Main

mars 16, 2010

Un appel aux tests de forme physique à l'école?

Je viens de tomber sur un article intéressant parlant des recommandations faites par Sir Liam Donaldson en Angleterre. C'est ici. Si vous n'avez pas le temps de lire l'article au complet, une brève écoute de la vidéo d'environ une minute donne un bon aperçu de ses recommandations.

Il parle entre autres d'un truc auquel je n'avais pas pensé; le rôle des grands-parents. Comme ils ont une bonne qualité de vie, ils vivent plus vieux et jouent un rôle de plus en plus important dans l'éducation des enfants. En outre, les enfants ont tendance à les écouter un peu plus que les parents, ils jouent souvent un rôle de mentor. Il recommande donc aux grands-parents de valoriser les activités physiques aux yeux de leurs petits enfants (et idéalement de les pratiquer avec eux). En ce moment ce que ses études lui indiquent, c'est qu'en Angleterre, moins de 5% des grands-parents font du sport avec leurs petits enfants...

En tout cas, bref, allez écouter et lire cela, il y a matière à méditation. Moi ça me fait réfléchir aussi et je suis ravie d'être tombée sur des grands-parents qui embarquent autant dans les pratiques sportives que ceux de Coquinette. Je ne compte plus les fois où elle a patiné, skié, joué dans la neige, nagé, et visité les parcs avec eux. Ça me rappelle aussi que je suis due pour les remercier...

mars 14, 2010

RIASEC

Voilà! Un point de plus d'accompli dans mon chemin de vie, j'ai fait mon profil RIASEC tantôt pour le fun. Sur les 90 affirmations il fallait en cocher 18; celles qui correspondent à ce qu'on fait le mieux. À partir de cela on vous donne une série de professions qui vous conviennent.

Et puis? Ça a donné quoi? Sérieusement, je suis bouche bée, parce que je ne vois pas grand lien entre ce que j'ai coché et les métiers proposés... et quand je dit "pas grand lien", c'est un euphémisme. Voici, pour le fun, ce que j'ai coché. Il me semble que ça me ressemble pour vrai:

Acquérir une culture générale
Faire du camping, de la chasse, de la pêche, du canot
Colliger de l'information
Faire des enquêtes et des recherches approfondies
Exprimer correctement ses émotions (bon, je ne sais pas si je le fais bien, mais je le fais en masse, aucun doute là-dessus)
Expliquer, enseigner
Jouer d'un instrument de musique
Faire de la photographie
Faire des résumés, des synthèses de lecture
Comprendre les autres (ou en tout cas essayer fort de les comprendre)
S'exprimer oralement (aucun doute là-dessus)
Imaginer, inventer, innover
Analyser des idées, chercher des arguments
Rendre service, aider les autres
Bouquiner dans une librairie
Chercher et trouver une information
Faire la cuisine
Planifier, établir des calendriers de travail

Et voilà ce qu'on me propose de devenir:

Agroéconomiste
Anthropologue
Aromaticien
Astronome
Biochimiste
Biochimiste clinique
Chimiste
Chimiste spécialiste du contrôle de la qualité
Conseiller en importation et exportation
Écogéologue

Du coup je suis assaillie par le doute, qu'aies-je donc coché qui laisse supposer que je ferais une bonne n'importe quoi dans la liste? Bon, ok, je concède anthropologue et écogéologue... mais rien d'autre. RIEN.

Notes à moi-même

Bon, comme mon blogue est un lieu où je mets tout ce qui me tente, j'ai pensé transcrire ici quelques unes de mes notes personnelles des derniers 6 mois, comme ça je vais pouvoir jeter les post-it qui commencent à envahir mon bureau:

Test pour déterminer ton profil RIASEC. Je suis pas mal sûre d'avoir trouvé ma voie mais j'aime tellement les questionnaires que celui-ci m'est tombé dans l'oeil.

BEAULIEU, Marcel. Les recettes à la bière des grandes cuisines Molson. Éditions de l'homme Ltée 1969
Il serait le temps que je redonne le livre emprunté à mon voisin l'été dernier. On y retrouve une foule d'idées culinaires d'avant-garde comme "Le gâteau d'anniversaire Molson", les crêpes "Suzanne", le potage de poireaux et de pommes de terre à la bière Molson et la salade de pommes de terre à l'allemande.

MOISSAN, Stéphane et LEBEL, Andrée. Les petits plats de nos grand-mères. Les éditions internationales Alain Stanké, 1978 Dans ce livre il y avait tout plein de recettes étranges, les gens avaient vraiment l'air de tout manger. Il y avait une recette de faux-sirop-d'érable, de cervelle de je ne sas plus trop quoi et quelques recettes plus traditionnelles. Moi je voulais mettre la main sur celle de sucre à la crème.

Je veux voir: ... Et la musique, documentaire de Michel Lam (2008)

Trois places où je veux faire un voyage de pêche:
- Lac des îles, en quelque part comme ici
- Lac Blanc
- Rivière Jacques-Cartier

Je crois que j'avais sorti cela d'un livre recommandant des endroits intéressants au Québec, j'avais sélectionné les moins-loin-convenant-à-une-vacance-familiale.

Pour la suite de mes notes à moi-même, il est grand temps que je recopie les recettes de tarte aux pacanes, de pain d'épice et de pailles de fromage si gentiment partagées par mes voisines. Je peux pas vous les donner, j'ai pas les droits d'auteur...

Méditations au sujet de mes processus d'apprentissage

Il fut un temps dans ma vie où on me parlait beaucoup de valorisation, comme dans:"Mais veux-tu ben m'expliquer qu'est-ce qui te valorise là-dedans?!?" Immanquablement, je me sentais prise au piège et diminuée par la remarque; effectivement, pourquoi je fais tel ou tel truc? Qu'est-ce qui me pousse à essayer autant de disciplines? Qu'est-ce qui fait que je suis intéressée et que je m'enchante aussi facilement devant de nouveaux défis? D'où me vient mon si haut degré de willingness et pourquoi est-il aussi souvent confondu avec un syndrome de pétard dans le cul par mes interlocuteurs?

Eh bien, je suis en train de comprendre... je découvre, à travers mon présent parcours scolaire d'où me vient ma propension à relever de nouveaux défis et à viser non seulement le haut de la montagne mais aussi le chemin le plus boueux pour y parvenir. Je découvre par la même occasion les mécanismes d'apprentissage, les types d'apprenants et les types d'enseignements. Je découvre quels sont mes types d'enseignement et je découvre à travers tout cela et mes expériences présentes d'apprentissage; comment j'apprends. Quels mécanismes viennent jouer dans ma façon d'apprendre. Comment la déconstruction est super importante si je veux arriver à comprendre. Pourquoi je porte une grande importance à ma fierté, l'estime de moi et ma réussite. Je découvre que je suis très axée sur ma note... ma note, ma fameuse note... mais qu'en même temps, peu de choses arrivent à me rendre plus fière que d'avoir le sentiment d'être en train de mettre le doigt sur le bon processus.

En tout cas, je ne sais pas si c'est clair mais voilà; je suis en train de réaliser quels chemins empruntent ma fierté et mon estime de moi et comment la curiosité, l'ouverture sur le monde, l'empathie, la diligence, l'altruisme, la créativité et l'intelligence sont pour moi des valeurs intrinsèques dans ma conception de la réussite d'une vie. Dans le fond, ce sont des choses que j'ai toujours sues, mais là, je commence à mettre le doigt dessus et à comprendre mes choix de vie, de carrières, familiaux, amicaux et je crie "eurêka"! Comme il est chouette d'avoir 31 ans et de commencer à comprendre pourquoi on est faite de même. La prochaine question est bien entendu: "kossé j'vais faire avec ça asteure?"

Et j'ai bien envie de me répondre de continuer à aller à l'école, parce que j'y réussis plutôt bien, parce que ça me valorise de réussir de même et parce que j'ai des orgasmes intellectuels quand je découvre que le concept que je viens d'apprendre débouche sur de nouveaux questionnements, bien plus complexes encore... et que j'ai le bagage suffisant pour m'y attarder.

Ah, pis je suis en train de découvrir que mes parents, deux pédagogues de formation et de carrière, on eu toute une influence sur mon parcours. Des années plus tard, je vois et comprends des stratégies qu'ils ont appliquées il y a 15-20 ans. Je comprends leurs réactions et je suis en train de tout analyser cela. Parce que Coquinette s'engage tout bientôt dans une série de loooooongues années d'études, parce que je veux pouvoir l'aider à mon tour, d'une façon adéquate. Parce que j'espère soutenir sa motivation adéquatement de façon à l'aider à devenir un petit être intelligent, sensible, emphatique, altruiste, curieux, enjoué, rieur, talentueux... et libre. Le principal défi à mon avis, sera d'user de bémols, de bécarres et de dièses adéquatement, parce que dans le fond, la vie, au delà de la réussite et de la motivation et de tout ce pataclan; c'est quand même fait pour se faire du fun.

mars 10, 2010

Je bouge tellement que...

