Main

décembre 22, 2007

Parce que des fois je me prends pour Dre Nadia

Y a pas à dire, le fameux terrible two, ben, c'est rassembleur. Martine publiais hier un billet criant de vérité et, comment dire, ben ça m'a inspirée. Alors voilà, aujourd'hui je vous donne des trucs. Je fais une "petite" mise en garde: ma fille c'est vraiment un ange, genre, alors son terrible two ben c'est un terrible two d'ange, bref c'est presque cute et ça vous donne envie de sortir la caméra vidéo à tous les jours pour filmer la 8e crise de la journée parce que la petite maudite, ben elle ariive toujours à venir te chercher en te sortant un commentaire drôle.Malgré ceci, voici donc mon petit guide du moment:

- Ne pas s'obstiner; donner des choix. Tu veux pas mettre tes pantalons ? Hoooooon, c'est triste parce que j'avais l'intention de te faire choisir et là t'aurais pu mettre tes pantalons PRÉFÉRÉS. Hoooooon.
- Le décompte 1, 2, 3. "Viens ici ma belle" "NON" "Ok, je compte jusqu'à 3 et tu viens ici"... ben croyez-le ou non : ÇA MARCHE !
- Avertir de ce qu'on fait à l'avance, dire où on va, donner l'ordre des choses. "Ma chérie dans 5 minutes on commence à s'habiller pour aller à la garderie"
- Ne pas avertir trop longtemps à l'avance. Autant les petits veulent savoir ce qu'on a l'intention de faire, autant les aviser 3-4 jours à l'avance peut mener à de grosses déceptions inutiles. Vous prévoyez une sortie avec des ti-namis la fin de semaine prochaine ? Ben on connaît ça les enfants : y'en a toujours un de malade ! Attendez plutôt le matin même ou la veille au soir (pour motiver le dodo, "tsé faut faire un grooooos dodo cette nuit pour être en forme et foooort parce qu'on va voir tes amis), vous allez passer pour le parent qui fait toujours des surprises et des activités supers au lieu de passer pour le parent qui promet plein de trucs et qui annule une fois sur 2.
- Si vous devez en venir aux menaces assurez-vous de:
1 - Pouvoir l'exécuter après 2-3 avertissements (et donc que c'est réaliste)
2 - Que ce n'est pas une trop grosse punition par rapport à ce que l'enfant est en train de faire
3 - De respecter d'une fois à l'autre votre degré de tolérance. Si vous avertissez 18 fois avant d'agir le lundi, ne vous demandez pas pourquoi le mardi votre petit est surpris de se faire punir au bout de 2 avertissements
- Z'êtes fatigué ? À bout ? Z'avez un tempérament de "pas patient" ? Fixez-vous dont une limite, observez-vous et fixez-vous une limite. Moi par exemple je sais que si je répète 5 fois je commence à m'énerver et à avoir envie d'être méchante. Facque au bout de 3 avertissements ben je sévit.
- Faire comme si tu n'avais rien vu si tu n'as pas le goût de mettre l'énergie nécessaire pour corriger la situation. C'est pire de faire une guerre de pouvoir qui finit en queue de poisson que de ne rien dire. Si ça finit en queue de poisson vous pouvez être sûr que votre terrible two va revenir à la charge d'ici peu... et il reviendra plus fort ! Car vous lui aurez donné l'impression que sur ce point il peut gagner.
- Chicaner sur le coup, en parler et faire une mise au point à têtes reposées par la suite. Ne jamais chicaner en double. Si quelqu'un d'autre, l'autre parent, la gardienne, un grand-parent a dû chicaner votre enfant, parlez lui de son comportement plus tard ou le lendemain mais évitez de le chicaner encore une fois. Gardez vous cette option pour si un jour il fait quelque chose de "vraiment mal".
- Votre enfant fait la moue, fait une crise, a un comportement étrange et vous ne comprenez pas du tout d'où ça vient ? Demandez-lui dont s'il a de la peine. Chez nous ça résout presque la moitié des conflits, ça les tue dans l'oeuf si on peut dire. Avec cette fabuleuse tactique non seulement on évite plusieurs escalades mais en plus on apprend à l'enfant à gérer ses insatisfactions... et on apprend à détecter quand c'est une vraie de vraie crise de pas d'allure (comme ils savent si bien les faire) et quand ce sont des vraies peines déguisées en over-reacting
- *Update* Ouain pis (la honte), j'avais oublié de vous dire quelque chose de positif : quand votre petit monstre fait un bon coup, dites-le lui.

Et voilàààà, z'avez entre les mains un beau petit manuel de comment gérer son terrible two avec succès, j'espère que ça va vous aider et si ça ne vous aide pas, je vous permet de faire le bacon dans votre salon et de me bouder pour des siècles et des siècles amen.

juin 13, 2007

Histoire de lit

Ok.

Je voudrais garder ça pour moi... mais je m'en peux plus de vous faire des cachotteries alors ça sort.  Peut-être que ça va sortir tout croche, merci de ne pas me juger.

Je viens d'acheter un petit lit de voyage à ma fille,  Il est ici et grâce à lui je vais pouvoir aller aux chalet de tout le monde cet été sans avoir à me soucier de la question dodo de Coquinette et en plus je vais pouvoir l'envoyer dormir quelques jours chez papa-maman pour me donner un petit break.  C'est cool hein ?  Moi en tout cas je flotte.

Et je vais mieux aussi, car au risque d'avoir l'air d'une consommatrie compulsive (ce que je suis un petit peu aussi) j'ai passé par dessus ma peur du jugement d'autrui et je vous ai dit la vérité.  Je me sens mieux maintenant.  Je suis peut-être même une meilleure personne qu'il y a deux minutes.  C'est important je trouve de faire sortir le moton une fois de temps en temps et de s'ouvrir aux autres, ça nous permet aussi d'un peu mieux se connaître en tant que personne et de grandir à travers les expériences nouvelles.

Je vous ai dit que je suis allée au Renaud Bray tantôt ?  Non ? Ben oui, j'y étais...et j'ai lu tous les titres de la section "croissance personnelle". 

Dites..vous croyez que ça va me marquer encore longtemps toute cette réthorique ?

mai 07, 2007

Les prénoms

Choisir un prénom pour son enfant, c’est dur.  Il faut considérer tout plein de facteurs, faire un consensus avec le papa, éplucher les statistiques de l’année précédente.  S’assurer que c’est doux à l’oreille.  On donne un ou deux noms de famille ? 

On ne le soupçonne peut-être pas, mais le prénom en dit aussi beaucoup sur la personnalité des parents.  Par exemple :

Léa, Alice, Luc, Rémi, Dorothée, Fiona : Ils sont beeen fiers d’eux parce que ça a une « référence »

Estelle, Angeline, Emma-Rose, Aurélie : Z’aiment les vieilles affaires

Kevin, Shirley, Kenny, William, Brendon, Megan : En prévision de la mondialisation…mais les parents eux-mêmes…ils ne parlent pas un mot d’anglais

Julie, Didier, Lia, Alix, Maximilien : Soucieux que leur enfant n’ait pas un nom commun

Mario, André, Suzanne, Georges, Sonia, Rita : Soucieux aussi que leur enfant n’ait pas un nom commun mais ont tendance à faire un peu d’over-reacting

Marie-Neige, Enya, Stella-Mai  : Hippies

Zoe-America (#8005 en 2006), Zikra, Vanya (ça vous rappelle un nom de serviette sanitaires?), Tryscha, Thérèse : Complètement déconnectés

Mathieu, Simon, Catherine Martine, Isabelle : Aiment revisiter les classiques

Matthieu, Alisse, Martyne, Frederike, Viktor, Filip, Yoosianne : Analphabètes qui se croient originaux

Rachel, Nathaniel, Selma, Jack, Claire, Malik : Vive les séries télé

Ezechiel, Salome, Thomas : Vive la Bible

Le site de la RRQ : des heures de plaisir !

avril 03, 2007

État de veille

Je pensais à ça hier soir.  À deux heures du matin.  C’est fou comme on dort pas de la même façon une fois qu’on a eu un enfant.  Il y a comme une fonction qui nous vient en même temps que l’accouchement : l’état de veille, un genre de «dormir sur une oreille» version améliorée.  Un exemple ?

Vous êtes couchée, vous savez bébé malade, votre corps comprends tout de suite le message et vous mets en état de veille.  Vous arrivez peut-être à vous endormir….mais dès que votre enfant se tourne de bord, dès qu’il tousse ou gémit dans son sommeil, vous avez une immense poussée d’adrénaline : vous vous préparez à la guerre.  Votre corps ne veut plus se rendormir, il se croit interpellé car il a des « chooooses à régler ».  Vous vous sentez soudainement tellement en forme que vous pourriez courir nue-pied votre petit contre vous durant des kilomètre si c’était nécessaire, une force surhumaine vous habite, vous êtes une louve.

Ce qui est de fascinant avec tout ceci, c’est que ça n’arrive que les soirs où vous savez que bébé aura besoin de vous.  Le reste du temps s’il se réveille, vous vous traînez du lit et allez voir le petit chigneux dans un état de pas-du-tout-allerte. 

Fascinant, la maternité me fascine.

Dans un très proche ordre d’idées, Coquinette est balaaade, elle a un espèce de gros rhume depuis jeudi.  L’a pas fait une vraie nuit depuis, sauf hier, où elle ne s’est réveillée qu’une fois, à 5am.  Mais mouaaaa, mon corps s’était préparé à être en alerte jusqu’à deux heures du matin alors il a fait quoi mon corps hein ?  Il a fait quoi mon corps quand j’ai essayé de le coucher à 11 heures hier soir ???  Il m’a dit NON, que neni madame, vous êtes en a-l-e-r-t-e.  Bébé aura peut-être besoin de vous, aucune discussion possible, z’avez intérêt à avoir l’imagination fertile parce que votre histoire d’avant dodo de ce soir, elle va être looongue.  Et looongue elle fut…bouhouhouhouhou.

