des Peccadilles en chroniques

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… et autres histoires palpitantes

Talent naturel

17 February 2008

Toi, toi, toi , toi, toi, toi, toi, toi; pis toi… je suis plus hot que vous. J’ai un talent naturel, celui des mélanges de boufffe.
Je regarde mon garde-manger, j’ai envie de me gosser un truc, je sais pas quoi. Je sors la cocotte, les lentilles, les pois chiches, les raisins secs, le mélange de 7 épices libanaises. Mélange tout ça avec du bouillon de poulet. Gosse une vingtaine de boulettes de steak haché et garoche ça dessus. Sacre le tout au four, sort tout ça 2 heures plus tard pis tu sais quoi ?
Heille, c’est bon. Très beaucoup.
Confiante de cette réussite culinaire, je vais maintenant m’attaquer à un dossier que je qualifierais de prioritaire : cuisiner les bananes du congélateur. La Di Stasio elle dit toujours de pas jeter ses vieilles bananes, que ça fait des meilleurs gâteaux aux bananes parce qu’elles sont sucrées les vieilles bananes brunes. Le problème c’est que moi je pense que j’ai à la fois trop écouté ses conseils ET flanc mouté sur la production de gâteaux aux bananes dans les derniers moi.
Ah pis aussi, si on tient absolument à aborder la source du problème; de toute évidence, je gère très mal mes stocks de bananes à la maison…

Peut-être que si je l’écris ça va me motiver à me faire des lunchs ?

17 February 2008

Bon, bon, bon, je l’avoue, j’ai un problème, un gros : Je ne me fais plus de lunch pour aller travailler.
Et j’ai honte.
Au début c’était drôle, genre : Ah! Ah! Ah! Ben oui, aujourd’hui j’ai ENCORE pas de lunch !
Après c’était cute : héhé, je vais manger des sushis pour la troisième fois de la semaine…
Ensuite il a fait -30 et ça a été le coup de grâce… je crois que je ne m’aide pas avec cette histoire de pas-de-lunch.
Outre le fait que ça me coûte vraiment trop cher pour manger le midi, je suis maintenant rendue blasée. J’ai plus le goût de rien : ni de sandwichs, ni de pizza, ni de sushis, ni même de Mc Donald.
En plus ça me prend 30 minutes de plus pour manger parce que je dois me déplacer alors j’arrive 30 minutes plus tard à la garderie. On arrive tard à la maison, 18h15, on soupe tard, j’ai pas le temps de me faire un lunch pour le lendemain, je suis crevée mais je me couche tard pareil, comme je mange pas bien j’ai pas assez d’énergie (bon ok, je veille BEN trop tard pour une p’tite mère aussi mais ça; c’est une autre histoire).
Pis en plus, à force de squatter les restos du centre-ville je commence à grossir. Ce serait chouette que je grossisse direz-vous. Même que moi je suis bien d’accord avec le principe, seulement voilà, grossir avec la bouffe des restos du centre-ville, c’est s’assurer une excroissance de la bedaine et de nulle part ailleurs et euh, ça m’irait pas très bien le look “pomme” alors en ce moment ça hurle DANGER dans ma tête… Grossir oui, mais égal siouplaît (avec une attention particulière aux point stratégiques : fesses et seins, idéalement, tsé).
Puisque j’ai beaucoup de talent pour la procrastination, au lieu de me prendre en main et de me faire des lunch, j’ai décider de réfléchir à ma situation, je revois les 12 derniers mois de ma vie dans ma tête, ça défile, j’analyse, je me rappelle vaguement que l’an dernier à pareille date j’était hot en tabarnouche. Je mangeais presqu’exclusivement des lunchs, je jugeais mes collègues qui mangeaient toujours au resto, je me sentais tellement supérieure. J’essaie de voir ce qui a tant changé dans ma vie depuis et je trouve pas trop… j’ai comme pas d’excuse pour ne pas me faire de lunch.
Pas d’excuse, zut. En fait la seule chose que je trouve c’est ceci : l’an dernier, je ne mangeais pas chez mes parents le dimanche soir, je me faisais un gros menu cocotte; rôti de palette ou épaule d’agneau, plein de légumineuses et de légumes… j’en avais assez pour manger le dimanche soir et pour mes lunchs du lundi et du mardi et ça me coûtait des peanuts. Suis en train de me remettre ma gestion d’horaire en question; ça se peut que je délaisse mes parents bientôt… je veux dire, c’est ben beau voir la famille, mais tsé, si ça implique de devoir manger d’la crotte pendant 2 jours après ça, ben ça marche pas… à moins que ma mère décide de me faire des lunchs afin d’améliorer son argument de vente…

