des Peccadilles

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… et autres histoires palpitantes

Ça alors, ça se fait encore ?

30 November 2006

Grosse surprise ce matin, j’avais un email d’un employeur potentiel à qui j’ai envoyé mon cv dernièrement.  Je n’avais pas trop d’espoir puisque j’appliquais pour un emploi un peu en dehors de mon domaine mais bon, ça ne coûtait rien d’essayer.  Je disais donc, ça se fait encore… de répondre aux postulants pour leur dire merci même si la candidature n’est pas retenue ?  Wow, je pourrais être déçue mais je trouve ça plutôt sweat.

"Nous vous remercions de l’intérêt que vous avez manifesté pour le concours visant à combler le poste de …

Le comité de sélection n’a pas retenu votre candidature.

Je vous souhaite du succès dans votre carrière et vous transmets mes salutations"

En tout cas moi je dis : "la grande classe."

Un bon vieux dictionnaire

29 November 2006

Quand j’ai eu mon premier appartement ma mère m’a offert l’ancienne version du Dictionnaire Encyclopédique des aliments de Solange Monette.  En 7 ans je l’ai consulté quelques fois mais honnêtement pas tant que ça.  Ce n’est que dernièrement que je l’ai redécouvert et je l’apprécie tellement que j’ai décidé de vous en parler aujourd’hui.

600 pages de dictionnaire qui ne parlent que d’une chose, la bouffe : les aliments, leur histoire, leur valeur nutritive, comment les apprêter.  Une vraie bible !!!!  Vous voulez un exemple ?  Ok, j’ouvre au hasard… page 426: pois.  Pendant 3 pages on parle de pois, de quelle type de plante ils viennent, les sortes de pois, leur valeur nutritive.  “…Les petits pois frais contiennent 6g de protéines, 0,4g de matières grasses, 14g d’hydrates de carbone, 2g de fibres et 72 calories/100g”.  Pas convaincus ?  Je prends une autre page, la 396 :”Palourde: Mollusque bivalve faisant partie d’une imposante famille composée d’espèces qui parfois se ressemblent beaucoup.  Une même espèce est souvent identifiée par plusieurs noms ou le même nom désigne plus d’une espèce…” En tout cas moi, je n’ai que du plaisir avec ce livre.

C’est pas juste pratique, c’est intéressant.  C’est rendu que quand je mange toute seule j’ouvre mon livre et je lis sur les ingrédients de mon assiette.  Hier j’ai appris comment cuire une pieuvre, la semaine dernière comment compléter les protéines incomplètes des légumineuses.

L’objet de mon bonheur n’est plus disponible en librairie depuis belle lurette mais la même auteure en a publié plusieurs autres depuis, les voici.

Elimination communication ou la communication des besoins

29 November 2006

Je fonce ou non ?  Je suis consciente que le texte qui suit peut choquer certains.  Et je suis consciente que le billet qui suit est looong.  Avec une petite gêne je me lance, parce qu’on en parle de plus en plus dans les médias mais encore très peu.  Parce qu’il existe plusieurs ressources sur le sujet en anglais mais peu en français.  Mon billet n’est pas un mode d’emploi alors de grâce si vous trouvez que c’est tentant allez vous chercher des sources d’information complémentaires.  Je tiens à préciser qu’à ce jour il n’y a pas d’études scientifiques sur le sujet.  Certaines sont en cours mais on attend toujours les résultats.  Je tiens aussi à préciser que j’ai lu Spock, Freud et Brazelton*, je connais leur point de vue sur le sujet…et à la lumière de mon expérience, je ne le partage qu’à moitié ;-)  D’ailleurs Brazelton aurait déclaré l’an dernier « I’m all for it »…tant que les mamans qui embarquent dans le bateau ne se mettent pas de pression et surtout n’en mettent pas à leurs petits. De quoi je parle au fait ?  D’elimination communication, d’hygiène naturelle infantile, de communication des besoins; 3 synonymes.

