des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Bilan 2008

28 December 2008

À l’heure où tous les grands médias publient des rétrospectives stimulantes et allumées, comme “le top 10 des faits divers les plus lus en 2008″ ou ” le top 10 des photos les plus laides visionnées en 2008″ (qui n’a pas vu la photo du chien laid, han, qui ??? J’ai délibérément décidé d’ignorer les grands enjeux financiers et politiques mondiaux afin de me scruter une fois de plus le nombril et de vous pondre, comme je l’avais fait le 31 décembre 2007, un bilan de mon année. Il se trouve que j’avais trouvé l’exercice amusant et qu’en plus, ça m’évitera, quand je serai vieille et que mes yeux seront usés, de devoir me taper tous mes billets 2008 pour savoir… coudonc, je faisais quoi moi quand j’avais 30 ans? Me semble ma vie était l’fun?
Effectivement, elle le fût.
Alors bon voici ce qui arriva (je vous préviens, c’est long en titi):
J’ai changé de photo de profil facebook une trentaine de fois (ma préférée c’est elle et aussi y’a elle que j’ai finalement jamais osé montrer à personne), ai tué des centaines de zombies (mais je fais la grève depuis des mois), ai mangé à peu près 60 steaks, bu à peu près 550 litres d’eau, pissé près de 2000 fois, fait des excès d’alcool pas si souvent que ça et j’ai surtout appris que mon p’tit corps de trentenaire n’est plus capable de digérer le vin comme avant (merde. D’un autre côté ça me place dans une bonne position pour ne pas me taper de cirrhose du foie). Au pif je dois avoir un déficit de sommeil de 700 heures, celui des sous dans le porte-monnaie est d’au moins le double de ça. J’ai perdu de l’argent à cause de la crise financière, mais, ma vie faisant bien les choses; j’ai énormément gagné en bonheur. Ai pleuré genre 5 fois, ça change du 250 de l’année précédente, disons que le mélange de phéromones et omégas trois m’aura bien servi.
Ai découvert les joies de l’amour à distance et des longs emails pleins de tendresse, ai savouré les joies du voyage; je ne suis pas allée visiter des endroits bien exotiques, mais 2 fois à Toronto, une à Vancouver, une escapade à Seattle, 2 visites à Québec, camping en Mauricie, chalet avec mon frérot à la fin de l’été, plus la fin de semaine chalet-filles-tits-culs de l’hiver dernier font que je considère que j’ai été choyée. À fond la caisse. Et… même si j’ai bien appris ma leçon de faut-pas-s’attendre-à-rien-comme-ça-on-n’est-pas-déçu… disons que j’espère très fort pouvoir trotter autant l’an prochain.
Si je déclarais sans gêne l’an dernier que 2007 avait été ma pire année ever (suis encore de cet avis, bon dieu juste y penser et mon estomac se noue), je dirais que 2008 a été pas mal bien dans l’ensemble. La meilleure? Bah je dirais pas… mais quand même, elle se classe probablement dans le top 5… malgré les pertes financières et le pas-d’emploi-stable. Au sujet du pas-d’emploi-stable, bien sûr ça me place dans une situation précaire, même un peu angoissante, d’un autre côté ceci m’a permis de passer beaucoup de temps de qualité avec ma fille, j’ai eu énormément de liberté, comme à peu près jamais au cours de cette vie et puisque je considère que la petite enfance c’est vraiment important (en plus ça file à la vitesse de la lumière, vraiment), bien je suis contente d’avoir goûté à cette liberté, qui, ne nous en cachons pas, ne reviendra peut-être plus jamais (mine de rien, et je sais que je vais vous surprendre ici; j’ai un bon fond de carriériste, qui n’attend que la maternelle de ma fille pour se