des Peccadilles en chroniques

|

… et autres histoires palpitantes

Dictionnaire comique prise 3

16 February 2010

Tiens, ça faisait longtemps que je ne vous avait pas fait un petit billet de vieilles expressions tirées du Dictionnaire comique:
Biscoter: Pour baiser, chevaucher, flamber, Rab.L.1. Ils biscotent vos femmes pendant qu’êtes en pèlerinage.
Caquetoy: Lieu où les femmes s’assemblent pour causer & pour babiller.
Et qui jamais, en bonne foy,
Ne fit du temple un caquetoy

Chandelle: Cette femme est belle à la chandelle, mais le jour gâte tout. signifie que la grande lumière fait aisément découvrir les défauts.
Ah tiens, un mot que vous connaissez bien, mais avec une définition un tantinet différente:
Chaleureux: Pour amoureux, passionné, enflammé du feu de l’amour, transporté de l’amour, transporté d’amour et de tendresse. Parnasse des Muses.
Il la mit sur la fougère
La baisant tout chaleureux

Mine de rien, c’est fou le nombre de mots cochons qu’on y retrouve.
Chose: Ce mot exprime la nature de l’homme ou plutôt de la femme. Cabinet Satyrique. Mon chose veut choser votre chose.
Sérieux, je crois que je vais adopter le verbe choser…
… Évidemment, c’était avant que je tombe sur le verbe clitoriser! C’est tellement imagé, je me doute que vous n’avez pas besoin d’une définition, mais bon, pendant que je l’ai sous les yeux… la voilà:
Clitoriser: C’est chatouiller une femme où elle est la plus sensible et la plus chatouilleuse, lui donner du plaisir avec le doigt, la patiner.

Vol plané

14 February 2010

Ah! Quel beau dimanche matin me disais-je… Coquinette s’est réveillée passé 8h, elle a joué sagement aux bonhommes de Star Wars en attendant que je me lève, 15 minutes plus tard. J’ai fait des crêpes en forme de Yoda; j’étais fière de moi.
- Oh! Maman! Tu m’as fait une crêpe en vache! S’est écrié ma coquine.
Ça m’a même pas insulté.
Elle a tout mangé en 2 minutes, pendant que je lui faisais un chocolat chaud qu’elle a englouti en moins de 2 minutes aussi. Faut croire que c’était bon? Elle est ensuite partie avec sa clémentine regarder Astérix et Cléopâtre, son film fétiche du moment.
Moi, je suis restée dans la cuisine pour manger ma crêpe et boire mon bol de café au lait en regardant les nouvelles du dimanche, dans le journal, sur Facebook, Twitter et dans mes courriels. Accotée sur le mur, plongée dans mes lectures, je bénéficiais d’une vision périphérique de mon bol de café, siégeant alors sagement dans ma main droite, un peu à droite de l’ordi. Soudainement, pour aucune fucking raison, le bol, sans doute pris de fièvre olympienne; exécuta un vol plané, fort impressionnant si vous voulez mon avis… et déversa la totalité de son contenu (environ la moitié du café)… sur mon clavier, mon écran, mon haut-parleur et le piton “on/off”. Le pauvre engin, complètement outré de l’assaut; coupa le courant vers l’écran. Automatiquement.
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH! M’écriais-je.
Avant d’enchaîner d’un second:
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!
C’est à ce moment qu’un soupçon de sang froid vint me chatouiller la colonne: je me déshabillai tout de go et sautai dans la douche. Ma principale préoccupation du moment était de savoir comment j’allais pouvoir prendre un rendez-vous au apple store, si je n’avais pas accès à l’Internet de chez moi. Ma seconde interrogation concernait le temps dont je disposais pour aller porter mon ami agonisant aux soins intensifs, puisque tantôt Coquinette et moi on part garder mes neveux pour la Saint-Valentin et on se fait une joie de jouer aux gardiennes.
En sortant de la douche, une fois habillée et coiffée, j’ai eu l’idée de le démarrer pour voir si l’écran resterait noir.
Miracle! Il fonctionne. Je peux maintenant aller garder en paix et surfer sur ma chance quelques temps encore.
Moralité?
Quand la panique vous assaille, allez dont prendre une douche et prenez le temps de vous peigner. Il se pourrait que tout se règle tout seul pendant que vous vous enduisez le cuir chevelu d’une épaisse couche de shampoing cheap.

