des Peccadilles en chroniques

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… et autres histoires palpitantes

Mont Cascade

7 June 2009

J’avais très envie de bouger en fin de semaine, bouger loin si possible, je sais pas trop pourquoi mais si ça se fait loin, ça me donne l’impression d’être plus “vraie”, meilleure que d’habitude… et surtout… ça me calme un peu pour les voyages puisque j’ai l’impression de voyager un brin. Suis contente de mon coup, j’ai réussi à convaincre une amie de venir avec moi, destination; Mont Cascade dans les Adirondack, le petitesse de la montagne nous permettait de faire l’aller-retour le même jour, j’appelle ça de l’argument béton. C’était ma première virée dans les Adironcack, mais sûrement pas ma dernière. J’ai adoré la rapidité du trajet pour s’y rendre, et la vue du haut de mon mont. Un petit mont disais-je tantôt, 1249 m, mais oh, quelle vue on a de là-haut! Et puis ça commence bien la saison et ça me donne confiance pour m’attaquer à plus gros la prochaine fois. À vraie dire, suis tellement motivée aujourd’hui, là, que j’ai le goût de faire un sentier de 2-3 jours.
La bonne nouvelle, c’est que je crois avoir trouvé une coéquipière idéale (et… joie intense, de mon niveau). Oh, sincèrement je crois qu’elle est un peu meilleure que moi, elle a beaucoup plus d’expérience derrière la cravate si vous voulez mon avis, ce qui est franchement fabuleux parce qu’elle peut me parler des montagnes environnantes car elle les a à peu près toutes faites. Pour la performance, on marche à la même vitesse, pas trop vite, pas trop lentement, aucune pause durant l’ascension ni durant la descente, juste une belle heure de luch en regardant le paysage une fois rendues au sommet. Avons fini la randonnée assises sur une roche, les deux pieds dans la rivière, au pied des montagnes; nous séparant une canne de Coors Light à deux. Voilà ce que j’appelle, la grosse vie sale.

Le sentier ressemble à ceci.

Le dernier bout de montée à ceci.

Vue d’en haut.

C’est moi ça, toute fière d’être là.

La rivière.
Moment drôle de la journée, en passant la douane au retour (à peine romancé):
Douanier- Z’avez passé combien de temps aux États-Unis?
Nous- Une journée monsieur!
Douanier- Z’avez fait quoi?
Nous (tout sourire, grâce à notre boost d’endorphines du jour)- D’la randonnée monsieur!
Douanier- Rapportez-vous quelque chose?
Nous- Non!
Douanier (l’air de dire come on les filles, j’en ai vu d’autres)- Deux filles, aux États-Unis pour la journée et vous avez rien acheté?
Nous- Ben euh… deux big macs?
Douanier- ??? Quoi?? Et toutes vos belles calories brûlées en rando, vous y avez pensé?
Nous- On a pas pu résister à l’odeur à la pause-pipi monsieur… (pis à Rome, on fait comme les romains non?)
Douanier- Y sont meilleurs ici ou de l’autre bord de la frontière?
Nous- De l’autre bord monsieur, plus savoureux…
Douanier (tout sourire)- Bon allez, bonne journée les filles…
Serions presque restées pour jaser plus longuement avec lui, je crois que c’est mon premier douanier sympathique à vie.
Pour être franches monsieur le douanier, on y a pensé à aller magasiner, mais après 4 heure de marche, c’était pas su-per tentant d’aller squatter les cabines d’essayage à la recherche d’un quelconque spécial alléchant.

J’hésite entre le rire sadique, la pitié et le bouche-bée

2 June 2009

Pauvre femme…

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