manifester). Je conclus ce chapitre en déclarant haut et fort: mon papa avait bien raison; il faut toujours se garder des sous de côté, des sous facilement accessibles (genre un petit fond monétaire qu’on peut retirer sans pénalité en moins 36 heures) au cas où on aurait un coup dur. C’est ce que j’ai fait. Ça aurait pu servir à payer une mise de fond sur une maison, ou le notaire un jour, mais non, ça a servi à payer le loyer pendant que j’étais à Vancouver et l’épicerie en revenant. Merci papa. Maintenant que je travaille davantage, j’ai recommencé à accumuler des petits montants dans mon fond, oh c’est pas gros, c’est tout jeune encore, mais je sais que dans 2-3 ans ça va me permettre de faire une folie… ou me sortir à nouveau d’une merde pas possible…
2007 avait été mon “année de l’amitié”, 2008 se classe pas mal fort aussi. Non seulement j’ai pu consolider des amitiés plaisantes, géniales mêmes, mais en plus (et là, je ne suis pas peu fière de moi), depuis que mon amoureux habite ici, même si j’ai diminué le rythme des visites, j’ai quand même su rester près de mes amis. Je me surprends moi-même… dans mes vieux patterns amoureux, j’avais laissé tombé tout mon monde, ou presque. Là, j’ai appris ma leçon et je continue à m’inviter et à inviter. Plus je vieillis, plus je résaute aussi… et j’aime beaucoup ça.
Si en 2007 ma plume avait ouvertement confondu blogue et amoureux (vous relirez mes billets pour le fun c’est clair que je prenais mon lectorat pour mon âme soeur), je crois avoir su séparer davantage ma vie privée cette année. Ex n’est plus un personnage de ce blogue pour de multiples raisons que j’expliquerai pas. Je ne vous ponds plus de dessins et je m’en veux. Coquinette, maintenant qu’elle parle beaucoup, se partage la vedette de mes récits, tellement qu’elle a gagné un prix au début de l’année. Elle le méritait ma jolie, suis bien fière d’elle. Pis je vous parle pas vraiment de mon amoureux parce qu’il est trop hawt et que je le garde pour mouaaaaa. Bon. Pis si je vous en parlais, vous constateriez rapidement que je l’admire et tout et tout et j’aurais l’air de me vanter et moi, ben c’est de même, à chaque fois que je me vante de quelque chose (genre houlalala, c’est cool, on a pas attrapé la gastro qui cours), ben je me fais jouer des tours par la fée de la destinée… alors… bouche cousue, je garde tout ça pour moi… et je savoure.
En 2008 j’ai travaillé dans plein de trucs qui, à première vue, n’ont pas du tout rapport ensemble et c’est bien comique je trouve: jeux vidéo, éducation, communication, recherche, analyse, rédaction, tourisme. Vouaip, vite de même, on croirait que je m’éparpille, d’un autre côté je vois ça comme une opportunité de goûter à tout avant de faire un choix définitif. Alors ça aussi; je savoure et, oui; je me demande quand même un peu où est-ce que ça va me mener.
2007 m’en aura fait baver, en 2008, puisque j’allais mieux beaucoup, j’ai décidé de remercier ma vie et mon entourage de m’avoir supporté de même alors je suis devenue plus généreuse. Plus de soupers d’amis, plus de petits plats offerts à mon monde, plus de services rendus sans calculer, plus de cadeaux de Noël. En fait je ne calcule plus et je recherche la présence du monde qui font pareil. C’est ma philosophie; quand tu reçois faut donner, pis quand tu reçois moins, faut donner aussi, ça veut pas dire que le monde t’aime pas, c’est juste que là, ça adonne pas… c’est important de faire continuer à tourner la roue (mouain, je sais, j’ai un gros côté space, c’est étrange et parfois douteux comme raisonnement… comme si mon passé de jeune catho me hantait sous forme de dogme new age).
