des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Aaaaaah l'Halloween

31 October 2007

Aaaaaah l’Halloween,
Un ramassis de souvenirs fabuleux de notre petite enfance, comme la fois ou maman t’as pris en photo à côté de la citrouille dans le salon.
C’est le souvenir de l’année où t’as décidé que c’est ben trop bébé alors t’as pas passé et tu t’en est voulu pendant un mois parce que tes amies elles, elles ont fait tout le quartier et elles ont rempli chacune une taie d’oreiller de bonbons.
C’est la fois où, deux ans plus tard, tu passais un coin de rue, t’arrêtais faire une pause cigarette avec les copines et ensuite vous attaquiez l’autre coin de rue, cette année-là tu l’as remplie ta taie d’oreiller.
C’est cette autre fois où le gros fun c’était de fumer un joint dans le sous-sol d’unetelle et d’ensuite faire ton trip de bouffe à grands coups de smarties, chips yumyum et tubes de vitamines.
Puis vinrent les partys d’Halloween, parce que rendu à 18 ans, t’as juste l’air trop vieux pour continuer le porte à porte…et une année t’as l’idée fabuleuse de prendre ton kit de femme de chambre, reliquat de la fois où t’as travaillé dans un hôtel du centre-ville pendant 36 heures, juste le temps d’apprendre à plier les draps au coin du lit et aussi que tsé les verres de vitre…ben ils vont ja-mais au lave-vaisselle…le kit de femme de chambre…c’est comme…poche en temps normal, mais on dirait que le soir de l’Halloween, tu deviens instantanément le truc le plus sexy au monde (rien de moins cher lecteur).
Et un jour plus de party. T’es rendu trop vieux pour ça et le soir de l’Halloween, tu manges ton sac de minis-smarties devant ta télé avec ton amoureux et ensuite tu te colles contre lui toute la nuit et tu veux qu’il t’accompagne faire un pipi de minuit parce que le film de zombies, il était vraiment trop épeurant…
Enfin, un jour, t’as un enfant et ça recommence: les déguisements, les séances de photos, les p’tits vidéos cutes…
T’es fier, tu le promènes partout ton trésor, quitte à faire faire le tour de la ville à ta belle-mère (qui a une auto et pas toi) parce que c’est absolument-trop-important d’aller voir la même soirée : la cousine de ta fille, son oncle, sa tante, son cousin, son papi, sa blonde, ta mère, ton frère, sa blonde, son père, tes amis, tes voisins et aussi de faire un peu de porte à porte afin que la planète entière puisse admirer à quel point t’as pondu un truc cute et adorable et fabuleux. Bref, une chose à ton image.



Ah oui et ma belle-mère est vraiment trop fabuleuse, elle a pour de vrai joué les chauffeurs de taxi ce soir et ce sans broncher. Belle-maman, je t’aime.