Mesdames, je me dois de partager avec vous ma révélation du mois. Voui, je sais, je répète à tous vents que je fais des workout depuis quelques jours. Ouais, je sais, ça peut être tapant, surtout si vous ça ne vous branche pas de bouger. Je sais, je sais, d'ailleurs je vais vous avouer un truc, moi les gens qui s'entraînent trop, ceux qui passent 6 jours sur 7 dans les gym, il me font le même effet que ceux qui mangent de la luzerne à tous les midi: j'ai toujours eu peur d'eux autres. Je trouve ça limite pathologique, l'obsession du corps, la fixation sur les muscles. Théorie que je trimballe d'ailleurs dans mes valises depuis une quinzaine d'années: toujours se méfier du monde trop en forme.

Ceci dit, je dis ça de même... mais je suis en train de découvrir un truc dont on ne parle ja-mais dans les articles destinés à motiver le bon peuple à bouger et ça s'appelle les seins. Parce qu'entre vous et moi, c'est important des seins et dans un monde idéal on en aurait toutes de fort jolis et nos mamelons viseraient le soleil pour l'éternité. Avant février 2010, je pensais que des seins ça pousse, ça finit par tombasser un tantinet, puis vient un accouchement ça gonfle et remonte² de façon spectaculaire... puis cesse l'allaitement et ça redescend et ne ressent plus jamais l'appel vers les hauts sommets de la gloire poitrinesque.

Ben j'étais dans les patates parce mes miens de seins semblent avoir entrepris une remontée ma foi spectaculaire depuis que j'ai recommencé à tâter les altères, à m'étirer à l'aide de postures absurdes et à faire des push-ups. Faque voilà les filles, si vous investissez un tout petit brin de votre temps à faire des exercices de poitrines, il se pourrait que la vôtre de poitrine se rappelle les temps glorieux où elle faisait copain-copain avec votre gorge. Vouaip mesdames.

Bon bref; mon conseil du mois: épousez les push-ups et redonnez à votre poitrine une deuxième vie de collégienne. Dans l'éventualité d'un total flop, vous serez néanmoins un poil plus en forme.

L'Internet et moi

Depuis quelques jours je croise plusieurs articles sur les femmes et l'Internet. Il paraît qu'on y est très présentes (doh) et certaines personnes se demandent pourquoi; quel est le profil de ces femmes? Ça m'a donné envie de faire l'inventaire de mes raisons: Je suis une femme-fille (pas tout à fait décidée encore sur la trentaine et l'obligation de porter le tailleur, le rouge à lèvres et le mascara, je me promets aussi de résister longtemps aux bobettes-qui-montent-au-nombril et aux cheveux teints), début trentaine donc, maman, amoureuse, voyageuse, musicienne à mes heures, artiste en quête d'une discipline à privilégier, amoureuse de sa langue et des dictionnaires (ma nouvelle idylle), sportive, tripeuse de plein-air, de bonne bouffe préparée maison, de soupers entre amis, étudiante subissant par moments, presque tout le temps, des puissantes soifs de savoirs politiques, sociaux, culturels et (surtout) inutiles, parce que ce sont souvent ces derniers qui me font rire et mettent un soleil dans mes journées. Voilà pour la présentation, maintenant plongeons au coeur de ce que je cherche et trouve en tant qu'internaute.

- Lire des articles scientifiques me donne officiellement l'impression d'être plus intelligente. J'ai le sentiment de "savoir", ce qui se passe ici, dans le monde, dans ma tête et dans tous les domaines qui m'intéressent... et ils sont nombreux

- Avec tous ces sites musicaux je cherche et découvre de fichus bons groupes et chanteurs.

- Amateure de documentaires, je suis ravie d'avoir accès aux archives, entre autres, de l'ONF. Le dernier documentaire que j'ai écouté était sur Jack Rabbit, je parle de la posture du centenaire à tout le monde depuis 3 semaine.

- Facebook m'a permis de renouer avec des amis, de garder contact avec plusieurs autres, de me bâtir un réseau fiable et de me faire un chum. Quand on me demande comment j'ai rencontré mon amoureux, je devient immanquablement toute rouge et réponds timidement: "il m'a pokée sur facebook..."

Mon blogue m'a permis de mettre en archive les mots d'enfants de ma fille et de stocker mes souvenirs de façon "objective". On oublie beaucoup en vieillissant. Si ce qui s'est passé le mois dernier et qui prenait des proportions dramatiques est maintenant à moitié oublié... ce qui s'est passé il y a 3 ans l'est encore davantage. Quelques fois je fouine dans mes archives et je découvre: des recettes, des crises existentielles, des photos de voyage, des anecdotes oubliées et tout cela m'amuse beaucoup.

Flickr me permet de stocker mes photos favorites et de voir les superbes photos de mes copines. Je dis copines parce que je ne crois pas avoir de copain sur Flickr, faudrait m'expliquer pourquoi d'ailleurs. Est-ce une tendance ou suis-je une exception?

Msn me permet de clavarder mais je le fais peu. J'ai toujours peur de déranger les gens quand j'initie des discussions sur MSN, je préfère Twitter ou Facebook, qui permettent de répondre au moment où ça nous convient quoique bon, le clavardage permet des discussions plus profondes je trouve.

Twitter me permet de suivre à vitesse grand V l'information sur une multitude de sujets qui me tiennent à coeur: les accomplissements de personnes pour qui j'ai énormément d'estime, l'actualité, l'éducation, la musique, l'art, la culture. Ce qui est génial c'est que je peux me tenir au courant (et par ricochet avoir l'impression de devenir de plus en plus savante) tout en passant une certaine partie de mon temps à échanger et déconner.

Maintenant quand je m'attaque à une nouvelle pièce de violon, je vais la télécharger sur Itunes, je l'écoute en boucle entre mes pratiques. Ça fait rentrer l'écoute de la musique classique dans la demeure et ça m'aide beaucoup à mieux jouer. Pis on sait pas, peut-être que ça fera qu'un jour je saurai faire la différence entre Bach et Mozart.

J'ai essayé Buzz et Google Wave et à date je suis déçue, je ne comprends pas trop où ça mène. Mon buzz est désactivé et Wave en dormance.

Enfin bon, depuis que je suis une internaute assidue, j'ai: fortifié et agrandi mon réseau, je me suis fait de réels amis (comme dans on-se-voit-dans-la-vraie-vie), j'ai pratiqué ma langue, je l'ai améliorée et j'ai appris à l'aimer et la chérir (tellement que je songe très sérieusement à la maîtrise en linguistique), je me suis cultivée, j'ai repoussé les limites de mon savoir et j'ai très envie de les repousser encore et toujours, j'ai trouvé l'amour, j'ai trouvé des réponses ou des pistes de réflexions auxquelles je n'aurais pas pensé toute seule.

Évidemment lire tout ceci pourrait porter à croire que je suis une grande amateure aveuglée, obnubilée par le ce-que-tu-veux-point-zéro... et bien non. Je remarque quelques retombées moins glorieuses venant affecter mon rythme de vie:

- Je lis moins de papier, les journaux ne rentrent plus ici depuis des années et je prends un bon 2 mois pour arriver à lire un livre de 400 pages. Avant je lisais le Devoir en entier chaque matin et le lisais un gros roman par 7 jours; des fois moins.
- À 31 ans, tout bientôt 32; mes yeux ne sont toujours pas stables. Je suis très myope et tant que je vais rester adepte de l'écran cathodique la situation ne promet pas de s'arranger
- La technologie ça coûte cher
- La technologie; ça pollue
- Être amateur d'ordis devant un enfant lui donne immanquablement envie de l'être aussi... seulement voilà; moi je privilégie les jeux extérieurs, la musique, les livres, les jouets-pas-de-piles, parce que je crois dur comme fer que ma fille est à l'âge où on se développe une imagination. Je vois la télévision et les ordinateurs comme des entraves à cela. Pis je me dis que si je suis devenue geekette passé 25 ans, ma fille a tout le potentiel pour découvrir la programmation et les machines passé 8 ans.
- Être sur Facebbok, Twitter, avoir un blogue, être googlable... ça laisse des traces indélébiles. Les paroles s'envolent; les écrit restent comme on dit. Jusqu'à quel point peut-on se faire une idée de qui je suis vraiment en fonction des traces que je laisse dans un monde virtuel? Parce qu'il faut en être conscient, je n'écris que ce que je veux bien écrire. On ne retrouve pas tous les pans de ma vie ici. Jusqu'à quel point mes peccadilles et mon moi profond sont-ils une seule et même personne? Au point de vue de l'employabilité, ça fait quoi, d'être très présent sur Internet? Même dans des cas où on gère d'un main de fer son image, est-ce qu'un jour, un tout petit dérapage peut te discréditer pour des années? Et puis si on regarde le côté juridique, ça peut être inquiétant aussi de voir ce que des personnalités virtuelles anonymes ou non, s'attirent comme représailles. Prenons un exemple, disons un chanteur connu, qui est sur Facebook, Twitter, My Space et qui a un blogue. Mettons qu'il meurt, pourra t-on voir un jour une biographie intitulée: "La double vie d'Untel sur la toile"? Un livre basé sur des sorties virtuelles et complété d'extrapolations et de tentatives de lectures entre les lignes?