En 2008, j’ai continué à me perfectionner en potinage.
En 2008 j’ai cuisiné tout plein.
En 2008 j’ai fait une pile de cossins à vendre sur eBay, c’était en septembre, j’ai toujours rien mis en ligne.
En 2008 j’ai apprivoisé l’amour.
En 2008 j’ai pas assez lavé le plancher de la cuisine.
En 2008 j’ai tellement travaillé à la maison que ça m’a fait oublier que dans le monde moderne; faut prendre une douche à tous les jours (et s’habiller dépassé 10h le matin).
En 2008 ma fille et moi on a été très proches, j’ai passé plein de temps avec elle et on a aimé ça.
En 2008 je me suis sentie jolie.
En 2008 j’ai pris beaucoup de photos et je trouve que je m’améliore.
En 2008 j’ai pris 10 livres et j’en avais bien besoin. Je crois qu’il y a 1/2 livre qui a été dispatchée dans mon décolleté. Yéééééééé.
En 2008, mes cheveux ont poussé… pas par grande volonté, non… plutôt par paresse; j’ai oublié de passer voir la coiffeuse… facque c’est ça; ils font 2 pieds de long et des fois ça fait beau.
En 2008 j’ai pas assez lu et j’ai pas écouté assez de films.
En 2008 plusieurs amis proches sont revenus habiter à Montréal; 4. Et je trouve fabuleux de pouvoir les voir plus souvent.
En 2008 j’ai voté 2 fois et j’ai perdu 2 fois mes élections.
En 2008 j’ai omis volontairement d’être une grande fille autonome et ça m’a fait beaucoup de bien.
En 2008 il fut officiellement établi que je mérite ma réputation de hippies finie.
En 2008 j’ai acheté ma première paire de jambières de danse et j’ai envie de les porter à tous les jours.
En 2008 le Père Noël a offert un ukulélé à Coquinette et c’était tellement, officiellement, incontestablement; un cadeau-projection, comme quand Omer donne une boule de quilles à Marge…
En 2008 j’ai passé toute l’année à regarder les papiers de garantie de la sécheuse en me disant que “demain j’appelle pour la faire réparer” (l’élément chauffe plus) et puis en fin de compte j’ai jamais appelé…
Et aussi je continue de croire que je suis capable toute seule mais que c’est plus amusant à 2.
Là je ne sais pas du tout où ça s’en va mon affaire et je trouve ça correct de même… au jour le jour… un petit pas à la fois… j’y arriverai comme tout le monde (en fait je crois que j’y suis déjà, le reste c’est juste un trip de consommation).
Côté découvertes musicales, en 2008 j’ai découvert: Animal Collective, The Unicorns, The Islands, Sufjan Stevens, Coeur de Pirate, Clap your hands say yeah, Metric, The Tellers, Vampire Weekend, Misha, Sia, MGMT, j’ai écouté énormément Crystal Castles (ma musique officielle de trek et de jogging avec Animal Collective), mes bons vieux Pixies et Black Francis, Air, Stars, Daft Punk, Regina Spektor. J’en oublie sans doute tout plein aussi…
Je constate, que j’ai pas assez écouté de groupes francos alors si ça vous chante, envoyez-moi des suggestions musicales, ça me fera très plaisir.
Et là j’espère pas trop pour 2009 (anyway 2008 est dure à battre), tant qu’il y a beaucoup de rires, que je reste bien entourée et que ma Coquinette reste en santé… ben je crois que je vais être comblée. Oui, ça… et si possible, encore plein de dodos en cuillères. Ah oui, pis j’aimerais ça m’acheter un disque de Paolo Conte en 2009… et aussi me mettre les pieds dans la mer.
Et à vous? Ben je vous souhaite le meilleur, surtout bonheur et santé, amour et bonnes finances si possible. Et aussi beaucoup de rires, de câlins, d’amis sincères et de bonne bouffe.