Plaisir solitaire

30 October 2007

Apprendre à vivre seul c’est aussi et surtout apprendre à vivre tout seul avec toi même, je veux dire, tout d’un coup, tu perds quand même ton fanclub. Tu dois apprendre à te gérer tout seul sans avoir ta petite tape dans le dos et le sourire quotidien d’une personne qui te trouve fabuleuse. Tsé, c’est dur.
Apprendre à vivre seul c’est aussi te ramasser dans plein d’endroits où t’allais moins avant ou si tu y allais tu y allais à 2 en auto, surtout quand c’était un peu loin et qu’y aller à deux en auto c’était pratique.
Apprendre à vivre seule, pour moi, c’est donc beaucoup d’apprendre à gérer les déplacements comme une grande. Grande je suis. Et aussi un peu beaucoup fauchée ces jours-ci. Mais en fait aussi et surtout pleine d’un trop plein d’énergie assez hallucinant qui fait que…ben qui fait que fauchée, trop d’énergie, vous devinerez ja-mais ce que je fais:
Je marche tout le temps.
Rendez-vous au Complexe Desjardin ? Pas grâââââve, je vais partir 1 heure en avance et je vais marcher jusque là (je suis dans Petite-Patrie…quand même…c’est une trotte).
Rendez-vous chez le dentiste à côté du Parc Lafontaine ensuite ? Pas de troubleeeeee, vais marcher jusque làààààà.
Revenir chez nous ? Ben tsé, pourquoi marcher jusqu’au métro Sherbrooke et prendre le temps de l’attendre alors que je pourrais retourner chez moi à pied en à peine 10 minutes de plus.
Ah tiens ? En revenant de l’expédition j’ai un email me donnant rendez-vous à la Petite Marche sur Saint-Denis ? Pas de troubleeeeeeee, si j’ai marché deux heures aujourd’hui je peux bien m’en rajouter une. Tsé, on est pas à une heure près.
Je disais donc, je marche vrai-ment beaucoup ces jours-ci et puisque je me déplace davantage du nord au sud et du sud au nord, ben je prends tout le temps des viaducs.
J’ai le choix entre 4 des viaducs: Saint-Denis, Saint-Hubert, Chistophe-Colomb et Papineau. J’alterne entre ces 4 là, question de diversifier les plaisirs. Car il s’agit bien d’un plaisir. Passer en dessous d’un viaduc est un plaisir que je m’offre presqu’à tous les jours ces temps-ci. Pourquoi au fait ?
Ben parce qu’en dessous des viaducs, il y a du bruit des autos et là c’est l’automne alors les gens ont leurs fenêtres fermées…alors moi…en dessous des viaducs…ben je chante. Et ça fait de l’échos alors je trouve ça beeeeeeeen drôle.
Le viaduc de Saint-Denis il me fait suer un peu parce qu’il y a toujours plein de monde autour et souvent je ne peux pas chanter mes belles compositions ou mon opéra-maison.
Facque je passe au dessus parce que j’aime ça les chemins de fer. Ça me rappelle mon enfance et je trouve ça excitant moi de passer sur une voie ferrée. Je sais pas pourquoi, j’ai toujours l’impression que c’est dangereux et que je devrais pas. Mais je chante pas quand je passe par le chemin de fer, en fait oui je chante mais c’est juste quand je décide de longer le chemin de fer pour me donner l’impression d’aller au bout du monde. Au milieu de nulle part quand il n’y a personne autour, je peux chanter ou au moins siffler.
Alors voilà, ça fait des semaines que je voulais vous en parler, maintenant c’est sorti : moi j’aime les viaducs, je peux les prendre par dessous et par dessus, ça fait pareil, ça me contente de bonheur à chaque fois.