Peut-être que si je l'écris ça va me motiver à me faire des lunchs ?

17 February 2008

Bon, bon, bon, je l’avoue, j’ai un problème, un gros : Je ne me fais plus de lunch pour aller travailler.
Et j’ai honte.
Au début c’était drôle, genre : Ah! Ah! Ah! Ben oui, aujourd’hui j’ai ENCORE pas de lunch !
Après c’était cute : héhé, je vais manger des sushis pour la troisième fois de la semaine…
Ensuite il a fait -30 et ça a été le coup de grâce… je crois que je ne m’aide pas avec cette histoire de pas-de-lunch.
Outre le fait que ça me coûte vraiment trop cher pour manger le midi, je suis maintenant rendue blasée. J’ai plus le goût de rien : ni de sandwichs, ni de pizza, ni de sushis, ni même de Mc Donald.
En plus ça me prend 30 minutes de plus pour manger parce que je dois me déplacer alors j’arrive 30 minutes plus tard à la garderie. On arrive tard à la maison, 18h15, on soupe tard, j’ai pas le temps de me faire un lunch pour le lendemain, je suis crevée mais je me couche tard pareil, comme je mange pas bien j’ai pas assez d’énergie (bon ok, je veille BEN trop tard pour une p’tite mère aussi mais ça; c’est une autre histoire).
Pis en plus, à force de squatter les restos du centre-ville je commence à grossir. Ce serait chouette que je grossisse direz-vous. Même que moi je suis bien d’accord avec le principe, seulement voilà, grossir avec la bouffe des restos du centre-ville, c’est s’assurer une excroissance de la bedaine et de nulle part ailleurs et euh, ça m’irait pas très bien le look “pomme” alors en ce moment ça hurle DANGER dans ma tête… Grossir oui, mais égal siouplaît (avec une attention particulière aux point stratégiques : fesses et seins, idéalement, tsé).
Puisque j’ai beaucoup de talent pour la procrastination, au lieu de me prendre en main et de me faire des lunch, j’ai décider de réfléchir à ma situation, je revois les 12 derniers mois de ma vie dans ma tête, ça défile, j’analyse, je me rappelle vaguement que l’an dernier à pareille date j’était hot en tabarnouche. Je mangeais presqu’exclusivement des lunchs, je jugeais mes collègues qui mangeaient toujours au resto, je me sentais tellement supérieure. J’essaie de voir ce qui a tant changé dans ma vie depuis et je trouve pas trop… j’ai comme pas d’excuse pour ne pas me faire de lunch.
Pas d’excuse, zut. En fait la seule chose que je trouve c’est ceci : l’an dernier, je ne mangeais pas chez mes parents le dimanche soir, je me faisais un gros menu cocotte; rôti de palette ou épaule d’agneau, plein de légumineuses et de légumes… j’en avais assez pour manger le dimanche soir et pour mes lunchs du lundi et du mardi et ça me coûtait des peanuts. Suis en train de me remettre ma gestion d’horaire en question; ça se peut que je délaisse mes parents bientôt… je veux dire, c’est ben beau voir la famille, mais tsé, si ça implique de devoir manger d’la crotte pendant 2 jours après ça, ben ça marche pas… à moins que ma mère décide de me faire des lunchs afin d’améliorer son argument de vente…