Des fois on se demande…

28 December 2008

… est-ce que mon enfant est assez vieux pour manger tu-seul?
… est-il assez vieux pour apprendre la propreté?
… est-il assez habile pour participer à la préparation des repas?
… est-il assez vieux pour comprendre telle ou telle chose?
… est-il prêt pour commencer à apprendre à faire ses noeuds de souliers?
Et des fois aussi; il y a des signes qui ne trompent pas…

… ces jours-ci, on retrouve des cordes avec des dizaines de noeuds dedans un peu partout… et plus question de lui attacher son foulard; madame est capable tu-seule. Je crois que son cadeau de fête sera un ensemble de jolies cordes courtes (comme celles qu’on peut acheter au pied dans les magasins de plein air). Riez pas, j’ai essayé de lui gosser un faux soulier en restants de coquille de noix de coco l’autre jour mais c’était pas super concluant, de l’avis quand même assez unanime; c’est abominable. N’empêche que je le vois bien, moi, que si c’était pas aussi laid, ma fille jouerait à faire des noeud avec.

Cadeau du Père Noël, gossé par la fée des étoiles

28 December 2008

Coquinette a écrit, avec son éducatrice, il y a déjà un bon mois… une lettre au Père Noël. C’est fabuleux! Pensais-je alors, une chose de moins à faire; woohoooo!
Mais voilà qu’au bout d’une semaine de réjouissances une question est venue me hanter: “Mais qu’a-t-elle demandé?” C’est que, voyez-vous, si je l’avais écrite avec elle, la lettre, j’aurais pu la diriger un tit-peu… ma fille, lui suggérer des cadeaux intéressants et dans mes prix et surtout m’arranger pour faire fitter les cadeaux avec les demandes au Père Noël. Genre. Ainsi, je me retrouvai devant le défi, oh combien enivrant, de découvrir le contenu de la liste envoyée. Puisque je suis une personne très professionnelle, j’ai commencé par essayer la méthode simple:
– Coquineeette?
– Quoiiii?
– Mais, tu lui as demandé quoi au Père Noël???
– Ben, un cellulaire!
– Ah.
Vlan dans tes dents, maman. Moi veux un téléphone, et tout de suite.
Vint ensuite l’intense questionnement relié à la venue d’un nouveau téléphone dans la maison… je fus dès le début de ma réflexion, tout à fait d’accord avec moi-même; cellulaire, pas question. J’en ai même pas un pour moi (bah si mais je le recharge pas parce que j’aime pas ça, être rejoignable partout tout le temps), alors imaginons ce que je pense de la chose pour un enfant de 3 ans.
Un sans fil alors? Mouain, mais non. Je trouve qu’il y a assez d’ondes qui se promènent par ici, j’ai pas envie d’en rajouter… alors j’ai décidé de chercher un téléphone conventionnel, mais ayant une allure de jouet. Il va s’en dire dire… que je me suis alors trouvée bien brillante.
Rôôôô… avoir su que c’était compliqué de même, j’aurais pris le temps d’inventer une excuse à ma fille, mais non, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais… alors le 23, je suis partie chercher un téléphone cute sur la Plaza. J’en ai pas trouvé. J’ai pris l’autobus jusqu’au marché central… j’en ai pas trouvé…. j’ai traversé de bord et je suis allée au Canadian Tire… et là, confuse et découragée (en panne de sucre, les jambes molles, trop chaud, envie de pleurer, mais bon dieu, c’est qui le cave qui n’a pas encore inventé la télé-portation?), j’ai pris un truc moche à 15 piasses, un téléphone blanc à fil. (J’ai aussi, dans un élan d’enthousiasme, attrapé une crazy carpet, un traîneau et milles cossins lourds, afin de me faciliter vraiment la tâche dans l’autobus sur le chemin du retour.)
Suis revenue piteuse à la maison… j’avais honte, comme j’avais honte… mon dieu! Que j’me disais, ça y est, je viens de lui briser son fun, elle ne croira jamais plus au Père Noël. Lui offrir un truc aussi laid, ça se fait pas… Puisque j’avais quand même espoir d’en faire tout un plat pour rien, j’ai montré ma “trouvaille” à ma voisine… elle a eu la même réaction que moi; pouache.
Avons pensé y coller des collants, mais ça fait ordinaire… y dessiner des fleurs? Mouain, mettons… c’est alors qu’elle m’a sorti une idée: coller de la peluche dessus…
Comme j’avais plus ou moins confiance en mes talents de colleuse-de-peluche-sur-téléphone-cheap, j’ai appelé la cabine téléphonique, parce que je me rappelais que dans mon jeune temps ils en vendaient des téléphones cutes… c’est fini ce temps-là, que le monsieur m’a répondu. Maintenant ils font comme tout le monde, ils vendent des cellulaires… J’ai appelé à d’autres places aussi mais personne ne semblait tenir de téléphone cute sur place. Alors voilà, j’ai appelé ma maman, qui a joué à la sauveuse le matin du 24 en passant dans une boutique de tissus avant d’aller faire son marché. Elle m’a rapporté de la peluche aux couleurs que j’avais commandées… et des yeux qui bougent (c’est important les yeux qui bougent). Et puis moi, bien moi… j’ai profité de la sieste de ma fille pour coller des bouts de peluche sur le téléphone, cachée derrière mon lit (tout d’un coup l’idée lui serait venue de se lever de son lit et de venir me voir), aidée de la lumière déficiente de la grisaille extérieure. Le plus surprenant dans tout ceci, c’est que je le trouve mignon le téléphone… même que je dirais qu’il est pas mal mignon.
D’habitude j’arrive à prendre de jolies photos mais là moins, je trouve que je ne lui rend pas honneur à mon oeuvre… je vous mets quand même ceci ici afin que vous puissiez admirer mes talents de colleuse de tissus… me suis à peine brûlée *tousse-tousse* (vive les fusils à colle chaude).
Ma fille l’adore, elle a appelé tout son carnet d’adresse le matin du 25 pour leur demander si, eux aussi, ils avaient reçu un téléphone à poils… héhé… et moi je l’écoutais en ricannant et en me disant:
“Ça, ça m’étonnerait ma Coquinette… ça m’étonnerait…”
Vu de côté:

