) pour la faire dormir contre moi. Bien mal prises en cas de dégât extrême on pourrait aussi lui faire une robe. Je parie que la prochaine fois qu’elle prendra l’avion elle l’utilisera pour se faire une cabane sur son banc.
4- J’ai toujours une débarbouillette sèche et quelques débarbouillettes humides. Parce que c’est pratique.
5- Des bobettes de rechange pour Coquinette, c’est duuur aller aux toilettes dans les avions, de par la configuration des bancs et des flaques de pisse qui se trouvent partout autour. Il est arrivé qu’elle se tache.
6- Des jeux, des jeux, encore des jeux. On profite des voyages pour s’initier aux échecs et aux dames chinoises (qui se trouvent dans tous les bons magasins 1$), je trimballe toujours avec moi un calepin de voyage et des crayons miniatures. Coquinette peut donc dessiner tant qu’elle le veut. J’ai mis la main dernièrement sur un “Guess Who?” et un exemplaire du jeu des 7 familles qui promettent de longues heures de plaisir. Plein de jeux donc, mais tous en versions miniatures.
7- Des papier-mouchoirs.
8- Baume à lèvres (dans notre cas un pour adulte et un pour enfants)
9- Une montre, c’est évident pour tout le monde mais moi je n’en porte pas depuis 6-7 ans, je dois donc faire un effort pour penser à en apporter une.
10- Passeports
11- Papiers de consentement parental (on ne peut pas sortir du pays sans l’autre parent de notre enfant à moins d’avoir cette lettre)
12- Appareil photo. On ne sait jamais, tout d’un coup il y a quelque chose de chouette à photographier à bord?
13- Des activités pour moi: un livre, une revue, un calepin. Pas de ipod, c’est inutile si je veux surveiller ma fille comme il faut… Habituellement je finis par ne rien toucher; trop occuper à occuper Coquinette et quand elle s’endort j’en profite pour sommeiller aussi.
14- Pas de gravol non plus. Coquinette a le mal des transports mais pas en avion donc c’est inutile pour elle. Certains parents en donnent pour calmer l’enfant avant le vol… faut juste faire attention et faire des tests à l’avance parce que les enfants ne réagissent pas tous de la même façon au gravol. Pour certains ça a un effet calmant; pour d’autres c’est l’inverse. Et un enfant surexité en avion, on s’en doute, ça n’est pas super souhaitable…
Préparation de ma fille
1- Si le jour du départ on est pressées, j’essaie tout de même d’être prête à l’avance et de ne pas trop stresser ma fille avec tout cela. J’essaie, quand l’avion n’est pas trop tôt le matin de garder un temps pour aller jouer dehors et gaspiller le surplus d’énergie non nécessaire au voyage.
2- Je la responsabilise; elle prépare son sac à dos. Choisit ses jouets. Je lui laisse le droit d’apporter 2 toutous ou poupées. Habituellement elle choisit un de chaque. Déjà ça; s’occuper de ses bébés, ça lui prend une bonne heure durant le vol.
3- Quand elle était petite j’apportais une suce ou je la mettais au sein pour le décollage et l’atterrissage. L’an dernier je lui expliquais qu’il fallait avaler sa salive, cette année j’aurai un paquet de gomme.
Il y avait, dans les commentaires de l’article que je mentionnais au début de ce billet, des gens qui se questionnaient sur le peu de mémoire qu’auront de toute façon les enfants de ces voyages; aussi bien les laisser à la maison en concluait-on. Je prends bien soin ici de réfuter cet argument. Toutes ces escapades avec Coquinette m’ont permis de lui faire découvrir le monde et de passer de superbes moments en sa compagnie et en compagnie de nos parents et amis. Ces moment étaient magiques et les souvenirs que nous nous sommes bâtis ensemble restent ancrés dans nos mémoire à tous. Même dans celle de Coquinette; si elle ne se rappelle pas clairement de toute la chronologie des choses (ni moi d’ailleurs), elle se rappelle quand, avec qui et où en titi. Si elle finit par oublier, ce qui serait compréhensible, elle aura tout le loisir de feuilleter les albums de photos et de constater à quel point
elle a été aimée et intégrée dans la vie familiale et amicale dès son plus jeune âge. Pour l’instant, je n’ai pas fait imprimer d’albums de photos pour les voyages des derniers 3 ans, cela n’empêche pas Coquinette de parler encore régulièrement non seulement des voyages de l’an dernier mais aussi de ceux de l’année précédente, alors qu’elle avait 2 1/2-3 ans. Puisque l’intelligence et la compréhension de concepts se fait au moyen de liens, de comparaisons, de constructions et de déconstructions, je suis également persuadée que toutes ces escapades lui permettront de développer ses raisonnement et ses concepts reliés au monde extérieur.
Pour lire certains articles précédents au sujet des voyages avec les enfants, c’est ici:
Sacoche d’une mère voyageuse
Petit guide du parent voyageur

