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novembre 15, 2007

Zinc

Vous l'avez peut-être lu sur d'autres blogues, depuis cette semaine on peut trouver en kiosque la Revue Zinc. Pour ce numéro-ci on a droit à un spécial blogueurs, yééééééé.

Sur le site Internet on annonce des textes de 12 blogueurs...mais en fait ils sont 15. Et euh...je suis dans le lot.

Suis bien contente d'avoir mon 6 pages de gloire, qui, à défaut d'être fabuleuses, paraîtront bien un jour dans un cv. En fait je blague mais je suis quand même un peu sérieuse...j'ai l'habitude d'écrire des petits textes 500-800 mots et j'ai surtout l'habitude d'être "la fille qui décide du sujet". Pour cet exercice-ci je m'étais fixé 2500 mots (oui, la marche est haute) et... ben... c'est un spécial blogues...alors le sujet était pas mal imposé. Alors voilà je me suis relue tantôt et j'étais pas mal fière de moi, c'est sûr, il y a des longueurs dans mon texte mais il reste que je ressors grandie de l'expérience. Je sais maintenant que :

- Je préfère écrire des trucs courts.
- J'ai une plusse belle plume quand je fais ça court
- Je suis née pour être boss
- Si vous me donnez une mission, vous pouvez être sûr que mon appart va être propre-propre-propre jusqu'au jour du deadline
- Je suis pas mal bonne pour pondre mon autobiographie (page 88)

Alors voilà, je suis bien contente de mon expérience et là mes parents vont probablement en acheter une caisse et la distribuer à toute la parenté, c'est la rédactrice en chef qui va m'aimer !

Une petite note cependant pour dire que j'ai été un peu déçue, je m'attendais tellement à lire Mademoiselle Escobar, au moins un des Vieux Garçons, Zviane (pour moi de la BD c'est de la littérature), la Souris et Martine la Banlieusarde...bon, peut-être aussi que tous ces gens ont rejeté l'invitation, ça se peut, mais ça n'empêche pas que j'aie été un brin déçue...

Je vous fais pas de critique des textes des autres, je les ai pas encore lus !

mai 07, 2007

Avis à tous

M’inviter au resto, au resto chinois, alors que je suis en train de lire les mémoires de Radisson = probablement une très mauvaise idée pour vous. 

À moins que ça ne vous dérange pas du tout d’entendre parler de têtes coupées, de vieille madame qui fouille les vêtement à la recherche de poux pour les manger, d’enfants qui se font garocher vivants dans le feu et de techniques de tortures fascinantes chez les iroquois au XVIIe siècle. Les interrogatoires de 24, c’est d’la p’tite bière à côté de ça, une colonie de vacances tout au plus.  

Je vous aurai avertis. 

Ceci dit. Le livre est passionnant, là Radisson a réussi à s’échapper des iroquois (il était prisonnier) grâce aux hollandais et il quitte l’Amérique pour le Vieux continent.

Je viens d'apprendre qu'il y avait une Nouvelle-Hollande en Amérique au XVIIe siècle ! 