Après m’être dis des trucs très drôles au cours de la journée dans le genre de :
« Je me demande ce qui passe au cinéma Beaubien ce soir »
ou
«  Tiens, je pourrais inviter des amis à souper et leur préparer de la ceviche »

J’ai opté pour l’option la plus sage : ce soir je dors !!!

janvier 20, 2007

Césarienne

Je décide de vous en parler aujourd’hui parce que je lis souvent des histoires de mamans mortes de peur devant cette éventualité.  Je lis des histoires tristes, des histoires de filles qui considèrent ceci comme un échec et qui ont de la misère à se relever suite à l’intervention, pas parce que ça fait mal physiquement (quoique voui, c’est clair que ça fait mal) non , mais parce qu’elles ont mal à l’âme, elles sont déçues d’elles.
 
C’est quoi au juste une césarienne ?  Une intervention chirurgicale majeure, on vous ouvre, coupe, coupe, coupe la peau, les muscles et tout le reste jusqu’à ce qu’on puisse prendre votre bébé et le sortir de votre ventre.  Ensuite tout dépendant de la technique en vigueur à votre hôpital, on vous recoud ou on vous agrafe, on vous flanque en salle de réveil avec une sonde urinaire pour les prochains 12 heures et interdiction de bouger pour au moins ça : 12 heures.  Durant les jours qui suivent vous apprivoiserez le bonheur de la prise d’anti-douleurs, vous prierez pour de pas trop avoir envie de pipi et quand l’infirmière vous affirmera qu’une bonne douche vous ferais du bien vous la regarderez d’un air dubitatif, ayant grande crainte que l’eau puisse vous infecter.  Dans les jours qui suivent vous marcherez pliée en 2, vous n’aurez pas le droit de soulever un poids supérieur à 1 litre de lait de chaque bras.  Vous ne pourrez pas aller faire de marche et vous aurez une peur phobique de vos escaliers.  La cerise sur le Sunday ?  Interdiction de baiser durant 6 semaines…et si vous succombez à la tentation et que ça fait pas si mal en fin de compte…le moment de l’orgasme vous confirmera que c’était une grave erreur, l’utérus ayant, vous rappellerez-vous alors, la bonne idée de se contracter à répétition comme dans…ben comme lors de vos orgasmes normaux, sauf que vous n’y aviez pas porté attention avant !!!

Bon maintenant que je vous ai dit les vraies choses, laissez moi vous remonter le moral un brin.  Premièrement la césarienne : c’est pas si pire que ça.  J’ai juste écrit le précédent paragraphe pour que vous saisissiez bien l’ampleur de l’intervention.  Pour que celles qui sont tentées de trouver la césarienne plus accommodante aillent refaire leurs devoirs de recherche sur le net. Maintenant soyons réalistes, on est pas au Brésil ici.   Si votre médecin décide que vous avez besoin d’une césarienne d’urgence, si votre bébé est en mauvaise posture, si vous êtes en arrêt de travail, que ça tourne mal, que, que, que... voulez-vous je vous en prie ne pas vous sentir cheap ?  On est tout plein de mamans à être entrées dans le bateau du tout naturel : je veux un accouchement naturel, je veux gérer ma douleur avec la technique Bonapace, je veux une maison des naissances.  C’est bien beau tout ça et bravo pour tous vos efforts, pour cette grande confiance que vous faites en la vie pour cette détermination à offrir le meilleur à votre enfant et à vous-même mais sachez qu’au cours d’une grossesse, qu’au cours d’un accouchement , le scénario idylique qu’on s’est bâti dans notre tête il ne vaut rien.  C’est comme l’histoire du prince charmant qui sauve sa princesse…. In your dreams mesdames, vous vous êtes monté un bâteau.  Le prince charmant n’existe pas, l’accouchement parfait, il n’existe pas non plus.  Accoucher comportera toujours une partie d’imprévu et accoucher fera toujours mal.
 
Maintenant que vous avez lu tout ceci, je vous donne mes arguments pour apprécier votre césarienne et la voir sous un nouveau jour :

Premièrement, on vient de vous sauver la vie, soit la vôtre, soit celle de votre bébé soit carrément les 2.  Moi par exemple, je peux vous affirmer que sans la césarienne je serais morte, 2 fois plutôt qu’une.  Je ne serais jamais née car ma mère serait décédée sur sa première table d’accouchement et si on oublie ceci, JE serais décédée sur la mienne de table d’accouchement.  Coquinette n’aurait jamais pu faire entendre sa jolie voix, vous serions déjà un souvenir lointain pour nos proches.  Ne serais-ce que pour cela, je crois qu’il est de mise de réaliser notre chance à tous, de vivre dans un pays industrialisé, d’avoir accès à des services de santé potables et de ne pas avoir la crainte de mourir en nous rendant à l’hôpital lors de nos premières contractions.  Quand on arrive on se pose tout plein de questions, vais-je souffrir ?  Est-ce que ça va être long ?  Il va ressembler à quoi mon bébé ?  L’équipe médicale sera t-elle gentille et respectueuse ?  On a pas besoin de se poser LA question qu’encore tout plein de mamans se posent dans des pays pauvres : vais-je mourir aujourd’hui ?

Ensuite de cela, sincèrement, ça fait mal une césarienne, un accouchement naturel aussi ça fait mal et dans les deux cas; on oublie.  Vient un jour où il nous reste une toute petite cicatrice et sincèrement, elle est jolie la cicatrice.  La mienne en tout cas.  Voyons la comme un passage initiatique, un tatouage, un trophée et soyons fières de notre estampe.

Pour celles qui ont réussi à se sauver des hémorroïdes durant la grossesse, grosse victoire, vous arrivez officiellement à vous en tirer complètement !  Vous venez aussi de vous sauver de l’épisiotomie ou de la déchirure…hantises de la femme enceinte.  Marcher pliée en deux ou devoir s’asseoir sur un beignet de glace, franchement, je trouve que c’est un peu du pareil au même…

Le 6 semaines sans baise ici, c’est une prescription du docteur, vous pouvez vous cacher derrière sa prescription.  Il semblerait que les mausus de pensent pas à faire la même recommandation aux autres mamans…

Vous perdrez toute sensation tactile autour de votre cicatrice, ça revient lentement, très lentement.  Ce qui vous donne le temps d’aller vous faire épiler le bikini au laser sans douleur et pour la vie.  Pas tout de suiiiiite, mais comme la sensibilité prend beaucoup de temps à revenir si vous commencez les traitements entre 6 mois et un an plus tard vous serez quand même heureuse de ne rien sentir.

Enfin argument ultime, vous vous sauverez de ceci.

En gros mesdames, je vous en prie, ne jugez pas cette intervention comme un échec.  Lorsque la décision est prise dans le meilleur intérêt de la mère et de l’enfant, prenez-le comme une victoire, vous êtes chanceuse de pouvoir vous en tirer malgré tout.  Ne pas vivre les choses comme vous l’auriez voulu, ça fait partie de la maternité.  Ça peut commencer par une césarienne mais une chose est sûre, vous frapperez des murs pas mal souvent dans votre vie de maman «l’attitude grain de sel» et la bonne humeur s’avèrent être de très bons outils pour passer à travers vos embûches et vous relever de vos épreuves.

Au sujet des médicaments, ben oui, c'est plat, ils vont passer dans le lait mais franchement, votre lait reste la meilleure bouffe à bébé naissant pareil et puis c'est juste pour quelques jours.  Ne vous privez pas, vous allez souffrir si vous prenez cette décision.  Comme dans souffrir pour de vrai.  Bonne chance.

Ah oui, j'oubliais, suite à une césarienne, il est tout à fait possible d'allaiter.  Tout dépend des circonstances, mais on vous apportera probablement votre enfant en salle de réveil, moins d'une heure après l'intervention.  On est plus dans les années 70, les infirmières vous encourageront et seront compréhensives et maternantes.

décembre 10, 2006

L'allaitement

Houlala, en attendant de commencer le boulot (le vrai de vrai) ce mardi, je cours, je cours, je cours !  Je ne sais pas pour vous mais moi, quand j’ai des choses hyper importantes à faire, comme étudier un examen très dur ou faire des rapports d’impôts je me trouve tout plein d’activités fantastiques comme laver mon linge ou vider le lave-vaisselle pour me sauver de mes obligations.  Là, j’ai le ménage de sous-sol et des piles de trucs moches reliés à ma comptabilité d’entreprise à terminer pour lundi soir car je n’ai pas le goût de traîner tout ceci une fois que j’occuperai mon nouveau poste.  Hé bien tadaaaaaam !  J’ai trouvé mieux que le lave-vaisselle pour me défiler de mes fonctions, j’ai décidé de vous écrire un billet sur un incontournable; et j’ai nommé : l’allaitement ! 

Présentement la politique québécoise est de promouvoir l’allaitement de 6 mois.  Non seulement  l’allaitement maternel devient-il de plus en plus populaire mais l’allaitement longue durée gagne de plus en plus de place également.  Qui ? Quoi? Comment ?  Pourquoi? Où ? COMMENT ?  Je vous ai préparé un billet, qui, devinez-quoi ?  Sera  trèèèès loooooong et j’essaierai de répondre à toutes vos questions.  Pour ceux qui voudraient en savoir encore plus j’ai ajouté des liens de références et de ressources à la fin de mon billet.

On a tous déjà entendu parler des bienfaits de la chose.  Tout plein de beaux anti-corps pour le nourrisson, pas cher, pas cher, aide à faire perdre le poids de grossesse, ultra pratique car le lait est toujours à la bonne température.  D’autres bienfaits sont un peu moins bien connus.  Par exemple, saviez-vous que des études démontrent clairement que les mères qui allaitent réagissent mieux au stress que les mères qui n’allaitent pas ?  Le fait d’allaiter nous fait sécréter des endorphines qui nous mettent sur un « high ».  Bon, j’entends déjà vos voix de dissidentes.  Continuez à lire, mesdames, je parlerai plus bas des embûches ok ?  Là je commence avec le côté rose et joli ;-).  J’ai aussi lu en quelques part, je ne me rappelle plus où (pardonnez-moi car je n’ai pas le cerveau de Kim Peek) j’ai aussi lu en quelque part disais-je, que l’allaitement pourrait aider les femmes à passer à travers du post-partum car la sécrétion des fameuses endorphines fait des miracles.  Tiens, 2 minutes de recherche et je vous ai trouvé le lien.  Lisez tout, c’est intéressant : L’allaitement aide également à renforcir le lien mère-enfant.