Enceinte, je me promenais beaucoup sur le net et je lisais tout ce qui me tombait sous la main.  C’est comme ça que j’en au entendu parler pour la première fois.  J’ai tout de suite été intriguée quoiqu’à l’époque j’aie décidé de ne pas pousser mes recherches plus loin.  Pourquoi ?  Honnêtement je ne m’en rappelle plus.  Par contre, l’idée que les bébés puissent contrôler leurs sphincters dès la naissance est restée en quelque part dans un petit coin de mon cerveau.  À la naissance de coquinette, je me rappelle l’avoir beaucoup observée.  J’en ai finalement conclu que les mamans qui étaient capables de reconnaître les signes d’un bébé naissant qui a envie de pipi étaient soit, des saintes soit des devines.  Honnêtement, on en a déjà beaucoup sur les bras : le cocon familial passe de deux à trois personnes, il faut reprendre des forces, se remettre de notre accouchement, apprivoiser ce nouvel être, apprendre à allaiter (parce que non, ça ne vient pas tout seul par instinct, on a souvent besoin d’aide et de coatching).  Dooonc, essayer de deviner quand coquinette avait envie de pipi me semblait complètement saugrenu.  Ce n’est que plusieurs mois plus tard qu’une amie a piqué ma curiosité alors qu’elle me visitait avec sa fille.  Nous marchions avec nos deux poussettes, sa fille commence à hurler et ma copine de répondre :

- Oh, elle a envie de pipi, elle fait toujours ça quand elle a envie, elle pleure jusqu’à ce qu’elle ait mouillé sa couche .
- Pardon ?  Cette maman mythique existe donc ??? Tu as entendu parler d’hygiène infantile naturelle ? 
- Euh, non. c’est quoi ?
- Tu sais, les mamans qui communiquent avec leur bébé et qui savent quand il a envie et qui offrent le petit pot ou le lavabo ou le buisson ?
- Non, jamais entendu parler 
Ça alors, c’est pire que j’me suis dis !  Certaines mamans SAVENT  d’instinct différencier un pleur d’envie d’un pleur de faim.  Ce fût une révélation, peut-être qu’en fin de compte le site sur lequel j’étais tombée par hasard méritait que je le revisite? Après m’être bien informée c’est finalement alors que ma fille avait 6 mois que j’ai commencé à introduire la communication des besoins dans notre routine.  Beginner’s luck comme on dit, la toute première fois que nous avons essayé ça a marché !
 
En quoi ça consiste ?
 
Proposer à bébé de se soulager ailleurs que dans sa couche.
 
En pratique ça ressemble à quoi ?  

Les bébés, dès la naissance ont conscience de ce que leur corps élimine.  En se donnant le temps d’observer les signes que nos enfant font quand ils urinent ou défèquent, on arrive à prévoir quand ils ont envie.  À partir de ce moment, c’est un jeu d’enfant de leur proposer de se soulager dans un contenant prévu à cet effet.  Où?  Partout où ça nous chante.  Plusieurs utilisent le lavabo, certains le bain ou la douche, d’autres le bol de toilette familial, le petit pot ou un pot dédié à cet effet.  L’été les pipis en pleine nature simplifient la vie de tout le monde, pas besoin de courir, on baisse le pantalon et hop.  Comment ? Plusieurs mamans émettent un petit bruit pour stimuler leurs enfants.  Personnellement, je dis :  «pipi pipi, spssssss ».  Aussi nono que ça puise paraître, la première fois où j’ai pris ma fille et que je l’ai mise au dessus d’un lavabo en disant ceci, elle m’a fait un gros pipi moins de 10 secondes plus tard.  Nos enfant comprennent vraiment plus que ce qu’on veut bien croire… Plusieurs mamans décident de ne pas mettre de couche du tout à leur enfant.  Moi étant donné que j’ai commencé sur le tard (6½ mois) et que je ne trippe pas trop sur le ramassage, j’ai décidé de laisser ses couches à ma fille.  Quand je voulais observer ses rythmes, je lui laissais seulement la couche (lavable), sans sur-couche, on le voit tout de suite quand c’est mouillé.  Quelques fois aussi je la laisse carrément les fesses à l’air mais je réserve ces moments pour les moments où je fais de « l’écoute active ».  En vieillissant, les bébés réalisent que leurs parents réagissent davantage à certains signes et vont donc, par renforcement, utiliser davantage ces signes.  Ma fille par exemple en a développé de très clairs, à 8 mois elle tapait carrément sur sa couche dès qu’elle avait envie.  Avec un signe pareil, il n’y a alors aucune équivoque : bébé a envie.  Certains autres enfants vont émettre un pleur différent, faire de petits sons, bouger ou s’agiter différemment.
 