Au début je voulais couvrir l’écran mais j’ai finalement décidé de le garder, tout d’un coup ça servirait un jour…

Mine de rien, c’est confortable, un téléphone poilu…

Après m’être brûlée avec la colle chaude, l’idée m’est venue de faire du sucre d’orge, de même, en fin d’après-midi. Au milieu de ma recette je me suis rendue compte que j’ai perdu mes moules et que pire, les moules à chocolat ça ne va pas (ils fondent car le sucre fondu est trop chaud). Puisque je suis plus forte que les livres de recettes, j’ai quand même pris un moule à chocolat pour couler mes bonbons. Ce qui devait arriver arriva; le moule a fondu. Me suis magasiné une nouvelle cloque. J’ai finalement garoché la balance du mélange sur un papier parchemin et là oh; surprise; c’est booon.
Maintenant à l’ordre du jour, il y a: trouver des moules à confiserie.
Za part de cela, je crois que si je continue de même, je vais pouvoir bumper Martha un de ces 4, faudrait juste qu’on me finance pour que j’aménage dans une maison modèle.

Joyeux Noël!

25 December 2008

Ah et euh… bon je sais… il reste juste 1h30 à aujourd’hui… mais c’est de bon coeur alors: Joyeux Noël!
J’espère que vous vous êtes bien amusés. Par ici c’était fort plaisant, on deal avec une surdose légère de sucre (sérieux, l’halloween; c’est d’la p’tite bière à comparer à ça) mais c’était quand même beeeen le fun déballer des cadeaux, et aussi…voir le monde.
Et aussi…
Bon repos!

Billet pas drôle…

22 December 2008

En quittant mon chez moi tantôt j’ai croisé plein de rues barrées par les policiers et j’ai vu plusieurs camions de pompiers… Il était 17h.
– Oh, ma chéri, que j’ai alors dit à Coquinette, comme c’est triste, il y a des gens qui n’auront plus de maison à Noël… il y a un gros feu là-bas…
Comme de fait, le feu avait l’air gros…
À 21h, quand je suis revenue… les camions étaient toujours là, les rues toujours barrées, Christophe-Colomb avait l’air inondée… et là je lis ceci.
C’est pire… et vraiment très. très triste.

