des Peccadilles en chroniques

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… et autres histoires palpitantes

Une histoire de cheveux…

31 December 2009

Bilan 2009

29 December 2009

Aaaaaah, fin décembre; l’heure est au bilan! Pas politique, ni culturel, je ne suis pas assez calée pour ça de toute façon, et il y a des tonnes d’érudits qui le font bien mieux que moi. Non, moi, je profite traditionnellement de ce répit de fin d’année pour me scruter le nombril. Tant qu’à y être, je prends la peine de le rédiger, ça m’aide à poser un regard objectif sur les événements et je trouve ça chouette à relire, un, deux ans plus tard. Celui de 2008 était fort encourageant, je persiste à croire que c’était l’une des plus belles années de ma vie. Rédiger celui de 2007 m’avait fait un bien fou, je me voyais enfin sortir de la merde et j’avais bon espoir (avec raison) de voir mes bobos se panser.
Pour 2009, je dois avouer que je suis un peu beaucoup mêlée. J’ai l’impression que l’ensemble de ma vie est mise sur le “hold” depuis quelques mois et ça m’angoisse. Vous ne le ressentez peut-être pas beaucoup ici mais en ce moment j’ai l’impression de courir après ma queue, de me fatiguer avec des choses qui ne me font pas avancer et j’aime pas ça. J’aime quand ça bouge, quand ça va vite, j’aime monter des montagnes, courir dans le bois, j’aime relever des défis et me donner des tapes dans le dos parce que la fierté d’être moi m’envahit. J’aime avoir l’impression que je suis la meilleure, que je suis au sommet de ma forme… j’aime avoir des projets et voir qu’ils peuvent avoir des chances d’aboutir. Là, si on regarde à peu près tous les pans de ma vie que je considère importants; ça stagne. Pis aaaaargh! Que j’aime pas ça, moi, l’eau stagnante… ah que j’aime pas ça. Voilà, maintenant que c’est dit, je me permets de me pencher un peu sur mon année, afin de pouvoir mieux évaluer ce que je me souhaite pour la suivante.
J’ai commencé janvier avec une petite job de sous-fifre; ma principale fonction était reliée à de l’entrée de données. J’usais tellement du ctrl+c, ctrl+v que j’en faisais des crampes de poignets. C’était un emploi plaisant pour plusieurs raisons: zéro stress, moins de 40h par semaine, je faisais ça de chez moi et donc, je gagnais quelques heures par jours en évitant les transports. C’était agréable mais peu payant et pas très bon pour l’ego de carriériste qui sommeille en moi… En février j’ai obtenu un nouveau poste ailleurs. J’étais payée plus cher en faisant moins d’heures, j’avais de jolies responsabilités (comme par exemple de la gestion de classe).
En mars je suis partie une semaine à Cuba avec mes parents et ma fille. J’ai pu m’y reposer, manger jusqu’à plus faim et me créer une jolie routine d’apéro de piña colada avec ma fille (sans alcool pour elle, quand même). Bien que je me sois beaucoup rapprochée de mes parents au cours des deux dernières années, j’avais tout de même un peu peur de voyager avec eux, je craignais qu’on se tape sur les nerfs au bout de 2 jours. Ça n’est pas arrivé, on a vraiment eu du bon temps… même qu’on espère tous pouvoir remettre ça bientôt.
En avril mon amoureux a obtenu une bourse de post-doctorat et a il commencé à prévoir son départ pour le vieux continent, moi je travaillais pas mal et m’efforçais de bouger pendant mes temps libres. D’avril à juin j’ai fait quelques promenades de marche: la Marche de l’Espoir, deux fois le parc de la Yamaska (une fois avec et une fois sans Coquinette), une visite à Québec avec la promenade autour du château Frontenac et en haut sur les plaines, puis la monté du mont Cascade. Je me croyais partie pour la gloire, je me voyais monter 5-6 montagnes pendant l’été mais finalement ça a fini là, je n’ai plus bougé depuis, ou presque. J’espérais faire 2-3 voyages de pêche aussi, mais en fin de compte je n’ai réussi qu’à passer un après-midi sur le bord de la Rivière-du-Nord…