Les garçons

29 October 2007

Enfant je les préférais aux filles. Ils étaient beaucoup plus le fun : jouaient aux Gi Joes pas aux Barbies, grimpaient dans les arbres, jouaient aux cowboys et aux indiens, à Chips (comme j’aurais aimé avoir la moto comme mon petit voisin) et ne se faisaient pas imposer de vêtements roses, quoique bon, si on se rappelle bien, il y a eu comme une mode de rose pour hommes à la fin des années 80 et les mères freaks obligeaient leurs p’tits gars à porter des chandails Lacoste roses nananne…
Je préférais les garçons parce qu’eux ils savaient jouer au hockey alors que les p’tites filles passaient toute la game assises dans le banc de neige à lécher leurs mitaines.
Je les préférais parce qu’ils étaient capable de batter leur balle de baseball “en l’air” alors que les filles il fallait la faire rouler par terre.
Je les préférais parce qu’on pouvait se prendre pour des vrais de vrais policiers sur nos bicyclettes bleues ou jaunes alors qu’avec leurs bicyclettes roses, les filles ne pouvaient ja-mais avoir l’air de vraies policières.
Je les ai préféré jusqu’à ce que j’aie 12 ans et que je me fasse une bonne amie fille (avec qui je me tiens toujours d’ailleurs) et aussi mais surtout jusqu’à ce que l’adolescence me surprenne et que subitement je commence à bégayer devant eux.
Je les préférais et je pense que j’ai souvent fait peur à mes parents parce que je voulais être un garçon, je veux dire, j’étais sérieuse pas à peu près, je me suis prise pour un gars pendant vraiment longtemps. J’étais tellement sûre d’être un gars dans mon âme que je suppliais ma mère de me payer la grande opération !
Maintenant je suis vraiment heureuse d’être une fille. Oui je suis incroyablement sensible et fragile, je parle tout le temps et j’ai pas tant de choses à dire en fin de compte, j’ai des changements d’humeur dus aux hormones et mon coût de la vie est incroyablement élevé ne serait-ce qu’à cause de toutes ces serviettes sanitaires, ses tampons, ses crèmes, ses soutient-gorge que j’aurai à m’acheter au cours d’une vie…Mais je suis bien contente d’être ce que je suis.
Et la roue tourne…
Et c’est maintenant au tour de Coquinette de vouloir être un garçon. Elle m’en parle tous les jours : “Mamaaaaaa, les gaçons jouent plus, les gaçons ils sont plusse drôles…toi maman, t’es une fille; moi souis un gaçon”
En général je ris, parce que je me reconnais beaucoup, parce que c’est vrai, les garçons, ils sont chouettes.
Et des fois j’essaie de m’obstiner un peu:
– Mamaaaaaaaaan, moi là, moi ze souis un gaçon !
– Ben non ma belle, t’es une fille
– Non ! Souis un gaçon
– Pourquoi tu veux être un garçon déjà ?
– Beeeeeeen parce que c’est mieux !
– C’est même pas vrai chérie, tsé les filles elles, elles sont fines, pis belles, délicates aussi et….et intelligentes
– Oui ?
– (ok c’est chien, faudrait que je me rachète un peu) mais les garçons aussi ils sont intelligents pis drôles et aussi ils sont forts et rieurs, et taquins et beaux, fins et ils sentent bon et aussi…
…et aussi zut, j’ai complètement loupé l’objectif de ma leçon.
Demain je commence une dissertation : pourquoi être une fille c’est aussi cool qu’être un gars, expliqué à un enfant de deux ans.

A s'est même pas faite mal

28 October 2007

C’est toujours fascinant de regarder un enfant jouer à la poupée. Coquinette par exemple, elle est gentille et aimante et elle prend bien soin de ses poupées.
“Mamaaaaaaaaaan, bébé Luc il a soif”
“Bébé Luc, souis fière de toiiiiiiii”
“Mamaaaaaaaan, il faut mettre les biberons de bébé Joe (un jour peut-être je vous expliquerai la provenance de ces noms poches là)”
“Mamaaaaaaaaaan, il faut mettre les pyjamas aux bébés, tsé c’est la nouit”
“Mamaaaaaaaaan, bébé Luc il a fait cacaaaaaa, vient m’aider à changer sa cousse”
Et alors t’es fière que tout l’amour que tu portes à ton enfant transparraisse de même et qu’elle ait l’air de franchement bien se développer.
Et puis des fois….des fois…tu assistes à une drôle de scène, comme cette fois où la poupée est tombeé par terre dehors et qu’elle se salit un genou :
“Ooooooooh bébé, tu t’es fait mal ? Fais-moi un câliiiin, bébé” Coquinette prends son bébé, le serre dans ses bras, tout d’un coup son regard change, elle regarde son bébé dans les yeux et vous sort ” Souis pas fière de toi bébé, t’es tout sale làààààà”.
Et ton coeur de mère se serre, tu te dis oh my goooood !?! Elle a pris ça où l’idée de chicaner quelqu’un qui a mal ???
Un autre jour t’écoutes des Passe-Partout avec ta Coquinette et tu tombes sur une scène de même :

Et tu te dis qu’en fin de compte, les baby boomers, ceux qui ont écrit les textes de cette scène là…ben euh…ça a l’air que l’enfance c’était pas mal plus hard dans le temps…