En tout cas, je me questionne. J'adore ce que je trouve ici, mais des fois j'ai l'impression qu'on joue avec des droits et un outil qui évoluent tellement vite qu'on pourrait tous se faire avoir dans le détour.

mars 09, 2010

Cui cui cui la jambe en l'air

Dans un simili-même-ordre-d'idées, je fais beeeen de la mise en forme ces jours-ci et pas mal de yoga. Je fais aussi en moyenne 30 minutes de violon par jour et je commence à chanter ou à fredonner mes partitions. Je suis en train de me découvrir une voix qui me sort du thorax et qui résonne jusque dans ma boîte crânienne; un espèce de truc souple et feutré, mais très profond et c'est vraiment génial de jouer avec cet organe-là parce que ça ne ressemble en rien à ma voix et que ça m'apprend que j'ai un espèce de souffle que je n'avais jamais soupçonné avant aujourd'hui. Quand je suis tannée de chanter; je siffle.

L'entraînement me rend de plus en plus forte et solide et j'aime tellement mon nouvel état que je commence, de même, quand je suis dans la lune; à faire des poses. Peu importe le lieu où je me trouve.

La pratique du violon me rentre des tounes dans la tête et je découvre qu'elles sont très intéressantes à siffler. Un fois que t'as appris tes pages par coeur, quand tu veux pratiquer l'émotion, les changement de rythme et tout, c'est chouette de tâter le sifflage... Chaque fois que je suis dans la lune et que je ne suis pas en train de faire du yoga en me tenant un pied par terre et l'autre au dessus de ma tête; je siffle.

L'histoire c'est que je suis vraiment souvent dans la lune dans une journée. Sérieux, je dois passer quelque chose comme 3 heures à siffler: dans la douche, en cuisinant, en marchant (j'en suis rendue à me développer des chemins et des tactiques pour pouvoir continuer à siffler sur le trottoir sans trop croiser de monde, parce que mine de rien, c'est un peu gênant).

En tout cas, tout ceci me motive à prendre les cours de chant auxquels je songe depuis longtemps. Je crois qu'il serait temps là que je me lance un nouveau défi. Je songe sérieusement aux cours de ballet aussi. Vouaip ballet. J'ai essayé le tango et le baladi, maintenant j'ai soif de tutus. Et karaté. Je me cherche une école dans le quartier. Je voudrais y inscrire Coquinette et moi. Je recherche l'équilibre ces temps-ci et je me dis que l'équilibre c'est la discipline, l'art, la grâce et le défoulement. La famille, l'amour, la santé, la culture aussi. Le sommeil, les amis et une fois de temps en temps... un p'tit verre de rouge.

Supergirl

On aura beau dire tout ce qu'on veut, moi je trouve que ce printemps hâtif, même s'il est probablement symptomatique de grands chamboulements du climat mondial; il nous fait du bien à tous. À Casa-bibi les retombées ont été tout à fait spectaculaires: février-le-mois-le-plus-long-de-l'année n'a pas réussi, même pas une miette à m'angoisser, me peiner, me fatiguer. Il faut dire que j'avais une stratégie du tonnerre: exercices, bonne alimentation (café et chocolat en prime) et techniques de gestion de stress. Faut dire que mon repos forcé de chômeuse m'a fait du bien aussi, quoique bon; je suis tannée là et j'ai hâte d'avoir de nouveaux défis. Je VEUX travailler!

Évidemment le salaire régulier me fait défaut, ce qui commence à être un tantinet angoissant, mais aussi et surtout: je commence à royalement m'emmerder. Chaque jour, je me lève, je vais reconduire Coquinette à la garderie, je reviens, me sers un café au lait. Je me cherche une job, envoie mon cv partout, je squatte Twitter et retweet toutes les nouvelles qui m'intéressent, j'écris cinquante douze emails gorgés de "héhé", "gnac, gnac, gnac", "hin, hin, hin", de "xxxxxxxxxxxxxxxxx" et de "pffffff" à mon amoureux. Ensuite je retourne me chercher un emploi, je me fais un workout de 15 minutes, je pratique mon violon, enfile mon manteau d'hiver et retourne chercher Coquinette.

Ça semble être un horaire de rêve au premier coup d'oeil et ça l'est; pour un temps limité. Là j'ai besoin de défis, je suis déjà tannée des défis musculaires et musicaux. Je suis rendue tellement à cours de défis que j'ai ressorti ma flûte à bec et je me pratique à rejouer tous les classiques de mon enfance. Mon défi du jour est de maîtriser mon sol aigu. Je dois presque souffler avec mes yeux pour arriver à obtenir le son que je veux... C'est primordial si je veux jouer adéquatement "Il était une bergère".

En tout cas, j'ai comme l'impression d'être Supergirl en ce moment, mais une Supergirl qui fait le lavage et qui est obligée d'attendre assise sur le futon, que la laveuse finisse de spinner.

Wow, je me surpasse de métaphore grotesques ce midi.

février 26, 2010

Tourette

Résumons le billet précédent en deux phrases pour le fun:

Bien que je trouve que je ne suis pas super bonne en dessin je décide tout de même de vous les montrer; probablement forcément parce que j'en suis fière.

En me relisant on découvre que je développe au fil du temps: une tourette de la virgule.

février 22, 2010

Le sport

Ce matin en me levant, j'ai pris mon journal et je suis tombée là-dessus et je me suis dit: "Tiens, quel sujet fabuleux", parlons-en dont deux minutes, le temps d'écrire haut et fort: "Je suis outrée".

En résumé, dans une commission scolaire dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu, on coupe à partir de l'an prochain les périodes d'éducation physique à la maternelle; elles passeront de 3 par 6 jours à 1, ce qui se fait pas mal partout au Québec, selon l'article. Ce qui est recommandé à cet âge là, tourne autour de 60 minutes par jour... à 1 période par 6 jours, on se retrouve à des années lumières de là. Fin du résumé.

Eh bien moi, je l'avoue; je ne comprends pas, mais pas du tout. Il me semble que c'est tellement une évidence qu'un enfant, pour pouvoir se concentrer, a besoin d'avoir préalablement bougé. Qu'un enfant, si on veut lui donner la chance de nous prouver qu'il est capable d'être calme, il faut d'abord lui donner l'opportunité de courir et de crier. Ça m'impressionne toujours de voir des articles sur des coupures d'heures de sport... parce que si on ne s'oxygène pas le cerveau, je ne comprends juste pas comment on peut apprendre. 3 sur 6, je regarde ça et vous savez ce que je me dis? C'était déjà trop peu...

Ramenons-ça à moi deux secondes, je vais vous dire comment je vivais le sport quand j'étais petite... Voyez, si je me rapporte à mon enfance, j'ai vraiment l'impression de l'avoir passée dehors, à courir et jouer. Mes parents faisaient de gros efforts pour nous encourager dans le sport et pour nous emmener faire du ski la fin de semaine. Je braillais sur les pistes, je boudais, je refusais d'avancer. Je piquais des crises dès qu'un membre de la famille me dépassait. J'ai suivi des cours de tennis aussi, j'étais la moins bonne du groupe, j'avais zéro coordination, je ratais toutes les balles. À l'école, j'étais la plus maigre ou pas loin et une des plus petite; dans les sports d'équipe on me prenait toujours en dernier, c'était humiliant au coton. J'avais beau me concentrer et courir de mon plus vite, je perdais toutes les courses. Quand je frappais le ballon de volley-ball j'avais peur de me péter des os tellement j'avais un diamètre ridicule de poignet. Au baseball je ne frappais que des hors-champs et je refusais de jouer au ballon-chasseur tellement j'avais peur qu'on me brise en deux. Au hockey j'étais dans les plus jeunes de la rue et j'étais une fiiiiille, j'ai passé combien de games assise dans le banc de neige à sucer mes mitaines en donnant des coups de talons sur la glace au lieu de courir après une rondelle? À la natation, c'était le pathétisme pur et dur; j'ai eu peur de l'eau pendant beaucoup trop longtemps et j'étais incapable de flotter. Pour une raison inconnue par contre, je battais tout le monde dans les compétitions de nage sur place. Et puis, ça a donné quoi en grandissant, c'te petite fille fragile là?

Ben ça a donné quelqu'un qui aime le sport. À un moment donné, à force de jouer dehors, je suis devenue meilleure. À un autre moment donné, j'ai réalisé que si je veux avoir une belle humeur, une belle peau, un gros sourire et me sentir forte; la seule façon pour moi d'y arriver, c'est en courant et en jouant dehors. Voilà, c'est ce que je reproduis aujourd'hui. Pour moi, avec ma fille, mes parents et mes amis, on sort. Quand je pars avec des gens de mon âge, on se dépasse et on reste 5-6 heures dans le bois à grimper et à prendre des photos. Quand Coquinette nous accompagne je lui enfile de skis, ça dure 20 minutes, elle se tanne, on change pour les patins un autre 20 minutes, puis on va glisser... L'an dernier c'était 10 minutes, si la tendance se maintien, l'an prochain elle sera capable de rester une demie heure sur ses skis. Elle se choisit deux trois cours par année, je lui propose 3 choix, elle prend ce qu'elle veut. L'été on va jouer au parc au minimum 4 jours par semaine. Quand je veux lui faire une surprise, je l'emmène 10 minutes au parc avant d'arriver à la garderie. Je lui offrirais une caisse de pouliches elle me lancerait le même regard de gratitude.