Qu’en est-il des histoires d’horreur qu’on entend sur la propreté en bas âge ? 

On ne parle pas du tout de la même chose.  La mauvaise presse sur la propreté en bas âge concernait les techniques utilisées dans les années 30, 40 et 50.  À cette époque, pour apprendre aux bébés à être propre, les mamans suivaient une technique très coercitive.  Les bébés étaient entre autre, chicanés, attachée à leur petit pot à des heures fixes et on allait jusqu’à leur insérer des morceaux de savon dans le rectum pour stimuler la défécation.  Ne soyons donc pas étonnés si ces pauvres
choux ont eu une relation
à leurs besoins naturels complètement distordue tout au cours de leur vie.  La révolution du « pas de pot avant 18-24 mois » qui a eu lieu au début des années 60 a eu du bon à plusieurs points de vue mais en bout de ligne une fois qu’on découvre la communication des besoins on se demande rapidement si on n’a pas jeté le bébé avec l’eau du bain.  C’est clair que l’utilisation de méthodes coercitives sera toujours néfaste personne ne remettra cela en doute, du moins je l’espère !  Par contre oui les bébés savent reconnaître un envie d’uriner et ils savent même se retenir quelques minutes le temps qu’on : trouve le pot, baisse les pantalons, enlève la couche assoie sur le pot, de quoi surprendre, surtout qu’on vit présentement dans une aire de pull-ups jusqu’à 3 ans
 
Est-ce une technique pour apprendre la propreté en bas âge ?
           
Oui et non.  En principe les enfants de la communication des besoin sont propres autour de 18 mois, c’est du moins ce qu’on lit dans les livres.  En pratique ça peut prendre beaucoup plus de temps que ça.  Tout dépend de l’enfant et de son désir d’autonomie.  L’entrée en garderie vient aussi changer la donne, certains arrivent à pratiquer à temps partiel alors que d’autres non.  Vers 18 mois les bambins traversent aussi une période de négativisme, s’ils répondent « non » à tout, il serait un brin utopique d’espérer qu’ils vont dire « oui » au pot ;-)
 
On peut croire que c’est une technique d’apprentissage de la propreté mais en réalité c’est beaucoup plus.  Il ne s’agit pas de mettre un enfant propre, il s’agit de communiquer avec lui au sujet de ses besoins.  Alors que l’apprentissage de la propreté d’un enfant plus vieux se fait avec beaucoup d’intellectualisation (ce n’est pas pour rien qu’on attend qu’il soit capable de dire muscles des sphincters avant de lui proposer le petit pot) aux touts-petits on se limite à passer le message suivant : quand tu as envie, maman sait détecter tes messages et te proposera un endroit pour te soulager.  Par renforcement, bébé apprend peu à peu à se retenir un peu, puis à contrôler ses muscles.  Personne n’aime se promener dans des vêtements souillés, nos bébés non plus.  En omettant de changer leur couche à chaque pipi on leur envoie le message que leurs muscles ne sont pas là pour être utilisés.  Les enfants qui ne pratiquent pas la communication des besoins n’auront donc pas ou peu à solliciter ces muscles avant l’âge de la propreté.  Pensez seulement à l’état de nos propres muscles du périnée après la naissance d’un enfant et imaginez vous à quel point ceux de nos petits doivent nécessiter du travail pour apprendre 2 ans après la naissance qu’il doivent les faire travailler… pas étonnant que 10 à 12% des petits souffrent d’énurésie nocturne après l’âge de 5 ans.
 
À qui ça s’adresse ?