100 Watts

28 October 2007

Passer la journée à l’extérieur de chez toi avec ta Coquinette.
Aller jouer chez une amie (oui, oui, jouer, pas juste les petites, nous aussi).
Ensuite se rendre à côté chez papa-maman pour faire faire la sieste à Coquinette. Tant qu’à faire en profiter pour manger la moitié de leur fromage de chèvre et aller te coucher toi aussi.
Le nez dans l’oreiller de maman te demander ça fait combien de temps que tu t’es pas retrouvée à l’horizontal dans ce lit là, réponse : 25 ans ! Te dire que quand même, il est vraiment temps qu’ils changent leur lit.
Aller ramasser les feuilles pendant que ta mère fait des gâteaux avec Coquinette et te rappeler comment ton père était hot de vous faire une patinoire dans la cours quand ton frère et toi vous étiez petits.
Trouver que la technologie du ramassage de feuilles a vrai-ment évolué depuis quelques années, le rateau qui se transforme en poignées et le rack à sac de plastique auraient vraiment dus exister en 1989.
Souper avec la famille, boire un peu de vin.
Rentrer chez toi 13 heures après ton départ, coucher ta fille rapido et ouvrir ton ordi.
Voir qu’une amie t’a envoyé un vidéo de la toune du générique du Club des 100 Watts. Vivre un moment d’euphorie et le forwarder illico à tous tes contacts qui on le funwall et qui ont ton âge.
Oki, ça rappelle des beaux souvenirs…
…mais franchement, je déteste cette nette impression d’être en pleine crise d’over-reacting, surtout quand il est trop tard pour cliquer “annuler”.

Le roi lion

27 October 2007

J’écoutais le Roi Lion avec Coquinette tantôt.
Une fois le film terminé elle en voulait plus, elle voulait encore voir les animaux. Alors j’ai cherché dans les suppléments et j’ai vu qu’il y avait un vidéo clip.
L’ai mis.
On l’a écouté au complet.
Si c’est pas d’l’amour ça…

Mention spéciale à l’habit de jogging rose fluo marbré.
Le Roi Lion a vraiment marqué mon adolescence, je ne sais pas combien de fois j’ai vu ce film mais c’est sûrement énorme…
…parce qu’au moins 5 ans après la dernière écoute…
…je me rappelais de toutes les paroles des chansons !
J’avais oublié que celle-là existait, je pense qu’à partir d’aujourd’hui je vais recommencer à dire Hakuna matata tout le temps.

Baladi

27 October 2007

Suis allée à mon premier cours de baladi tantôt. En fait c’est mon premier là mais pas mon premier à vie.
Sauf qu’à l’époque j’avais presque du poids à perdre.
Le baladi, c’est vraiment le royaume des courbes. Si t’en as pas, t’as l’air d’un Q-tips sur le point de céder.
Si je ne n’en avais pas déjà fait avant, je ne me présenterais plus jamais à cette classe. Mais je sais que : ça donne de la souplesse et de l’estime de soi (parce que t’apprends à bouger mieux), que si je persévère je vais un jour avoir une paire de fesses à me faire brasser et elles vont rebondir autant que celles des autres filles de ma classe et que c’est super bon pour enlever les maux de dos.
C’est aussi bon de rire un peu de soi quand on se voit dans le miroir en pleine tourmente de ” j’suis pas capable de m’étirer comme du monde pour avoir l’air gracieuse”, de prendre un peu de recul, de regarder les autres et de se rendre compte qu’elles ont le beau body mais elles ont l’air aussi amateures que toi.
C’est très bon pour l’auto-dérision.
C’est un peu moins drôle de réaliser que tes pantalons de sport datent de ta grossesse et que t’as l’air de danser dans un parachute.
Ça va être bon d’aller me chercher un pantalon décent cette semaine, ce qui devrait:
1- me faire paraître un peu mieux
2- me remonter le moral simplement parce que le magasinage, c’est reconnu, ça remonte le moral, peu importe si vous rapportez à la maison un set de napperons du magasin 1 piasse, des pantalons de jogging ou une paire de supers souliers ultras cutes dont vous rêviez depuis des lustres (2-3 jours).
Je vais continuer à y aller donc mais franchement, j’avoue que ce que je trouve dur c’est pas d’être la plus maigre de la classe, c’est de m’imaginer que peut-être on me juge en pensant que je serais assez freak pour m’abonner là dans le but de perdre du poids.