avril 28, 2007

Iphigénie

Iphigénie en haute-ville

Je vous racontais plus tôt cette semaine mon aventure de pas-de-coffre-à-outil, qu’en me rendant chez Rona un dimanche matin je me suis butée à une porte close.  Désespérée, je suis allée passer le temps à côté chez Raffin.  Eh bien chez Raffin, j’ai fait un achat. Trois pour être plus précise mais les deux premiers étant des livres pour bambins je vous en épargne la critique*…et, à bien y penser, celle du livre pour adulte aussi.  Je suis pourrie critique.  Très beaucoup pourrie.  Alors je vais juste vous dire 2-3 choses mais c’est seulement pour avoir la conscience tranquille.  Parce que, voyez vous, quand je tombe sur quelque chose de bon, je me sens toujours un peu messie et j’ai le goût de « partager la bonne nouvelle ».  Revenons à Raffin donc; j’errais dans les allées à la recherche d’une quelconque lecture à me mettre sous la dent et c’est là que j’ai vu une jolie table avec siégeant dessus : Iphigénie en haute-ville.  Premier constat : la couverture est jolie.  Tsé en papier mat qui se grafigne bien comme les Rupert K ?  Moi j’aime ça ce papier là alors tout de suite, j’ai été intriguée.  Je l’ai pris le livre, l’ai retourné de bord et tout de suite j’ai accroché : « L’histoire que nous nous proposons de raconter dans ces pages est celle d’un couple.  En conséquence, elle finira mal…blablabla ». Déjà je trouvais que la plume de l’auteur, François Blais de son nom, était pas mal belle.  Ce fut suffisant pour me convaincre, j’ai acheté la chose et je l’ai lue en 5 jours.  5 jours !!!!  Mais c’est long 5 jours, direz-vous !  5 jours de ma vie de monoparentale, c’est comme une soirée de ma vie de jeune fille.  5 jours : ça veut dire que c’était bon en titi.  Belle plume, plein de mots que je ne connaissais pas avant comme : s’épivarder, marri, paltoquet, subodorer, prolixe et fabliaux.  Je termine ma non-critique en vous disant ceci : Cynisme, ironie, désillusion, tout ça dans le même livre et je vous laisse avec un extrait ayant provoqué un fou rire de plusieurs minutes.  En fait l’extrait, je le lis à tout le monde depuis mercredi :

«Comment je l’ai connue ?  Assez platement.  Certains, dans leur vie amoureuse, chassent à la manière du faucon (brève période d’observation suivie d’une attaque éclair); d’autres comme le chacal (repérer les bêtes les plus faibles du troupeau – les plus saoules, les plus «mal dans sa peau», les plus connes – et fondre sur elles); d’autres encore adoptent la stratégie de l’araignée («à force de tendre des toiles dans tous les coins, je vais finir par attraper une créature quelconque»).  Moi je suis plutôt comme l’anémone : bien prêt à allonger un tentacule pour attraper ce qui passe à ma portée, mais pas question de quitter mon rocher.» p. 120

Iphigénie en haute-ville
François Blais
Les éditions de l’instant même, 2006
200 jouissives pages

*quoique l’histoire de la p’tite vache qui a perdu sa mère qu’on raconte à l’aide du livre ET des marionnettes à doigts vendues en combo, c’est le top du top.

novembre 29, 2006

Un bon vieux dictionnaire

Quand j'ai eu mon premier appartement ma mère m'a offert l'ancienne version du Dictionnaire Encyclopédique des aliments de Solange Monette.  En 7 ans je l'ai consulté quelques fois mais honnêtement pas tant que ça.  Ce n'est que dernièrement que je l'ai redécouvert et je l'apprécie tellement que j'ai décidé de vous en parler aujourd'hui. 

600 pages de dictionnaire qui ne parlent que d'une chose, la bouffe : les aliments, leur histoire, leur valeur nutritive, comment les apprêter.  Une vraie bible !!!!  Vous voulez un exemple ?  Ok, j'ouvre au hasard... page 426: pois.  Pendant 3 pages on parle de pois, de quelle type de plante ils viennent, les sortes de pois, leur valeur nutritive.  "...Les petits pois frais contiennent 6g de protéines, 0,4g de matières grasses, 14g d'hydrates de carbone, 2g de fibres et 72 calories/100g".  Pas convaincus ?  Je prends une autre page, la 396 :"Palourde: Mollusque bivalve faisant partie d'une imposante famille composée d'espèces qui parfois se ressemblent beaucoup.  Une même espèce est souvent identifiée par plusieurs noms ou le même nom désigne plus d'une espèce..." En tout cas moi, je n'ai que du plaisir avec ce livre. 

C'est pas juste pratique, c'est intéressant.  C'est rendu que quand je mange toute seule j'ouvre mon livre et je lis sur les ingrédients de mon assiette.  Hier j'ai appris comment cuire une pieuvre, la semaine dernière comment compléter les protéines incomplètes des légumineuses.

L'objet de mon bonheur n'est plus disponible en librairie depuis belle lurette mais la même auteure en a publié plusieurs autres depuis, les voici.