Vous êtes enceinte, vous désirez allaiter et là vous vous posez tout plein de questions ?  C’est normal !  Surtout que nous avons du rattrapage à faire puisque plusieurs d’entre nous ne peuvent même pas se fier sur le savoir ancestral transmit de mère en fille.  Nous avons été élevés par une génération qui a très peu allaité.  Ma mère, par exemple considérait qu’elle m’avait allaité très longtemps; ça aura duré 3 mois.  Bravo en passant à ma maman puisqu'à l'époque c'était rare et il fallait se battre pour changer les moeurs. Probablement que vous n’avez même pas été allaitée vous-mêmes.  Votre maman donc, ne pourra probablement même pas vous aider.  Ah si, peut-être un peu mais quand elle vous dira de vous laver les mamelons avec un gant de crin à tous les jours, 2-3 semaines avant votre date prévue d’accouchement vous aurez le droit de décrocher et d’accorder un peu moins d’importance à ses conseils.  En passant le gant de crin, c’est pas nécessaire.  N’importe quelle conseillère en allaitement vous le confirmera.  Où en étais-je ?  Ah oui !  La préparation.  Comment vous préparer ?  LISEZ !  C’est le mieux que vous pouvez faire en attendant la venue de votre bébé.  Observez les positions, parlez en avec vos amies qui ont allaité et puis…et puis attendez la naissance de votre bébé parce que votre coach, ce sera lui.  Lui et les 6 infirmières qui se relaieront à votre chevet une fois qu’il sera né.

Les infirmières des ailes des naissances ont toutes le mandat de promouvoir l’allaitement.  Elles vont vous proposer de vous apprendre comment faire, elles vont vous observer, vous toucher les seins, vous dire : « Beeen non !  C’est pas comme ça ! Pfff» ou « T’es ben rouge cocotte, tu vas faire des crevasses d’ici la fin de la journée si tu corriges pas ta position » ou encore mieux « Ohlala il est né cette nuit et vous avez déjà des crevasses ???? ».  Et vous, vous serez tellement fatiguées par votre accouchement que vous n’aurez même pas la force de vous indigner ni d’être pudique (de toute façon la notion de pudeur change un peu après un accouchement mouarfarfarfarf).  Vous aurez besoin d’aide, elles seront fines avec vous, et maternelles alors règle générale elles sont bien placées pour vous aider, à moins de tomber sur une crétine finie vous pouvez donc les laissez vous guider.  Si vous accouchez au Québec on vous remettra un beau livre « Mieux Vivre avec son bébé ».  Ce n’est pas une décoration.  Il renferme plein de renseignements pertinents.  À moins que vous ayez prévu de nombreuses visites vous aurez probablement le temps de passer au travers avant votre sortie d’hôpital.  À propos, vous constaterez rapidement que l’allaitement est un moment fantastique pour lire.  Ça dure grosso modo 3 mois ensuite bébé bouge et a besoin de plus d’attention.  Prévoyez-vous des lectures légères à la Bridget Jones.  À 3am après votre 3e réveil pour allaiter vous verrez que c’est précieux le rire.  Je vous laisse les titres des livres légers que j’ai lus quand j’allaitais à la fin du billet.  

Peut-être avez-vous déjà entendu le proverbe : « Quand bébé, dort maman dort » ?  Je n’ai qu’un conseil: durant les deux premiers mois de vie de votre poupon tenez-vous en religieusement à cette consigne !  Durant les premiers mois vous aurez probablement à vous réveiller plusieurs fois par nuit.  Vous vous en doutiez déjà n’est-ce pas ?   Bien sûr vous entendrez des histoires ici et là de bébés faisant des nuits de 8h dès leur sortie de l’hôpital et vous serez pleine d’espoir.  Ce qu’il faut savoir c’est que de 1, c’est l’exception.  De 2, ils s’endorment à 19h.  Si on ajoute 8 ça vous fait un premier réveil à 3am mouhahahha !  Vous voyez où je veux en vernir ?  C’est clair que si vous attendez 23h pour aller au lit vous aller rusher !  Dooonc, quand bébé dort, maman dort (la consigne tient pour le jour durant les premières semaines) ET prévoyez un coin allaitement avec coussin, livre, petite lampe, couverture, bol de céréales sèches et bouteille d’eau.  Une petite radio avec un bon cd de musique douce ça remonte le moral aussi.  J’ai pas dit new age lààà, j’ai dit « douce »  Sea Change de Beck c’est parfait, Carla Bruni aussi ou n’importe quelle musique qui vous relaxe.  Leonard Cohen ça doit être pas pire aussi…  Vous pouvez choisir durant les premiers mois de faire dormir bébé dans votre chambre.  Ça facilite l’allaitement et ça vous fait moins long à parcourir quand il se réveille.  Parlez-en entre conjoint, c’est une décision qui se prend à deux car bien qu’il y ait une multitude de bonnes raisons pour garder bébé près de soi au dodo, il y en a une multitude pour l’éloigner; la première étant : un bébé ça fait du bruit quand ça dort…beaucoup de bruit !  Prévoyez-vous aussi un gros stock de coussinets d'allaitement.  Durant les premières semaines vous seins seront tellement remplis de lait qu'ils couleront probablement pour un rien.  En fait dès que vous entendrez bébé ou que vous penserez à lui vous mouillerez votre chandail, d'où l'importance d'avoir ces coussinets en tout temps dans votre soutient-gorge !  Vous verrez que rapidement votre mémoire vous jouera des tours.  Est-ce à cause du manque de sommeil ?  De votre horaire chamboulé ? De toute cette attention que vous donnez maintenant à un nouvel être ?  Peut-être un peu de tout ceci mais vous constaterez que non seulement le temps passe vite mais en plus on oublie très rapidement les moments difficiles.  La nature est bien faite, elle veut qu’on se reproduise  alors quand vous fêterez le premier anniversaire de votre petit trésor il y a fort à parier que vous vous rappellerez que des fois c’était dur mais vous ne vous rappellerez pas pourquoi ce l’était.  Simplement un vague «  Oh j’me rappelle que des fois je trouvais ça beeeeen dur ».

À moyen terme, au bout de 2-3 mois, votre bébé commencera à allonger ses nuits et dormira 5-6-7-8 heures en ligne puis après le premier réveil ce sera probablement un réveil aux 2 heures.  Le temps passe, les réveils s’espacent et tout devrait être à peu près normal autour de l’âge de 6 mois.  Je vous pondrai un billet sur le dodo éventuellement mais si vers l’âge de 6 mois votre enfant se lève encore la nuit pour boire, allez chercher des ressources pour vous aider.  À un moment donné un parent a besoin de bien dormir pour être alerte de jour.  En attendant je vous redirige vers ce qui m’a sauvé : le livre Mon enfant dort mal.  Je disais donc, bébé commencera à dormir davantage.  Vous aurez un peu plus d’énergie et vous aurez de plus en plus envie de sortir de chez vous pour aller prendre de l’air.  Le génie de l’allaitement, c’est qu’à cet âge là, quand on sort on a besoin de quelques couches de rechange, de lingettes et c’est à peu près tout; l’allaitement vous donnera alors une grande liberté. 

Socialement l’allaitement en public est de plus en plus accepté.  Même si vous êtes pudique, en visite chez des amis vous allez finir à un moment donné ou à un autre par donner le sein dans le milieu du salon parce que la conversation est trop intéressante pour que vous alliez vous cacher dans une autre pièce.  Avec vos nouvelles amies-maman rencontrées au groupe d’allaitement vous n’aurez aucune pudeur et vous finirez pas avoir montré et vu leurs mamelons une bonne douzaine de fois. Au parc vous arriverez à vous trouver un arbre et à donner discrètement à boire.  Dans les centres d’achats et les grands magasins il y a habituellement une salle d’allaitement à côté de la salle à langer.  Il existe aussi sur le marché des genres de tabliers d’allaitement.  Cela vous permet d’allaiter discrètement en public.  Personnellement je ne vois pas l’intérêt de la chose mais si vous être très pudique ou que l’allaitement est mal accepté dans votre famille « go for it » comme on dit !

J’ai allaité ma fille durant 7 mois, j’aurais donc de la difficulté à vous décrire un allaitement long.  Par contre j’ai été témoin de plusieurs allaitements longs et j’ai été prise avec des biberons durant plusieurs mois et je vous assure que l’allaitement est et restera le moyen le plus facile pour voyager.  Peu importe que vous vous rendiez chez la voisine ou de l’autre côté de l’atlantique, l’allaitement vous simplifiera la vie en tant que parent.  Vous aurez à moins vous soucier des imprévus (du genre je reste plus longtemps que prévu) en plus de vous procurer des moments magiques à vous et à votre bébé.

L’attachement envers son enfant quoi qu’il puisse sembler automatique chez la mère ne l’est pas toujours.  Oui, on aime l’enfant qu’on porte mais une fois qu’il naît, il faut apprivoiser ce petit inconnu, apprendre à le connaître, découvrir ce qui lui fait plaisir ce qui le choque. La mère bénéficie souvent d’une place de choix dans la relation d’attachement mais je tiens à préciser que le père peut et doit s’y tailler une place également.  Où se situe le père dans cette histoire ?  Comment peut-il prendre sa place et développer un lien affectif avec son enfant s’il ne peut le nourrir ?  [Ceci vaut aussi pour les grands-parents et les frères et sœurs]  Il y a une multitude de beaux moments à partager avec un nouveau-né, l’allaitement n’est pas le seul, on peut lui donner son bain, le langer, l’endormir, le bercer, le prendre en portage et le masser.  La présence du père auprès de son enfant durant les premières semaines est primordiale.  Elles leurs permettront de solidifier le lien père-enfant et de créer l’attachement.  Après quelques semaines vous aurez la possibilité de tirer votre lait, ce qui permettra au père de donner quelques biberons au bébé.  Vous pourrez alors vous offrir une belle nuit entière de dodo ou simplement sauter un boire le temps d’aller au cinéma ou au restaurant pendant qu’une grand-mère garde le poupon.  Profitez de ces moments de congé, c’est important de se ressourcer et de se retrouver en tant que couple.  Sachez toutefois que si vous tirez du lait et que vous sautez un boire, vous aurez probablement les seins remplis de lait à l’heure habituelle du boire.  Il est alors important de tirer ce lait en trop si vous ne voulez pas vous retrouver avec une mastite.