Vous savez quoi? Coquinette s'est fait une réputation: elle a les joues rouges, les yeux rieurs, une humeur (généralement) exemplaire. S'il fait gris, ou pluvieux une journée et qu'elle n'est pas sortie jouer dehors à la garderie, je le sais tout de suite en la voyant. Elle n'a pas la même attitude, maussade, grincheuse, hyperactive, elle a de la misère à écouter. Je vous assure, ça se voit ziou, vite de même.

En tout cas bref, on parle souvent de coûts de soins de la santé au Québec de décrochage scolaire, d'obésité, et tout et tout, pour moi, c'est un combat unique: prévenir. Et la prévention ça passe par quoi? Faire bouger les enfants et leur donner envie de se découvrir un sport de prédilection. Pas les obliger à faire des trucs qu'ils détestent et les écoeurer à vie, nooon. Mais les initier à des disciplines, je sais pas moi, tiens, le karaté. 1 heure de karaté par semaine à la petite école ou du yoga, des sports d'équipes, de la danse, de la marche, c'est pas cher ça de la marche... ou du cardio plein air, de la gymnastique, de la course, de l'escalade, je sais pas moi, du jukari, une patinoire par école primaire et des patins pour tous les enfants. Bien sûr, une grande part de l'apprentissage de l'exercice physique devrait être assumé par les parents, seulement voilà, ce ne sont pas toutes les familles qui peuvent ou disposent de suffisamment de temps et d'argent pour faire bouger les enfants. Dans un tel contexte, moi je trouve que c'est comme pour les petits déjeuners, c'est un essentiel.

février 20, 2010

Aaaah, comme la neige s'est laissée désirer

Et bien voilà, puisque je n'ai rien pondu ici depuis des lustres, me voici tout enthousiasmée et j'ai envie d'écrire tout plein. Comme là. En ce moment, j'ai envie de vous écrire un truc sur l'hiver.

L'hiver, vous l'avez remarqué, d'habitude; c'est froid. Et toutes choses étant égales par ailleurs, généralement, au Québec du moins; ça fait référence à la neige aussi. Comme là, ce matin il a neigé, hier matin aussi et si vous jetez un coup d'oeil à météo média, vous verrez qu'on va avoir du flocon pour toute la semaine. Et moi ben, je profite de ce blogue pour crier haut et fort: "Alléluia calvince!"

D'habitude à ce temps-ci de l'année, je trouve le temps long et déprimant. Pas là, j'ai tellement profité du soleil des derniers jours que j'ai un bon moral. Je me suis beaucoup reposée aussi... ça aide. Immanquablement, en février et mars, l'envie de me pousser me prend et je rêve de Cuba et de Mexique. Pas là... là, moi je rêve d'une grosse bordée de neige, de batailles de boules de neige, de rires retentissants dans la campagne, en compagnie de Coquinette et de nos amis. J'ai envie d'aller faire de la raquette dans le bois, du ski aussi, de l'escalade aux Chutes Motmorency, du patin dans la Forêt Perdue. J'ai envie d'un chocolat chaud, avec les copines, dégusté dans un chalet au bord du feu, en admirant les enfants qui se chamaillent et les flocons qui tombent en background. J'ai envie que mon chum revienne au Québec, le temps d'une bataille de balles de neige et de beaucoup de câlins.

Il est chouette l'hiver québécois, c'est dans les années de pénurie comme celle-ci que je réalise que j'aime le froid et ce qui vient avec. Et pis là, comme je ne prends plus pour acquises les bordées qui s'annoncent; je me promets bien d'en profiter en bonne et due forme.

L'école des grands

Fin janvier, je vous écrivais un billet sur la peut-être future école de Coquinette. Vendredi, j'avais une lettre de l'école dans ma boîte aux lettres.

Et?

Ben... elle est acceptée!

Du coup moi je suis fièèèèèère, mais fièèèèèèèère. Parce que c'est une très bonne école, parce que tous les enfants que j'ai vus le matin des tests, tous semblaient être très bien développés et venir de bonnes familles.

Ce qui est amusant, c'est que cette session-ci, je prends des cours de stratégies pédagogiques. Je suis en train d'étudier les types de stratégies et les différents types d'intelligences. Cette semaine, mon gros devoir c'est de lire des trucs sur l'apport de la psychologie cognitive dans l'enseignement. Du coup, ça me remet un peu à ma place. Non, ma fille n'est pas plus brillante qu'une autre. Elle a la chance d'avoir un type d'intelligence valorisé à l'heure actuelle et d'être de nature calme et souriante. C'est ce que je me dis quand je soupçonne que je suis à veille de trop me vanter... le reste du temps, comme ce petit paquet d'amour a grandi dans mon utérus, qu'elle a mes yeux et ma diction et que je me suis beaucoup occupée d'elle depuis sa naissance (à mon grand bonheur d'ailleurs), je m'envoie des fleurs et je me dis que c'est la meilleure du moooonde. Rien de moins.

L'école est un tout petit peu trop loin de chez moi. Oh, pas tant que cela, mais comme nous ne voulons pas nous encombrer d'une auto... et comme je ne conduis pas de toute façon; bien il va falloir déménager... De toute façon, un 4 1/4 pour 2 adultes et un enfant, c'est beaucoup trop petit. C'est un peu pour cela que je parlais de changement de cycle; ma vie à la casa St-Zotique, entourée de voisins que j'adore, de soirées d'été dans la cour à nous faire des BBQ de groupe... sortir de chez moi en pantoufles et aller cogner à la porte d'en haut ou d'à côté pour quêter un oeuf ou offrir des gâteaux... bien... ça achève.

Si je le pouvais, je trimballerais mes voisins avec moi, 7-8 rues plus à l'est, une plus au nord. Pas trop loin du métro Iberville, en quelque part entre l'école et le parc Molson... ce qui me fait très plaisir, c'est que je me suis mis dans la tête que dans notre nouvel appartement: il y aura... un piano. Un vrai. Et aussi, il y a une fichue bonne rôtisserie dans ce coin-là...

Pour le mieux

À tous les 3-4 ans, j'arrive à des fins de cycles. De cycles de quoi? Sérieux, j'en ai aucune idée. De cycles. Études, amour, sport, créativité, entreprise, maison, appartement... genre. La roue ralentit, elle reprend son souffle, me pousse dans l'incertitude pendant quelques temps et puis ziou, ça repart, des fois, souvent, dans une direction qui me subjugue, parce que je n'aurais jamais pensé me rendre par là toute seule.

C'est un peu ce qui est en train d'arriver. Ça bouge, ça gratte, j'entends clairement les cliquetis de la roue, "tic, criiiiiich, iiiish, pffffffiu,,, gggggg", ralentissant à la recherche d'une direction nouvelle. Puisque je suis incroyablement vieille (tellement que j'ai un cheveu blanc dans le toupet et une pattes d'oie qui vient squatter le coin droit de mon oeil homonyme une fois de temps en temps, surtout passé 22h et ou quand je ris beaucoup), j'ai confiance et je me dis que cette fois-ci, comme les précédentes, ça va m'emmener en quelque part de chouette. Tant qu'on y trouve Coquinette, du soleil et des amis, franchement, ça me convient. Voilà, ça va repartir, d'ici quelques semaines, dans une direction que je ne connais pas encore... ou peut-être un peu, mais pour le moment je n'ai droit qu'à une esquisse rapide, sans plus.

Est-ce stressant? Mais vouiiii, je préfère de loin la clarté au brouillard. Mais alors que vais-je faire? Après mûre réflexion, j'ai décidé de continuer à être rieuse 3 semaines par mois et me convaincre pendant la dernière qu'un spm; ça passe. Dans le doute, je me prescrirai de la danse aérobique, des soirées avec mes amis, de la lecture et des bons films.

Ah pis je vais croiser mes doigts aussi, parce que mes choses ont pris l'habitude d'évoluer pour le mieux. J'aimerais beeen ça que ça reste de même.

février 16, 2010

Dictionnaire comique prise 3

Tiens, ça faisait longtemps que je ne vous avait pas fait un petit billet de vieilles expressions tirées du Dictionnaire comique:

Biscoter: Pour baiser, chevaucher, flamber, Rab.L.1. Ils biscotent vos femmes pendant qu'êtes en pèlerinage.

Caquetoy: Lieu où les femmes s'assemblent pour causer & pour babiller.

Et qui jamais, en bonne foy,
Ne fit du temple un caquetoy

Chandelle: Cette femme est belle à la chandelle, mais le jour gâte tout. signifie que la grande lumière fait aisément découvrir les défauts.

Ah tiens, un mot que vous connaissez bien, mais avec une définition un tantinet différente:

Chaleureux: Pour amoureux, passionné, enflammé du feu de l'amour, transporté de l'amour, transporté d'amour et de tendresse. Parnasse des Muses.