En mai j’ai découvert le Dictionnaire comique de ma cousine alors que je lui rendais visite à Québec. Ça a déclenché un truc chez moi, un amour des dictionnaires. Depuis, je m’intéresse à tout ce qui est lourd, contient beaucoup de mots et est classé par ordre alphabétique. En juin j’ai acquis un gant de baseball; qui siège encore dans le portique, inutilisé. Juillet-août, c’était les vacances. Contrairement à celles de l’année précédente elles auront été simples, rien de grandiose: je suis restée dans les environs. Micro escapade en autobus jusqu’à Baie-Saint-Paul avec ma fille. Je me me suis trouvée courageuse… surtout pour le 45 minutes de marche (1h30 aller-retour) avec elle pour nous rendre au quai… deux jours de suite. Je suis devenue matante pour une autre fois en juillet. Moi j’aime bien être matante, tu peux te vanter à tout le monde que tu connais un bébé cute mais t’as pas besoin de te réveiller la nuit pour t’en occuper. J’ai recommencé à dessiner en août.
Septembre a été un énorme mois. Je me suis réservé une dernière escapade pour finir l’été en beauté, à Toronto; où j’ai rejoint mon amoureux, qui venait de défendre sa thèse avec brio. J’adore Toronto… j’en ai profité pour aller au zoo et pour jouer dans l’eau avec Coquinette. J’ai décidé de commencer à jouer au jeu du 100$, j’ai recommencé à jouer du violon, j’ai décidé de retourner sur les bancs d’école. C’était une grosse décision pour moi. Retourner à l’école, élever ma fille et travailler, ça représente beaucoup de boulot; parce que je dois être bonne dans tout, parce que je mets la barre haute… parce que, parce que… J’aime l’école, j’aime apprendre… et je suis convaincue que ce diplôme m’apportera beaucoup. Reste qu’étudier tout en ayant un enfant et une job, c’est pas pour les amateurs, c’est pour les déterminés.
En octobre j’ai eu un chien. Je fais ça moi des fois, quand je suis un peu surmenée, je décide des trucs en coup de tête… des genre de décisions qui vont me suivre pour 10 ans. Là heureusement, je suis bien tombée. C’est un petit chien adorable, qui ne jappe pas, dort tout le temps, marche et court comme un pro. Il passerait ses journées collé sur nous autres. Pas agressif pour deux cennes, il emploi le plus clair de son temps à nous faire des faces cutes et des yeux piteux.
En novembre mon chum est parti vivre à Paris pour 6 mois (il est revenu pour passer Noël avec nous, quand même). J’ai couru comme une débile et ça, combiné à un léger manque de sommeil et à un énorme manque de soleil… m’a fait réaliser que la grisaille de novembre frappe toujours aussi fort mon petit inconscient. Franchement, en ce moment, j’aurais des envies de me recycler en potière et de vivre dans un maison dans le Bas-du-Fleuve.
Fin décembre, durant une toute petite semaine, j’ai fait une trêve du jeu à 100$. Ma garde-robe me remercie mais pas ma carte de crédit. Que voulez-vous, il semble qu’il soit impossible de contenter tout le monde. Très joli Noël en famille, Coquinette est toujours aussi fabuleuse. Câline que je suis fière d’elle…
Je regarde en arrière et trouve que dans l’ensemble, mon année a été plutôt agréable. Je me plaignais en début de billet que ça ne bouge pas mes affaires, mais force est de constater que moi, je bouge en ostie. Rien de majeur, aucun gros accomplissement et aucun échec retentissant n’a marqué cette année. J’ai vécu plusieurs bons moments, des plaisirs partagés avec mon monde. J’ai aussi la ferme impression d’être plus intelligente et réfléchie qu’au début de l’année, disons que ça a été mon année d’accomplissements mentaux et artistiques, avec mon retour au dessin et au violon, le début de la rédaction d’un bouquin (qui, je me connais, prendra 10 ans à se voir écrire), mon retour en classe et l’amélioration de ma plume grâce à la pratique et aux questions, fort perspicaces, de mes étudiants.