Avez-vous déjà entendu parler de lipase ? Si jamais votre bébé commençait à perdre du poids ou si son poids stagnait, que feriez-vous ?  Bien qu’on retrouve une multitude de ressources sur l’allaitement, certains sujets sont moins couverts.  J’ai choisi d’aborder ces deux là avec vous.

Je reviens à la lipase.  Qu’est-ce que ça mange en hivers ?  Je vous donne le lien vers le site de Martine la Banlieusarde, elle vous explique ici en long et en large de quoi il en retourne :   Je résume brièvement : la plupart des mères peuvent tirer leur lait, le congeler et quelques jours plus tard le décongeler et le donner à bébé.  Bébé boit, il est content.  Pour d’autres mères ça ne se passe tout à fait comme ça.  Leur lait change de goût durant la congélation et devient imbuvable.  Quoi faire ?  Comment contourner le problème ?  Allez visiter Martine pour en savoir plus.  Autre sujet peu couvert : le poids !  Que se passe t-il si votre bébé chute subitement de courbe de croissance ?  Premièrement allez voir le médecin !  Deuxièmement allez voir la nutritionniste de votre clsc.  Troisièmement appelez l’infirmière responsable du programme d’allaitement de votre clsc.  À eux 3 ils pourront vous aider à trouver la ou les sources du problème.  Je reviens brièvement sur le sujet de  l’alimentation car un allaitement réussi en dépend directement.  Allaiter vous demandera beaucoup d’énergie.  Plus vous allaiterez longtemps plus vous aurez de la facilité à retrouver votre poids d’avant grossesse.  CEPENDANT ceci ne doit pas se faire en cumulant régime ou mauvaise alimentation et allaitement.  En agissant de la sorte vous vous retrouverez avec un manque de calorie soit pour vous, soit pour bébé soit pour vous 2.  Les 3 cas sont à éviter complètement.  Une femme qui allaite doit toujours bien s’alimenter, manger des portions suffisantes et privilégier une alimentation diversifiée et riche.  Beaucoup de produits laitiers, de protéines, de fibres, d’omégas 3,  de fer et de vitamines.  En somme prenez soin de vous, c’est important !

C'est maintenant presque la fin de mon texte et je voudrais vous parler un peu d'une situation assez fréquente: l'allaitement qui ne marche pas.  Pour des raisons multiples : accouchement difficile et difficultés à reprendre le dessus, stress, fatigue, muguet à répétition, manque d'aide, etc.  Des femmes d'abord absolument convaincues des bienfaits de l'allaitement finissent par opter pour le biberon.  Mesdames, une fois que vous aurez fait votre choix, qui plus souvent qu'autrement sera pris dans l'émotivité, ne vous sentez pas coupables.  Pour certaines allaiter c'est facile pour d'autres ce l'est moins, point.  C'est déjà assez dur de faire le deuil de quelque chose qui nous tient autant à coeur, ne vous laissez pas prendre en plus par la culpabilité.  Vous avez essayé, vous vous êtes peut-être même battues pour que ça marche.  Une fois que vous savez que ça ne marche pas hé bien merde c'est pas la peine de vous diminuer en plus.  Un gros bravo pour la bataille et soyez fières de vos efforts.

Pour des informations au sujet de mastites, muguet, crevasses, montée laiteuse, compression du sein, on donne un ou deux seins durant un boire ?, abcès, je vous réfère à votre livre Mieux vivre avec notre enfant et aux groupe de soutien à l'allaitement.  

Il y a des mythes et des réalités entourant l’allaitement, je vous en présente quelques-uns uns :

Un bébé au biberon grandira plus rapidement qu’un bébé allaité entre ses 3 et 6 mois ? Vrai ou faux ?  VRAI. À ce sujet ceci pourrait vous intéresser.

Les femmes ayant subi une augmentation ou une réduction mammaire risquent d’avoir des problèmes pour allaiter.  Vrai ou faux ?  VRAI et FAUX ça dépend des personnes, la réduction surtout a la réputaion d'entraîner des problèmes. Il faut essayer, vous verrez ce que ça donne.

Un bébé qui a droit à l’allaitement mixte (préparations commerciales + sein) délaisse le sein vers l’âge de 3 mois. Vrai ou faux ?  Habituellement vrai, hélas.  Ça ne veut pas dire que c'est une mauvaise solution.  Si vous décidez que l'allaitement mixte est LA bonne solution pour vous hé bien optez pour et sans gêne. 

Le lait maternel contient des toxines.  Vrai ou faux ?  Vrai.  On en retrouve mais L'OMS maintient sa recommandation de 6 mois d'allaitement, voyez pourquoi ici.

En terminant (hé oui, déjà ! ;- ) voici les bidules qui vont vous sauver la vie :

- Les tire-laits : Medela et Avent en font de très bons modèles que vous trouverez dans la plupart des Jean-Coutu.  Si vous voulez un tire-lait électrique c’est surtout le Ameda qui est reconnu.
-Si vous avez les mamelons à vif, les coquilles confort d’avent (le #3 sur l'image) sont géniale.  Elles se placent sur le bout des seins sans toucher aux mamelons et forment un dôme pour que rien ne puisse vous toucher les mamelons.  Elles vous permettront de cicatriser sans que vos vêtements ne viennetn vous irriter.  Vous verrez, avec des seins à vif, vous serez prête à faire le tour de la ville 3 fois pour trouver ces fichues coquilles.  En vente dans pas-tous-les-Jean-Coutu…
- Les coussinets d’allaitement (#1 et #2 sur la photo). Il en existe des lavables et des jetables.  Moi je vote lavables parce que ça ne prend pas plus de place dans le panier à lavage ET surtout parce que je m’en servais des fois pour essuyer le bec plein de lait de bébé quand je n’avais pas ma débarbouillette sous la main.  En plus ça m’évitait de devoir visiter ma pharmacie, que je me DOIS d’éviter puisque je suis incapable de ressortir de là avec une facture de moins de 80$ peu importe si je n’ai que le mot shampoing d’inscrit sur la liste ;-).
 
Voici les ressources mises à votre disposition :

- Votre marraine d'allaitement (en appelant votre clsc vous pourrez vous faire jumeler avec quelqu'un près de chez vous)
- Votre clsc
- Cliniques d’allaitement (habituellement données à l’intérieur de votre clsc)
- Cours prénataux, souvent donnés par la même infirmière qui dirigera la clinique d’allaitement
- Groupes d’aides, Nourri-Source et Ligue de la leche

Par écrit :

Les livres des éditions de l’Hôpital Sainte-Justine :
Le Mieux Vivre avec votre enfant, qu’on vous donnera à l’hôpital une fois que vous aurez accouché

Lectures légères :

Le Journal de Bridget Jones
Deux filles le mercredi soir
Je ne sais pas comment elle fait

et toutes les revues à potins de ce monde ;-)

 

décembre 04, 2006

Le portage

Le portage, c’est l’action de porter votre bébé sur vous à l’aide d’une écharpe ou d’un porte-bébé. Sport de plus en plus populaire, il y a une décennie ceux qui le pratiquaient étaient taxée de granoles finis et les outils étaient tellement poches qu’il portaient à peine quelques mois.  Depuis quelques années le marché est envahi de supers bons modèles de portes-bébés, chers, pas chers, simples, pas simples, beaux, moins beaux.  Depuis la venue sur le marché des écharpes de maman kangourou  le portage en écharpe fait une nette progression dans les rues du Québec.  Dans mon quartier, Villeray, on en voit plein, surtout l’été.  Seulement voilà, ça ne s’achète pas partout un bon porte-bébé et surtout ce n’est pas parce que vous déboursez que vous allez vous en servir.  Ça vous prend LE bon modèle, LE bon look et LA bonne technique.  Vous pataugez dans la boue ?  Allez, je vous guide un brin en espérant vous aider à prendre une décision éclairée. 

Premièrement, est-ce que c’est vraiment utile un porte-bébé ?  Ça ne suffit pas le transat, la poussette et la bassinnette? Hé non, pas dans mon monde.  Le portage, c’est simple, ça vous facilite la vie tout en vous permettant d’avoir davantage de beaux moments d’intimité et de partage avec votre bébé.  Si vous utilisez un mode de portage bien adapté, comme l’écharpe et certains portes-bébés, vous pourrez faire découvrir le monde à votre petit curieux, l’endormir, jouer avec lui, faire vos tâches ménagères et vous promener partout où votre poussette n’est pas la bienvenue.  Si vous attendez votre premier enfant, vous vous rendrez rapidement compte qu’un bébé, c’est lourd !  Si vous en avez déjà un, vous l’avez déjà constaté ;-)  Ce n’est pas de le soulever qui est difficile, c’est de l’avoir dans les bras toute la journée.  C’est là que le portage vient vous sauver le dos…et ça, ça vaut de l’or.  Quand je dis bébé, attention, je parle de tous bébés âgée de quelques jours à près de 3 ans.  En faisant un choix judicieux pour votre modèle de porte-bébé, vous allez pouvoir l’utiliser aussi longtemps que la poussette, versatilité et espace réduit de rangement en prime.  Bon, disons que pour le 3 ans je vous mets la barre un peu haute.  Je m’explique.  Durant les premiers mois de vie, vous aurez à traverser des crises, des pleurs, des difficultés d’endormissements.  C’est là que le portage viendra vous sauver.  Ensuite les choses se calment, on l’utilise de moins en moins (surtout si vous avez une poussette).  Puis, un jour, des fois vers 6 mois, des fois plus tard, vous trouverez que votre enfant est lourd à porter et de toute façon il demande moins souvent à être dans vos bras.  Peu à peu on laisse le portage de côté pour n’y recourir que lors de marches en sentiers pas-poussettes-friendly-du-tout ou quand vous aurez à attendre quelques heures à l’urgence avec votre petit malade qui ne voudra alors rien d’autre qu’être dans vos bras.  Certains utilisent uniquement le portage comme mode de transport.  Tant mieux si vous y arrivez, ça vous fait une dépense de moins.  Moi j’avoue que je prône l’usage mixte, poussette-portage, parce que par exemple, quand je fais mon épicerie, je n’ai pas envie de revenir chargée comme un chameau (je n’ai pas d’auto).
 