Il la mit sur la fougère
La baisant tout chaleureux

Mine de rien, c'est fou le nombre de mots cochons qu'on y retrouve.

Chose: Ce mot exprime la nature de l'homme ou plutôt de la femme. Cabinet Satyrique. Mon chose veut choser votre chose.

Sérieux, je crois que je vais adopter le verbe choser...

... Évidemment, c'était avant que je tombe sur le verbe clitoriser! C'est tellement imagé, je me doute que vous n'avez pas besoin d'une définition, mais bon, pendant que je l'ai sous les yeux... la voilà:

Clitoriser: C'est chatouiller une femme où elle est la plus sensible et la plus chatouilleuse, lui donner du plaisir avec le doigt, la patiner.

février 14, 2010

Vol plané

Ah! Quel beau dimanche matin me disais-je... Coquinette s'est réveillée passé 8h, elle a joué sagement aux bonhommes de Star Wars en attendant que je me lève, 15 minutes plus tard. J'ai fait des crêpes en forme de Yoda; j'étais fière de moi.

- Oh! Maman! Tu m'as fait une crêpe en vache! S'est écrié ma coquine.

Ça m'a même pas insulté.

Elle a tout mangé en 2 minutes, pendant que je lui faisais un chocolat chaud qu'elle a englouti en moins de 2 minutes aussi. Faut croire que c'était bon? Elle est ensuite partie avec sa clémentine regarder Astérix et Cléopâtre, son film fétiche du moment.

Moi, je suis restée dans la cuisine pour manger ma crêpe et boire mon bol de café au lait en regardant les nouvelles du dimanche, dans le journal, sur Facebook, Twitter et dans mes courriels. Accotée sur le mur, plongée dans mes lectures, je bénéficiais d'une vision périphérique de mon bol de café, siégeant alors sagement dans ma main droite, un peu à droite de l'ordi. Soudainement, pour aucune fucking raison, le bol, sans doute pris de fièvre olympienne; exécuta un vol plané, fort impressionnant si vous voulez mon avis... et déversa la totalité de son contenu (environ la moitié du café)... sur mon clavier, mon écran, mon haut-parleur et le piton "on/off". Le pauvre engin, complètement outré de l'assaut; coupa le courant vers l'écran. Automatiquement.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH! M'écriais-je.

Avant d'enchaîner d'un second:

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!

C'est à ce moment qu'un soupçon de sang froid vint me chatouiller la colonne: je me déshabillai tout de go et sautai dans la douche. Ma principale préoccupation du moment était de savoir comment j'allais pouvoir prendre un rendez-vous au apple store, si je n'avais pas accès à l'Internet de chez moi. Ma seconde interrogation concernait le temps dont je disposais pour aller porter mon ami agonisant aux soins intensifs, puisque tantôt Coquinette et moi on part garder mes neveux pour la Saint-Valentin et on se fait une joie de jouer aux gardiennes.

En sortant de la douche, une fois habillée et coiffée, j'ai eu l'idée de le démarrer pour voir si l'écran resterait noir.

Miracle! Il fonctionne. Je peux maintenant aller garder en paix et surfer sur ma chance quelques temps encore.

Moralité?
Quand la panique vous assaille, allez dont prendre une douche et prenez le temps de vous peigner. Il se pourrait que tout se règle tout seul pendant que vous vous enduisez le cuir chevelu d'une épaisse couche de shampoing cheap.

février 09, 2010

Le renard et le lièvre

On m'a expliqué un jour le cycle des populations du lièvre d'Amérique. En gros, vous avez, par exemple (on va simplifier ok, parce que je ne suis pas biologiste et que je veux m'éviter le plus possible de dire de conneries) une région où vous avez des lièvres et des renards. Quand votre population de renards est à son plus haut, celle des lièvres elle, est presque rendue à son plus bas, car il y a beaucoup de renards et que les lièvres sont une de leurs proie. Plus les renards mangent de lièvres, moins il y a de lièvres (doh), mais éventuellement; moins il y a de renards, puisque le garde-manger se vide. La pénurie s'installe tranquillement. Avec la diminution du nombre de renards, on perd un prédateur et donc la population de lièvres recommence à augmenter, créant éventuellement une augmentation de la population de renards, puisque les lièvres sont revenus. Et ça continue comme ça, la roue tourne, tourne, tourne.

Moi j'trouve c'est pareil avec ma vaisselle. Plus il y a de vaisselle à laver, moins ça me donne envie de cuisiner. Un jour, je me tanne, je fais la vaisselle et hop! L'envie de cuisiner me revient. Je pars sur mille et un projets et ça m'enchante... jusqu'à je que je voie la pile de vaisselle à faire et que je me pousse au salon, attendre que l'envie de faire la vaisselle me revienne. Une fois la vaisselle propre à nouveau, cela entraînera inévitablement, une nouvelle envie irrésistible de me cuisiner un truc bon.

Oui, je les juge

Quand je travaille de chez moi, je m'installe devant la fenêtre du salon, d'où j'ai une bonne vue sur une rue à double-sens. Il y a 3 minutes, deux autos se sont accrochées. J'ai entendu le frein et le "boum", mais comme j'avais les yeux rivés à l'écran, je n'ai pas vu l'accrochage. J'ai seulement assisté à la scène à partir de 5 secondes plus tard. De toute évidence, un homme n'a pas fait son stop. Il était en voiture avec un ami et ils ont foncé dans l'automobile d'un vieux monsieur. Pendant que j'écris ceci, je les observe; les deux hommes engueulent le monsieur, qui lui, est seul. Pis moi, ben je trouve ça triste. Parce que le vieux monsieur n'avait pas de stop à faire; c'est eux qui ne l'ont pas fait comme du monde! Pourquoi l'engueuler? Faudrait qu'on m'explique...

Je dis ça, mais c'est pas pour ceci que j'écrivais ces lignes, ce n'est pas ce qui m'a marqué en premier lieu, non. Après l'impact, il y a eu une pause, petite. Puis le conducteur qui a raté son stop a reculé. L'autre a pu avancer tranquillement et se ranger sur le côté de la rue. Là, les deux amis sont sortis de l'auto... et tout de suite, ils ont fait quoi? Il se sont dirigé vers l'avant de leur voiture, pour voir les dégâts.

Je sais pas pour vous, mais moi, ça me trouble de voir que le devant du char de quelqu'un puisse avoir la priorité sur un "t'es tu correct?". Peu importe à qui la faute.

février 06, 2010

Bertha, la suite

Je ne vous en avais pas parlé suite à ce billet, mais j'ai décidé de laisser l'araignée dans la fenêtre. D'abord parce que j'avais un doute... et puis parce que je n'aime pas tuer les bêtes. Si Bertha était morte dévorée la veille; c'était sans aucun doute dû à une macabre pratique sexuelle de son espèce et j'aurais beau user de toute la persuasion dont je suis capable, je ne pourrais jamais convaincre les araignées d'y renoncer. Alors bon... au lieu de prendre une décision, j'ai décidé de laisser la nouvelle locataire dans sa toile.

Puis... quelques jours plus tard.... miracle... j'observai, au pied de la toile, un détail qui m'avait échappé jusqu'alors: une carapace vide. Bertha aurait-elle pu muer? Oh joie! Me dis-je alors, maintenant le doute est assez fort pour que je renonce à tout acte drastique. Cette petite, qu'elle soit ma Bertha ou non, restera dans la fenêtre tant que faire se peut, ou qu'elle n'en aura pas sa claque du froid. La fenêtre n'est pas super bien isolée, je me disais qu'elle se tannerait sans doute pas mal vite, je redoutais même qu'elle meurt gelée au beau milieu d'un soir de décembre. Enfin bon, je décidai qu'il serait fort courtois que je la laissasse en paix, pour le reste des événements, je la laissais bon juge de sa demeure.

Chaque matin, en préparant mon café, je saluais Bertha, oh, pas en mots, mais je la cherchais du regard. J'aimais voir qu'elle allait bien, qu'elle semblait heureuse. Pauvre chouette, l'hiver chez nous, est non seulement froid, mais il est aussi pauvre en mouches. Pas moyen d'en trouver une pour la contenter depuis octobre dernier. Octobre... novembre.... décembre... c'est long sans manger... janvier... elle devenait de plus en plus maigre, de plus en plus pâle... fin janvier, je ne fus pas étonnée de la voir prendre ses cliques et ses claques et abandonner sa toile.

- Fini la lumière et le froid, me déclara t-elle. Moi, je vais chasser dans l'armoire d'à côté, j'espère que j'ai trouverai de quoi manger!

J'observai alors son voyage, le premier jour elle coucha près des tasses, mais elle trouva que cela ne lui convenait pas. "Les tasse, pfff..." me dit-elle, y'a pas de bouffe dans ce coin-là! Le deuxième jour elle se rendit à peine plus loin, en haut du bol géant Tupperware vert lime et de mon coffre à batteur à oeufs. J'ai vite compris en la saluant de la main, qu'elle n'y resterait pas longtemps non plus. Il s'agit d'un bout d'armoire que je visite beaucoup trop souvent bien que j'aie essayé, sans grand succès, de ne pas la déranger. Le quatrième jour elle s'installa dans le coin gauche de l'armoire, au dessus des bols à gâteaux. L'endroit était parfait, calme, bonne vue stratégique, bien aéré. La joie. Moi je m'inquiétais surtout de l'affluence de mouches dans ce petit coin perdu de la cuisine mais je lui faisais confiance. Pauvre Bertha, me disais-je, les temps sont durs... ça doit pas être évident être une araignée de cuisine en février. On est tellement loin du printemps et des maringouins... . Et puis durant plusieurs jours, j'eus le plaisir de pouvoir saluer ma petite amie chaque fois que j'ouvrais la fameuse armoire, ça me rassurait un brin.