Le renard et le lièvre

9 February 2010

On m’a expliqué un jour le cycle des populations du lièvre d’Amérique. En gros, vous avez, par exemple (on va simplifier ok, parce que je ne suis pas biologiste et que je veux m’éviter le plus possible de dire de conneries) une région où vous avez des lièvres et des renards. Quand votre population de renards est à son plus haut, celle des lièvres elle, est presque rendue à son plus bas, car il y a beaucoup de renards et que les lièvres sont une de leurs proie. Plus les renards mangent de lièvres, moins il y a de lièvres (doh), mais éventuellement; moins il y a de renards, puisque le garde-manger se vide. La pénurie s’installe tranquillement. Avec la diminution du nombre de renards, on perd un prédateur et donc la population de lièvres recommence à augmenter, créant éventuellement une augmentation de la population de renards, puisque les lièvres sont revenus. Et ça continue comme ça, la roue tourne, tourne, tourne.
Moi j’trouve c’est pareil avec ma vaisselle. Plus il y a de vaisselle à laver, moins ça me donne envie de cuisiner. Un jour, je me tanne, je fais la vaisselle et hop! L’envie de cuisiner me revient. Je pars sur mille et un projets et ça m’enchante… jusqu’à je que je voie la pile de vaisselle à faire et que je me pousse au salon, attendre que l’envie de faire la vaisselle me revienne. Une fois la vaisselle propre à nouveau, cela entraînera inévitablement, une nouvelle envie irrésistible de me cuisiner un truc bon.

Oui, je les juge

9 February 2010

Quand je travaille de chez moi, je m’installe devant la fenêtre du salon, d’où j’ai une bonne vue sur une rue à double-sens. Il y a 3 minutes, deux autos se sont accrochées. J’ai entendu le frein et le “boum”, mais comme j’avais les yeux rivés à l’écran, je n’ai pas vu l’accrochage. J’ai seulement assisté à la scène à partir de 5 secondes plus tard. De toute évidence, un homme n’a pas fait son stop. Il était en voiture avec un ami et ils ont foncé dans l’automobile d’un vieux monsieur. Pendant que j’écris ceci, je les observe; les deux hommes engueulent le monsieur, qui lui, est seul. Pis moi, ben je trouve ça triste. Parce que le vieux monsieur n’avait pas de stop à faire; c’est eux qui ne l’ont pas fait comme du monde! Pourquoi l’engueuler? Faudrait qu’on m’explique…
Je dis ça, mais c’est pas pour ceci que j’écrivais ces lignes, ce n’est pas ce qui m’a marqué en premier lieu, non. Après l’impact, il y a eu une pause, petite. Puis le conducteur qui a raté son stop a reculé. L’autre a pu avancer tranquillement et se ranger sur le côté de la rue. Là, les deux amis sont sortis de l’auto… et tout de suite, ils ont fait quoi? Il se sont dirigé vers l’avant de leur voiture, pour voir les dégâts.
Je sais pas pour vous, mais moi, ça me trouble de voir que le devant du char de quelqu’un puisse avoir la priorité sur un “t’es tu correct?”. Peu importe à qui la faute.