En 2009 j’ai travaillé beaucoup.
En 2009 je me suis rapprochée de mes parents.
En 2009 j’ai moins cuisiné que d’habitude.
En 2009 j’ai énormément marché, ce qui m’a fait maigrir… et ça ne me va pas très bien: être maigre.
En 2009 j’ai mangé beaucoup de steak.
En 2009 j’ai appris à détester les souris (ça puuuuuuuuue! Et c’est incontinent).
En 2009 j’ai énormément écrit.
En 2009 j’ai décidé de me donner des chances de me trouver un meilleur emploi en retournant à l’école.
En 2009 j’ai joué au guide touristique avec mes étudiants et j’ai beaucoup aimé ça.
En 2009 j’ai refusé d’aller vivre un an à Paris.
En 2009 j’ai laissé pousser mes cheveux.
En 2009, j’ai vieilli et ma peau a changée et ça ne fait pas tant que ça mon affaire
En 2009 j’ai appris à être plus économe.
En 2009 je suis tombée à pieds joints dans Twitter
En 2009 j’ai beaucoup patiné, au sens propre et figuré.
En 2009 j’ai réalisé que plus je vieillis plus je ressemble à mes parents. Physiquement et mentalement. Ça m’amuse beaucoup et dans le fond, ça me fait bien plaisir.
En 2009 je me suis scrappé l’épaule droite et elle refuse de guérir.
Actuellement je me demande un peu où je vais aller avec mes skis. Qu’est-ce que je me souhaite pour 2010? Si j’avais une seule chose à accomplir en 2010, ça serait quoi? Aies-je une priorité? Un défi? Je réfléchis à ça depuis plusieurs jours et je viens de réaliser, ce matin… que j’arrive pas à choisir mes combats. Tout est un défi pour moi. Être une bonne mère, c’est ma priorité, mais pour être une bonne mère, je dois être bien entourée, j’ai aussi besoin d’avoir un bon travail, parce que moi je veux pas juste être une bonne mère, je veux faire découvrir le monde à ma fille: la musique, l’art, les voyages. Je veux qu’elle grandisse avec un piano dans son salon, qu’elle aille dans une bonne école, qu’elle ait un bon cercle d’amis de son âge. Je veux qu’elle voit du pays, qu’elle joue dehors, qu’elle lise beaucoup. Là, elle fait tout ça (sauf pour le piano), et moi, moi; je veux continuer dans ce sens-là. Je veux continuer à lui faire découvrir la vie avec plaisir et émerveillement et je veux participer au processus de découverte, en la tenant par la main, en lui tapant dans le dos et en lui chuchotant dans l’oreille, avant qu’elle s’endorme le soir: “Bonne nuit Tit-Peanut, maman est fière de toi”.
Je voudrais aussi très fort obtenir un bon poste. Pas avec un statut d’occasionnel comme ce que j’ai là (d’ailleurs comme je suis occasionnelle je perds ma job en janvier, mes patrons sont ravis de mes services mais pour des raisons trop longues à expliquer ici, on doit me licencier). Je voudrais donc un poste, stable, simple, avec des défis chouettes.
Je veux voyager, aller me perdre au Costa Rica ou au Chili. Sur le mont Mégantic ou à Anticosti. je veux faire du camping avec des copines. Me louer un chalet avec une gang de mamans et leurs enfants, comme j’avais organisé il y a deux ans.
Je veux la santé, pour moi, et pour mes proches
Je veux m’amuser avec ma fille
Je veux faire des belles photos, tout plein.
Je veux avoir le temps de lire des livres.
Je veux écouter plein de films
Avancer mon livre
Avoir des bonnes notes à l’école
Avoir du plaisir avec mon monde
Avoir une vie simple
Rester passablement cute et ne pas trop rider
Engraisser de 5 livres (ça me ferait vraiment du bien)
Trouver enfin une coupe de cheveux qui me convient
Arrêter d’avoir du poil sur les jambes
Régler mes angoisses familiales et mes blessures antérieures, arrêter de penser à ça et regarder en avant, bien droit devant moi et croquer dans ma vie.
Et voilà, s’il reste encore un lecteur à la fin de ce looong texte, je me permets de lui souhaiter, du fond du coeur: Bonne année! Joie, bonheur, santé, plaisirs, amitiés et petites étoiles dans les yeux en te levant le matin. xxx