Identité numérique

18 March 2010

Puisque j’ai beaucoup de temps libres pour penser ces jours-ci, je me suis surprise à réfléchir à mon identité numérique. C’est que je me questionne, j’ai comme une patate chaude entre les mains et je me demande un peu quoi faire avec. Mon identité numérique est formée de:
– Un reflet de mon vrai de vrai moi, qui n’est pas tout à fait moi dans la mesure où je fais attention à ce que je dis et si j’écris une connerie je suis assez toute-là pour le savoir en la rédigeant. Ce reflet de mon vrai moi se retrouve sur Facebook, IMDB où je stocke les films que j’ai envie de visionner et les Amazon(s), puisque l’univers a accès à mes wishlist… Ah et je suis sur LinkedIn aussi.
– Un reflet de mon vrai moi, non géré par mon vrai moi; ce qu’on retrouve en me googlant. Celui-là me fait suer parce que j’ai un nom plutôt rare, donc on peut supposer que je sois la seule au mooonde; mais non! J’ai deux homonymes: une madame super impliquée dans l’église baptiste de Trois-Rivières et une politicienne française (et plusieurs liens google à son sujet sont titrés “procès”, “bataille juridique” et blablabla). Ces deux madames-là me font suer parce que j’ai toujours peur qu’un employeur me google et tombe là-dessus. J’ai écrit quelques articles sur la monoparentalité sous mon vrai nom, ceci mélangé à cela me donne une image poche³. Ah et j’ai signé une pétition numérique il y a deux ans, moi j’arrive à l’oublier mais Google; non. Pour voir quelle est votre personnalité référée sur Internet, vous pouvez taper votre nom ici, sur 123people, des fois ça peut faire un peu peur…
– Un moi anonyme. On voit bien que je participe et que j’écris mais qu’est-ce qui prouve que je suis bel et bien une femme de 31 ans, maman de Coquinette? En fait rien. Cette madame existe, ou n’existe pas. Semble en tout les cas détester la polémique et essaie de s’abstenir d’aborder des sujets épineux, parce que si elle aime bien argumenter dans la vraie vie, elle se lasse souvent de le faire par écrit. Cette fille se retrouve sur Twitter, sur son blogue et dans les sections commentaires de plusieurs autres blogues.
– Une image d’un moi qui vacille entre l’anonymat et le vrai-moi, accessible via Flickr et Youtube.
Tout ceci me fait méditer parce qu’il me semble que d’une part; je suis trop éparpillée et plus le temps avance, plus j’aurais besoin de restructurer, voir resserrer le contrôle de cette image virtuelle. D’un autre côté, j’aime, apprécie et chéris tous les outils nommés ci-dessus; ils font partie de ma vie et me procurent un réel plaisir.
Tout cela pour dire que si, par exemple, je finis par enfin refaire mon blogue, j’aurai des choix à faire. De contenu et de contenant. Contenant: il est clair que mon site bénéficierait grandement d’une nouvelle garde-robe. Contenu je me questionne de plus en plus à ce sujet. Quoi garder comme identité? Sincèrement, je n’ai pas envie du tout de mettre mon nom partout ici. D’un autre côté avec l’âge de mon nom de domaine et le trafic y circulant, je pourrais arriver à tasser mes homonymes… et à impressionner peut-être davantage les employeurs qui me googlent. Ouais… seul hic; j’aime être anonyme.
Mon autre sujet de réflexion tourne autour de ma présence virtuelle. Au début, je ne faisais que commenter des blogues d’amis et des forums de discussions. J’avais un pseudonyme et je pataugeais dans un anonymat complet. Puis, est venu mon blogue, au moyen duquel je me suis beaucoup exposée au fil des ans. J’ai beau avoir fait plusieurs efforts d’humilité et de discrétion, ça reste un blogue et il y a 3 ans et demi de stock ici qui permettent de m’analyser et éventuellement me juger. Ensuite est venu Facebook. Mes amis Facebook ne savent pas, pour la plupart, que j’ai un blogue, ils ne connaissent pas Peccadilles et Peccadilles ne fait aucun effort en vue d’un éventuel coming out, elle se garde un jardin secret. Sont ensuite venus Flickr, LinkIn et Youtube. Peu de mes amis-fréquentations virtuelles ou réelles le savent, les consultent. Ils font partie des oubliés et ça me convient parfaitement. Dernier arrivé dans ma vie: Twitter.. Environ 95% de mes contacts Twitter ne sont pas sur mon Facebook, plusieurs d’entre eux ne lisent pas mon blogue mais le 5% me côtoie sur Facebook et sur mon blogue. Pour ce 5%, je fais de gros efforts pour ne pas dédoubler l’information à qui mieux mieux. Disons que concrètement je fais des efforts pour ne pas me répéter sur les trois plate-formes. Vite de même je trouve tout ceci logique mais l’aboutissement de tout cela mène à une dilution de l’information.
Par exemple, avant Twitter et Facebook, quand je tombais sur une information intéressante sur laquelle j’avais envie de m’attarder, j’en faisais un topo sur mes Peccadilles. Maintenant, je me contente de la retwitter. J’essaie de ne pas trop faire de bruit sur Twitter et de laisser mes états d’âmes sur Facebook (en me gardant tout de même une petite gêne, je doute que mes collègues de bureau d’il y a 3 ans s’intéressent à mon cycle menstruel), ce qui fait que mon Facebook est un immense ramassis de tranches de vies à la: “Miam, un bon café à matin”, “Rôôôô, il fait soleil” ou encore “ce qu’il fait bon cuisiner le pâté chinois”. Tout cela me permet d’avoir d’une part; d’l’air de retwetter tout et n’importe quoi sans jamais m’efforcer d’user de contenu par moi-même, d’autre part, d’l’air d’être une tranche de vie sans fin dont le principal défi personnel réside en la constitution d’une mousse suffisamment épaisse pour le cappuccino matinal, l’accomplissement-procrastination de travaux scolaires et d’heures de sommeils adéquates. Mon blogue, quant à lui, se languit de questions existentielles et fait de plus en plus dans le journal intime d’une trentenaire tranquille abordant des sujets empreints de futilité. Attention, la futilité m’enchante et me comble, mais la répétition m’exaspère et là… ben j’ai un peu l’impression d’avoir fait le tour.
Problèmes de contenu disais-je. Problèmes de contenant aussi (j’ai de la misère à voir mon site en peinture)… le tout assaisonné de questionnements d’identité numérique. Je n’ai aucune idée d’où tout cela va me mener mais voui, oh vouiii, je vous l’assure; ces temps-ci j’y réfléchis.

