Main

octobre 14, 2008

Torpeur et hyperactivité

C'est dur à expliquer. Je crois que ça a rapport avec les hormones, ou peut-être est-ce le changement de saison? À moins que ça soit le soleil, le froid, les couleurs des feuilles? Depuis plusieurs années... à l'automne... je deviens la reine des hippies et du cocooning en même temps. Ça donne un bizarre de mélange; genre moi qui cuisine pendant 3 jours. Moi qui dort pendant 3 autres jours. Moi qui décide un beau matin que je laisse tout tomber et que je m'ouvre une boutique de poupées de chiffons, gossées par bibi (lire: avec mon vieux linge laitte, ou, si je dois faire face à une pénurie... celui de la corde à linge des voisins). Moi qui se dit comme ça, à 23h un mardi soir :"Coudonc, faudrait que je tricote un foulard pour le fun". Moi qui annonce à 10 heures le matin à Coquinette que non, aujourd'hui on ne fait rien, parce que c'est férié et que les jours fériés c'est fait pour écouter des films et manger du pop-corn (z'auriez du voir le bonheur qui se lisait dans son regard quand je lui ai annoncé ça). Hier, par exemple, j'ai enlevé le pyjama à ma fille à l'heure du bain; 20 minutes avant d'aller la coucher pour la nuit. J'ai enlevé le miens ce matin avant de la reconduire à la garderie...

D'un côté je remporterais n'importe quel concours de procrastination. Suis une professionnelle.... de calibre international, rien de moins. Amenez-en des bed-ins! D'un autre j'ai le cerveau en pleine ébullition. Je veux m'inscrire à l'école, terminer cette foutue BD, écrire ma propre collection de livres pour enfants... Je fais plein de ménage, je recoud les vêtements brisés, je gosse des trucs weirds, j'assassine les mouches à fruits par centaines aussi, mais ça, c'est une autre histoire... j'ai envie de participer à une grande parade de zombies, je veux faire des films avec mes amis. Je veux vivre trois vies en une seule mais pour le moment, la vraie de vraie priorité, c'est de mettre la main sur la meilleure recette de croustade aux pommes.

Enfin bon, à l'heure où je vous écris, mon cerveau est un entonnoir et j'ai pas encore compris comment tout faire fitter dedans sans faire de dégâts. Facque ça déborde de partout. Je fige. Et je facebook ma vie en attendant qu'on vienne me sauver. Je cherche et je cherche... et je cherche une solution à mon mal, j'ai même envisagé la thérapie de groupe mais entre vous et moi, un blogue, c'est déjà un peu ça.

En tout cas... on dira ce qu'on voudra, moi je le sais au fond de mon coeur, que je ferais une fichue de bonne rentière.

août 29, 2008

Procrastination...

À voir la longueur du texte précédent, vous vous douterez... que j'ai un travail urgent à faire et que oui; je vais passer tout mon vendredi soir là-dessus...

*soupir*

juin 22, 2008

Moi ça m'impressionne...

Mes cycles de travail et de procrastination m'étonneront toujours...

Ai passé toute la semaine à fuir le travail et franchement, en tout humilité; je dois dire que je suis quand même assez talentueuse dans le domaine...

Puis... tout à coup... à neuf heures hier matin, paf! Révélation. Je deviens travaillante!?!

Ai passé mon samedi, concentrée, assidue... de 9 à 17h, avec une pause de 45 minutes pour manger et pendant ma pause j'ai optimisé mon temps au maximum; en dansant en mangeant ma salade, en partant un lavage, en faisant ma vaisselle et en écrivant à mes amis. J'ai trouvé le moyen de faire, au cours de cette journée-là; ce que je fais en trois jours d'habitude; arrosage des plantes et parlage au téléphone en prime.

Ce matin j'étais debout à 6h. Là je viens de terminer mon objectif de travail pour toute la journée. Il est 8h30...

Maintenant on parie combien sur demain? Moi je dis qu'avant que je me rende compte que ma journée a commencée j'vais me retrouver à l'heure du souper avec rien de fait, même pas ma douche...

juin 11, 2008

Et ça recommence...

Bon ça y est; les vacances sont terminées, je recommence à travailler genre euh… là (sans blague, je commence dans exactement 6 minutes).

Bien décidée à ne pas faire comme l’été dernier où j’ai travaillé comme une folle, me permettant une seule pause durant laquelle je n’ai fait qu’une seule chose : déménager ! Je me suis arrangée pour terminer un contrat en mai, prendre un mois de vacances, reprendre un petit contrat là, ensuite d’autres vacances puis en août-septembre si tout va comme prévu, je recommence à travailler comme les gens normaux.

À date dans mon plan tout va bien, c’est un super plan.

Super ?

Oui, tant que je ne prends pas en considération un petit détail franchement agaçant : la procrastination.

J’ai travaillé à la maison durant 5 ans, je sais ce que c’est l’auto-discipline, le travail autonome, l’importance de la routine… seulement voilà… j’ai comme rejetté plein d’affaires et de traits de personnalité quand je me suis séparée et la discipline est l’un d’eux.