Des bobettes et des chiens

28 December 2009

Voici le récit de mon quatrième exploit du temps des Fêtes…
Parlons de mon chien, pour faire changement… et de bobettes dans le même billet, voir si ça se peut.
Voyons, voyons… commençons simplement comme suit, mettons:
Balthazar, petit chiot adorable, avait eu le privilège de passer ses journées dans la cuisine, qui était alors fermée au moyen d’une barrière de bébé, quand je m’absentais de la maison. Puisque je devais quitter l’appartement pour une durée d’environ sept heures, cela lui permettait de pouvoir boire et pisser comme bon lui semblait, sans avoir recours à de puissantes techniques de retenue de vessie.
Il a eu ce privilège… jusqu’au jour où? Où il a trouvé le moyen de sauter par dessus la barrière. Un bébé chien saucisse qui saute par dessus une barrière de bébé, on aura tout vu. Ça frôle le Guinness. Dooonc… un soir je rentre chez moi et qu’est-ce que je trouve? Mon chien, sagement couché dans mon tas de linge sale.
- Tut, tut, tut toutou, que je lui ai dit. T’as pas le droit de faire ça!
- Wou, m’a t-il gentiment répondu.
C’en est resté là. Je l’ai enlevé du tas de linge et j’ai fermé la porte. Quelques jours plus tard j’ai fait le lavage. Plusieurs jours passèrent avant que j’en vienne à visualiser l’inévitable dénouement des choses: un jour, je devrais m’abaisser à plier tout ça. Ce que je fis, avec dévotion et tendresse, comme je sais si bien le faire: empoigne un bas brun, un autre bas brun, hop! Une paire de bas pliés. Attrape un chandail, le fait revoler dans les airs, comme si ce simple mouvement avait des chances d’effacer les traces d’un dur séjour en dessous de la pile de vêtements, le plie, le pose affectueusement. Agrippe un pantalon, le fait valser au dessus de ma tête, le tapoche un brin, le plie. Aaaaaah, comme c’est zen plier la lessive finalement… Prend une bobette affriolante endimanchée de dentelle bleue… késsé ça? Des trous ailleurs que dans la dentelle? Oh shit: bobette poubelle.
- Balthazaaaaar… vilain chien; t’as mangé mes bobettes!
- Wou?
- Bon, bon, c’est un peu de ma faute aussi, je devrais mettre mon linge dans le panier à linge sale, pas à côté.
Décroche mon soutien-gorge préféré du séchoir, entreprend d’enligner les deux bonnets l’un par dessus l’autre, ramène les bretelles dans la coupe et…
- OH! Balthazar! Sacrament! T’as détruit mon soutien-gorge préféré! Mon seul cuuute!
- Aaf?
Respire, bon, bon, il m’en reste quand même un ou deux autres mettables…
Ben non, après avoir tout plié, il ne m’en restait plus de mettables. Le salaud avait bouffé-troué-décrissé… mon seul beau soutien-gorge et mes deux autres seuls semi-beaux. Il avait pris bien soin de réserver le même sort à mes trois seules bobettes trop-veilles-mais-pleines-de-charme (les autres n’étant quant à elles que trop vieilles).
Ceci menant à cela (j’adore cette expression): c’est en bobettes de menstrue et en vieux rack-à-boules un bonnet trop grand (si t’as pas déjà allaité, tu peux pas comprendre l’humiliation qui réside dans cette phrase) que j’ai pris le chemin du centre d’achats avec ma maman ce midi. Objectif: me refaire une lingerie.
Le dit objectif a été atteint avec brio. Me voilà maintenant ravie.

Exploits de vacances

28 December 2009

Ah et tant qu’à être dans une lancée de billets, voilà le récit de mes exploits de la journée d’hier:
1- J’ai décidé d’essayer de réparer mon vieux Canon SD1100, qui refusait de fonctionner, il était incapable de se mettre en marche depuis des mois. J’ai pris mon mini tournevis, ma poire, je l’ai démonté, je l’ai nettoyé, je l’ai remonté… pis?
Y marche!
Là je suis malprise en chien parce que je viens de craquer pour un appareil quand même un peu cher, sous le prétexte-béton que mon vieux Canon marchait plus. Ça me donne un drôle de mélange de sentiments genre: fierté intense et grande honte. Et culpabilité aussi… ne suis-je pas celle qui raconte à tout le monde qu’elle joue au jeu du 100$?
2- Ma mère et moi on est allées chez Ikea. C’est le bordel chez nous depuis des mois, maintenant que j’ai quelques jours devant moi, je me promettais de faire le ménage, ranger, classer… avant d’éventuellement, faire mes travaux d’université. J’ai pris une bibliothèque pour Coquinette, pour y ranger ses livres. Ça fait joli. au dernier étage il y a ceux qu’elle lira dans 1-2 ans, au milieu les albums de Schtroumphs, en bas les livres de contes qu’elle lit à tous les jours. Je lui ai pris quelques boîtes et bacs aussi, je vais pouvoir y ranger ses jouets de façon plus efficace…
Pour moi j’ai pris une autre petite expedit, ça me fait un meuble pour les plantes dans le salon, j’ai pris des casiers aussi, afin de pouvoir cacher mes innombrables bébelles.
J’aime pas vraiment ça aller au Ikea, je vire méchante. Je n’aime plus le look Ikea non plus. J’essaie de m’enligner sur les antiquités et les meubles récupérés. Là, j’ai fait une exception, parce que j’avais déjà une expedit identique dans mon salon (me disais que ça ferait un rappel) et surtout parce que j’avais un sentiment d’urgence. Faut me connaître pour savoir qu’effectivement, si l’envie de ranger me prends, vaut mieux que je saute dessus et que je nettoie tout, parce que ça n’arrive pas tous les mois!
Récapitulons…
Exploit un: réparer un appareil photo (ça coûte autour de 200$ faire faire ça au magasin).
Exploit deux: Prendre les moyens qu’il faut pour avoir un appart zen.
Exploit trois: Anéantir 2 mois de jeu de la semaine à 100$ en moins de 24 heures (mais ça fait 4 mois que je joue alors je suis déjà en bien meilleure posture qu’en septembre, dit-elle pour se défendre un brin).