Conversations

25 October 2007

Suis pas sûre que je vous en ai parlé, Coquinette apprend à être propre. Elle est bonne, elle est capable de se retenir, elle fait ses nuits propre…mais…ça l’énarve! Elle est pas motivée. Elle peut tout faire la petite, elle est bourrée de talents de ce côté là et elle préfère jouer aux poupées ou avec Pinpin Gris plutôt que d’aller à la toilette. Moi je veux bien ne pas trop insister, il faut dire, à sa défense, que ce doit être bien dur d’apprendre à être propre et de ne pas avoir le même suivi chez papa, chez maman et à la garderie…alors je suis conciliante, je ne force pas les choses, je la laisse aller…mais des fois…des fois j’ai le goût de la motiver un peu alors je fais du théâtre-réalité.
Coquinette en train de manger son déjeuner, sa maman entre dans la pièce en courant et en sautillant:
– Ooooooooh lala lala lalalalalalalalalaaaaaa Coquinetteeeeeeeeeeuh
– …
– J’ai envie de cacaaaaaaaaaaaaaaaa, il faut que j’aille tout de suite à la toilette!!!! Ça urge !!!!! Ça pousse, ça pousse !!!!!!
– Naaaaaaaaaan, c’est moi qui a envie maman, c’est moi en premier !
– Ah oui ? Tu veux y aller ? Ben vient-en ma belle, on va aller faire caca
– Ouiiiiii
– Sur le petit pot ou sur la grande toilette ?
– Su la gande toilette !
– Oki, ma belle
– Alors, t’as fini ?
– Vouiiiiiiii
– Ah le beau pipiiiiii, tu voulais juste faire un pipi, pas de caca ?
– Non, pas caca
– Ah ok, maintenant c’est mon tour
Coquinette me regarde et commence à chigner
– Quoiiiii ? Qu’est-ce qu’il y a ma belle ?
– Ben tu fais pipi sur mon pipi
– Ah, tiens, oui.
– Mais c’est mooooooooon pipi maman !
– Oui, je sais, c’est juste que, euh, j’ai…pensé…qu’il pouvait avoir besoin d’un ami?
– Ben non, il voulait pas d’ami mon pipi
– Humhum, vraiment je m’excuse, je pensais pas que c’était aussi important pour toi ma belle, tu t’es sentie pas respectée ?
– Non, c’est mon pipi maman, t’as pas répecté mon pipiiiiiiiiiiiiiiii
Alors voilà, je suis une horrible mère qui ne respecte pas le pipi de son enfant, ni son droit à la solitude.
Puisque je vous parle de conversations avec ma puce, je vous raconte ma nuit dernière, j’ai trouvé ça mignon. 5h55, Coquinette se réveille, ses molaires la travaillent, ça fait mal, elle veut dormir mais c’est dur de se rendormir quand t’as un bobo. J’hésite à lui donner du tempra parce que depuis quelques semaines quand elle veut attirer l’attention elle dit toujours qu’elle a mal aux dents alors je ne sais plus trop quand la croire….l’histoire de Pierre et le loup quoi…
Alors, pour l’aider à se rendormir, je décide de m’allonger près d’elle et de continuer ma nuit dans son lit, je sais que ça la rend contente et franchement, pour 2 heures de dodo, ça ne me dérange pas de faire de la colocation et de me réveiller au petit matin avec des pieds au bout du nez.
Elle se tourne d’un bord, se retourne de l’autre, s’assoit pour boire une gorgée d’eau, se colle sur moi, se recouche, se relève avec les avants-bras et me regarde droit dans les yeux et à voix basse :