Aux bébés de 0 à 6 mois et aux mamans motivées désirant s’initier à une nouvelle sphère de communication avec leur enfant.  Certaines mamans décident de se lancer dans l’aventure alors que leur bébé est plus vieux que 6 mois mais c’est plus rare et plus difficile. Par contre toute la philosophie autour de la communication des besoin est très intéressante et le livre d’Ingrid Bauer est plein de bon sens.  Je crois honnêtement que si vous avez raté le bateau il y a plusieurs sources d’inspiration dans ce livre pour le maternage en général  et  l’apprentissage du petit pot en particulier peu importe l’âge de votre enfant.   
Si vous êtes du type impatiente…
Oubliez cette méthode et attendez l’âge de la propreté recommandée par les pédiatres.  La communication des besoins doit se faire en tout temps dans une atmosphère de gaieté.  L’enfant ne doit jamais être grondé et le parent peut traverser une multitude phases, certaines sont fort joyeuses d’autres un peu plus angoissantes.  Le fait qu’il s’agisse d’une pratique alternative ajoute aussi un frein aux parents: les ressources sont peu nombreuses et la volonté des parents peut facilement être ébranlée.  À titre d’exemple, j’ai commencé la communication des besoins avec ma fille il y a maintenant un an.  Non, elle n’est pas propre et non, ce n’est pas pour bientôt.  C’est très important de ne pas être esclave de performance, de toute façon si vous l’êtes vous allez taper sur les nerfs de votre bébé et il y a fort à parier qu’il n’entrera pas dans le jeu avec vous.  Il y a aussi certains enfants qui apprécient durant quelques mois et puis tout d’un coup hop, ils passent à autre chose, finalement la couche leur plait et ils ne veulent plus rien savoir de votre petit pot.  

Je suis convaincu et je voudrais essayer la communication des besoins avec mon enfant 
 
Je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : procurez-vous le livre Diaper Free d’Ingrid Bauer.  C’est une pionnière dans le domaine et son livre est beaucoup plus complet que ce petit texte.  Si vous ne lisez pas l’anglais, vous n’avez pas d’excuse, le livre paraîtra en français en mars 2006.  En se lançant dans cette aventure sans les bons outils vous risquez davantage de vous décourager qu’autre chose.  À mon avis vaut mieux lire le livre à tête reposée tout en observant les rythmes d’élimination de son enfant que de se lancer dans l’aventure les yeux fermés. 

Liens en français :
http://s-mz.ovh.org/amp/jhin.php
http://www.banlieusardises.com/maternite/archives/001281.html   
 

Liens en anglais :

http://diaperfreebaby.org/
http://www.natural-wisdom.com/ Vous pouvez commander le livre d’Ingrid Bauer ici.
http://groups.yahoo.com/group/DFBofMontreal/ Le groupe de discussion pour les parents de Montréal
 
* Dr Brazelton : Célèbre pédiatre ayant publié dans les années 60 une étude ayant chamboulé avec celle de Dr Spock, les techniques  d’apprentissage du petit pot.  Il fait partie du comité de pédiatres pampers depuis plusieurs années.

Aller ou ne pas aller ?

28 November 2006

Chez le pédiatre aujourd’hui?  J’ai toujours peur d’avoir l’air d’une folle parano qui s’inquiète pour rien, surtout que ces temps-ci  je suis dans sa salle d’attente minimum une fois aux 2 semaines : otite, re:otite, re:re:otite, gastro, toux grasse. Et d’ici quelques jours on y retourne pour le rappel de vaccins (à condition qu’elle ne soit plus malade, évidemment).  Donc la toux grasse qui s’est transformée en toux sèche doublée du fait qu’il y a des cas de bronchiolite dans son groupe à la garderie est-ce que ça justifie un appel chez le doc ?  Probablement pas…bon, ok, je la garde à la maison aujourd’hui; pas de garderie, je la sort dehors le plus possible parce que ça fait du bien le grand air et je la garde sous observation, si demain c’est pire j’y vais mais si c’est au beau fixe je la garde encore à la maison.

C’est nono hein cette peur de me faire dire:" bennn voyons madaaame, elle a juste un gros rhume!".  Quand on lui diagnostique un truc moche comme une otite je suis presque fière de moi.  J’ai une petite voix intérieure qui me dit:"Ouais ma belle, c’est TOI qui avait raison, tu ne t’inquiétais pas pour rien, elle était malade pour de vrai".  Bah oui, c’est ça, le bon mot c’est bel et bien nono…

Copieuse…

27 November 2006

Oui, oui, je suis une copieuse, je vais copier Madame Une Telle et vous donner le lien vers ici.  Ça vous remonte le moral et en fin de compte quand vous vous regarderez dans le miroir ce soir vous vous sentirez comme une bombe ;-).

J'avais oublié à quel point c'était bon…

27 November 2006

J’avais oublié à quel point c’était bon… 

…un plat de gnocchis alfredo !!!