Calor

28 December 2009

Balthazar, petite nature; est frileux, même quand il fait 24° dans l’appartement. Quand je lui mets ses bottes dans le salon il commence à grelotter, dès qu’on se tourne le dos il se colle sur le calorifère. De tout son long et pendant des heures. Il est très chaud le calorifère, normal; c’est son rôle de chauffer… mais pour le chien ça a des conséquences poches… il s’est fondu les moustaches! Les bouts sont complètement brisés.
Du coup, moi j’ai peur qu’il soit en train de se faire cuire à petit feu.

Ça y est, j’ai enfin eu le courage de l’envoyer

28 December 2009

Moi j’aime ça prêter mes affaires. Si je lis un bon livre, j’écoute un bon film, je me marre devant une bonne revue, je danse sur un bon disque… ben la prochaine personne qui me visite, je lui mets tout ça dans un sac et je l’envoie se délecter dans le confort de son salon. Des fois je me prends un peu pour le Jésus Christ de la culture populaire faut croire.
J’ai, entre autres, un autre trait de personnalité: je suis tête en l’air.
1+1= j’oublie à qui je prête.
Le hic, c’est que comme je prête uniquement (bon ok, ou presque) des trucs qui m’enchantent, je me retrouve baisée pas mal vite; parce que je suis dépossédée de ma source de joie. L’autre hic c’est que comme je suis timide, une fois que j’ai prêté un truc, si je ne revois pas mon ami(e) au bout de 6 mois, je deviens trop gênée pour réclamer mes affaires.
C’est ce qui est arrivé avec mon coffret de Spaced, que j’ai prêté à une amie il y a deux ans, ou celui (ceux?) de Kaamelott, ou encore un de mes films préférés: A Short Film About Love. D’ailleurs, au sujet de ce dernier, si vous avez déjà eu un kick sur un blogueur ou une blogueuse je vous conseille de le voir. Ça parle pas de blogue pantoute, ça a été réalisé en 1988, mais, mais, ben c’est ça; mais…
En tout cas là, j’ai honte un peu parce que je viens d’envoyer un email de groupe à plein de monde à qui je crois avoir peut-être prêté des trucs auxquels je tiens. C’est con avoir honte de même, c’est quand même mes affaires que je réclame… sur un ton gentil en plus.
D’un autre côté, je serais mal placée pour en vouloir à quiconque, j’ai ici plein de bébelles-pas-à-moi, et je ne sais pas ce qui est à qui. Des fois c’est tellement enfoui sous des piles d’autres cossins que je ne sais même plus que j’ai des bébelles pas-à-moi qui squattent mon appartement. Alors voilà, je serais plutôt contente de recevoir un email du genre… Je pourrais me faire une pile de cossins à redonner.
Ça fait des années que je veux me partir un calepin de prêts que je tiendrais dans ma biblio, je m’empêche toujours de le faire parce que je trouve ça freak, d’un autre côté, si j’avais fait ça, j’aurais pas eu besoin d’envoyer un email de groupe tantôt…