Pour choisir LE modèle qui vous convient vous devez mettre le doigt sur vos besoins, je parle évidemment des besoins des 2 parents ;-)  Par exemple chez nous, on a opté pour un sling et un porte-bébé Babytrekker.  L’écharpe et l’apprentissage des nouages nous ont fait peur.  Maintenant que je connais davantage, je vous avoue que je regrette un peu puisque les nœuds sont faciles à apprendre et l’écharpe est et restera la solution à peu près la moins encombrante à transporter en expédition.  Au fait, qu’est-ce qu’un sling ?  Une poche ? 
Une écharpe ?  Je me fie sur le fait que vous savez tous à quoi ressemble un porte-bébé conventionnel alors je ne vous mets pas de photo, pour le reste, les voici, elles viennent du site Internet de maman kangourou :

Sling 

Le sling (ou ajustable) : se noue avec un anneau, habituellement de métal.  Le poids de bébé repose sur une seule épaule comme pour la poche (voir plus bas).  Possibilité de porter bébé sur le ventre et sur le dos. Le sling fait autant pour le père que pour la mère, il suffit d’ajuster la longueur du tissus avec l’anneau.  Si vous prévoyez prendre l’avion, c’est à mon avis LA solution numéro un.  Vous constaterez rapidement que la petite bassinnette fournie par les compagnies aériennes sert davantage à stocker les choses de bébé et qu’il refuse catégoriquement d’y dormir.  Le sling vous permettra de le faire dormir sur vous tout en gardant vos mains libres pour l’heure du repas.  Je le dis et répète : en avion, c’est un must.  Si vous n’en avez pas empruntez-le y’a plein de mamans qui en ont un qui traîne dans le fond du garde robe.  Ici le fait que ça repose uniquement sur une épaule m’a complètement découragée, ma fille ne faisait pas 10 livres que je l’ai mis dans une boîte de stock à vendre sur eBay.  Je l’y ai ressorti à ses 12 mois pour prendre l’avion, un vol de 9 heures avec escale.  J’étais toute seule.  Hé bien je vous assure que même si le poids repose sur une seule épaule, c’était 100 fois mieux que d’avoir à tenir ma fille durant ses 4 heures de dodo !  Pas une solution de tous les jours mais dans les cas comme celui-ci vous remercierez votre sens de l’organisation pour l’avoir apporté !  Certaines mamans sur Internet ne jurent que par le sling, si ça vous intrigue, essayez-en un, il y a peut-être des raison qui m’échappent et qui justifient cet engouement.

Poche 

La poche :  Repose sur une seule épaule, comme le sling mais il n’y a aucun ajustement possible.  Possibilité de porter bébé sur le ventre et sur le dos.  On achète small/medium/large selon notre poids à nous.  Donc à moins d’être un couple très bien agencé côté balance vous devrez choisir si c’est papa ou maman qui va porter.  Ultra pratique, petit (que dis-je m-i-n-u-s-c-u-l-e), donc une fois plié rentre même dans votre sacoche.  Ultra pratique donc et comme il n’y a pas d’ajustement possible vous y installez bébé en moins d’une minute.  La poche en maille a la qualité d’aller dans l’eau et de sécher rapidement.

Écharpe 

L’écharpe : Longue bande de tissus, pouvant aller de 2 à 6 mètre selon les fabricants et les modèles.  Vous devez apprendre à nouer correctement et vous pouvez porter bébé sur votre ventre et sur votre dos.  On choisis la longueur en fonction de l’utilisation qu’on veut faire de l’écharpe.  La longueur standard est de 5 mètres. 

D’après mes recherches, la solution la plus simple, la plus confortable et la plus efficace, c’est vraiment l’écharpe porte-bébé.  On en trouve de magnifiques un peu partout dans les boutiques de maternité, avec des imprimés originaux et plein de choix de couleurs.  Le gros problème avec l’écharpe, c’est que pour plusieurs parents elle est intimidante.  Il y a tellement de positions possibles qu’on a peur de ne plus se rappeler comment la nouer.  Et comme il s’agit de ça, une simple écharpe, un simple bout de tissus long entre 2 et 5 mètres, sans attache, sans rien d’autre, hé bien ça prend des parent motivés pour apprendre comment la nouer.  Si vous êtes un des parents intimidé, vous avez 2 choix : vous rendre dans un magasin et assister à une démonstration ou jeter votre dévolu sur un modèle de porte-bébé plus conventionnel.  Attention avec les modèles de portes-bébés, plusieurs marques connues ne s’utilisent que pour les 2 premiers mois de vie, des fois moins !  Si vous voulez investir pour plus d’un an vous devez vous renseigner et surtout ne pas magasiner chez Zellers ou Toys R’us !!!  Un bon porte-bébé ça se magasine dans des boutiques de granole spécialisées.  Comme la Mère Hélène ou Bummis.

Mon modèle à moi, c’est le porte-bébé de Babytrekker et je l’a-d-o-r-e !!! Il est trèèèèès confortable, ma fille sourit dès qu’elle le voit, je peux le mettre par dessus mon gros manteau d’hiver car je l’ai choisi un peu grand et maintenant qu’on retrouve des ponchos de portage sur le marché je pourrais porter ma fille sous mon manteau.  Il fait aussi à mon homme et enfin, l’argument final : il se trimballe dans un sac à dos et me laisse même de la place pour mettre quelques couches et des jouets pour bébé.  C’est l’atout numéro un pour une journée de plein air.  À 8 mois ma fille passait encore entre 30 minutes et 1 heure par jour dans le porte bébé et elle ne s’en tannait pas.  Moi non plus d’ailleurs.  En plus en évitant de toujours avoir à la soulever de terre, j’avais moins de maux de dos!  En outre le fameux porte-bébé offre plusieurs positions, soit à l’avant face à maman et face au monde et à l’arrière face au dos de maman et face au monde.

J’ai trouvé mon Babytrekker chez Bummis, il existe un modèle très semblable au Babytrekker, qui coûte la moitié du prix, il s’agit du porte-bébé de la Mère-Hélène.  J’en ai entendu le plus grand bien, ne vous fiez pas aux photos sur leur site Internet, ils sont beaucoup plus beaux en vrai.  Pour les écharpes, au Québec il y a celles de Maman Kangourou (accréditées par santé Canada en passant) qui sont très jolies et à prix abordable.  Les instructions fournies sont claires et ils offrent plusieurs séances d’information un peu partout au Québec.  Il suffit de visiter leur site Internet pour savoir à quels événements ils participent (ils en font beaucoup).  Pour les européens il y a aussi le site français MiniQ et MarsipiO qui offre de trèèèèèès jolies écharpes (et plein de trucs formidables).  Celles là me chicotent depuis plusieurs mois déjà mais comme mon Babytrekker fait l’affaire, je me sens coupable de craquer…culpabilité, quand tu nous tiens…

Chez Bummis vous trouverez : le Babytrekker, l’écharpe Cuddly wrap, les produits maman kangourou.

Chez la Mère Hélène vous trouverez le porte-bébé le petit voyageur … et les produits maman kangourou.

Si vous savez déjà ce que vous voulez et que vous n’avez pas besoin de démonstration vous pouvez aller directement sur le site Internet de Maman Kangourou.

Vous voudriez vous faire une écharpe ?  Je vous mets mes liens demain.

décembre 02, 2006

Le langage des signes ou Baby signs

La première fois que j’ai entendu parler du langage des signes pour les bébés, j’ai cru à une farce.  Peut-être que vous aussi ? Surtout si la première fois que vous en avez entendu parler c'était en voyant le film "Meet the fockers".  J’ai tout d’abord cru à un non sens (mais pourquoi voudrait-on apprendre aux bébés à parler avec leurs mains alors qu’ils sont en train d’apprendre le langage ?), puis, suivant mon instinct et ma curiosité insatiable, je me suis informée et j’ai appris que puisque les bébés apprennent à maîtriser leurs mouvements bien avant le langage, on peut commencer à dialoguer avec eux à propos de certaines choses et leur apprendre de nouveaux mots 2 parfois 3 mois avant que leurs cordes vocales leur permettent de les dire à haute voix.  2, 3 mois, est-ce que ça vaut la peine ?  Pour moi il n’y a aucun doute que oui.  Un bébé d’un an qui vous fait le signe «manger» au lieu de piquer une crise, c’est clair que ça rend une maisonnée plus zen.  Un enfant de 13 mois qui initie la conversation en faisant le signe «avion» à chaque fois qu’il en voit passer un, ça vous donne un tremplin pour discuter d’avions et de ciel.  Autrement dit non seulement les enfants arrivent à faire des signes, mais ça vous permet d’aller plus loin que le simple nom sur un objet, ça vous permet en tant que parent de saisir l’occasion et de discuter davantage avec votre bambin. 

Il y a plusieurs raisons qui m’ont d’abord motivée à introduire le langage des signes pour les bébés.  Le langage des signes est reconnu comme étant :

- Une aide au développement du langage (on parle d’une avance de 3 mois en général)
- Un outil pour diminuer leur frustration et les crises dues au fait qu’ils ne sont pas compris
- Un outil pour permettre de maîtriser leur propre langage un peu plus rapidement
- Un jeu que les enfants adorent
- Une belle façon pour les gardiens et la famille élargie de comprendre ce qu’habituellement seulement maman comprend
- Le langage des signes aide à développer le langage et le habiletés cognitives.  Des études réalisées par Dre. Linda Acredolo et Dre. Susan Goodwyn on démontré que vers l’âge de 8 ans, les enfant ayant appris le langage des signes durant la petite enfance on un QI légèrement plus élevé que la moyenne des autres enfants (on parle de plus ou moins 10 points).  Bon, on s’entend, le but de la chose n’est pas de faire de petits génies qui vont avoir un QI plus élevé que celui des autres.  On le fait d’abord et avant tout parce que c’est le fun et que ça nous enchante, point.