Elle est même pas originale votre tague…

12 February 2008

Bon, bon, bon, honnêtement j’ai pensé faire comme si de rien n’était. Pas parce que ça m’amuse pas mais parce que je l’ai déjà fait, il me semble, l’an dernier (le 23 janvier et le 25 juin pour être plus précise). Pis là, tsé, me suis sentie coupable… facque, facque okéééé, je la fais la tague. Mais juste à moitié, parce que je taguerai personne en retour.
Règlements :
- Mettre le lien de la personne qui vous tague

- Mettre les règlements sur votre blog

- Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même

- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens

- Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées
J’ai été taguée par Chocolyane
1- J’ai découvert depuis l’an dernier que quand tu travailles près du Vieux Port de Montréal, des fois, en sortant du métro, ça sent la farine. J’aime ça quand ça sent la farine près du bureau, ça me calme, ça me rend heureuse. Je sais, c’est un peu con mais ça me fait me sentir bien.
2- Je bois beaucoup d’eau. J’en bois tellement que j’ai découvert un truc : des fois quand tu bois trop d’eau, ça te rend comme un peu saoul. Je dois faire attention quand je suis au bureau parce qu’après mon 3e refill de 500ml je commence toujours à dire des trucs weird et à faire grimacer mes collègues…
3- En relation avec le point précédent, on parlait des dents de sagesse tantôt et j’étais toute fière de leur dire que moi j’avais fait peur à mon dentiste; j’avais découvert que ses lunettes faisaient un peu comme un miroir alors je l’ai fixé dans les yeux tout le long de l’extraction de mes 4 dents. Lui ai demandé de repartir avec mes dents aussi… je les ai encore en quelque part…
4- En fin de semaine j’ai annulé mes cours de conduite parce que je trouvais que c’était d’une importance nationale de jouer aux zombies…
5- Mon truc pour tuer les araignées au plafond c’est de prendre ma swiffer (sans le morceau de tissus) et de l’écrapoutre avec grand éclat. Ça fait une belle et une pas belle job. T’es sûr de pas la rater mais d’un autre côté tu la rates tellement pas qu’elle reste étampée au plafond… jusqu’à ce que tu te tannes et que tu montes sur une chaise pour laver ton plafond. Si je suis super zélée pour assassiner les araignées de plafond, je suis pas mal bretteuse pour laver les lieux du crime par la suite. Ai une sploutche d’araignée au dessus de ma porte de garde-robe depuis juillet dernier. Je suis une fille qui remarque beaucoup les petits détails, je vois ma splouche à tous les jours…. seulement voilà, je suis comme pas encore assez tannée pour monter sur ma chaise avec une guenille et frotter.
6- J’ai jamais retrouvé le monstre qui s’est caché sous mon frigo l’été dernier (une genre de méga spider-wolfe). J’espère qu’elle s’est électrocutée dans les fils du frigo parce que sinon elle est sûrement rendue aussi grosse que mon pinpin.
6 1/2 – Pis aussi une en bonus parce que moi, c’est connu, quand je commence je suis plus capable de m’arrêter : je m’implique super gros dans mes status updates de facebook et ça me valorise.
6 3/4 – Mettons qu’un garçon formidable vient faire dodo chez moi… après ça je veux plus laver mes draps parce que la nuit quand je me retourne ça sent un peu lui et j’aime beaucoup ça…

L’heure des poules

7 February 2008

Pffff, c’est traître se lever tôt.
Tu commences ta journée super en forme. Tu vois que t’as plein de temps devant toi avant ton départ alors tu laves ta vaisselle, laves la cage de Pinpin, pars un lavage, écoutes de la musique, écris quelques emails, blogues un peu (tant qu’à faire), prépares les poubelles, la récupération, fais ton lit (pour la première fois en un mois)…
Et ? Et première chose que tu sais, il est rendu 7h40, t’as pas encore pris ta douche et t’as même pas de lunch. Retour à la case départ. Tu vas être aussi en retard aujourd’hui que les 14 jours précédents.
Avec un appart propre.
Mais l’appart propre…. entre vous et moi; ce qu’on s’en fout !