Le conte en continu

22 December 2008

(et merci d’avoir participé en grand nombre : )
Claude avait pris l’habitude de cuisiner des biscuits au chocolat le samedi après-midi.
Elle avait pris cette habitude alors qu’enfant, sa grand-maman préparait toujours des biscuits au chocolat le samedi après-midi.
Ça sentait bon dans la maison en ce jour béni des petits où les sucreries abondait chez grand-maman, le four réchauffant l’atmosphère et l’odeur des biscuits tout chauds excitait les sens.
Claude avait un cancer du pancréas.
Mais le samedi des biscuits, elle ne pensait jamais à cela. En fait, elle se sentait seule tous les jours sauf celui-là, jour où elle partageait ses biscuit avec une petite souris vivant dans ses murs.
Lorsque tout à coup, la sonnette de la porte retentit. Il était enfin arrivé. 15 ans qu’ils ne s’étaient pas vu! 15 ans…
Le facteur. Pour la première fois depuis 15 ans, Claude avait reçu une lettre. Transportée de bonheur, elle embrassa le facteur avant de déchirer l’enveloppe tant attendue.
Claude sortit la lettre de l’enveloppe, malgré le tremblement de ses mains. Tout était noir autour d’elle. Il n’y avait que la lettre avec la belle en-tête de l’éditeur qui comptait pour elle. Et si la réponse était négative? Non, elle préférait ne pas trop y penser…
Elle décida alors d’attendre… Le nouvel an approchait et elle pensa qu’elle pourrait ouvrir la lettre ce jour là et c’est ce qui allait donner le ton à la nouvelle année.
Mais avait-elle vraiment envie de commencer l’année sur une note triste advenant le cas où la réponse serait négative? Pourquoi ne pas l’ouvrir immédiatement et en profiter pour célébrer la réussite ou noyer l’échec au jour de l’an?
Tiens se dit-elle, pourquoi ne pas me tromper moi-même et l’ouvrir à la vapeur, comme ça, si c’est une bonne nouvelle, je recachette l’enveloppe et je l’ouvre une deuxième fois au Jour de l’An!
Satisfaite de sa décision, elle se dirigea vers la cuisine, remplit la bouilloire d’eau et pesa sur le piton “on”; oubliant, dans l’extase de son entreprise, que le facteur attendait encore dans le cadre de porte.
Soudain, une odeur forte de chocolat la ramena à la réalité….ses biscuits, ses beaux et tendres biscuits…oubliés dans le four. Elle ouvrit rapidement la porte, prit la taule sans précaution et….arghhhhhh, elle se brûla !
Heureusement, le facteur avait une petite base en premiers soins et vola au secours de la pauvre mutilée.
Mais ses bottes couverte de neiges rendirent le sol sale et glissant.
Claude, dans une crise de folie ménagère, empoigna fermement la vadrouille malgré ses mains mutilées et récura la maison de fond en comble, devant le regard ahuri du facteur qui, ne l’oublions pas, se tenait toujours dans la cuisine avec sa trousse de premiers soins.
Ne sachant trop quoi faire, le facteur ouvrit sa trousse pour y prendre ce dont il avait besoin: une p’tite gorgée d’alcool à friction.
Tout en buvant sa gorgée, le facteur vit un truc sur le four: la lettre qu’il avait apporté entrain de ramollir à cause de la chaleur…
Le facteur voulut se précipiter vers cette enveloppe qui était sur le point de brûler, mais il glissa sur une flaque d’eau que Claude n’a pas eu le temps de vadrouiller encore… Bang! Le facteur se cogna la tête sur le sol.
C’est à ce moment que l’amant de Claude, sorti de la salle de bain où il prenait une douche post-coïtale.
“Ciel! Mon mari!” s’écria le facteur. “Mais que fais-tu ici? Il me semblait que tu avais réglé tes ambivalences lorsque nous avons échangé nos voeux!”
Claude ouvrit de grands yeux, interloquée…
Non seulement son amant, celui avec qui elle avait passé tant de nuit, était marié, mais en plus, il était homosexuel. C’en fut trop pour Claude qui s’effondra sur le sol, inconsciente.
Dehors la neige se mit à tomber. Cette première journée de l’hiver commençait de façon tellement étrange. Comme chaque année, à cette période, La vie de claude se remplissait d’évènement plus étranges les uns que les autres.
Tout avait commencé il y a 15 ans…
Lorsque le facteur est venu la dernière fois chez elle, un 25 décembre particulièrement doux. Il lui avait apporté un objet que certains qualifiront de magique qui avait changer sa vie.
Driiiinnnnn, la sonnette du four réveilla Claude qui était perdue dans ses rêveries, elle avait souvent l’habitude de s’inventer toutes sortes d’histoires des plus loufoques, ça lui permettait de sortir de sa solitude et de son triste quotidien où la réalité de son cancer la hântait. Ses biscuits étaient prêts et elle avait hâte d’en goûter un.
Franchement, j’ai du talent, je devrais écrire un roman, se dit-elle
Claude contempla la neige douce qui recouvrait doucement le paysage… Ce Noël était peut-être son dernier. Elle prit une décision: ce roman, elle l’écrirait. Malgré la maladie qui prenait de plus en plus de place, elle l’écrirait.
Fin

Scrabble

18 December 2008

C’est abominable ce qui m’arrive et très beau en même temps; je viens, depuis cette semaine, de découvrir le Scrabble.
Vouaip… j’avais jamais joué avant et là, sérieux, je suis vraiment dedans; je ferais ça toute la journée et toute la nuit aussi si je le pouvais… la seule chose qui me ralentit c’est le temps de réaction de mes adversaires…
C’est abominable je disais, parce que je me sens toute idiote de ne pas avoir joué avant. C’est un peu comme si, à 30 ans, je goûtais pour la première fois à du chocolat.
C’est ça, exactement ça, en ce moment, je mangerais des camions de p’tites lettres carrées, suis même à veille de m’inviter dans des parties contre de sombres inconnus…
Facebook, je t’aime.