Étant moi-même un véritable moulin à paroles, j’avoue que le désir de communiquer davantage avec ma fille m’es soudainement paru comme étant une perspective tout à fait enivrante.  J’ai piqué votre curiosité, vous aimeriez en savoir davantage ?  Voici en quoi cela consiste : 

Vers l’âge de 6 mois (ou plus tôt ou plus tard, tout dépend de vous) les parents introduisent trois signes dans la vie de tous les jours.  Les trois signes habituellement utilisés sont : encore, lait et manger.  Après quelques semaines, quand l’enfant commence à les maîtriser, on peut en introduire des nouveaux qui conviennent à notre mode de vie.  Moi j’avais choisi : «changer la couche», «chat», «chien», «toilette», «je t’aime», «eau», «t’es belle» et «je suis contente».  Avant l’âge de 9 mois, vaut mieux ne pas s’attendre à grand chose, les bébés ne maîtrisent pas assez bien la coordination de leurs bras pour utiliser les signes, c’est aussi très difficile d’avoir leur attention, un contact yeux à yeux étant nécessaire pour qu’ils puissent observer les signes.  Plusieurs enfant vont tout de même commencer à utiliser le signe « encore » autour de l’âge de 6 mois.  Ma fille, a commencé vers 7½ mois à dire « encore » et clairement de dire «lait» et elle s’était  inventé un signe pour me dire si sa couche était pleine.  Voilà ce que j’appelle des résultats forts encourageants !  À maintenant 18 mois elle a remplacé plusieurs signes  comme «encore», «lait», «couche», «chat», etc. par les mots parlés.  Elle parle encore beaucoup avec les mains pour dire des mots plus compliqués comme «crocodile» ou «éléphant» et me parle les 2 langues en même temps pour certains mots plus difficiles à comprendre comme «manger», «oiseau» ou «envie de pipi» ou simplement pour mettre un accent sur ce qu’elle vit, «bobo» et «dodo» en sont des exemples.  Je remarque aussi que certaines consignes ont beaucoup plus d’impact quand je signe en même temps.  Un «non» accompagné du signe est davantage écouté de même que le fameux «ne touche pas».  Je dois dire que j'apprécie grandement le fait de pouvoir discuter en silence avec elle, ou de lui répondre à distance sans avoir à crier.

Si vous décidez de vous lancer dans l’aventure, il existe plusieurs ressources pour vous aider.  Personnellement, j’ai opté pour l’achat d’un DVD du Dr Garcia pour apprendre la technique de base.  Je vous préviens tout de suite, si vous décidez d'acheter juste le livre du Dr Garcia vous allez êtres déçu.  Le livre est vraiment laid !  Par contre c'est un bon complément au DVD.  Il est possible de prendre des cours, des instructeurs se promènent un peu partout en province.  Certains choisissent d’utiliser seulement Internet comme source d’information, on y trouve des dictionnaires visuels en ligne et plusieurs articles.  Honnêtement les 3 approchent se valent.  Toutefois comme il y a une limite au nombre de signes qu’un enfant va apprendre, on peut se questionner sur la pertinence d’investir dans une formation pour apprendre 25 signes.  Les cours se donnant habituellement en groupe, ça peut quand même vous faire une super activité de maman à faire (parce que tsé, après 6 mois de congé de maternité on commence franchement à avoir besoin de voir du monde ; )

Maintenant que vous avez appris les signes de base, comment faire pour les apprendre à votre bébé ?  Vous devez faire le signe correspondant à l’action que vous faites tout en disant le mot.  Par exemple, s’il est l’heure de boire du lait, vous dites : « on va boire du lait » tout en faisant le signe pour « lait ».  Ensuite vous lui montrez son biberon en disant lait et en répétant le signe.  Quand vous l’installez dans sa chaise haute vous dites : « on va manger » en faisant le signe « manger ».  Quand vous lui donnez à manger entre les bouchées vous demandez « encore? » en signant et ensuite vous donnez une nouvelle bouchée.  Bon, vous avez compris le principe n’est-ce pas ? 

Plus vous commencez tôt, plus votre enfant prendra du temps à faire les signes.  Si vous commencez vers 6 mois, il se peut que votre enfant ne fasse aucun signe avant 8, voir 9 mois.  Mais si vous commencez vers 8-9 mois vous avez bien des chances pour qu’en 3-4 semaines votre enfant commence à vous répondre.  L’idéal à mon avis c’est de commencer en même temps que vous commencez à introduire les aliments solides car c’est plus facile pour le parent d’intégrer les signes et surtout de penser à les faire. 

Vous n’avez pas besoin d’être en symbiose totale, de faire tous les signes et tout le temps et que tout l’entourage embarque avec vous.  Tant mieux si c’est le cas mais ce n’est pas nécessaire.  Ici j’ai été la seule à signer à temps plein et ma fille a embarqué rapidement et elle s’amuse toujours à parler avec ses mains.  Certains enfants vont signer durant quelques mois, d’autres vont le faire plus longtemps.  Plus ils parlent, plus ils laissent tomber les signes.  Si vous avez un parleur précoce, il y a bien des chances pour qu’il les laisse tomber peu après son premier anniversaire. D'autres vont les utiliser jusqu'a`leurs 3 ans, d'autres encore plus longtemps car ils vont se faire un langage secret entre frères et soeurs.  D’autres enfant ne s’y intéresseront jamais vraiment et c’est normal.  Je remarque que dans notre famille même si nous ne sommes qu'entre adultes nous signons de temps en temps.  Apprendre quelques signes de base s'avère être très pratique, surtout pour nous éviter de crier quand une certaine distance nous sépare. 

Une des grande peur des parents est de compromettre l’apprentissage du langage parlé s’ils introduisent les signes.   Les études démontrent plutôt le contraire.  Un enfant cesse d’utiliser un signe dès qu’il est capable de dire le mot par lui-même.  Fait encore plus surprenant, comme il apprend à utiliser un langage à un plus jeune âge, il arrive à faire des associations de mots à un plus jeune âge également.  Donc non seulement votre enfant aura les outils pour communiquer plus jeune mais l’apparition du langage structuré apparaîtra aussi plus tôt.

Je reviens sur les outils, il existe une panoplie de sites Internet, de livres, livres pour enfants, DVDs et affiches concernant le langage des signes pour bébés.  En Amérique du nord on utilise généralement le langage des signes nord-américain, en France on utilise la langage des signes français.  Je n’ai pas comparé entre les deux « baby signs » pour voir à quel point ils sont différents.  Au Québec aussi il y a des régionalismes mais pour le baby signs on se base encore sur des cartes américaines.  Si vous avez accès à des lexiques québécois tant mieux sinon tant pis.  Le but n’est pas d’apprendre à nos enfants à parler couramment avec les mains, c’est juste un outil pour pouvoir communiquer avec eux.  Toutefois si ça peut les aider à pouvoir jaser un brin avec des enfants mal-entendants au parc c’est un gros plus à mon avis.  À ma connaissance il existe deux formatrices au Québec et elles se promènent à peu près partout à travers la province.  Il s’agit d’Audrey Delisle et de Valérie Paré.

Liens :
Formation en baby sign :
http://www.babysigns.ca/francais/
http://www.idee-k.com/signe/index.html

Index de langage des signes en anglais (un must !) :
http://www.aslpro.com/cgi-bin/aslpro/aslpro

novembre 29, 2006

Elimination communication ou la communication des besoins

Je fonce ou non ?  Je suis consciente que le texte qui suit peut choquer certains.  Et je suis consciente que le billet qui suit est looong.  Avec une petite gêne je me lance, parce qu’on en parle de plus en plus dans les médias mais encore très peu.  Parce qu’il existe plusieurs ressources sur le sujet en anglais mais peu en français.  Mon billet n’est pas un mode d’emploi alors de grâce si vous trouvez que c’est tentant allez vous chercher des sources d’information complémentaires.  Je tiens à préciser qu’à ce jour il n’y a pas d’études scientifiques sur le sujet.  Certaines sont en cours mais on attend toujours les résultats.  Je tiens aussi à préciser que j’ai lu Spock, Freud et Brazelton*, je connais leur point de vue sur le sujet…et à la lumière de mon expérience, je ne le partage qu’à moitié ;-)  D’ailleurs Brazelton aurait déclaré l’an dernier « I’m all for it »…tant que les mamans qui embarquent dans le bateau ne se mettent pas de pression et surtout n’en mettent pas à leurs petits. De quoi je parle au fait ?  D’elimination communication, d’hygiène naturelle infantile, de communication des besoins; 3 synonymes.

Enceinte, je me promenais beaucoup sur le net et je lisais tout ce qui me tombait sous la main.  C’est comme ça que j’en au entendu parler pour la première fois.  J’ai tout de suite été intriguée quoiqu’à l’époque j’aie décidé de ne pas pousser mes recherches plus loin.  Pourquoi ?  Honnêtement je ne m’en rappelle plus.  Par contre, l’idée que les bébés puissent contrôler leurs sphincters dès la naissance est restée en quelque part dans un petit coin de mon cerveau.  À la naissance de coquinette, je me rappelle l’avoir beaucoup observée.  J’en ai finalement conclu que les mamans qui étaient capables de reconnaître les signes d’un bébé naissant qui a envie de pipi étaient soit, des saintes soit des devines.  Honnêtement, on en a déjà beaucoup sur les bras : le cocon familial passe de deux à trois personnes, il faut reprendre des forces, se remettre de notre accouchement, apprivoiser ce nouvel être, apprendre à allaiter (parce que non, ça ne vient pas tout seul par instinct, on a souvent besoin d’aide et de coatching).  Dooonc, essayer de deviner quand coquinette avait envie de pipi me semblait complètement saugrenu.  Ce n’est que plusieurs mois plus tard qu’une amie a piqué ma curiosité alors qu’elle me visitait avec sa fille.  Nous marchions avec nos deux poussettes, sa fille commence à hurler et ma copine de répondre :

- Oh, elle a envie de pipi, elle fait toujours ça quand elle a envie, elle pleure jusqu’à ce qu’elle ait mouillé sa couche .
- Pardon ?  Cette maman mythique existe donc ??? Tu as entendu parler d’hygiène infantile naturelle ? 
- Euh, non. c’est quoi ?
- Tu sais, les mamans qui communiquent avec leur bébé et qui savent quand il a envie et qui offrent le petit pot ou le lavabo ou le buisson ?
- Non, jamais entendu parler 
Ça alors, c’est pire que j’me suis dis !  Certaines mamans SAVENT  d’instinct différencier un pleur d’envie d’un pleur de faim.  Ce fût une révélation, peut-être qu’en fin de compte le site sur lequel j’étais tombée par hasard méritait que je le revisite? Après m’être bien informée c’est finalement alors que ma fille avait 6 mois que j’ai commencé à introduire la communication des besoins dans notre routine.  Beginner’s luck comme on dit, la toute première fois que nous avons essayé ça a marché !
 