Ça me fait un peu peur vu les circonstances; la dernière fois que j’ai essayé de travailler de la maison ça m’a pris 3 jours pour faire 3 heures de travail (et je ne blague pas). Je peux passer TOUTE ma journée, à faire en boucle ceci : facebook, bloglines, cyberpresse, gmail, quelques liens favoris et on recommence. Quand je dis toute la journée, je veux dire de 10am à 10pm avec une pause pour la sieste (2 heures) et 2 autres pour manger. C’est abominable !!! Le gros moment de la journée c’est quand j’ouvre Word et que j’envoie un email de groupe à tous mes contacts pour leur dire comment je suis fabuleuse car j’ai ouvert un logiciel.

En tout cas, ça me donne matière à réflexion cette fâcheuse tendance et depuis quelques temps je découvre avec horreur que j’ai besoin d’une chose dans ma vie : une figure autoritaire.

Quand je dis figure autoritaire, je ne parle pas de quelqu’un qui m’appelle pour me demander si mes choses avancent là… noooon, je sais trop bien prendre un ton rassurant et sortir un : « Ah vouiiiii, ça va très biiiiiien, ça avance, j’ai tellement hâte de te montrer mes belles réalisatiooooons ». Non, moi ça me prend un truc plus hard; un patron autoritaire, qui passe derrière moi 4-5 fois par heure question que je ne sois pas trop tentée d’aller dans ma boîte de courriels ou sur les sites de potins. J’ai besoin d’un patron que j’aime pas, d’une face bête, conne et si possible incompétente pour que je puisse travailler vite vite vite mais qu’en revenant du bureau je puisse me dire intérieurement : « grosse vache, un jour j’aurai ta place pis j’vas être beeeeeeeeen meilleure que toi en plus; grosse vache laide ».

Du coup j’ai très peur du visage que vont prendre mes 2 prochaines semaines… parce que je le sais tellement qu’un tout petit contrat de deux semaines pourrait se prolonger en épine dans le pied de 3 mois… et inutile de me sortir l’argument de l’argent, le « plus tu termines vite plus t’encaisse vite ta paye » ça marche pas pour moi. On dirait que ça m’affecte pu.

J’ai déjà le goût d’aller jouer dehors…

*Soupir*

La BONNE nouvelle là-dedans c’est que si je réussis à faire mon truc en 2 semaines pour de vrai je vais être SUPER fière de moi.

La mauvaise c’est que je m’en rappellerai pu dans 2 mois...

février 17, 2008

Peut-être que si je l'écris ça va me motiver à me faire des lunchs ?

Bon, bon, bon, je l'avoue, j'ai un problème, un gros : Je ne me fais plus de lunch pour aller travailler.

Et j'ai honte.

Au début c'était drôle, genre : Ah! Ah! Ah! Ben oui, aujourd'hui j'ai ENCORE pas de lunch !

Après c'était cute : héhé, je vais manger des sushis pour la troisième fois de la semaine...

Ensuite il a fait -30 et ça a été le coup de grâce... je crois que je ne m'aide pas avec cette histoire de pas-de-lunch.

Outre le fait que ça me coûte vraiment trop cher pour manger le midi, je suis maintenant rendue blasée. J'ai plus le goût de rien : ni de sandwichs, ni de pizza, ni de sushis, ni même de Mc Donald.

En plus ça me prend 30 minutes de plus pour manger parce que je dois me déplacer alors j'arrive 30 minutes plus tard à la garderie. On arrive tard à la maison, 18h15, on soupe tard, j'ai pas le temps de me faire un lunch pour le lendemain, je suis crevée mais je me couche tard pareil, comme je mange pas bien j'ai pas assez d'énergie (bon ok, je veille BEN trop tard pour une p'tite mère aussi mais ça; c'est une autre histoire).

Pis en plus, à force de squatter les restos du centre-ville je commence à grossir. Ce serait chouette que je grossisse direz-vous. Même que moi je suis bien d'accord avec le principe, seulement voilà, grossir avec la bouffe des restos du centre-ville, c'est s'assurer une excroissance de la bedaine et de nulle part ailleurs et euh, ça m'irait pas très bien le look "pomme" alors en ce moment ça hurle DANGER dans ma tête... Grossir oui, mais égal siouplaît (avec une attention particulière aux point stratégiques : fesses et seins, idéalement, tsé).

Puisque j'ai beaucoup de talent pour la procrastination, au lieu de me prendre en main et de me faire des lunch, j'ai décider de réfléchir à ma situation, je revois les 12 derniers mois de ma vie dans ma tête, ça défile, j'analyse, je me rappelle vaguement que l'an dernier à pareille date j'était hot en tabarnouche. Je mangeais presqu'exclusivement des lunchs, je jugeais mes collègues qui mangeaient toujours au resto, je me sentais tellement supérieure. J'essaie de voir ce qui a tant changé dans ma vie depuis et je trouve pas trop... j'ai comme pas d'excuse pour ne pas me faire de lunch.

Pas d'excuse, zut. En fait la seule chose que je trouve c'est ceci : l'an dernier, je ne mangeais pas chez mes parents le dimanche soir, je me faisais un gros menu cocotte; rôti de palette ou épaule d'agneau, plein de légumineuses et de légumes... j'en avais assez pour manger le dimanche soir et pour mes lunchs du lundi et du mardi et ça me coûtait des peanuts. Suis en train de me remettre ma gestion d'horaire en question; ça se peut que je délaisse mes parents bientôt... je veux dire, c'est ben beau voir la famille, mais tsé, si ça implique de devoir manger d'la crotte pendant 2 jours après ça, ben ça marche pas... à moins que ma mère décide de me faire des lunchs afin d'améliorer son argument de vente...