Torpeur et hyperactivité
C'est dur à expliquer. Je crois que ça a rapport avec les hormones, ou peut-être est-ce le changement de saison? À moins que ça soit le soleil, le froid, les couleurs des feuilles? Depuis plusieurs années... à l'automne... je deviens la reine des hippies et du cocooning en même temps. Ça donne un bizarre de mélange; genre moi qui cuisine pendant 3 jours. Moi qui dort pendant 3 autres jours. Moi qui décide un beau matin que je laisse tout tomber et que je m'ouvre une boutique de poupées de chiffons, gossées par bibi (lire: avec mon vieux linge laitte, ou, si je dois faire face à une pénurie... celui de la corde à linge des voisins). Moi qui se dit comme ça, à 23h un mardi soir :"Coudonc, faudrait que je tricote un foulard pour le fun". Moi qui annonce à 10 heures le matin à Coquinette que non, aujourd'hui on ne fait rien, parce que c'est férié et que les jours fériés c'est fait pour écouter des films et manger du pop-corn (z'auriez du voir le bonheur qui se lisait dans son regard quand je lui ai annoncé ça). Hier, par exemple, j'ai enlevé le pyjama à ma fille à l'heure du bain; 20 minutes avant d'aller la coucher pour la nuit. J'ai enlevé le miens ce matin avant de la reconduire à la garderie...
D'un côté je remporterais n'importe quel concours de procrastination. Suis une professionnelle.... de calibre international, rien de moins. Amenez-en des bed-ins! D'un autre j'ai le cerveau en pleine ébullition. Je veux m'inscrire à l'école, terminer cette foutue BD, écrire ma propre collection de livres pour enfants... Je fais plein de ménage, je recoud les vêtements brisés, je gosse des trucs weirds, j'assassine les mouches à fruits par centaines aussi, mais ça, c'est une autre histoire... j'ai envie de participer à une grande parade de zombies, je veux faire des films avec mes amis. Je veux vivre trois vies en une seule mais pour le moment, la vraie de vraie priorité, c'est de mettre la main sur la meilleure recette de croustade aux pommes.
Enfin bon, à l'heure où je vous écris, mon cerveau est un entonnoir et j'ai pas encore compris comment tout faire fitter dedans sans faire de dégâts. Facque ça déborde de partout. Je fige. Et je facebook ma vie en attendant qu'on vienne me sauver. Je cherche et je cherche... et je cherche une solution à mon mal, j'ai même envisagé la thérapie de groupe mais entre vous et moi, un blogue, c'est déjà un peu ça.
En tout cas... on dira ce qu'on voudra, moi je le sais au fond de mon coeur, que je ferais une fichue de bonne rentière.