En quoi ça consiste ?
 
Proposer à bébé de se soulager ailleurs que dans sa couche.
 
En pratique ça ressemble à quoi ?  

Les bébés, dès la naissance ont conscience de ce que leur corps élimine.  En se donnant le temps d’observer les signes que nos enfant font quand ils urinent ou défèquent, on arrive à prévoir quand ils ont envie.  À partir de ce moment, c’est un jeu d’enfant de leur proposer de se soulager dans un contenant prévu à cet effet.  Où?  Partout où ça nous chante.  Plusieurs utilisent le lavabo, certains le bain ou la douche, d’autres le bol de toilette familial, le petit pot ou un pot dédié à cet effet.  L’été les pipis en pleine nature simplifient la vie de tout le monde, pas besoin de courir, on baisse le pantalon et hop.  Comment ? Plusieurs mamans émettent un petit bruit pour stimuler leurs enfants.  Personnellement, je dis :  «pipi pipi, spssssss ».  Aussi nono que ça puise paraître, la première fois où j’ai pris ma fille et que je l’ai mise au dessus d’un lavabo en disant ceci, elle m’a fait un gros pipi moins de 10 secondes plus tard.  Nos enfant comprennent vraiment plus que ce qu’on veut bien croire… Plusieurs mamans décident de ne pas mettre de couche du tout à leur enfant.  Moi étant donné que j’ai commencé sur le tard (6½ mois) et que je ne trippe pas trop sur le ramassage, j’ai décidé de laisser ses couches à ma fille.  Quand je voulais observer ses rythmes, je lui laissais seulement la couche (lavable), sans sur-couche, on le voit tout de suite quand c’est mouillé.  Quelques fois aussi je la laisse carrément les fesses à l’air mais je réserve ces moments pour les moments où je fais de « l’écoute active ».  En vieillissant, les bébés réalisent que leurs parents réagissent davantage à certains signes et vont donc, par renforcement, utiliser davantage ces signes.  Ma fille par exemple en a développé de très clairs, à 8 mois elle tapait carrément sur sa couche dès qu’elle avait envie.  Avec un signe pareil, il n’y a alors aucune équivoque : bébé a envie.  Certains autres enfants vont émettre un pleur différent, faire de petits sons, bouger ou s’agiter différemment.
 
Qu’en est-il des histoires d’horreur qu’on entend sur la propreté en bas âge ? 

On ne parle pas du tout de la même chose.  La mauvaise presse sur la propreté en bas âge concernait les techniques utilisées dans les années 30, 40 et 50.  À cette époque, pour apprendre aux bébés à être propre, les mamans suivaient une technique très coercitive.  Les bébés étaient entre autre, chicanés, attachée à leur petit pot à des heures fixes et on allait jusqu’à leur insérer des morceaux de savon dans le rectum pour stimuler la défécation.  Ne soyons donc pas étonnés si ces pauvres choux ont eu une relation à leurs besoins naturels complètement distordue tout au cours de leur vie.  La révolution du « pas de pot avant 18-24 mois » qui a eu lieu au début des années 60 a eu du bon à plusieurs points de vue mais en bout de ligne une fois qu’on découvre la communication des besoins on se demande rapidement si on n’a pas jeté le bébé avec l’eau du bain.  C’est clair que l’utilisation de méthodes coercitives sera toujours néfaste personne ne remettra cela en doute, du moins je l’espère !  Par contre oui les bébés savent reconnaître un envie d’uriner et ils savent même se retenir quelques minutes le temps qu’on : trouve le pot, baisse les pantalons, enlève la couche assoie sur le pot, de quoi surprendre, surtout qu’on vit présentement dans une aire de pull-ups jusqu’à 3 ans
 
Est-ce une technique pour apprendre la propreté en bas âge ?
           
Oui et non.  En principe les enfants de la communication des besoin sont propres autour de 18 mois, c’est du moins ce qu’on lit dans les livres.  En pratique ça peut prendre beaucoup plus de temps que ça.  Tout dépend de l’enfant et de son désir d’autonomie.  L’entrée en garderie vient aussi changer la donne, certains arrivent à pratiquer à temps partiel alors que d’autres non.  Vers 18 mois les bambins traversent aussi une période de négativisme, s’ils répondent « non » à tout, il serait un brin utopique d’espérer qu’ils vont dire « oui » au pot ;-)
 
On peut croire que c’est une technique d’apprentissage de la propreté mais en réalité c’est beaucoup plus.  Il ne s’agit pas de mettre un enfant propre, il s’agit de communiquer avec lui au sujet de ses besoins.  Alors que l’apprentissage de la propreté d’un enfant plus vieux se fait avec beaucoup d’intellectualisation (ce n’est pas pour rien qu’on attend qu’il soit capable de dire muscles des sphincters avant de lui proposer le petit pot) aux touts-petits on se limite à passer le message suivant : quand tu as envie, maman sait détecter tes messages et te proposera un endroit pour te soulager.  Par renforcement, bébé apprend peu à peu à se retenir un peu, puis à contrôler ses muscles.  Personne n’aime se promener dans des vêtements souillés, nos bébés non plus.  En omettant de changer leur couche à chaque pipi on leur envoie le message que leurs muscles ne sont pas là pour être utilisés.  Les enfants qui ne pratiquent pas la communication des besoins n’auront donc pas ou peu à solliciter ces muscles avant l’âge de la propreté.  Pensez seulement à l’état de nos propres muscles du périnée après la naissance d’un enfant et imaginez vous à quel point ceux de nos petits doivent nécessiter du travail pour apprendre 2 ans après la naissance qu’il doivent les faire travailler… pas étonnant que 10 à 12% des petits souffrent d’énurésie nocturne après l’âge de 5 ans.
 
À qui ça s’adresse ?

Aux bébés de 0 à 6 mois et aux mamans motivées désirant s’initier à une nouvelle sphère de communication avec leur enfant.  Certaines mamans décident de se lancer dans l’aventure alors que leur bébé est plus vieux que 6 mois mais c’est plus rare et plus difficile. Par contre toute la philosophie autour de la communication des besoin est très intéressante et le livre d’Ingrid Bauer est plein de bon sens.  Je crois honnêtement que si vous avez raté le bateau il y a plusieurs sources d’inspiration dans ce livre pour le maternage en général  et  l’apprentissage du petit pot en particulier peu importe l’âge de votre enfant.   
Si vous êtes du type impatiente...
Oubliez cette méthode et attendez l’âge de la propreté recommandée par les pédiatres.  La communication des besoins doit se faire en tout temps dans une atmosphère de gaieté.  L’enfant ne doit jamais être grondé et le parent peut traverser une multitude phases, certaines sont fort joyeuses d’autres un peu plus angoissantes.  Le fait qu’il s’agisse d’une pratique alternative ajoute aussi un frein aux parents: les ressources sont peu nombreuses et la volonté des parents peut facilement être ébranlée.  À titre d’exemple, j’ai commencé la communication des besoins avec ma fille il y a maintenant un an.  Non, elle n’est pas propre et non, ce n’est pas pour bientôt.  C’est très important de ne pas être esclave de performance, de toute façon si vous l’êtes vous allez taper sur les nerfs de votre bébé et il y a fort à parier qu’il n’entrera pas dans le jeu avec vous.  Il y a aussi certains enfants qui apprécient durant quelques mois et puis tout d’un coup hop, ils passent à autre chose, finalement la couche leur plait et ils ne veulent plus rien savoir de votre petit pot.  

Je suis convaincu et je voudrais essayer la communication des besoins avec mon enfant 
 
Je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : procurez-vous le livre Diaper Free d’Ingrid Bauer.  C’est une pionnière dans le domaine et son livre est beaucoup plus complet que ce petit texte.  Si vous ne lisez pas l’anglais, vous n’avez pas d’excuse, le livre paraîtra en français en mars 2006.  En se lançant dans cette aventure sans les bons outils vous risquez davantage de vous décourager qu’autre chose.  À mon avis vaut mieux lire le livre à tête reposée tout en observant les rythmes d’élimination de son enfant que de se lancer dans l’aventure les yeux fermés. 

Liens en français :
http://s-mz.ovh.org/amp/jhin.php
http://www.banlieusardises.com/maternite/archives/001281.html   
 

Liens en anglais :

http://diaperfreebaby.org/
http://www.natural-wisdom.com/ Vous pouvez commander le livre d’Ingrid Bauer ici.
http://groups.yahoo.com/group/DFBofMontreal/ Le groupe de discussion pour les parents de Montréal
 
* Dr Brazelton : Célèbre pédiatre ayant publié dans les années 60 une étude ayant chamboulé avec celle de Dr Spock, les techniques  d’apprentissage du petit pot.  Il fait partie du comité de pédiatres pampers depuis plusieurs années.

novembre 24, 2006

Chronique consommation : les couches lavables

À un moment donné, je trippais tellement bébé que j'ai commencé à rédiger des chroniques de maternité juste pour le fun. Comme je suis la première de mon cercle d'amis à avoir des enfants et que j'ai donc dû faire toute la recherche par moi-même je me suis dit que ce serait poche de perdre ce savoir, j'ai donc commencé à écrire des chroniques sur le langage des signes, sur les couches lavables, sur la communication des besoins et sur plein d'autres sujets.  Je me suis remémoré ces textes aujourd'hui et j'ai eu le goût de les partager avec vous, voici donc le premier, sur les couches lavables : 

Pourquoi en 2006 on voudrait utiliser des couches lavables ?