Ça y est, j'ai enfin eu le courage de l'envoyer

28 December 2009

Moi j’aime ça prêter mes affaires. Si je lis un bon livre, j’écoute un bon film, je me marre devant une bonne revue, je danse sur un bon disque… ben la prochaine personne qui me visite, je lui mets tout ça dans un sac et je l’envoie se délecter dans le confort de son salon. Des fois je me prends un peu pour le Jésus Christ de la culture populaire faut croire.
J’ai, entre autres, un autre trait de personnalité: je suis tête en l’air.
1+1= j’oublie à qui je prête.
Le hic, c’est que comme je prête uniquement (bon ok, ou presque) des trucs qui m’enchantent, je me retrouve baisée pas mal vite; parce que je suis dépossédée de ma source de joie. L’autre hic c’est que comme je suis timide, une fois que j’ai prêté un truc, si je ne revois pas mon ami(e) au bout de 6 mois, je deviens trop gênée pour réclamer mes affaires.
C’est ce qui est arrivé avec mon coffret de Spaced, que j’ai prêté à une amie il y a deux ans, ou celui (ceux?) de Kaamelott, ou encore un de mes films préférés: A Short Film About Love. D’ailleurs, au sujet de ce dernier, si vous avez déjà eu un kick sur un blogueur ou une blogueuse je vous conseille de le voir. Ça parle pas de blogue pantoute, ça a été réalisé en 1988, mais, mais, ben c’est ça; mais…
En tout cas là, j’ai honte un peu parce que je viens d’envoyer un email de groupe à plein de monde à qui je crois avoir peut-être prêté des trucs auxquels je tiens. C’est con avoir honte de même, c’est quand même mes affaires que je réclame… sur un ton gentil en plus.
D’un autre côté, je serais mal placée pour en vouloir à quiconque, j’ai ici plein de bébelles-pas-à-moi, et je ne sais pas ce qui est à qui. Des fois c’est tellement enfoui sous des piles d’autres cossins que je ne sais même plus que j’ai des bébelles pas-à-moi qui squattent mon appartement. Alors voilà, je serais plutôt contente de recevoir un email du genre… Je pourrais me faire une pile de cossins à redonner.
Ça fait des années que je veux me partir un calepin de prêts que je tiendrais dans ma biblio, je m’empêche toujours de le faire parce que je trouve ça freak, d’un autre côté, si j’avais fait ça, j’aurais pas eu besoin d’envoyer un email de groupe tantôt…

Croquis Noël

27 December 2009


Il y avait une petite Wacom en vente à moitié prix hier chez LL Lozeau… j’ai résisté, surtout parce que simultanément je craquais pour un appareil photo. Je sais pas trop c’est quoi mon point, je crois que j’insinue que si j’avais une nouvelle tablette, je dessinerais mieux.
Pis non, j’ai pas du tout de problèmes avec les méandres de la pensée magique.
Bon.

Petites réflexions

27 December 2009

Deux pensées ont marqué ma journée du 25, ça se passait chez mes parents, on a fêté le Noël à l’heure du midi, en clan réduit (mes parents, leur descendance et leurs amoureux).
Première pensée: arrivée comme un cheveu sur la soupe. Je cherchais quelque chose, un escabeau je crois, pour ma mère qui voulait atteindre le saucier au dernier étage de l’armoire. En cherchant je tombe face à face avec une photo de ma grand-maman. De son vivant, elle passait tous les Noël avec nous, assise dans le fauteuil de l’oncle Henri, et bouffait les cannes de bonbons à la vitesse de l’éclair. Mon père la taquinait toujours avec ça…
“Salut grand-maman, je t’aime” que je lui ai dit en croisant son petit sourire fier. En voyant sa photo, j’ai eu quelque chose comme 20 Noël qui me sont sautés en pleine face, les cousins qui courent, les oncles et les tantes qui rient, ma mère qui me fait porter un ensemble jaune moutarde à pois mauves avec des épaulettes et la parenté qui m’implore de jouer Vive le vent au violon. Le Noël que j’ai passé avec mon casque de hockey sur la tête. Ado, ma cousine, ma tante, mon frère et moi, en train de fumer dans ma chambre, au sous-sol, la fenêtre grande ouverte, enroulés dans nos gros chandails de laine. Ça m’émeut toujours de penser à ça, c’étaient de beaux moments.
En fin d’après-midi je suis montée à l’ordi faire le transfert des photos. Mes parents ont encore un peu de difficulté à le faire, du coup quand je passe chez eux je prends leur appareil et je mets tout à la bonne place, dans des dossiers bien identifiés. Ensuite je formate la carte, parce que sinon ils effacent les photos une par une, hihihi. Alors que je transférais, je suis tombée sur les photos de voyage de ma mère…. Ça adonne, par un étrange concours de circonstances qu’une des ses employées habite en haut de chez moi, elle partage un appartement avec sa fille, devenue mon amie depuis le déménagement. La dame est chouette, ma mère aussi. Elles reviennent d’un voyage d’affaires ensemble.
J’ai entrepris de lui envoyer (à la voisine) les photos d’elle par courriel, tant qu’à jouer là-dedans, aussi bien le faire comme du monde et là, vlan! Ça m’a sauté en plein visage. Je voyais ça, les deux madames, dynamiques, belles, souriantes. En Afrique. La soixantaine joyeuse, radieuse… pis je me suis dit à moi-même: “Vraiment, j’espère que je vais ressembler à ça dans 30 ans”. Ma mère et ma voisine; elles kickent des culs.