J’ai travaillé 2 ans dans un resto italien, comme serveuse.  C’est là que j’ai appris à faire de vraies sauces à l’oeil en 3 minutes et quart.  Durant les 2 dernières années je suis restée dans le créneau de la sauce rosé parce que mon chum n’aime pas les sauces blanches (carbonnarra, alfredo), ni les sauces huile et ail, ni, bon c’est plus facile de dire ce qu’il aime: sauce rosée, sauce tomate, sauce bolognese.  Dooonc, mon cerveau a fait un petit ménage et a oublié les autres recettes. 

Avais-je complètement oublié les dites recettes?  On dirait pas.  Après un essai complètement raté de sauce carbonnarra la semaine dernière; la honte, la vraie de vraie, je me suis ramassée avec des pâtes dans une omelette au vinaigre, même un chien affamé n’en aurait pas voulu.  Je disais donc qu’après un ou deux essais infructueux j’ai réussi les meilleurs gnocchis alfredo de ma carrière.  Touts simples à faires: 5 minutes de cuisson pour les pâtes, 5 minutes de cuisson pour la sauce grâce à ma bonne vielle poêle.  Le secret de mon succès ?  Plusieurs secrets en fait : plein de parmesan, beaucoup de persil frais et une fois que la sauce est prête je rajoute les pâtes dans ma poêle, ça imbibe et c’est tellement meilleur !

Maintenant je peut vous garantir qu’hier soir j’ai pris une grande résolution: mettre des photos sur mon site.  Je voudrais que ça fasse un brin plus dynamique.  J’y ai presque pensé en voyant mon alléchante assiette de gnocchis ce midi mais justement, ils étaient tellement alléchants mes gnocchis que je n’ai pas eu le courage d’aller chercher mon appareil photo.  J’ai préféré les manger là, tout de suite et rendre mes papilles heureuses.  Pour le plaisir de vos yeux vous devrez repasser, désolée ;-).

Mon beau sapin

27 November 2006

Mon beau sapin

roi des forêts

cette année j’te laisse la paix…

J’ai eu un flash hier en marchant avec ma coquinette: cette année je ne veux pas de sapin de noël.  J’ai pas le goût de ramasser des épines durant des semaines et encore moins d’avoir un sapin artificiel dans mon salon.  Opter pour le sapin c’est: cher, encombrant et de toute façon ma fille de 18 mois s’en fout probablement éperduement qu’il y ait ou non un sapin dans son salon .

Peut-être que je vais me trouver une branche morte, que je vais la peinturer avec un vieux restant de canne de peinture et que je vais mettre des lumières…peut-être… mais seulement à mes conditions c’est à dire pas de frais et moins de 30 minutes de préparation.

Trop pissouse pour déclarer complètement la guerre aux cadeaux je vois quand même une avancée de ce côté-ci aussi.  Beau-frère, belle-soeur et gentille nièce ne recevront rien de nous sinon des becs et la joie de nous retrouver en famille.  C’est arrangé et eux aussi ne nous donneront rien.  Coquinette recevra par contre des tonnes de cadeaux de la part de ses grands-parents et une fois tous ces présents déballés, son père et moi on va évaluer s’il lui manque quelque chose on non.  Tous les 2 on adoooooore lui acheter de nouveaux bidules mais si elle en reçoit une quinzaine avant même qu’on ait pu contribuer on va devoir évaluer l’utilité de notre apport.

Chronique consommation : les couches lavables

24 November 2006

À un moment donné, je trippais tellement bébé que j’ai commencé à rédiger des chroniques de maternité juste pour le fun. Comme je suis la première de mon cercle d’amis à avoir des enfants et que j’ai donc dû faire toute la recherche par moi-même je me suis dit que ce serait poche de perdre ce savoir, j’ai donc commencé à écrire des chroniques sur le langage des signes, sur les couches lavables, sur la communication des besoins et sur plein d’autres sujets.  Je me suis remémoré ces textes aujourd’hui et j’ai eu le goût de les partager avec vous, voici donc le premier, sur les couches lavables : 

Pourquoi en 2006 on voudrait utiliser des couches lavables ?