Jeudi soir, je décide de faire des cupcakes, j'ouvre l'armoire... "Tiens? Bertha n'y est pas..." que je me dis, non sans une bribe d'inquiétude. Je prends mes bols à gâteaux du bout des doigts (l'armoire est haute pour moi) et ramène la pile au complet sur le comptoir. Je prends le gros, celui du dessous; qui servira à mélanger le sucre et le beurre, puis les oeufs, que j'ajouterai un à un en mélangeant bien entre chaque addition. Je viens pour prendre le petit bol dans la pile, celui dans lequel je mélangerai la farine, la poudre à pâte et le sel. Et puis là, je vois; Bertha toute recroquevillée au fond du bol.

- Bertha? Que je lui demande d'une voix hésitante.

Elle ne bouge pas.

- Bertha? Que je lui demande encore.

Comme elle ne bougeait toujours pas, mais que je sais bien que des fois c'est ce que les araignées font quand elles ont peur, j'ai déposé le bol plus loin et j'ai attendu. Chaque fois que je passais à côté du bol, mon coeur se serrait et j'avais une larme qui menaçait de couler... parce que Bertha ne bougeait plus. Je n'osais évidemment pas en parler à Coquinette, qui aurait sans doute été fort troublée d'apprendre le décès d'un membre de la famille, alors je décidai de l'épargner. Ici, je crois qu'il serait bon de dire que durant toute cette peine, je m'interrogeais tout de même un peu sur l'ampleur que cela prenait dans mon esprit. Coudonc, j'suis dont ben sensible ostie, me suis-je même surprise à penser. J'étais toute chamboulée donc, mais je faisais cela comme une pro et je n'impliquais pas ma fille dans ma peine, jusqu'à ce qu'au milieu du souper, je me lève pour me servir un verre d'eau et que je pose mon regard sur la fenêtre où Bertha avait élu domicile à l'automne dernier.

- Tu regardes Bertha maman? T'as vu qu'elle n'es plus là?

Elle aussi... avait vu. J'en fus tellement chamboulée que c'est sorti tout seul. Les petites larmes ont commencées à me couler le long des yeux:

- Non, ma chéri, elle est morte tantôt.
- Non, non, pas Bertha... maman.. pas Berthaaaaa!

Et c'est comme ça que jeudi soir dernier, ma fille s'est retrouvée dans mes bras, au milieu de la cuisine, et qu'on a versé quelques larmes, pour notre défunte copine.

RIP Bertha, on t'aimait. Et je te l'ai jamais dit, mais voilà: avant toi, j'avais une phobie des araignées.

février 05, 2010

L'art grec

À l'époque où j'étais étudiante au BAC en beaux-arts, j'ai eu à choisir un cours d'option, comme bien des gens ont à le faire. Je ne savais pas du tout quoi choisir mais comme j'avais espoir de me faire la vie facile, j'ai choisi un cours sur l'art grec antique. Old greek art que ça s'appelait, ou quelque chose comme. J'aimais ça moi les vieilles poteries, alors j'étais très motivée à en étudier quelques unes. Pour le fun.

Motitivée j'étais, oooh, voui, mais ça n'a pas duré longtemps. Oh que non. D'abord je suis tombée sur une profeseure vraiment endormante, puis le contenu du cours était, comme qui dirait, poche. Après quelques semaines j'étais écoeurée, tannée, je ne pouvais plus voir une poterie, même en peinture. Mon premier travail avait été un fiasco, tout comme mon examen de mi-session d'ailleurs. Trop tard pour lâcher mon cours, je décidai de ne plus m'y présenter et de le couler solide plutôt que timidement. L'idée me vint toutefois à l'esprit... d'en parler à ma mère.

Parenthèse: Mes parents ont tous deux fait leur carrière en enseignement. Ma mère a un certificat, deux BAC et une maîtrise dans le domaine, mon père, lui, a un BAC, deux maîtrises et une scolarité de doctorat. Ils ont tous deux étudié jusqu'à plus soif, enseigné beaucoup et occupé plusieurs autres postes et comités dans le domaine.

J'eus donc l'idée d'en parler à ma mère dis-je, un soir que j'étais dans son auto, je ne sais plus trop où on allait mais je me rappelle très bien de la conversation qu'on a eue.

En gros, je lui expliquais mon découragement, mon impuissance, mon manque d'intérêt et ma conviction de ne pas pouvoir rattraper mon retard, surtout qu'en fin de compte je découvrais que je détestais l'art grec antique et les osties (j'ai probablement pas dit ostie à ma mère par contre) de poteries antiques. Ce qu'elle me répondit m'a surpris:
- Tu sais, ça arrive à tout le monde de tomber sur un mauvais professeur, ou un bon prof, mais une matière difficile à assimiler. Le manque de motivation peut arriver à tout le monde... d'un autre côté, tu sais, souvent les gens ont tendance à prendre les choses trop au sérieux. Il faut regarder l'ensemble. Tu fais un BAC, t'es bonne dans ce que tu fais, en général t'as de bonnes notes. Il faut que tu regardes ça... et que tu évalues tes chances réelles de couler ce cours. Admettons... que tu déciderais de te présenter aux cours, de faire le minimum, de faire le nécessaire pour passer sans plus... crois-tu que tu en serais encore capable? Parce que pour le moment tu as des échecs, mais regarde la pondération, peut-être qu'il y a encore des chances que tu passes... vérifies dont, voir. Et regarde le temps qu'il te reste à mettre des efforts là-dedans, 1 mois? Tu sais, un mois, c'est bien petit dans une vie, mais si tu coules, tu devras reprendre un autre cours et ça va te demander 3 mois...

Faire le minimum? Je n'y avais jamais pensé... Elle avait été tellement convaincante, que j'ai décidé d'essayer. En bout de ligne je l'ai passé le cours, avec un D- je crois. Une de mes pires notes à vie... mais je l'ai passé et j'ai été fière de moi. Parce que quelques semaines auparavant j'étais persuadée que je coulerais le cours. Parce que ça m'avait donné une leçon de vie.

En janvier de cette année j'ai eu des travaux d'université à remettre. De gros travaux qui m'ont demandé beaucoup de travail. J'ai procrastiné, procrastiné... et procrastiné encore... parce que je trouvais extrêmement ardu de retourner sur les bancs d'école à 31 ans. Ma réalité actuelle n'a rien à voir avec le profil typique de l'étudiante de 21 ans que j'ai déjà été. Je travaille, j'ai une fille. Juste concilier ces deux choses là, c'est énorme... Procrastiner à 31 ans, ça ne veut plus dire que je regarde la télé 6 heures d'affilé, non, ça veut dire qu'au lieu de faire mes devoirs je fais la vaisselle, je fais le lavage, je joue avec ma fille, je lui donne de l'attention. Tout ceci avec l'énergie d'une madame de la trentaine, qui ne nous le cachons pas, est bien différente de la fougue d'une nymphette au début de la vingtaine.

En janvier donc, j'ai eu une période de découragement. "Je serai jamais capable de faire tout ça" que je me disais. "Et j'ai pas encore mes résultats pour mon premier travail... si j'étais complètement à côté de la track, han, si?". J'étais à deux doigts de décider de tout lâcher, bien que mon domaine d'études me passionne, je me persuadais que la barre était trop haute. C'est là que j'ai eu la bonne idée de retourner voir si les résultats de mes premiers travaux étaient entrés: 97%... et 85%... et c'est là que j'ai repensé à ce que ma mère m'avait dit 10 ans auparavant. J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai fait mes choses. Oh... je me suis appliquée, mais moins. J'ai mis l'accent sur une chose: terminer mes trois travaux (il y en avait 3!). Je n'ai pas fait le minimum, car mon projet pouvait m'aider dans mon travail et dans mes contrats futurs, j'ai fait ça consciencieusement sans essayer d'être la meilleure à tout prix. J'ai cliqué send en fermant les yeux et en croisant les doigts. "Faites que je sois pas trop en dehors de la track" que j'me suis dit à moi-même.

J'ai obtenu mes résultats tantôt. Moyenne au dessus de 90%. Je capote. Et là, je m'en vais boire un verre de rouge en mon honneur à en l'honneur de ma maman, en compagnie de mes voisins fabuleux. "Tchin".

février 04, 2010

Rôôô, il est beau...

Rôôô, il est beau mon archet. Il est rentré à la maison avec un air de tout neuf. Tellement que je le reconnais à peine.