Bertha, la suite

6 February 2010

Je ne vous en avais pas parlé suite à ce billet, mais j’ai décidé de laisser l’araignée dans la fenêtre. D’abord parce que j’avais un doute… et puis parce que je n’aime pas tuer les bêtes. Si Bertha était morte dévorée la veille; c’était sans aucun doute dû à une macabre pratique sexuelle de son espèce et j’aurais beau user de toute la persuasion dont je suis capable, je ne pourrais jamais convaincre les araignées d’y renoncer. Alors bon… au lieu de prendre une décision, j’ai décidé de laisser la nouvelle locataire dans sa toile.
Puis… quelques jours plus tard…. miracle… j’observai, au pied de la toile, un détail qui m’avait échappé jusqu’alors: une carapace vide. Bertha aurait-elle pu muer? Oh joie! Me dis-je alors, maintenant le doute est assez fort pour que je renonce à tout acte drastique. Cette petite, qu’elle soit ma Bertha ou non, restera dans la fenêtre tant que faire se peut, ou qu’elle n’en aura pas sa claque du froid. La fenêtre n’est pas super bien isolée, je me disais qu’elle se tannerait sans doute pas mal vite, je redoutais même qu’elle meurt gelée au beau milieu d’un soir de décembre. Enfin bon, je décidai qu’il serait fort courtois que je la laissasse en paix, pour le reste des événements, je la laissais bon juge de sa demeure.
Chaque matin, en préparant mon café, je saluais Bertha, oh, pas en mots, mais je la cherchais du regard. J’aimais voir qu’elle allait bien, qu’elle semblait heureuse. Pauvre chouette, l’hiver chez nous, est non seulement froid, mais il est aussi pauvre en mouches. Pas moyen d’en trouver une pour la contenter depuis octobre dernier. Octobre… novembre…. décembre… c’est long sans manger… janvier… elle devenait de plus en plus maigre, de plus en plus pâle… fin janvier, je ne fus pas étonnée de la voir prendre ses cliques et ses claques et abandonner sa toile.
- Fini la lumière et le froid, me déclara t-elle. Moi, je vais chasser dans l’armoire d’à côté, j’espère que j’ai trouverai de quoi manger!
J’observai alors son voyage, le premier jour elle coucha près des tasses, mais elle trouva que cela ne lui convenait pas. “Les tasse, pfff…” me dit-elle, y’a pas de bouffe dans ce coin-là! Le deuxième jour elle se rendit à peine plus loin, en haut du bol géant Tupperware vert lime et de mon coffre à batteur à oeufs. J’ai vite compris en la saluant de la main, qu’elle n’y resterait pas longtemps non plus. Il s’agit d’un bout d’armoire que je visite beaucoup trop souvent bien que j’aie essayé, sans grand succès, de ne pas la déranger. Le quatrième jour elle s’installa dans le coin gauche de l’armoire, au dessus des bols à gâteaux. L’endroit était parfait, calme, bonne vue stratégique, bien aéré. La joie. Moi je m’inquiétais surtout de l’affluence de mouches dans ce petit coin perdu de la cuisine mais je lui faisais confiance. Pauvre Bertha, me disais-je, les temps sont durs… ça doit pas être évident être une araignée de cuisine en février. On est tellement loin du printemps et des maringouins… . Et puis durant plusieurs jours, j’eus le plaisir de pouvoir saluer ma petite amie chaque fois que j’ouvrais la fameuse armoire, ça me rassurait un brin.
Jeudi soir, je décide de faire des cupcakes, j’ouvre l’armoire… “Tiens? Bertha n’y est pas…” que je me dis, non sans une bribe d’inquiétude. Je prends mes bols à gâteaux du bout des doigts (l’armoire est haute pour moi) et ramène la pile au complet sur le comptoir. Je prends le gros, celui du dessous; qui servira à mélanger le sucre et le beurre, puis les oeufs, que j’ajouterai un à un en mélangeant bien entre chaque addition. Je viens pour prendre le petit bol dans la pile, celui dans lequel je mélangerai la farine, la poudre à pâte et le sel. Et puis là, je vois; Bertha toute recroquevillée au fond du bol.
- Bertha? Que je lui demande d’une voix hésitante.
Elle ne bouge pas.
- Bertha? Que je lui demande encore.
Comme elle ne bougeait toujours pas, mais que je sais bien que des fois c’est ce que les araignées font quand elles ont peur, j’ai déposé le bol plus loin et j’ai attendu. Chaque fois que je passais à côté du bol, mon coeur se serrait et j’avais une larme qui menaçait de couler… parce que Bertha ne bougeait plus. Je n’osais évidemment pas en parler à Coquinette, qui aurait sans doute été fort troublée d’apprendre le décès d’un membre de la famille, alors je décidai de l’épargner. Ici, je crois qu’il serait bon de dire que durant toute cette peine, je m’interrogeais tout de même un peu sur l’ampleur que cela prenait dans mon esprit. Coudonc, j’suis dont ben sensible ostie, me suis-je même surprise à penser. J’étais toute chamboulée donc, mais je faisais cela comme une pro et je n’impliquais pas ma fille dans ma peine, jusqu’à ce qu’au milieu du souper, je me lève pour me servir un verre d’eau et que je pose mon regard sur la fenêtre où Bertha avait élu domicile à l’automne dernier.
- Tu regardes Bertha maman? T’as vu qu’elle n’es plus là?
Elle aussi… avait vu. J’en fus tellement chamboulée que c’est sorti tout seul. Les petites larmes ont commencées à me couler le long des yeux:
- Non, ma chéri, elle est morte tantôt.
- Non, non, pas Bertha… maman.. pas Berthaaaaa!
Et c’est comme ça que jeudi soir dernier, ma fille s’est retrouvée dans mes bras, au milieu de la cuisine, et qu’on a versé quelques larmes, pour notre défunte copine.
RIP Bertha, on t’aimait. Et je te l’ai jamais dit, mais voilà: avant toi, j’avais une phobie des araignées.