L'heure des poules

7 February 2008

Pffff, c’est traître se lever tôt.
Tu commences ta journée super en forme. Tu vois que t’as plein de temps devant toi avant ton départ alors tu laves ta vaisselle, laves la cage de Pinpin, pars un lavage, écoutes de la musique, écris quelques emails, blogues un peu (tant qu’à faire), prépares les poubelles, la récupération, fais ton lit (pour la première fois en un mois)…
Et ? Et première chose que tu sais, il est rendu 7h40, t’as pas encore pris ta douche et t’as même pas de lunch. Retour à la case départ. Tu vas être aussi en retard aujourd’hui que les 14 jours précédents.
Avec un appart propre.
Mais l’appart propre…. entre vous et moi; ce qu’on s’en fout !

Pitons de char

5 February 2008

Je pensais à ça là et c’est même pas vrai que j’ai flotté sur un nuage de bonheur toute la fin de semaine. À un moment donné j’ai été super frue. J’avais des clés d’auto dans une main et je comprenais pas comment ouvrir le coffre. Y’avait comme pas de trou à serrure. Quand j’ai vu ça je me suis dit : “Ben coudonc, il doit y avoir un piton près du siège du conducteur d’abord !”. Ai ouvert la porte (ça j’ai réussi sans trop de problèmes) et ai cherché le tab%$*!#% de piton pendant 10 minutes. Au cours des fameuses 10 minutes j’ai aussi observé le tableau de bord et les 300 millions d’autres pitons de la cabine.
Il y a une chose que je m’explique mal… moi, je suis quand même pas mal geek. J’aime ça les pitons, les gadgets, les affaires qui ont des couleurs de néon, surtout les bleus et les rouges… j’aime ça apprendre comment ça fonctionne et je suis presque TOUJOURS bonne et j’apprends vite. Considérant ceci, je me demande – et je suis super sérieuse là – ; si je suis toute seule de ma situation à trouver que les chars ont trop de pitons, que c’est compliqué pour rien, que c’est pas ergonomique pis que c’est juste pas clair quel piton fait quoi ? Merde ! Ya plein de petits pictogrammes qui sortent de nulle part et qui veulent TELLEMENT rien dire !
Pis moi, pauvre petite moua, qui suit ses cours de conduite… ben je me dis qu’avec la pratique un jour je vais maîtriser la conduite, les panneaux, mettre l’essence.. tout ça c’est ok… mais les mausus de pitons, j’ai des doutes, des gros doutes… j’ai bien peur que ça ne me rentre jamais dans la tête…

Ah, je m’aime

5 February 2008

Hier en revenant du boulot je suis arrêtée chez Autour d’un pain pour me prendre des fromages, du pain et une tarte de sanglier (ce truc était franchement excellent d’ailleurs). En arrivant à la caisse j’ai pas pu résister, j’ai demandé 2 chocolatines.
Arrive chez moi, laisse les 2 croissants au chocolat sur la table.
Me lève un peu en retard ce matin (suis en train de partir une mode). Arrive dans la cuisine, mon ordi en train de démarrer sous le bras, en m’étirant, les cheveux en bataille, le pyjama tout croche, l’haleine d’une princesse du Néandertal… part la cafetière, me frotte les yeux, m’assoit à table, part l’Internet, jette un petit regard à droite de l’odi, voit un petit sac brun, affiche un sourire ravi qui me monte jusqu’aux oreilles. Mes premiers mots de la journée ont été (avec une belle voix du matin).
- AoAoA (imaginez une mouette).. sti qu’j’suis HOT !
Alors moi je me le demande, hein, comment ma journée pourrait-elle mal se passer si elle commence aussi bien ?
Bonne journée à vous, moi j’ai du chocolat dans l’estomac, je devrais être capable de m’envoler.

