des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Mimétisme ou liberté d'esprit ?

29 February 2008

- Mamaaaaan ?
– Quoiiii ?
– Est-ce que ya encore de la neige dehors ?
– Euh, oui, je crois.
– C’pass moi chus tannée maman, z’en veux pus d’la neige !
– …
– Maman moi tannée d’la neige ! Veux qu’à s’en aille ! Maman, pus d’neige !

Ma vie en brun

27 February 2008

Hum, je sais pas trop comment aborder le sujet….
Je pense que je bats des records…
Moi, vous le savez, ça n’a jamais été mon fort; m’habiller cute, faire attention à mon apparence… même que je dirais que j’ai plutôt tendance à faire du sabotage d’image. Ça me plaît beaucoup saboter mon image…. mettons que je mise beaucoup sur ma beauté intérieure pour me faire des amis, parce que des fois, hum, vraiment, on se demande à quoi j’ai pensé en m’habillant le matin!
Comme ce matin par exemple…
Levée à 6h ce matin, avec de la visite à la maison, mes jeans préférés étaient sales; ça m’a toute mêlée dans mon planning vestimentaire de la semaine. Alors… alors juste avant d’aller prendre ma douche je suis passée dans ma chambre en vitesse et j’ai pris des trucs rapido. Un pantalon que j’aime, un chandail que j’aime, un kangourou que j’aime, des vieilles bobettes de menstrue rose fluos, j’ai eu besoin d’une ceinture, je l’ai pas trouvée, alors j’ai attrapé la première que j’ai vue et l’ai mise sur ma pile de linge du jour.
Ai pris ma douche. Me suis pas maquillée, j’avais pas le temps, je voulais partir en même temps que la visite et de toute façon, pour moi “se maquiller” revient à dire “me mettre du baume à lèvre et me brosser les sourcils”.
Suis sortie avec ma fille et ma visite. Avons marché tous en coeur jusqu’à la garderie. Avons ensuite pris le métro tous ensemble.
Suis arrivée au bureau très tôt, avant tout le monde en fait. J’étais fière, je me sentais invulnérable.
In-vul-né-ra-ble. Jusqu’à ce qu’arrive l’heure du premier pipi de ma journée d’employée de bureau.
Entre dans la salle de bain, passe devant le miroir rapidement, constate que quelque chose cloche mais continue sans trop me poser de question. Va faire pipi. Sort de la cabine et là, devant mon reflet qui me dévisage je n’ai pu que constater l’horreur de ma situation.
8h30 le matin
Prise là pour un bon 8 heures encore. Avec…
– Des souliers bruns marrons
– Des pantalons de corduroy bruns-kakis
– Des genres de grosses coutures sur les pantalons; brun plus foncé
– Des bas lignés bleus et brun, un 4e brun
– Un kangourou brun-rouge
– Une ceinture en cuir tressé brune-orange (on se rappelle que j’ai des pantalons de corduroy)
– Mes cheveux à moi qui sont d’un autre brun
7 bruns différents
Ah oui, et un vieux chandail-pyjama rouge pétant tout déformé.
La grande classe.
Me console en me disant qu’au moins j’avais pas de réunion importante dans la journée.
Mais la vraie de vraie bonne nouvelle c’est que Brad Pitt n’est pas venu dans mon building aujourd’hui.
****
Bon, tant qu’à jouer aux grandes intellectuelles, je partage avec vous ma réflexion du moment sur les teintures de cheveux.
J’ai eu les cheveux noirs, mauves, rouges, oranges et aussi une fois un peu blonds. Je les aurais voulus bleus mais j’ai jamais osé.
Là je suis en période de grève de coupe de cheveux. Ça donne rien de se couper les cheveux en hiver. Ça coûte cher, ils se font écraser dans ma casquette, en plus les coupes cutes ça demande de l’entretient et là ça me tente pas de m’entretenir la tignasse. N’empêche, des fois je me surprends à me demander ça va être quoi ma coupe du printemps. Courts ou longs ? Frisés ou plats ? Avec ou sans pâte à cheveux ? Quelle couleur de teinture ?
Et c’est là, alors que je m’observais la tête en me demandant quelle couleur de teinture je voudrais ce printemps, c’est là que j’ai compris un truc.
Bientôt la trentaine, presque pas de cheveux blancs, de cheveux bruns avec des genres de mèches naturelles : rousses, auburns, noires et châtaines. Une tignasse qui pâlit au soleil, qui frise et vole au vent quand je pars vite au bureau le matin sans prendre le temps ni de les attacher, ni de les sécher…. ben il me reste un maximum de 5 ans pour en profiter. Max. Et après ça je vais être comme toutes les autres: teindue jusqu’à la fin de mes jours.
Alors oui, j’aime beaucoup quand j’ai des cheveux rouges ou noirs, et un jour je vais les avoir mes cheveux bleus et même que je vais oser les bleacher en blond aussi… mais en attendant, puisque ma tignasse a commencé à compter ses jours, je vais profiter d’elle et l’admirer pendant qu’elle est encore là.