L'art grec

5 February 2010

À l’époque où j’étais étudiante au BAC en beaux-arts, j’ai eu à choisir un cours d’option, comme bien des gens ont à le faire. Je ne savais pas du tout quoi choisir mais comme j’avais espoir de me faire la vie facile, j’ai choisi un cours sur l’art grec antique. Old greek art que ça s’appelait, ou quelque chose comme. J’aimais ça moi les vieilles poteries, alors j’étais très motivée à en étudier quelques unes. Pour le fun.

Motitivée j’étais, oooh, voui, mais ça n’a pas duré longtemps. Oh que non. D’abord je suis tombée sur une profeseure vraiment endormante, puis le contenu du cours était, comme qui dirait, poche. Après quelques semaines j’étais écoeurée, tannée, je ne pouvais plus voir une poterie, même en peinture. Mon premier travail avait été un fiasco, tout comme mon examen de mi-session d’ailleurs. Trop tard pour lâcher mon cours, je décidai de ne plus m’y présenter et de le couler solide plutôt que timidement. L’idée me vint toutefois à l’esprit… d’en parler à ma mère.

Parenthèse: Mes parents ont tous deux fait leur carrière en enseignement. Ma mère a un certificat, deux BAC et une maîtrise dans le domaine, mon père, lui, a un BAC, deux maîtrises et une scolarité de doctorat. Ils ont tous deux étudié jusqu’à plus soif, enseigné beaucoup et occupé plusieurs autres postes et comités dans le domaine.

J’eus donc l’idée d’en parler à ma mère dis-je, un soir que j’étais dans son auto, je ne sais plus trop où on allait mais je me rappelle très bien de la conversation qu’on a eue.

En gros, je lui expliquais mon découragement, mon impuissance, mon manque d’intérêt et ma conviction de ne pas pouvoir rattraper mon retard, surtout qu’en fin de compte je découvrais que je détestais l’art grec antique et les osties (j’ai probablement pas dit ostie à ma mère par contre) de poteries antiques. Ce qu’elle me répondit m’a surpris:

- Tu sais, ça arrive à tout le monde de tomber sur un mauvais professeur, ou un bon prof, mais une matière difficile à assimiler. Le manque de motivation peut arriver à tout le monde… d’un autre côté, tu sais, souvent les gens ont tendance à prendre les choses trop au sérieux. Il faut regarder l’ensemble. Tu fais un BAC, t’es bonne dans ce que tu fais, en général t’as de bonnes notes. Il faut que tu regardes ça… et que tu évalues tes chances réelles de couler ce cours. Admettons… que tu déciderais de te présenter aux cours, de faire le minimum, de faire le nécessaire pour passer sans plus… crois-tu que tu en serais encore capable? Parce que pour le moment tu as des échecs, mais regarde la pondération, peut-être qu’il y a encore des chances que tu passes… vérifies dont, voir. Et regarde le temps qu’il te reste à mettre des efforts là-dedans, 1 mois? Tu sais, un mois, c’est bien petit dans une vie, mais si tu coules, tu devras reprendre un autre cours et ça va te demander 3 mois…

Faire le minimum? Je n’y avais jamais pensé… Elle avait été tellement convaincante, que j’ai décidé d’essayer. En bout de ligne je l’ai passé le cours, avec un D- je crois. Une de mes pires notes à vie… mais je l’ai passé et j’ai été fière de moi. Parce que quelques semaines auparavant j’étais persuadée que je coulerais le cours. Parce que ça m’avait donné une leçon de vie.