Ah, je m'aime

5 February 2008

Hier en revenant du boulot je suis arrêtée chez Autour d’un pain pour me prendre des fromages, du pain et une tarte de sanglier (ce truc était franchement excellent d’ailleurs). En arrivant à la caisse j’ai pas pu résister, j’ai demandé 2 chocolatines.
Arrive chez moi, laisse les 2 croissants au chocolat sur la table.
Me lève un peu en retard ce matin (suis en train de partir une mode). Arrive dans la cuisine, mon ordi en train de démarrer sous le bras, en m’étirant, les cheveux en bataille, le pyjama tout croche, l’haleine d’une princesse du Néandertal… part la cafetière, me frotte les yeux, m’assoit à table, part l’Internet, jette un petit regard à droite de l’odi, voit un petit sac brun, affiche un sourire ravi qui me monte jusqu’aux oreilles. Mes premiers mots de la journée ont été (avec une belle voix du matin).
- AoAoA (imaginez une mouette).. sti qu’j’suis HOT !
Alors moi je me le demande, hein, comment ma journée pourrait-elle mal se passer si elle commence aussi bien ?
Bonne journée à vous, moi j’ai du chocolat dans l’estomac, je devrais être capable de m’envoler.

Tsé des fois, je suis fière de moi…

4 February 2008

Ça a commencé par une simple réflexion l’automne dernier. Moi, je voulais prendre des vacances. Je voulais bien en prendre sans ma fille mais partir toute seule à Gaspé ça me laisse froide. Complètement. J’aurais voulu partir avec du monde mais il y a un hic; le monde qui n’ont pas d’enfant, ben en général ils comprennent pas grand chose au parentage… s’ils n’en ont pas des enfants c’est qu’ils ont leurs raisons… et donc… eux + Coquinette et moi dans un chalet.. ben… euh.. ça risque d’être moche assez vite. J’ai aussi plusieurs couples d’amis qui ont des enfants. Ces gens sont fabuleux, vraiment. Et j’apprécie leur présence. Beaucoup. Seulement voilà, tsé, des fois quand t’es toute seule avec ton enfant, t’as pas nécessairement le goût d’aller t’enfermer avec des p’tits couples cutes pendant deux jours. Moi je me connais, je le sais que c’est un bon moyen pour me faire filer comme si j’étais poche… Partir toute seule avec ma fille en autobus pour aller m’enfermer dans une chambre d’hôtel, j’y ai pensé aussi mais euh, je trouve que c’est pire que pire. Ça coûte cher et c’est TELLEMENT pas reposant ! Tout ceci fait qu’il y a quelques mois, je me suis risquée… j’ai écrit un email de groupe à trois amies. Aucune ne se connaissait, je me disais qu’elles allaient me trouver débile… mais je me suis dit : ben coudonc ! Au pire elles vont trouver mon idée poche. Alors j’ai osé :
Je vous écris ce matin au risque de passer pour une folle mais je prends une chance…
Je pensais à ça tantôt, on est 4 mères célibataires, nos enfants ont tous entre 2 et 3 ans, 2 filles, 2 gars.  Même si nos situations sont super différentes [blablabla...] Dooooonc, je me disais; que penseriez-vous si on  s’organisait une fin de semaine dans la neige, par exemple en janvier prochain et qu’on parte, 4 mamans, 4 enfants, se faire une mini-galère de 2-3 jours dans un chalet près de pistes de ski de fond et de raquette ?  Je suis sûre qu’on a en masse les capacités pour philisopher autour d’un petit feu de foyer et d’un bon verre de vin et que nos enfants adoreraient se retrouver en gang pour jouer dans la neige, sans compter qu’à 4, on pourrait se diviser les tâches et profiter à la fois des pistes difficiles et des pistes “familiales”.