– psssst a pshuit a pshuit a pssss
– Quoi ?
– Zai un secret, maman, zai un secret
– Ah oui ? Tu veux me le dire dans l’oreille ton secret ?
– Vouip
– Oki, viens me le dire dans l’oreille
– Mamaaaaaaaaan, ze t’aiiiiiiiiiiime

5h59 ce jeudi matin, il y avait une maman toute réveillée qui serrait son trésor contre son coeur en affichant un sourire béat.

une histoire de balance (le cossin là, pas le signe astrologique)

24 October 2007

Suis allée faire du taeboxe ce matin. Ça fait plusieurs nuits que je dors vraiment mal et je me suis dit que bon, faudrait ben essayer l’exercice physique (autre que la marche) voir ce que ça donne.
Suis allée faire du taeboxe et j’ai ri pas mal. De moi, des autres, de la musique. À un moment donné j’ai été assez sûre de mes mouvements pour regarder en face de moi dans le miroir au lieu de regarder la professeure et c’est là que j’ai vu. Que j’ai vu que j’étais une des plus grandes (quand même je suis pas si grande, 5 pieds 7 moins des poussières) mais aussi et surtout la plus maigre. C’était très drôle à voir, j’avais l’air d’une feuille d’automne, j’avais presque l’air souple aussi. Et gauche, incroyablement gauche.
À un moment donné, vers la fin de l’heure, j’ai eu une révélation : ici, puisque c’est un gymnase, il doit bien y avoir une balance ! J’ai toujours aimé les balances (oki, lancez-moi de la tomate), mais j’en ai pas. C’est pas un truc que je m’achète une balance. D’abord j’ai pas de place pour ça et ensuite je ne veux pas que ma fille grandisse avec l’image d’une mère qui se pèse constamment. J’ai pas de de balance mais ça m’intrigue de savoir mon poids, en temps normal, ça m’intrigue et quand je vais chez des gens qui ont une balance je me fais toujours un plaisir de me peser. Là ça m’intriguais encore plus parce que j’ai vrai-ment l’impression de fondre depuis le début de l’été et je n’arrivais pas à trancher à savoir si c’était juste dans ma tête ou pour de vrai.
Ai eu ma réponse : 106 livres
Mouillée et habillée.
Je vais être franche avec vous, la dernière fois que j’ai pesé ça j’étais en 6e année B. Même dans un (bref) épisode de simili-anorexie en secondaire 4 je pesais plus que ça !
Ceci explique sûrement mon look feuille-sur-le-point-de-partir-au-vent et aussi mais surtout que je sois capable de mettre de la taille 26, ce qui ne m’était pas arrivé depuis justement ça, secondaire 4.
Ai très hâte de retrouver mes joues, mes seins et mes fesses.
Ma bonne humeur et mon sommeil.
Mon bonheur et mon innocence.
Si vous avez des conseils je suis partante, j’accepte même de vous écouter devant une poutine de la belle province.
Maintenant je comprends mieux le pourquoi du sourire de mes proches quand ils me voient manger.
Je précise juste pour être sûre qu’on se comprend : c’est le stress et la peine qui me font maigrir de même, j’essaie de manger, vraiment et je mange tout ce dont j’ai envie. Seulement voilà, j’ai l’estomac noué en permanence alors mes portions sont petites et je mange plutôt santé alors ben c’est ça, sois stressé, mange peu et santé : ben tu fonds ! Au sujet de l’exercice, entre vous et moi, c’est PAS pour maigrir, mon but est plutôt de prendre du poids, je vais essayer des affaires, voir ce que ça peut donner. L’important, c’est d’agir avant que je me perde dans une craque de plancher…