Pour plein de bonnes raisons : elles sont faciles à utiliser (rien à voir avec les langes que nos maman utilisaient), souvent ultra-jolies, très confortables (bien plus que les couches jetables si vous voulez mon humble avis), écologiques (quoiqu’en disent les dernières études, qui vous vous en doutez, ont omis plusieurs facteurs comme le transport et le blanchiment dans leurs données), si on choisit bien nos couches, on peut les garder pour bébé 2 et même bébé 3 (héhé, bonjour les économies), on entend souvent dire que les bébés élevés aux couches lavables sont propres un peu plus tôt que les bébés aux couches jetables (je n’ai aucune preuve pour cette affirmation par contre puisqu’aucune étude sérieuse sur le sujet n’a été faite), faciles d’entretient,  exit les produits ultras chimiques et nocifs qui sont présents dans les couches jetables, évitent de devoir toujours aller à la pharmacie pour refaire les stocks de couches (en ramasser la moitié de la pharmacie dans son panier par le fait même), de grosses économies de sous, la joie de faire notre part pour sauver la planète et le sentiment d’avoir un bébé confortable.
Partout, les magasins de maternage et de couches lavables poussent comme des champignons (des gentils champignons) sur Internet.  Tapez « couches lavables » dans Google et vous verrez.  Par contre il en existe justement tellement de sortes que le néophyte aura sans doute beaucoup de difficulté à s’y retrouver.

Et justement comment savoir ce qui est bon pour moi ?

En établissant d’abord vos critères.  Habitez-vous dans un pays chaud ?  Humide ? Avez-vous une sécheuse à linge électrique ou étendez vous sur la corde ? Vous les achetez pour un seul enfant ou vous comptez les utiliser pour plusieurs bébés ?  Vous aimez les motifs ou les couches blanches ?  Voulez vous du Coton ou des tissus synthétiques ?  Est-ce que vous voulez des couches en Coton non blanchi ou non ? Vous comptez mettre 250$ pour un kit de couches ou vous n’avez aucune objection à débourser près de 1000$ ?

couches

Règle de base, les couches en coton, pas trop épaisses une fois dépliées sont plus faciles à faire sécher sur la corde.  Ainsi donc, les couches plates comme les Terry No Fold et les Bummis et les couches de la Mère Hélène conviennent à celles qui comptent étendre sur la corde.  Les couches tout en un sont souvent faites avec des tissus synthétiques et prennent plus de temps pour sécher.  Si vous n’avez pas de sécheuse à linge électrique, je ne vous les recommande pas.  L’investissement de départ pour un ensemble de couches comme les Happy Heinys semble énorme à comparer à l’investissement pour des couches de taille uniques mais je dois avouer qu’elle valent leur prix.  Premièrement, elles sont superbes !  De plus, comme elles viennent en trois grandeurs, vous aurez la possibilité soit de les utiliser pour une second bébé, soit de les revendre à très bon prix sur eBay par exemple. Personnellement j’aime bien le fait qu’on les pose en une seule étape.  Durant les premiers mois, vous ne comprendrez pas pourquoi je dis cela, mais dès que votre bébé voudra se retourner sur la table à langer, croyez moi, vous apprécierez la rapidité et la simplicité de la pose des tout-en-un !
 
Si vous comptez utiliser vos couches pour plus d’un enfant, attendez vous à devoir réinvestir un peu dans de nouvelles couches.  Vous devrez entre autre vérifier vos velcros et en changer quelques uns.  Ma fille à peine 8 mois commençait à être capable d’ouvrir les velcros de ses surcouches Bummis.  À la lumière de cette constatation, je recommande chaudement de vous procurer des couches et des surcouches qui ferment avec des boutons pression, ou d'avoir les 2 systèmes sous la main, ça vous évitera de devoir vous amuser à changer des velcros en cours de route.
 
Autre élément à considérer : La communication des besoins.  Si cette méthode vous intéresse, elle peut influencer votre choix de couches.  Les couches tout-en-un sont plus rapides à mettre et enlever tandis que les couches plates et les couches taille unique nécessitent habituellement un surcouche.  Par contre quand on utilise seulement la couche en « backup » ou qu’on l’utilise pour observer les rythmes de son bébé, la couche taille unique sans la surcouche s’avère très pratique.
 
Et le lavage ?

C’est beaucoup plus simple que ce qu’on s’imagine.  Certains font tremper leurs couches, d’autres utilisent la méthode « à sec » qui consiste simplement à laisser les couches dans le seau jusqu’à ce que vous les laviez.  Si vous optez pour la méthode à sec, n’attendez pas plus de 3 jours entre vos lavages, sinon vous allez commencer à avoir des odeurs.  Pour la méthode avec trempage, vous remplissez le seau d’eau et vous y ajoutez un peu de vinaigre, certains mettent quelques gouttes d’huile essentielle de lavande ou d’arbre à thé.  Quand le seau est plein, vous le videz dans la laveuse, faites un cycle d’essorage et partez un cycle de lavage.  Avec la méthode à sec (que je recommande vivement, surtout aux détenteurs de machine à chargement frontal), vous mettez les couches souillées dans le seau, point.  Certains mettent quelques gouttes d’huiles essentielles de lavande ou d’arbre à thé.  Une fois le seau plein vous le videz dans la laveuse, faites un cycle de rinçage d’abord et ensuite un cycle de lavage. Question produits, j’utilise un détachant à base d’oxygène, pas d’eau de javel, aucune, jamais, surtout parce que c’est ultra mauvais pour l’environnement mais en plus ça abîme les couches.  Je mets donc une cuillère à soupe de détachant, 5-10 gouttes d’huile essentielle (arbre à thé ou lavande), qui non seulement laissent une belle odeur mais agissent aussi comme antibactérien et du détergeant.  Si vos couches ont des élastiques, essayez d'éviter d’utiliser l’eau froide, surtout si bous habitez dans un pays nordique comme au Québec.  L’eau froide abîme les élastiques des couches et au rythme où on doit les laver vous risquez qu’elles soient brisées avant la propreté de votre enfant.  Pour cette raison il vaut mieux utiliser l’eau tiède ou chaude durant la saison froide.


Les assouplisseurs

Vous ne pouvez pas en utiliser car ils viendraient imperméabiliser vos couches.  Et qui veut qu’une couche perde sa capacité d’absorption ?  Aucun assouplisseur donc, ni dans la laveuse, ni dans la sécheuse.  Pour enrayer la statique j’ai trouvé un bidule tout simplement génial qui résiste à 500 séchages, qui est complètement écolo et qui coûte à peine quelques dollars.  Et ça marche!!! Je trouve ça carrément fantastique puisque je n’aurai plus jamais à utiliser de produits chimiques pour enrayer la statique, vous le trouverez ici : http://www.staticeliminator.ca/page/page/363949.htm

Et les cacas ?

Si vous utilisez les feuillets jetables (qui vont sans problème dans les toilettes), vous n’aurez pas à vous en faire pour cette question. Vous jetez les cacas qui sont pris dans le feuillet et vous mettez la couches avec ce qui reste dedans dans le seau à couches.  Un paquet de feuillets peut vous durer plusieurs mois, certains comme ceux offerts chez la Mère Hélène sont même lavables, s’il n’y a qu’un pipi dans la couche vous déposez la couche comme telle dans le seau et hop au lavage !  En fait on ne les lave pas par zèle, on les lave parce que qui voudrait jouer dans la couche mouillée de son bébé si ce n’est pas nécessaire ?  Avec le temps vous verrez qu’une fois que bébé mange du solide les feuillets sont de moins en moins utiles.  J’ai complètement arrêté de les utiliser avant les 8 mois de ma fille et je m’en porte très bien.  Ne faites pas trop de provision car il se pourrait que vous décidiez vous aussi de ne plus en utiliser éventuellement.

Et les taches ?

C’est vrai, il peut y en avoir.  Vous n’avez alors qu’à étendre les couches au soleil et tout redevient blanc comme par magie.  Et quand je dis tout, c'est pas mal vrai.  L’hiver si vous ne pouvez pas étendre au soleil, vous allez sûrement tacher un peu vos couches mais les taches sont beaucoup moins rebutantes qu’on peut le penser.  Dès que le soleil se pointe le bout du nez en mars-avril, vous n’avez qu’à recommencer à les étendre et vos couches redeviendront belles.  En fait quand le soleil se pointe le bout du nez, je suis bien contente de pouvoir enfin tout mettre sur ma corde, je sauve des sous, j’économise l’énergie, mes vêtements sont plus blancs et je prends un bon bol d’air en organisant tout ça. 

Et la garderie ?

Plusieurs refusent les couches lavables, c'est vrai.  Ça ne veut pas dire que tout est terminé, si vous avec apprécié votre expérience vous pouvez continuer d'en utiliser à la maison.  Depuis l'entrée à la garderie de ma fille, j'en utilise tellement moins que je n'ai plus de seau à couches, je lave les couches souillées avec le reste des vêtements, en eau froide.  Pour l'utilisation que j'en fais ma méthode fonctionne à merveille car j'ai un maximum de 3 couches sales par jour.
Tout dépendant de la marque que vous choissirez, vous rentrerez dans votre investissement aussi rapidement qu'au bout de 2 ½ mois pour les couches Bummis et 4 mois pour les couches de la Mère Hélène et encore plus vite si ce choix vous permet de rester éloignés de la pharmacie durant les premiers mois de vie de votre bébé (allaitement + couches lavables=pas de visite à la pharmacie nécessaire, youpi !) donc peu importe que votre gardeire accepte ou non les couches, vous serez probablement gagnants si vous optez pour ce type de couches.

Les mauvaises surprises...

Il arrive que certains parents pleins de bonnes intentions achètent un ensemble de couches lavables et se découragent.  Elles sont alors remisées au garde-robe et font la honte de ceux-ci puisqu'ils perdent souvent leur investissement.  C'est pourquoi je vous conseille fortement d'essayer 1 ou 2 couches avant de faire votre achat.  N'ayez pas peur de magasiner et d'essayer 3-4 marques différentes.  Je sais que souvent quand on est enceinte on a le goût de s'équiper pour tout et tout de suite mais je ne le recommande pas dans le cas des couches.  Pour les guetteur de bonnes occasions et pour les parents qui n'ont finalement pas aimé ce type de couche il existe de merveilleux sites comme www.lespac.com et www.ebay.ca où vous pourrez revendre ou acheter des couches lavables.


Mon appréciation des couches :

appréciation
** De loin les moins intéressantes tant pour le prix que pour l'entretient

***Bon prix, tiennent la route mais il existe de bien meilleures couches

**** Bonnes, belles, faciles d'entretient, faciles à mettre, bon rapport qualité/prix


Astuces de pro :

Je vous conseille fortement d'attendre 2-3 semaines voir un mois après la naissance avant