Un appel aux tests de forme physique à l'école?

16 March 2010

Je viens de tomber sur un article intéressant parlant des recommandations faites par Sir Liam Donaldson en Angleterre. C’est ici. Si vous n’avez pas le temps de lire l’article au complet, une brève écoute de la vidéo d’environ une minute donne un bon aperçu de ses recommandations.
Il parle entre autres d’un truc auquel je n’avais pas pensé; le rôle des grands-parents. Comme ils ont une bonne qualité de vie, ils vivent plus vieux et jouent un rôle de plus en plus important dans l’éducation des enfants. En outre, les enfants ont tendance à les écouter un peu plus que les parents, ils jouent souvent un rôle de mentor. Il recommande donc aux grands-parents de valoriser les activités physiques aux yeux de leurs petits enfants (et idéalement de les pratiquer avec eux). En ce moment ce que ses études lui indiquent, c’est qu’en Angleterre, moins de 5% des grands-parents font du sport avec leurs petits enfants…
En tout cas, bref, allez écouter et lire cela, il y a matière à méditation. Moi ça me fait réfléchir aussi et je suis ravie d’être tombée sur des grands-parents qui embarquent autant dans les pratiques sportives que ceux de Coquinette. Je ne compte plus les fois où elle a patiné, skié, joué dans la neige, nagé, et visité les parcs avec eux. Ça me rappelle aussi que je suis due pour les remercier…