Est-ce que ça vous tenterais d'écrire une histoire?

18 December 2008

Je me demandais plus tôt cette semaine si ça vous intéresserais de bricoler une petite histoire de Noël avec moi? Un conte collectif sur ce blogue. Je pourrais écrire la première phrase et ensuite tout le monde utilise les commentaires pour rajouter son bout d’histoire… l’histoire c’est que ça se peut que ça ne lève pas (j’ai pas tant de commentateurs que ça) et là ça serait gênant… n’empêche que bon, je m’essaie en espérant très fort que vous allez embarquer.
Voici les règlements: Y’en a pas vraiment. vous pouvez écrire n’importe quoi entre 3 mots et 5 lignes, pas de limites de lieux personnages, rien.
Alors voilà, euh, je commence…
Claude avait pris l’habitude de cuisiner des biscuits au chocolat le samedi après-midi.

Glouglou

18 December 2008


Il y a quelques temps, comme plusieurs mamans blogueuses de la région de Montréal, j’ai reçu une invitation pour une première au Théâtre d’aujourd’hui pour la pièce Glouglou.
D’habitude je refuse les trucs reliés aux pubs sur mon blogue, si je vous parle d’un produit c’est parce que j’y adhère de mon propre chef, pas parce qu’on m’a sollicitée… seulement voilà… moi, j’aime bien le théâtre… ça me rend toute heureuse d’y amener ma fille… et puis… en deux ans de bloguage, c’est la première fois que mon affaire débouche sur de quoi de concret, ie, une invitation à une première… et pour tout vous dire, je trouve que l’initiative est brillante et je serais ravie de recevoir d’autres invitations du genre à l’avenir…
Alors bon, j’y suis allée, je vous en parle et ça m’enchante. Nous étions 4: Coquinette, mon chum, son neveu et moi. Nous avons tous apprécié notre sortie. Dans la salle il y avait des groupes de garderie et quelques familles. Je dirais que tous les enfants ont eu l’air d’apprécier et ils ont vraiment “embarqué”. La pièce est destinée aux 2 à 5 ans et le format est parfait pour eux: 40 minutes. Les petits ont tous été captivés par la pièce et franchement, c’était effectivement très amusant. Ma fille a beaucoup aimé la musique, les blagues et les effets de lumières. Bon, il y a quelques bémols, certains trus que j’ai pas tout à fait compris, mais honnêtement, je ne suis pas sûre que ça soit toujours essentiel de tout comprendre, l’important pour moi c’est la découverte et l’expérience et cette dernière a été fort agréable alors je n’en demande pas plus.
Enfin bref, voici donc une belle activité à faire en famille entre Noël et le jour de l’An… si vous êtes du genre hyperactifs, je vous suggère d’enchaîner avec le Céramic Café après le théâtre, c’est à 10 minutes de là…
Représentations publiques
Samedi 27 décembre 2008 à 11h00 et 15h00
Dimanche 28 décembre 2008 à 11h00 et 15h00
Lundi 29 décembre 2008 à 11h00 et 15h00
Mardi 30 décembre 2008 à 11h00 et 15h00
En sortant de la pièce j’ai reconnu un personnage mythique de la blogosphère québécoise… Maternit-Anne… je l’ai dit plus hier dans mes commentaires mais je le répète ici parce que ça m’amuse… sérieux, je regardais ses photos sur son blogue et je trouvais qu’elle avait l’air jolie mais en vrai, attention, ça subjugue…

Guignolée des médias sociaux et numériques

18 December 2008

Peut-être avez-vous entendu parler de la Guignolée du web numériques… peut-être que non?
En tout cas je trouvais que c’était une super initiative et j’ai envie de faire ma part, alors voilà: pour faire un don, vous cliquez soit ici : ici soit sur le petit carré rose en bas de la boîte de recherche à votre droite… et vous donnez des sous! Voilà, pas plus compliqué que cela…
Moi je vais faire mon don tantôt, j’ai ben hâte, ça va me valoriser.