Ce matin en sortant de chez moi, j’ai croisé Ex, il rapportait les effets de notre Coquinette, qui a passé la nuit dernière chez son papa.
- Salut !
- Salut !
- Tu me reconduis au métro ?
- Ouais, si ça t’arrange.
Dans l’auto, c’était silencieux, alors je me parlais à moi –même dans ma tête :
- Il est beau quand même ton ex hein ?
- Ouais, pas mal.
- Tu crois que t’aurais envie de l’embrasser là ?
- Bah, peut-être… attends, je vais voir.
Je me retourne et le regarde, lui ne bronche pas, il regarde la route
- Bah non, j’ai pas envie
- Non ?
- Non. C’est drôle hein ? Comme tu peux avoir envie de quelqu’un pendant des années pis un jour plus rien. Niette. Là tu vois, je me questionne sur un éventuel baiser pis j’ai pas eu une seule seconde des papillons dans le ventre.
- ! C’est weird la vie quand même, regarde le dont une autre fois juste pour être sûre.
Je me retourne en souriant, un gros sourire béat (appelons-le le sourire de la libération), il avait le visage dans le soleil du matin
- Tu fais quoi là ?
- Je te regarde.
- Et pourquoi tu souris ?
- Euh… je sais pas trop…je pense.
- Ah ouais, toi, tu penses toujours beaucoup.
- Ouais… Bon, c’est pas tout ça, on est arrivés, merci beaucoup, bonne journée !
- Bye.
Ouais, j’ai beau dire « le sourire de la libération », quand ma voisine tantôt m’a demandé s’il était avec quelqu’un parce qu’elle l’a vu dernièrement avec une fille…je vous avoue…je filais pas pour ouvrir une bouteille de champagne.
- À propos, il est avec quelqu’un ton ex ? Il me semble l’avoir vu avec une fille dernièrement.
- Euh… (gêne) je sais pas trop, c’est pas vraiment de mes affaires.
- Ah, bah j’ai peut-être mal vu, elle était peut-être là à côté juste par hasard.
- Ouais…il a beaucoup d’amies filles aussi, en fait ça se peut ton histoire, c’est juste que je suis pas au courant.
- (gêne)
- (gêne)
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Tant qu’à vous écrire des dialogues de gêne, allons-y avec ma réplique honteuse de la journée. En sortant de la garderie, ma fille court partout, moi, je sais que le seul moyen de la faire s’asseoir dans sa poussette sans avoir droit à une crise c’est en disant ceci : «Coquinette, là, on va aller au parc alors il va falloir que tu ailles dans la poussette pour qu’on arrive au parc plus rapidement». À ce moment exact, une petite fille qui sortait de la garderie avec son papa (visiblement pressé) s’arrête sec en entendant le mot magique « PARC ». Coquinette, tel que prévu, monte dans la poussette sans chigner, elle est contente, on s’en va au parc. La petite fille nous regarde. Son papa, de par sa gestuelle, est clairement pressé, il a pas du tout envie que sa fille socialise avec la mienne.
Petite fille – Madaaaaaaameeeee ?
Moi – Quoi?
Petite fille – Pourquoi elle va au parc Coquinette ?
Moi – Euh, euh… (sort quelques chose de brillant, alleeeeeeeez, t’es capaaaaaable, une belle réplique lààààà qui va aider son papa et qui va lui couper le sifflet à la mignonne) euh….parce que Coquineeeeeeetteuuuuuu elle aime ça le parc (oh fuck ! Mauvaise réponse ! Mauvaise réponse !!!!!)
Petite fille – Oui mais moi aussi j’aime ça le paaaaaaaaarc, je peux-tu y aller avec vous ?
Le père- Bon là, ça va faire, vient t’en, ta mère nous attends !
Petite fille – Tsé, ma mère… elle veut même pas que j’y aille au parc !
Sont partis.
Quand même….la honte.