En janvier de cette année j’ai eu des travaux d’université à remettre. De gros travaux qui m’ont demandé beaucoup de travail. J’ai procrastiné, procrastiné… et procrastiné encore… parce que je trouvais extrêmement ardu de retourner sur les bancs d’école à 31 ans. Ma réalité actuelle n’a rien à voir avec le profil typique de l’étudiante de 21 ans que j’ai déjà été. Je travaille, j’ai une fille. Juste concilier ces deux choses là, c’est énorme… Procrastiner à 31 ans, ça ne veut plus dire que je regarde la télé 6 heures d’affilé, non, ça veut dire qu’au lieu de faire mes devoirs je fais la vaisselle, je fais le lavage, je joue avec ma fille, je lui donne de l’attention. Tout ceci avec l’énergie d’une madame de la trentaine, qui ne nous le cachons pas, est bien différente de la fougue d’une nymphette au début de la vingtaine.

En janvier donc, j’ai eu une période de découragement. “Je serai jamais capable de faire tout ça” que je me disais. “Et j’ai pas encore mes résultats pour mon premier travail… si j’étais complètement à côté de la track, han, si?”. J’étais à deux doigts de décider de tout lâcher, bien que mon domaine d’études me passionne, je me persuadais que la barre était trop haute. C’est là que j’ai eu la bonne idée de retourner voir si les résultats de mes premiers travaux étaient entrés: 97%… et 85%… et c’est là que j’ai repensé à ce que ma mère m’avait dit 10 ans auparavant. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai fait mes choses. Oh… je me suis appliquée, mais moins. J’ai mis l’accent sur une chose: terminer mes trois travaux (il y en avait 3!). Je n’ai pas fait le minimum, car mon projet pouvait m’aider dans mon travail et dans mes contrats futurs, j’ai fait ça consciencieusement sans essayer d’être la meilleure à tout prix. J’ai cliqué send en fermant les yeux et en croisant les doigts. “Faites que je sois pas trop en dehors de la track” que j’me suis dit à moi-même.

J’ai obtenu mes résultats tantôt. Moyenne au dessus de 90%. Je capote. Et là, je m’en vais boire un verre de rouge en mon honneur à en l’honneur de ma maman, en compagnie de mes voisins fabuleux. “Tchin”.

Rôôô, il est beau…

4 February 2010

Rôôô, il est beau mon archet. Il est rentré à la maison avec un air de tout neuf. Tellement que je le reconnais à peine.
J’ai emmené Coquinette avec moi, pour qu’elle puisse voir les ateliers de luthiers du coin de l’oeil, il y avait un violoncelle dans l’entrée. Beau, mais beau… Je sais pas pour vous, mais moi, ça m’émeut de voir des beaux instruments de même.
On est rentrées à la maison ensuite et moi tout le temps que je marchais, je pensais à quand je serais grande. Quand je vais être grande, que j’ai dit à Coquinette: “Quand je vais être grande, je vais avoir un beau piano! Et on prendra des cours de violoncelle ensemble toi et moi, si ça te chante. Mais si tu veux pas c’est ok aussi, moi je ferai du violoncelle toute seule”.
- Oh chouette! Voui! Moi je veux faire du violoncelle!
J’ai souri
- …Mais, mais… maman! Tu peux pas! T’es déjààà grande…
- Pfff, même pas vrai, j’ai pas encore les cheveux blancs…
Ça l’a fait rire…
Quand elle a été bien endormie pour la nuit, j’ai mis ma sourdine et j’ai joué mes pièces préférées dans la cuisine.

Tite fille

3 February 2010

Quand je magasine avec ma maman, j’ai l’air de ça. Pareil comme quand j’avais 3 ans, elle me traîne dans les magasins et moi je suis, dubitative. Ce qui est drôle, c’est qu’on va au même centre d’achats depuis 30 ans, du coup, moi, aller magasiner avec ma mère, ça me rappelle plein, mais alors là, tout plein de souvenirs…

C’est drôle de voir qu’on entretien les patterns depuis tout ce temps aussi. Elle propose, moi je dénigre. Des fois elle essaie de me convaincre, en me sortant un: “Non? T’es sûre? Mais c’est tellement à la mooode” Elle trouve que tel truc, c’est vraiment mon genre, moi je réponds: “euh, pas du tout…” Et en fin de compte on tombe sur quelque chose qui me plaît et qu’elle trouve bien elle aussi. Et là on repart prendre un café, contentes et apaisées de notre escapade de la journée.
Je finis toujours par tomber amoureuse d’une paire de jeans… c’est inévitable, je tombe toujours en amour avec une paire de jeans taille basse, d’habitude le coup de foudre se produit au détour d’un étalage de Banana Républic.
Et d’un chandail rayé. Là, je sais pas ce qui m’a pris, j’ai laissé le chandail au magasin. Me disant que j’aurai tout le loisir de me trouver un chandail rayé une fois que j’aurai un nouveau job.