J’ai été surprise de recevoir des réponses positives. 3. 4 avec la mienne.
S’il fut surprenant de me voir arrêter de procrastiner et prendre le téléphone pour faire une réservation, il fut encore plus surprenant, vendredi soir dernier, de constater qu’à l’unanimité, nous voulions toutes braver la tempête car il était hors de question qu’on écourte nos vacances.
Avons pris 3 heures pour nous rendre à Saint-Gabriel de Brandon. Je ne sais pas pour les 2 autres filles mais nous, on trippait dans l’auto:
- WOW t’as vu comme on est courageuses !?!
- Oh vouaiiiiis, on est courageuses
- Heille ! J’suis assez excitée ! C’est la première fois que je suis brave de même !
- On est un brin inconscientes aussi je suppose…
Une fois rendues au chalet, on était fières de nous autres. BEN fières… bon, c’est sûr qu’on a un peu sacré quand on a constaté que le déneigeur était pas passé et qu’il y avait 3 pieds de neige pour le dernier 200 mètres nous menant au chalet.. 3 pieds de neige au milieu desquels l’auto s’est prise solide… 3 pieds de neige dans lesquels nous avons dû marcher, nos puces dans nos bras, à 10h30 le soir… 3 pieds de neige dans lesquels que nous avons décidé de parcourir 3-4 fois chacune.. question de rapatrier les 4 caisses de bouffe (c’est même pas une joke) et nos 92 valises qui étaient toutes, ABSOLUMENT essentielles à notre survie de la première nuit.
En fin de compte c’était une super idée d’amener nos enfants avec nous autre, si on avait pas eu leurs traîneaux on aurait jamais pu charrier tous nos bagages… Même qu’à un moment donné… je marchais toute seule dans la neige, j’en avais jusqu’aux genoux, je voyais pas le chalet (sérieux il était loin de l’auto pas mal) je tirais mes bagages en regardant la neige tomber et j’ai eu une drôle d’impression. J’aurais pu être effondrée, fatiguée, fâchée qu’on soit prises dans le banc de neige, fâchée que ça nous ait pris le double du temps pour nous rendre… mais c’était pas ça, c’était pas ça du tout. Je pense que c’était du bonheur. J’étais fière de moi, fière de mes amies, et incroyablement heureuse de me trouver entourée de neige. Être un brin plus illuminée je vous dirais que j’ai presque eu l’impression d’être aussi courageuse que mon arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère qui a huuuum; je le sais pas ce qu’elle a fait mais je me doute que c’était avec la neige qui lui montait aux cuisses et qu’elle avait pas des mitaines kombi, elle (gnac, gnac, gnac). Tout ça pour dire qu’une grosse pouffée de bonheur m’envahissait et que je me sentais courageuse et que je me suis sentie valorisée et que ben, j’ai aimé ça. Tellement que j’avais juste envie de lâcher ma corde de traîneau et de me jeter tête première dans la neige. Ce qui je fit pour la première fois de la fin de semaine quelques minutes plus tard… et que nous refîmes toutes ensemble à de nombreuses reprises par la suite.
Le lendemain matin quand on s’est levées il y avait de la neige partout. Encore plus que la veille. Je veux pas faire ma fraîche là, mais c’était une des plus belles journées de l’hiver. Il y avait du soleil, sur le lac la neige nous montait aux cuisses… les enfant se sont amusés comme des petits fous; nous aussi.
Le soir on a couché notre marmaille et on a bu du mousseux sur le bord du feu.
Z’avons pas beaucoup dormi par contre… tsé… 4 filles et 4 enfants dans un chalet… mettons qu’on a jasé pas mal et que le matin il fallait se lever tôt. C’est étrange par contre, parce que moi, j’ai l’impression d’avoir eu droit à un vrai de vrai repos, comme j’en ai rarement eu au cours des 3 dernières années…
Le chemin parcouru vendredi soir (l’auto était au bout, dans la lumière):

Coquinette en ski :

Et ya pas juste moi qui a aimé se jeter dans la neige…