Pour plein de bonnes raisons : elles sont faciles à utiliser (rien à voir avec les langes que nos maman utilisaient), souvent ultra-jolies, très confortables (bien plus que les couches jetables si vous voulez mon humble avis), écologiques (quoiqu’en disent les dernières études, qui vous vous en doutez, ont omis plusieurs facteurs comme le transport et le blanchiment dans leurs données), si on choisit bien nos couches, on peut les garder pour bébé 2 et même bébé 3 (héhé, bonjour les économies), on entend souvent dire que les bébés élevés aux couches lavables sont propres un peu plus tôt que les bébés aux couches jetables (je n’ai aucune preuve pour cette affirmation par contre puisqu’aucune étude sérieuse sur le sujet n’a été faite), faciles d’entretient,  exit les produits ultras chimiques et nocifs qui sont présents dans les couches jetables, évitent de devoir toujours aller à la pharmacie pour refaire les stocks de couches (en ramasser la moitié de la pharmacie dans son panier par le fait même), de grosses économies de sous, la joie de faire notre part pour sauver la planète et le sentiment d’avoir un bébé confortable.
Partout, les magasins de maternage et de couches lavables poussent comme des champignons (des gentils champignons) sur Internet.  Tapez « couches lavables » dans Google et vous verrez.  Par contre il en existe justement tellement de sortes que le néophyte aura sans doute beaucoup de difficulté à s’y retrouver.

Et justement comment savoir ce qui est bon pour moi ?

En établissant d’abord vos critères.  Habitez-vous dans un pays chaud ?  Humide ? Avez-vous une sécheuse à linge électrique ou étendez vous sur la corde ? Vous les achetez pour un seul enfant ou vous comptez les utiliser pour plusieurs bébés ?  Vous aimez les motifs ou les couches blanches ?  Voulez vous du Coton ou des tissus synthétiques ?  Est-ce que vous voulez des couches en Coton non blanchi ou non ? Vous comptez mettre 250$ pour un kit de couches ou vous n’avez aucune objection à débourser près de 1000$ ?

couches

Règle de base, les couches en coton, pas trop épaisses une fois dépliées sont plus faciles à faire sécher sur la corde.  Ainsi donc, les couches plates comme les Terry No Fold et les Bummis et les couches de la Mère Hélène conviennent à celles qui comptent étendre sur la corde.  Les couches tout en un sont souvent faites avec des tissus synthétiques et prennent plus de temps pour sécher.  Si vous n’avez pas de sécheuse à linge électrique, je ne vous les recommande pas.  L’investissement de départ pour un ensemble de couches comme les Happy Heinys semble énorme à comparer à l’investissement pour des couches de taille uniques mais je dois avouer qu’elle valent leur prix.  Premièrement, elles sont superbes !  De plus, comme elles viennent en trois grandeurs, vous aurez la possibilité soit de les utiliser pour une second bébé, soit de les revendre à très bon prix sur eBay par exemple. Personnellement j’aime bien le fait qu’on les pose en une seule étape.  Durant les premiers mois, vous ne comprendrez pas pourquoi je dis cela, mais dès que votre bébé voudra se retourner sur la table à langer, croyez moi, vous apprécierez la rapidité et la simplicité de la pose des tout-en-un !
 
Si vous comptez utiliser vos couches pour plus d’un enfant, attendez vous à devoir réinvestir un peu dans de nouvelles couches.  Vous devrez entre autre vérifier vos velcros et en changer quelques uns.  Ma fille à peine 8 mois commençait à être capable d’ouvrir les velcros de ses surcouches Bummis.  À la lumière de cette constatation, je recommande chaudement de vous procurer des couches et des surcouches qui ferment avec des boutons pression, ou d’avoir les 2 systèmes sous la main, ça vous évitera de devoir vous amuser à changer des velcros en cours de route.
 
Autre élément à considérer : La communication des besoins.  Si cette méthode vous intéresse, elle peut influencer votre choix de couches.  Les couches tout-en-un sont plus rapides à mettre et enlever tandis que les couches plates et les couches taille unique nécessitent habituellement un surcouche.  Par contre quand on utilise seulement la couche en « backup » ou qu’on l’utilise pour observer les rythmes de son bébé, la couche taille unique sans la surcouche s’avère très pratique.
 
Et le lavage ?