J'ai emmené Coquinette avec moi, pour qu'elle puisse voir les ateliers de luthiers du coin de l'oeil, il y avait un violoncelle dans l'entrée. Beau, mais beau... Je sais pas pour vous, mais moi, ça m'émeut de voir des beaux instruments de même.

On est rentrées à la maison ensuite et moi tout le temps que je marchais, je pensais à quand je serais grande. Quand je vais être grande, que j'ai dit à Coquinette: "Quand je vais être grande, je vais avoir un beau piano! Et on prendra des cours de violoncelle ensemble toi et moi, si ça te chante. Mais si tu veux pas c'est ok aussi, moi je ferai du violoncelle toute seule".

- Oh chouette! Voui! Moi je veux faire du violoncelle!

J'ai souri

- ...Mais, mais... maman! Tu peux pas! T'es déjààà grande...
- Pfff, même pas vrai, j'ai pas encore les cheveux blancs...

Ça l'a fait rire...

Quand elle a été bien endormie pour la nuit, j'ai mis ma sourdine et j'ai joué mes pièces préférées dans la cuisine.

février 03, 2010

Gym

Vous savez ce que j'aimerais voir naître à Montréal? Dans mon quartier?

Un gymnase. Dans lequel on peut se présenter quand on veut et il y a des cours en entrée libre à chaque heure, comme dans les traditionnels gymnases, des appareils mais surtout des cours chouettes: yoga, kick boxing, baladi, etc.

Mais avec un truc en plus: le gymnase des enfants. Une salle avec un éducateur rien que pour eux. Des ballons d'exercices, des tapis de yoga, des miroirs pour des cours de danse, de cirque, de gymnastique, de ballet, de karaté ou de judo. Un truc où on pourrait aller sur un coup de tête à n'importe quel moment de la journée et où les parents et les enfants trouveraient leur compte. Tu t'inscris chaque 3 mois, ou pour l'année, ou pour le mois; passe familiale. Tu peux y aller quand tu veux, alterner les activités, décider d'assister au cours de ton enfant et lui peut décider de venir s'asseoir regarder le cours des grands.

M'en fout qu'il y ait moins de place pour les adultes... quand tu fais des enfants, c'est un peu aussi parce que tu décides qu'il serait de bonne augure de leur laisser une place éventuellement... Et ça serait drôlement pratique l'automne quand il fait gris, l'hiver quand il fait -30°, le printemps quand on est pris dans la slush... et on pourrait y donner rendez-vous aux copines et leurs enfants un peu comme on se rencontre au parc quand il fait beau.

Mission accomplie

Ma maman, qui n'a pas l'habitude de niaiser avec la puck, m'a offert un ensemble, que nous sommes allées magasiner ce matin. C'est fait, c'est trouvé, j'ai l'air sérieuse, professionnelle. En habillement du moins. Pour le reste je ne peux pas trop me prononcer, je me propose de laisser le comité le faire à ma place... un doute plane encore pourtant; il se pourrait que l'emploi me demande beaucoup... une junior qui remplace une senior, ça se fait rarement sans ecchymoses... Il est là le bobo que je vais devoir défendre en entrevue. C'est par là qu'ils vont commencer l'attaque.

Oh well... en tout cas, pour le moment j'ai décidé de m'abreuver et surtout de me contenter des éloges que j'ai reçues, des remarques gentilles, et des félicitations de mes anciens collègues. Si ça ne marche pas pour cet emploi là, je garde l'ensemble et les compliments. Ça fait toujours ça de gagné.

Ah... et voilà, j'ai une résolution de la semaine: je me remets au yoga. Je sais pas si c'est l'hiver, le froid, mes maux d'épaules ou la vieillesse qui insidieusement se taille une place, mais je constatais tantôt en observant mon reflet dans un ensemble de 3 miroirs savamment disposés en angles optimaux, illuminés d'impitoyables néons; que je me tiens fichtrement mal. J'ai une posture de cul, pour ne pas dire de limace. De cul de limace? Autant j'étais drette comme une barre et très forte en novembre dernier, autant, l'aide qu'on m'a apportée de toutes parts m'a permis de me reposer, de moins forcer, d'engraisser (alléluia)... et de me ramollir le tonus. Je veux pas être maigre comme je l'étais, nah, je veux avoir des courbes ET me tenir droite. Dites-moi que c'est possible... siouplaît...

En tout cas... comme Coquinette n'est inscrite à aucun cours cet hiver... et comme elle aime beaucoup sortir son tapis d'exercices et faire des steppettes, je me suis dit que ce soir on pourrait faire ça ensemble; du yoga. Oui, voilà ce qu'on fera: j'irai la prendre tôt à la garderie, ensuite on ira chercher mon archet. On reviendra à l'appartement, je servirai un bon petit souper maison, tiens, je devrais mettre un truc dans la cocotte tout de suite, comme ça on sera accueillies par l'odeur du mijoté à notre retour. Après le souper, on se fera un yoga, le bain, l'histoire... et ensuite hop dodo pour elle. Moi, je jouerai un peu de violon avant de mettre Blanc dans le lecteur dvd. Au milieu de tout cela, j'aurai pris bien soin d'envoyer des coeurs et des x à 6000 km d'ici...

février 02, 2010

Boules

Pis vous le savez pas, pas tous en fait, mais je l'avoue: quand je me dessine, je prends bien soin de me rajouter des boules. Si j'en ai pas dans la vraie vie, j'ai le droit d'en avoir dans le virtuel. Bon. C'est pas pour vous leurrer, non, vraiment, je vous assure que ça n'est que pour me faire plaisiiiiir.

En outre, il semble que ça soit légèrement moins cher qu'une chirurgie aussi.

Pâtes maison

Avoir très envie de manger des pâtes maison. Sortir son sac de semoule, ses oeufs, faire une mini-recette, 1/4 de recette, vite vite, juste pour faire un accompagnement pour le souper.

Mélanger en 3 minutes.
Faire reposer 20 minutes.
Pétrir et gosser 10 minutes.
Cuire 20 secondes.

Et déposer le tout à côté des petits pois et de la brochette de kafta.

C'est vraiment cool de savoir comment faire et de pouvoir, si le coeur m'en dit, manger des trucs bons de même quand je le veux. Nah, je me vante pas; je me contente de me complaire.

Encore mon jeu

Oui, je joue encore au jeu du 100$ Ça marche encore. Pire, ça laisse des traces à long terme. Je réfléchis plus, je consomme moins, je me fais des stratégies pour arriver à mes fins. Par exemple, en vendant mon violon électrique j'ai financé la réparation de mon archet. Je me permets de rêver à certains objets sur eBay mais je n'aurai le droit de les payer que par Paypal, avec l'argent que je ferai en vendant des choses dont je n'ai plus besoin.

Nous mangeons encore bien, très. C'est juste un peu gênant de ne pas toujours pouvoir suivre dans les fêtes. J'aime participer aux grosses bouffes et aux repas entre amis, mais maintenant, si j'apporte une bouteille de vin, il ne me reste que 85$ pour payer l'épicerie de la semaine, ce qui est bien peu. Voilà donc: je ne bois plus. Ou presque. Bah, mais je ne me prive pas vraiment-vraiment de boire, parce que de toute façon je buvais peu.

Je suis retombée sur une photo de moi cette semaine, une photo de moi devant une rangée d'étagères remplies de dvd. C'était en 2004. Je souriais devant mes étagères, j'avais l'air d'être comme un poisson dans l'eau. Ça m'a choquée de revoir ceci. Pas que les dvd m'horripilent, mais non, je les aime moi les dvd. Mais tant d'abondance... et de cossins... je sais pas; trop c'est comme pas assez... Et puis il y a le Blue-Ray, et maintenant on peut louer des films sur Internet... Je regarde mon étagère à dvd... elle est bien remplie, quoique beaucoup moins impressionnante que ce qu'on voit sur la vieille photo... Je regarde mon étagère et je me dis qu'il est temps que je passe à autre chose. Voilà mon défi: faire le ménage, ne garder que les quelques films remarquables, vendre tout le reste. Parce que les formats changent, parce que non, je n'ai plus le temps d'écouter un film par jour. Parce que ça mange de l'espace et que non; ça n'est plus essentiel à mon bonheur. Bien des choses sont essentielles à mon bonheur, mais plus les films...

Je vendrai donc... et avec les versements qui se feront via Paypal, j'évaluerai si le plus sage est de mettre des sous de côté ou de me payer quelques luxes. Parce qu'il ne faut pas vous leurrer, j'aime encore beaucoup magasiner!

Bouton de violon

Je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais depuis quelques mois, mon archet faisait des siennes. Un truc difficile à expliquer, disons simplement que la vis lui faisait défaut. J'ai laissé traîner les choses, entre autres parce que je ne savais pas si c'était sérieux mon affaire; si j'allais continuer à jouer pour de bon ou pas. Et aussi parce que réparer des bidules reliés à un violon, c'est rarement peu dispendieux.

À Noël mes parents m'avaient demandé ce que je voulais, je leur ai donné le choix: réparer mon archet, ou un dictionnaire de l'histoire de la langue française. J'ai reçu le dictionnaire, à mon grand bonheur. Me restait à trouver le temps et l'argent pour faire réparer l'archet. J'ai bretté encore un peu, me disant que la situation pourrait peut-être, qu'en sais-je? S'améliorer. Mais j'ai du abdiquer quand je me suis vue dans l'impossibilité d'utiliser mon archet, la fameuse de vis ayant décidé d'empirer. Je ne pouvais plus serrer mes crins, disons que ça partait mal.