Bon ça y est…

26 February 2008

J’suis tellement contente de recevoir ce soir que je fais quoi ? Je fais quoi à 7h30 ce matin ???
Je lave ma ferme Fisher Price.

En attendant

25 February 2008

En attendant d’apprendre à gérer mes angoisses j’écoute les Unicorns.
Et aussi je vous annonce officiellement que l’hiver s’en va. Je veux dire, les chances qu’on ait d’autres -20 après cette semaine, elles sont petites. N’est-ce pas une meeeeeerveilleuse nouvelle ça ?
Bon, allez… qui cé qui veut s’acheter une maison au Mexique avec moi ? On pourrait danser dans les cactus ensemble et aussi des fois avoir chaud. Avoir chauuuuuud.
Chauuuuuuud.
Et se ramollir les angoisses sous le parasol. Ou mieux, ne plus en avoir des angoisses.
Ça me fait penser, peut-être qu’il n’y a pas de blogueuse monoparentale mexicaine ? Tiens, je pourrais aller combler un vide culturel. J’me sentirais tellement utile…
Ce qui me fait penser à un autre truc : pourquoi tout le monde fait son décompte de dans combien de jours ils partent dans le sud sur leur facebook ? Me semble que c’est pas original. Pis qu’au bout de la 10e personne tout le monde s’entend pour dire qu’on a compris le message…
Ah pis aussi je suis contente, je me fais un party de mamans demain. Ça va être sex, drugs & rock’n’roll.
Sex : parce que c’est le fun de se faire des confidences et de se dire qu’on avait une vie sexuelle normale avant d’avoir des enfants.
Drugs : les tranches de pain grillées avec du fromage de chèvre dessus, ça rend dépendant…
Rock’n’roll : Ben tsé, 2 tit-culs dans un 4 1/2, ça peut pas vraiment faire autrement…

Encore Murphy…

23 February 2008

J’ai une fête de famille demain. Il va y avoir mes parents, des oncles et des tantes, mon grand-frère, sa blonde, ma filleule, ma fille… Bon; vous voyez le portrait…
Pis moi ce soir je me regarde dans le miroir et je me trouve radieuse. J’ai aucun bouton, des beaux cheveux frisés qui volent au vent, j’ai l’air en forme, saine, j’ai des sourcils épilés égaux, pas de cire dans les oreilles. Même pas un petit point noir sur le nez. Et vous savez quoi ? Ben j’ai fait AUCUN effort pour ça. Zéro.
J’ai un party de famille demain pis là, la veille, je suis radieuse. Vraiment. Je vous le jure. Ra-di-eu-se.
Mais moua, mouaaaaa làààà, ce que je me demande, c’est pourquoi, pourquooooooooi à la veille d’une date, d’une entrevue ou d’une sortie importante, où bien paraître est essentiel, pourquoi je ressemble JAMAIS à ça ?

Restons avec le même thème…

23 February 2008

Je cherchais le nom d’une actrice porno tantôt. Brigitte quelque chose…
(discussion avec moi-même)
– Brigitte…
– Brigitte…
– Ah non… Laure ?
– Ah oui, Laure !
– Laure quoi ?
– Euh… attends, je cherche, je cherche… Waridel ? Ah ouiiii, j’suis sûre que c’est elle ! Laure Waridel !!!
Google ça et euh, ok, j’ai VRAIMENT une drôle de mémoire !
C’est Sainclair.
Mettons qu’elles ont pas tout à fait le même genre de hobbies toutes les 2…