Nos cadeaux

27 December 2009

Alors? Vous avez reçu quoi?
Moi honnêtement, je ne comprends pas trop comment on a pu être aussi généreux et de bon goût avec moi. J’ai reçu:
- Un Multidictionnaire
- Le Dictionnaire historique de la langue française (mais je l’ai laissé chez mes parents parce que mon papa voulait le consulter un peu, hihihi).
- Le Nouveau Petit Littré. Ça c’est drôle parce que moi j’avais prévu offrir le Nouveau Littré à la personne qui me l’a offert!
- L’intégrale des courts métrages de Buster Keaton
- Dans mon bas de Noël, fidèle à ses habitudes, ma maman m’a offert: des bas, du baume à lèvres, une Toblerone et un collier rapporté de voyage (elle est jet set ma maman, là elle revenait du Sénégal).
- Un masque africain (oui, du Sénégal)
- Un guide pour visiter Paris quand on a des enfants. Je ne suis pas sûre, mais je crois qu’il y a un message subtil derrière ce cadeau-là…
- Un trèfle à 4 feuilles, je crois que ça me sera très utile
- Un truc avec des pattes d’araignée pour se masser la tête (c’est pas clair han comme description?).
Et voilà, je suis choyée…
Au boxing day, j’ai craqué pour un Canon SD980… mon reflex est à veille de rendre l’âme et il est trop lourd pour que je le traîne partout, mon appareil qui va sous l’eau est mort cet été et mon SD1100 est mort en même temps. J’allais dire que je ne sais pas du tout ce que je leur fais à mes appareils mais c’est pas vrai. Je le sais très bien: je les sors! Dehors, à -30°, dans le sable, sur l’eau. Je cours, je saute, je culbute… Enfin bref, là je suis contente parce que je vais pouvoir recommencer à photographier ma vie et celle de Coquinette et ne PAS rater les premières de sa vie, comme hier matin; première fois avec son bâton de hockey sur la patinoire. C’était mignon, ça lui prenait 30 secondes pour aligner le bâton sur la rondelle pour faire des passes.
De son côté Coquinette a reçu:
- Pas le Crazy fort dont je vous avait parlé, parce que j’ai réalisé à la dernière minute… que j’ai pas de place ici! Quand j’aurai un plus grand appartement, je vais sauter dessus par contre…
- Un xylophone, un presque vrai, il vient d’un magasin de musique et a 2 octaves et les dièses. Il sonne bien, on l’adore.
- Une vraie harmonica, une petite Hohner. Elle ne sait pas encore en jouer mais le son est tellement joli que tout ce qui en sort est agréable pour mes oreilles. Là je me retiens à 4 mains pour ne pas aller m’en chercher une aussi, j’en jouerais des heures sans arrêt… (d’ailleurs j’arrête pas de lui demander de me la prêter)
- Un ensemble de skis de fond
- Une robe de chambre
- Un super camion, apparence réelle, fait à l’échelle et tout. Il a pratiquement la même shape que notre chien.
- Un coffret d’Astérix
- Le dernier album d’Astérix
- Un coffret des Schtroumphs
- Des robes sénégalaises (ce sont les plus jolies)
- Et plein de petits jouets: crayons, accessoires de poupées, Playmobils.
Faque là, moi je me cherche un lift pour le Ikea, j’ai besoin de 2 nouvelles bibliothèques pour ranger tout ça…
Sans farce.