C’est beaucoup plus simple que ce qu’on s’imagine.  Certains font tremper leurs couches, d’autres utilisent la méthode « à sec » qui consiste simplement à laisser les couches dans le seau jusqu’à ce que vous les laviez.  Si vous optez pour la méthode à sec, n’attendez pas plus de 3 jours entre vos lavages, sinon vous allez commencer à avoir des odeurs.  Pour la méthode avec trempage, vous remplissez le seau d’eau et vous y ajoutez un peu de vinaigre, certains mettent quelques gouttes d’huile essentielle de lavande ou d’arbre à thé.  Quand le seau est plein, vous le videz dans la laveuse, faites un cycle d’essorage et partez un cycle de lavage.  Avec la méthode à sec (que je recommande vivement, surtout aux détenteurs de machine à chargement frontal), vous mettez les couches souillées dans le seau, point.  Certains mettent quelques gouttes d’huiles essentielles de lavande ou d’arbre à thé.  Une fois le seau plein vous le videz dans la laveuse, faites un cycle de rinçage d’abord et ensuite un cycle de lavage. Question produits, j’utilise un détachant à base d’oxygène, pas d’eau de javel, aucune, jamais, surtout parce que c’est ultra mauvais pour l’environnement mais en plus ça abîme les couches.  Je mets donc une cuillère à soupe de détachant, 5-10 gouttes d’huile essentielle (arbre à thé ou lavande), qui non seulement laissent une belle odeur mais agissent aussi comme antibactérien et du
détergeant.  S
i vos couches ont des élastiques, essayez d’éviter d’utiliser l’eau froide, surtout si bous habitez dans un pays nordique comme au Québec.  L’eau froide abîme les élastiques des couches et au rythme où on doit les laver vous risquez qu’elles soient brisées avant la propreté de votre enfant.  Pour cette raison il vaut mieux utiliser l’eau tiède ou chaude durant la saison froide.

Les assouplisseurs

Vous ne pouvez pas en utiliser car ils viendraient imperméabiliser vos couches.  Et qui veut qu’une couche perde sa capacité d’absorption ?  Aucun assouplisseur donc, ni dans la laveuse, ni dans la sécheuse.  Pour enrayer la statique j’ai trouvé un bidule tout simplement génial qui résiste à 500 séchages, qui est complètement écolo et qui coûte à peine quelques dollars.  Et ça marche!!! Je trouve ça carrément fantastique puisque je n’aurai plus jamais à utiliser de produits chimiques pour enrayer la statique, vous le trouverez ici : http://www.staticeliminator.ca/page/page/363949.htm

Et les cacas ?

Si vous utilisez les feuillets jetables (qui vont sans problème dans les toilettes), vous n’aurez pas à vous en faire pour cette question. Vous jetez les cacas qui sont pris dans le feuillet et vous mettez la couches avec ce qui reste dedans dans le seau à couches.  Un paquet de feuillets peut vous durer plusieurs mois, certains comme ceux offerts chez la Mère Hélène sont même lavables, s’il n’y a qu’un pipi dans la couche vous déposez la couche comme telle dans le seau et hop au lavage !  En fait on ne les lave pas par zèle, on les lave parce que qui voudrait jouer dans la couche mouillée de son bébé si ce n’est pas nécessaire ?  Avec le temps vous verrez qu’une fois que bébé mange du solide les feuillets sont de moins en moins utiles.  J’ai complètement arrêté de les utiliser avant les 8 mois de ma fille et je m’en porte très bien.  Ne faites pas trop de provision car il se pourrait que vous décidiez vous aussi de ne plus en utiliser éventuellement.

Et les taches ?

C’est vrai, il peut y en avoir.  Vous n’avez alors qu’à étendre les couches au soleil et tout redevient blanc comme par magie.  Et quand je dis tout, c’est pas mal vrai.  L’hiver si vous ne pouvez pas étendre au soleil, vous allez sûrement tacher un peu vos couches mais les taches sont beaucoup moins rebutantes qu’on peut le penser.  Dès que le soleil se pointe le bout du nez en mars-avril, vous n’avez qu’à recommencer à les étendre et vos couches redeviendront belles.  En fait quand le soleil se pointe le bout du nez, je suis bien contente de pouvoir enfin tout mettre sur ma corde, je sauve des sous, j’économise l’énergie, mes vêtements sont plus blancs et je prends un bon bol d’air en organisant tout ça. 

Et la garderie ?