John Holmes peut aller se rhabiller

23 February 2008

Vendredi matin, dans le métro; il y avait moi. Moi et plein d’autre monde.
Assise sur mon p’tit banc, les yeux dans la graisse de bines, le sourire probablement béat, je repassais ma vie, mes 30 dernières années de vie dans ma tête en me demandant où est-ce que ça avait chié et si c’était rattrapable comme situation. Tsé, vous savez, le genre de question qu’on se pose tous un peu en février, pour cause de carence de soleil et de chaleur… me demandais si j’aimerais mieux aller vivre au Maroc ou au Chili, si je serais capable de laisser ma fille un an à son père ou si je partirais avec elle (quelle question, on le voit ben que février je le porte fucking mal, je la laisse à la garderie le matin et au midi je m’ennuie déjà d’elle !). En rêvassant je chantais un peu à voix basse, moi dans le métro je chante toujours un peu à voix basse. Je bougeais sur mon banc aussi. C’est parce que j’ai mis un mélange de tounes chaudes et réconfortantes sur mon ipod, je voulais me rendre de bonne humeur et combattre l’hiver alors j’ai mis de la musique dance et électronique dans mes oreilles pour voir si ça me remonterait le moral. 5 jours après les débuts des essais je peux confirmer que ça me rend pas plus de bonne humeurs pantoute sauf que, oh joie, ça me fait quand même un peu gambader sur les trottoirs du centre-ville. Au moins ça me donne “l’impression de”, d’être joyeuse et pleine d’énergie.
Mais c’est pas du tout ça mon histoire en fait, alors je recommence. Vendredi matin, y’avait plein de monde dans le métro. Et aussi un peu de moi. Moi, assise sur mon p’tit banc bleu McDonald, en train de me tortiller comme si j’avais envie de pipi, mais en fait il s’agissait d’une forme très évoluée et étudiée de danse de métro. Je regarde en l’air, sur les côtés, en bas. En bas… Et là, mes yeux, ils glissent tout naturellement sur les jeans délavés d’un monsieur. Moi, je précise, je pense que j’y suis pour rien. C’est comme un truc de composition d’image. Tout le monde est habillé en brun et en kaki, lui, assis à côté de moi, avec des jeans délavés comme dans les années 80. Mes p’tits yeux tout innocemment ont regardé le monsieur. Et c’est là, pendant que j’analysais le motif douteux de ses jeans que j’ai vu.
Que j’ai vu.
La poche la plus grosse de toute la ligne orange. J’en suis sûre.
Et moi, fille super lunatique, je fais quoi ? Ben je fais comme un gars qui voit sa première craque de boules D du printemps ; je pogne le fixe. Vraiment longtemps. En gardant mon sourire béat. Jusqu’à ce que je réalise que je suis en train de contempler l’entre-jambe d’un inconnu et d’analyser la situation à grands coups de commentaire à moi-même:
– Oh my goooood !?! Mais comment il fait ?
– Me demande à quoi elle ressemble en tout nu ?
– Waow, dis donc, quand même, on croirait pas ça en le voyant se promener dans la rue, un mec tout petit, tout maigrichon…
– Ah non, ça se peut pas, c’est impossible, il fait sûrement comme dans Parlez-nous d’amour et il se met une rallonge pour me faire réagir…
– Ouaip et d’ailleurs je réagis fort, là, j’ai pogné le fixe depuis combien de temps là? 2 minutes ???
– AAAAAAAHHHHHH, 2 minutes ? T’es pas sérieuse !!!! Viiiiiite, ferme les yeux, tourne ta tête, arrête de l’observer !!!!
Ai levé les yeux, ai essayé de regarder ailleurs… mais j’y arrivais juste pas. Alors euh, j’ai pas eu trop le choix, je me suis collé la face dans mon sac à dos (que je tenais dans mes bras) et j’ai compté les stations…. C’était long… l’attente entre les stations je veux dire. Et je riais toute seule dans mon sac à dos. Tellement que j’ai failli sortir 4 stations de métro plus tôt juste pour pouvoir rire en paix.
J’étais tellement heureuse d’arriver enfin à Square-Victoria. Z’avez aucune idée. Et là, ma musique techno dans les oreilles, j’ai gambadé dans le tunnel menant au bureau.
Merci monsieur grosse queue, z’avez mis un soleil dans ma journée. Continuez votre bon travail, vous allez sauver le monde de sa morosité de février.
***
Plus tard dans la journée, je marchais dans les corridors du bureau et je tombe face à face avec un garçon (mais noooon, pas celui du métro). Il me dévisage. Moi je bloque. Merde, j’pense j’le connais….est-ce que je le connais? Quand il a souri je l’ai reconnu. Un ami du bac. En fait on se parlait à peu près pas mais on a passé 1 an à suivre les mêmes cours alors forcément on se connaît assez bien. Et puisque ça fait 7 ans qu’on a gradué, on peut probablement dire, 7 ans plus tard qu’on étaient amis ? Tsé le temps ça modifie un peu les souvenirs… Enfin, je suppose…. En tout cas j’étais vraiment heureuse de le voir. Il avait pas changé, pour de vrai, pas changé du tout. Même coupe de cheveux, même sourire, même pinch. Même attitude. Et il avait suivi le parcours de ses rêves; c’était écrit dans son front au début de la vingtaine qu’il allait se marier, acheter une maison en banlieue, faire des bébés, travailler fort… c’est en plein ça qu’il a fait. Enfin, bref, j’étais bien heureuse d’avoir de ses nouvelles, de donner des nouvelles de moi.. et surtout… surtout de me faire dire :
– Heille, j’te r’garde là et t’as tellement pas changée. T’es pareille, pareille comme dans le temps.
– Arrête, pfffff, quand même, ça fait 7 ans qu’on s’est pas vus….
– Ouais mais j’te l’dis, t’as pas changée…
– Hihihi, tu sais , tu me fais un gros compliment là, parce que mine de rien, 7 ans, sur 29, c’est le quart de ma vie. Je t’ai pas vu depuis un quart de ma vie et tu trouves que j’ai pas changée, tu vas me faire gambader pour toute la journée…
:)
– Mais tu sais, quand même, moi je le vois que j’ai changé… tu sais, je réalise que ma peau par exemple, ma peau elle change….
C’est moi ça, j’me fais dire un beau compliment et faut que j’finisse la discussion en parlant de mon grain de peau !
Arghhhhh. J’aurais pu dire avec un p’tit ton fier qu’en plus j’ai même pas encore de pattes d’oies… mais non, faut que j’parle de mon ostie de grain de peau !