Gym

3 February 2010

Vous savez ce que j’aimerais voir naître à Montréal? Dans mon quartier?
Un gymnase. Dans lequel on peut se présenter quand on veut et il y a des cours en entrée libre à chaque heure, comme dans les traditionnels gymnases, des appareils mais surtout des cours chouettes: yoga, kick boxing, baladi, etc.
Mais avec un truc en plus: le gymnase des enfants. Une salle avec un éducateur rien que pour eux. Des ballons d’exercices, des tapis de yoga, des miroirs pour des cours de danse, de cirque, de gymnastique, de ballet, de karaté ou de judo. Un truc où on pourrait aller sur un coup de tête à n’importe quel moment de la journée et où les parents et les enfants trouveraient leur compte. Tu t’inscris chaque 3 mois, ou pour l’année, ou pour le mois; passe familiale. Tu peux y aller quand tu veux, alterner les activités, décider d’assister au cours de ton enfant et lui peut décider de venir s’asseoir regarder le cours des grands.
M’en fout qu’il y ait moins de place pour les adultes… quand tu fais des enfants, c’est un peu aussi parce que tu décides qu’il serait de bonne augure de leur laisser une place éventuellement… Et ça serait drôlement pratique l’automne quand il fait gris, l’hiver quand il fait -30°, le printemps quand on est pris dans la slush… et on pourrait y donner rendez-vous aux copines et leurs enfants un peu comme on se rencontre au parc quand il fait beau.

Mission accomplie

3 February 2010

Ma maman, qui n’a pas l’habitude de niaiser avec la puck, m’a offert un ensemble, que nous sommes allées magasiner ce matin. C’est fait, c’est trouvé, j’ai l’air sérieuse, professionnelle. En habillement du moins. Pour le reste je ne peux pas trop me prononcer, je me propose de laisser le comité le faire à ma place… un doute plane encore pourtant; il se pourrait que l’emploi me demande beaucoup… une junior qui remplace une senior, ça se fait rarement sans ecchymoses… Il est là le bobo que je vais devoir défendre en entrevue. C’est par là qu’ils vont commencer l’attaque.
Oh well… en tout cas, pour le moment j’ai décidé de m’abreuver et surtout de me contenter des éloges que j’ai reçues, des remarques gentilles, et des félicitations de mes anciens collègues. Si ça ne marche pas pour cet emploi là, je garde l’ensemble et les compliments. Ça fait toujours ça de gagné.
Ah… et voilà, j’ai une résolution de la semaine: je me remets au yoga. Je sais pas si c’est l’hiver, le froid, mes maux d’épaules ou la vieillesse qui insidieusement se taille une place, mais je constatais tantôt en observant mon reflet dans un ensemble de 3 miroirs savamment disposés en angles optimaux, illuminés d’impitoyables néons; que je me tiens fichtrement mal. J’ai une posture de cul, pour ne pas dire de limace. De cul de limace? Autant j’étais drette comme une barre et très forte en novembre dernier, autant, l’aide qu’on m’a apportée de toutes parts m’a permis de me reposer, de moins forcer, d’engraisser (alléluia)… et de me ramollir le tonus. Je veux pas être maigre comme je l’étais, nah, je veux avoir des courbes ET me tenir droite. Dites-moi que c’est possible… siouplaît…
En tout cas… comme Coquinette n’est inscrite à aucun cours cet hiver… et comme elle aime beaucoup sortir son tapis d’exercices et faire des steppettes, je me suis dit que ce soir on pourrait faire ça ensemble; du yoga. Oui, voilà ce qu’on fera: j’irai la prendre tôt à la garderie, ensuite on ira chercher mon archet. On reviendra à l’appartement, je servirai un bon petit souper maison, tiens, je devrais mettre un truc dans la cocotte tout de suite, comme ça on sera accueillies par l’odeur du mijoté à notre retour. Après le souper, on se fera un yoga, le bain, l’histoire… et ensuite hop dodo pour elle. Moi, je jouerai un peu de violon avant de mettre Blanc dans le lecteur dvd. Au milieu de tout cela, j’aurai pris bien soin d’envoyer des coeurs et des x à 6000 km d’ici…