Plusieurs refusent les couches lavables, c’est vrai.  Ça ne veut pas dire que tout est terminé, si vous avec apprécié votre expérience vous pouvez continuer d’en utiliser à la maison.  Depuis l’entrée à la garderie de ma fille, j’en utilise tellement moins que je n’ai plus de seau à couches, je lave les couches souillées avec le reste des vêtements, en eau froide.  Pour l’utilisation que j’en fais ma méthode fonctionne à merveille car j’ai un maximum de 3 couches sales par jour.
Tout dépendant de la marque que vous choissirez, vous rentrerez dans votre investissement aussi rapidement qu’au bout de 2 ½ mois pour les couches Bummis et 4 mois pour les couches de la Mère Hélène et encore plus vite si ce choix vous permet de rester éloignés de la pharmacie durant les premiers mois de vie de votre bébé (allaitement + couches lavables=pas de visite à la pharmacie nécessaire, youpi !) donc peu importe que votre gardeire accepte ou non les couches, vous serez probablement gagnants si vous optez pour ce type de couches.

Les mauvaises surprises…

Il arrive que certains parents pleins de bonnes intentions achètent un ensemble de couches lavables et se découragent.  Elles sont alors remisées au garde-robe et font la honte de ceux-ci puisqu’ils perdent souvent leur investissement.  C’est pourquoi je vous conseille fortement d’essayer 1 ou 2 couches avant de faire votre achat.  N’ayez pas peur de magasiner et d’essayer 3-4 marques différentes.  Je sais que souvent quand on est enceinte on a le goût de s’équiper pour tout et tout de suite mais je ne le recommande pas dans le cas des couches.  Pour les guetteur de bonnes occasions et pour les parents qui n’ont finalement pas aimé ce type de couche il existe de merveilleux sites comme www.lespac.com et www.ebay.ca où vous pourrez revendre ou acheter des couches lavables.

Mon appréciation des couches :

appréciation
** De loin les moins intéressantes tant pour le prix que pour l’entretient

***Bon prix, tiennent la route mais il existe de bien meilleures couches

**** Bonnes, belles, faciles d’entretient, faciles à mettre, bon rapport qualité/prix

Astuces de pro :

Je vous conseille fortement d’attendre 2-3 semaines voir un mois après la naissance avant de commencer à utiliser les couches lavables.  Il n’est pas rare d’avoir des fuites chez les petits bébés et ça risque de vous décourager complètement.  Les couches de la Mère Hélène ont moins tendance à fuir mais ne serait-ce que pour vous permettre de vous reposer de votre accouchement sans vous en mettre trop sur les épaules je tiens mon point.

Avec les économies dûes à l’utilisation de couches et lingettes lavables en plus d’un allaitement de 6 mois vous arriverez à vous payer un billet d’avion pour Paris, Londres, Les Îles-de-la-Madeleine ou Zürich…de quoi faire réfléchir…

Comptez une bonne semaine pour vous habituer à vos couches lavables, le même temps pour vous habituer aux jetables.

Il n’y a pas de honte à opter pour une solution mixte: lavables à la maison et jetables pour les sorties.  On s’en fou que vous soyez des pûrs et dûrs ou non, personne ne vous remettra de trophé une fois votre bambin arrivé à la propreté.  Si vous optez pour les lavables même durant les sorties, la Mère Hélène offre un sac à couches fantastique, imperméable et qui prend peu de place.

Plusieurs municipalités du Québec offrent des subventions aux parents qui achètent des couches lavables.

En terminant voici mes adresses :
 

Les supers boutiques:

Au Québec:
http://www.merehelene.com/fr/default.aspx

http://www.boutiquebummis.com/

http://auxpetitsanges.cjb.net/

Au Canada : http://www.thebabymarketplace.com/
 

En France: http://www.miniq-et-marsupio.com/

Aux États-Unis : http://www.diaperware.com/index.html

Les confectionner soi-même :

http://larbreabebes.free.fr/Pages/p_couches_materiel.htm

http://www.lesdessousdemile.com/?6A77F372-61C4-496F-A37E-019D6C641965

Blokus part 2

24 November 2006

C’est confirmé : je trippe solide !  Aujourd’hui je regardais les tuiles carrées du comptoir de cuisine et j’essayais d’optimiser mon espace…

Bon, c’est pas tout ça, faut que j’vous laisse, j’ai une partie à jouer ;-)

Blokus

23 November 2006

Au secours !!! Je viens de découvrir le jeux blokus http://www.blokus.com.  Moi qui a tellement joué à Tetris dans le passé que je rêvais à des carrés qui s’empilent; je sens que la compulsion me guette….