Suis en train de pondre une théorie révolutionnaire !

18 February 2008

Heille, j’pense j’viens d’mettre le doigt sur quelque chose… ça a rapport avec ma gestion de temps… je suis pas encore sûre lààààà mais il se pourrait que j’aie inversé un truc… C’est pas couché tard levé tôt hein ? Ce serait l’inverse ?
En tout cas, si je trouve du temps, à un moment donné, je vais tester ma nouvelle hypothèse et vous en donner des nouvelles.
En attendant il y a le café.
Et les retards…
qui m’aident un peu.
Sur un autre ordre d’idées, moi ce que j’aime particulièrement dans ma vie, c’est de boire mon café assise tout croche sur ma chaise et de jaser avec ma fille. Elle me parle de ses rêves, de son papa, de ses amis, de sa journée, je lui apprends à gérer ses sentiments (genre comment on peut gérer ça quand on s’ennuie très fort de quelqu’un qu’on aime beaucoup), lui parler de mes projets à moi, on fait la récapitulation de la fin de semaine, elle me dit ce qu’elle aimerait refaire, qui elle a aimé voir….
Me demande si ce que je fais là, prendre un café avec ma fille et jaser de la vie… me demande si on va faire ça toute notre vie ? J’aimerais ça moi dans 20 ans aller au café avec elle et parler de nos amours, de nos vies, de son avenir, des gens qu’on aime et qu’on aime pas…
Sur un autre ordre d’idées, on a vu 2 mamans qui allaitent en fin de semaine. Ça faisait un bout de temps que ma fille avait pas vu un bébé boire au sein de sa mère. Depuis, elle arrête plus de lever son chandail pour faire boire ses poupées. Hier, à 9h, elle gazouillait encore dans son lit, je suis allée la voir…. l’avait enlevé son chandail et avait un bébé collé au sein. Est cute ma fille, mais ça, vous le saviez déjà hein ?

Pensée snobe du jour

17 February 2008

Tsé, faire à manger avec une recette c’est comme faire de la peinture à numéro, c’est tellement pour les amateurs…
Ye souis oune artiste mouaaaaa, ye viens d’inventer une recette de brownies aux bananes pis y sont boooons.
Je suis probablement formidable aussi.
Me demande si je vais péter au travail demain ?

Talent naturel

17 February 2008

Toi, toi, toi , toi, toi, toi, toi, toi; pis toi… je suis plus hot que vous. J’ai un talent naturel, celui des mélanges de boufffe.
Je regarde mon garde-manger, j’ai envie de me gosser un truc, je sais pas quoi. Je sors la cocotte, les lentilles, les pois chiches, les raisins secs, le mélange de 7 épices libanaises. Mélange tout ça avec du bouillon de poulet. Gosse une vingtaine de boulettes de steak haché et garoche ça dessus. Sacre le tout au four, sort tout ça 2 heures plus tard pis tu sais quoi ?
Heille, c’est bon. Très beaucoup.
Confiante de cette réussite culinaire, je vais maintenant m’attaquer à un dossier que je qualifierais de prioritaire : cuisiner les bananes du congélateur. La Di Stasio elle dit toujours de pas jeter ses vieilles bananes, que ça fait des meilleurs gâteaux aux bananes parce qu’elles sont sucrées les vieilles bananes brunes. Le problème c’est que moi je pense que j’ai à la fois trop écouté ses conseils ET flanc mouté sur la production de gâteaux aux bananes dans les derniers moi.
Ah pis aussi, si on tient absolument à aborder la source du problème; de toute évidence, je gère très mal mes stocks de bananes à la maison…