Réflexions, réflexions…

24 October 2007

On aura beau dire, franchement, je me sens comme dans un télé-roman ces jours-ci. Sans blague. Un joyeux mélange des Invincibles et de Sophie Paquin. Tant qu’à ça, je pense que je devrais m’y mettre, romancer des trucs, changer des noms et écrire ma série télé moi aussi. Ya du stock mes amis, y’en aaaaaa du stock, de la honte, de la peur, des fous rires, des peines, du monde qui deviennent des caricatures. Tenez, par exemple ce soir, j’ai fait un truc qui mériterait d’être posté dans la section la honte, tellement honteux que je ne peux même pas vous l’écrire… ce qui fait que mon billet je ne vais pas le poster dans cette section là en fin de compte. Mais vraiment, croyez-moi, c’était LA HONTE en majuscules pis toute pis toute. Ensuite j’ai couru sur place pendant 10 minutes dans la cuisine en riant et je me suis promis de raconter ça a ma fille un jour, quand elle vivra sa première peine d’amour, je vais lui faire un lait au chocolat chaud et un gros pop-corn, je vais l’asseoir sur le bord d’un feu de foyer pis je vais lui raconter ça. Mais toi gentil internaute, je ne peux pas te le conter, j’ai comme…une image (?) à préserver. M’enfin, je pense.
Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais j’ai un journal intime, un truc papier que je tiens depuis janvier 2003. J’écris pas souvent dedans, entre 1 et 4 fois par an. C’est parfait de même, ça me repasse ma vie en accéléré. Je suis tombée dessus hier et j’ai lu un truc datant d’octobre 2006, j’ai trouvé ça mignon, c’était une série de top 10 :
10 choses que je veux : être heureuse, avoir un autre enfant, un mac, voir plus mes amis, retrouver mon sourire, que ma fille ait un bon père, etc.
10 choses que j’ai et que j’aime : ma fille, des amis fabuleux et une famille fabuleuse, des diplômes, ma curiosité, le sentiment d’être une bonne mère, etc.
10 choses que j’ai et que je déteste : la situation de mon couple, des pellicules, mes compulsions d’achats, que ma fille soit toujours malade depuis le début de la garderie, etc.
10 choses que je souhaite à ma fille : d’être heureuse, d’être intelligente, d’être belle, d’avoir un bon père, d’avoir une bonne mère, d’être libre-penseuse, d’avoir un petit frère ou une petite soeur, d’avoir beaucoup d’amis, de ne jamais vivre ni la guerre ni la pauvreté
10 raisons de rester avec toi (ex) : je t’aime, t’es intelligent, t’es beau, j’aime notre complicité, pour se prouver qu’on est capables de redevenir heureux, etc.
10 raisons pour lesquelles je te (ex) quitterais : je passe, c’est entre moi et moi
10 trucs qui m’enragent : passer une mauvaise nuit, devoir me débrouiller toute seule, l’incertitude de ma situation, aller à la garderie en poussette sous la pluie, l’injustice
On va rester ensemble si : comme tantôt, je passe, c’est entre moi et moi
Avec à la fin du texte : “Alors voilà, à partir du 12 novembre, si je vois que ça n’avance pas notre affaire, je te quitte.”
J’ai ouvert ce blogue le 11.
Ce qui m’amène à un truc auquel je pensais ce matin, une réflexion sur mon blogue, parce que ça va bientôt faire un an. Je pense que j’ai comme fait un transfert d’amour. Tout l’amour que j’avais pour lui je l’ai transféré à mon blogue, que j’ai comme utilisé pour combler mon besoin de complicité, pour combattre la solitude. Horrible solitude. Ce que je veux dire en fait, c’est que je me demande un peu lecteurs, si je ne vous ai pas pris pour HdMV ces 12 derniers mois ?!? Je veux dire, vous montrer des photos de moi à 5 ans, vous parler des poteaux de métro, vous faire des confidences…Je dis pas que c’est simple de même làààà, mais quand même, je réfléchis et je me dis que c’est pas bête mon truc. Ce qui fait que je me demande…puisqu’il y a tant de blogueurs célibataires qui sévissent en ce moment. Et que tous, ou presque on donne dans le “too much information”, je me demande, de même, on serait combien à avoir pris notre blogue pour notre douce moitié ?