Il y a quelques semaines, j'ai réussi à vendre mon violon électrique, ce qui m'a permis de débloquer un budget pour réparer le fameux d'archet. Un matin je suis donc allée chez un luthier, avec mon archet sous le bras.

- Voilà, je voudrais faire réparer mon archet...
- Il a quoi?
- Euh, ben le bouton tombe tout le temps, je crois qu'il y a un problème avec la vis... et tant qu'à y être, il faudrait le faire recriner...
- Parfait, vous avez le bouton?
- Euh...
- Vous l'avez?
- Ben euh... je l'ai oublié chez moi, je me disais que c'était probablement pas super important
- Ah mais non madame, c'est très important! Souvent il s'agit d'une pièce d'origine, si vous ne l'avez pas il faut en faire un nouveau sur mesure. Ce qui peut vous coûter 100, 200$...
- Meuh? Bon, bon, ok, je vais aller le chercher chez moi.
- Vous repartez avec votre archet?
- Ben, savez-vous, je me connais, si je repars avec, ça va me prendre 6 mois avant que je revienne, gardez-le en otage s'il vous plaît.

La madame a ri.

3 semaines plus tard, hier matin, je repartais avec mon bouton. C'est quoi un bouton? Je vous le donne en mile... une petite pièce, d'à peine 1 cm de haut. Je veux bien croire qu'il est joli, je n'aurais jamais pensé qu'il valait autant...

Encore, je médite

Je réfléchis beaucoup ces jours-ci, sur le verre à moitié vide, le verre à moitié plein. La longueur de l'hiver; février le mois le plus long de l'année. Sur la vie, la religion, suis agnostique ou athée? J'ai longtemps cru que j'étais athée mais je crois que je suis trop space pour l'affirmer sans aucun doute. Je suis probablement plus agnostique qu'autre chose... Par exemple, j'aime bien croire qu'on fait des trucs pour des choses... Genre. Comme par exemple, si je suis fine, je trouve réconfortant de croire qu'un jour ça va me revenir en pleine face, ou qu'à l'inverse, si je suis pas fine je vais finir par manger ma claque. Comme ça, être fine se justifierait par le simple fait que c'est plus payant d'être fin que d'être pas fin. Vous me suivez?

Enfin bon, je suis en pleine révision de mes croyances et je me dis que je suis peut-être sur la bonne voie. Parce qu'en bout de ligne, être ce que je suis m'a apporté beaucoup au fil des ans. Des amis que j'adore et qui sont fabuleux, une famille chouette et dévouée, une Coquinette fantastique dont je suis très, mais alors là; très fière. Un amoureux qui a le coeur sur la main et qui ne saute pas une occasion pour me prendre dans ses bras, virtuellement, quand il est à l'autre bout du monde, et physiquement, quand il est ici.

Ces jours-ci, ça brasse en titi dans mon petit chez moi. J'ai perdu mon emploi et j'en cherche un nouveau, je voudrais très fort m'envoler pour l'Europe mais je ne peux pas, pour plusieurs raisons, entre autres parce que j'insiste pour me trouver un emploi et une sécurité avant de prendre des vacances. Il fait froid aussi... et moi... je suis frileuse. D'un autre côté, malgré toutes les émotions que ma situation quelque peu précaire emmène... je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant ce que j'ai. Puisque je suis justement un peu space, je me convainc que cette période de recherche d'emploi me permettra de mettra la main sur mieux, que ça n'est peut-être pas mal du tout comme événement, puisque cela me motive à repousser mes limites... à viser plus haut. Et... vous savez quoi? Je m'attendais à devoir passer de longues semaines à me chercher un job mais en fin de compte il se pourrait que mon sort se dessine autrement: je recommence l'université vendredi, j'ai une entrevue le même jour, aujourd'hui on vient de m'appeler pour m'offrir un autre emploi, que j'ai dû refuser car le nombre d'heures ne me convenait pas (malheureusement trop peu et à un horaire incompatible avec celui de ma Coquinette), on m'a promis deux lettres de références, avec le sourire, mon ancien patron a pris l'initiative de me demander mon cv afin de m'aider dans mes recherches, rédigeant un courriel fort élogieux à un ensemble de personnes travaillant dans mon domaine... un autre monsieur m'a contactée récemment afin de m'engager pour un petit contrat... et une dame m'a contactée afin de savoir si je serais intéressée à postuler dans son service pour un poste super intéressant.

En tout cas, loin de moi l'idée de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, loin de moi l'idée de me vanter, puisque bon, pour le moment, tout ceci se limite à des contacts, je n'ai encore rien décroché officiellement. Reste que quand je regarde d'où je pars, comment je me suis dévouée dans mon travail et ma vie en général, je ne peux que me dire: "vouaip, j'pense que t'es à ta place..."

Et ça me fait un bien fou. J'espère que je pourrai continuer à voir le verre plein longtemps encore. Et que mon petit bonheur restera intact encore longtemps. En attendant, moi je vais continuer à sourire, rire et être gentille, parce que mon p'tit côté space me crie de chérir ce que j'ai.

février 01, 2010

Que je faisais pitié quand j'étais célibataire...

Ok, une p'tite dernière (datant elle aussi de 2007), j'ai trouvé ça dans un texte où j'ai trouvé le moyen de ploguer le coït interrompu dans le processus de consolation de grosse pepeine.

Maintenant quand j'ai de la peine, bien sûr je peux la raconter à mes amis et ils me consolent mais je reste toujours avec une impression de coït interrompu, parce qu'après avoir vidé mon sac j'ai pas mon câlin, on ne me fait pas l'amour, on me console toujours à moitié. Et c'est duuuuur.

Humilité, quand tu nous tiens

Suis retombée sur mon texte de présentation de réseau contact (mon époque réseau contact se situe autour de 2007) aussi:

"Bonjour messieurs,
Je suis simple, gentille et drôle. J'aime la bonne cuisine, le bon vin, le cinéma, découvrir de nouveaux groupes de musique.

Je cherche un garçon simple, gentil et drôle (qui se ressemble s'assemble) et aussi tant qu'à y être, beau grand, fin et fort."

Y'a pas à dire, l'humilité m'étouffait.

Aaaaah... le ménaaaaage

Comme je disais tantôt, un graaand ménage de disque dur était à prévoir au plus criss, mon ordi étant outrageusement surchargé depuis quelques temps.

J'ai transféré toutes mes photos sur le disque dur externe, plusieurs documents de tous acabits aussi.

Bien entendu, comme je suis une incorrigible bébelleuse... j'ai pris soin de regarder les vieilles photos... de lire mes vieux textes.. et oh! Que c'est drôle, que c'est drôle! Même les moments de grande dépression, les lettres torturées rédigées les larmes plein les yeux, elles sont hilarantes. Pis c'est tellement cute et innocent; c'est pas mêlant, si je lisais ça et que ça avait été écrit par une autre personne que moi, je voudrais que cette personne soit mon amie. J'ai retrouvé des trucs écrits il y a 7 ans, un cri du coeur, énorme, où je décrivais ma vie future avec tout ce que j'y entrevoyais si ça "continuait de même". Ben p'tite vinyenne... je ne m'étais pas trompée. J'avais tout vu venir. Du coup je ressens un mélange de fierté extrême (parce que j'avais vu juste) et une immense déception (grosse nouille, je ne me suis pas écoutée). La mauvaise nouvelle, c'est que je faisais plein de fautes, comme dans vraiment beaucoup. J'ai résisté fort mais oui, je l'avoue, j'ai eu envie de prendre les textes et de les retravailler afin d'en supprimer les fautes.

J'ai replongé dans les photos aussi... photos de mes amis, de fêtes, des animaux. J'avais l'air jeune... tellement, mais tellement...

En tout cas, bref, beaucoup de rires par chez nous, j'ai dédramatisé plein de trucs. Je suis fière de ce que j'étais mais encore plus fière de ce que je suis devenue.

Suis tombée sur un sondage musical que j'ai écrit pour un garçon il y a deux ans... j'écrivais alors à mon meilleur ami, afin de faire approuver le questionnaire: "Je travaille sur un truc très important qui pourrait changer le cours de ma vie" que je lui ai écrit. Rien de moins les amis; changer ma vie.

Petit sondage pour oreille musicale qui ne s'est pas encore tout à fait présentée:

1- Connaissez-vous bien la scène locale montréalaise?
a - oui
b - non
c - non pis c'est pas pour rien: m'en câlisse

2 - Aimez-vous entendre des voix de filles qui chantent?
a - oui beaucoup
b - non pas pantoute
c - oui mais juste si ça sonne comme une déesse celte comme la fille des Cranberries

3 - Préférez-vous de la musique:
a - d'ambiance
b - techno
c - pop
d - punk
e - avec des textes drôles/cutes/naifs
f - le heavy metal
g - le jazz fusion
h - les vieux classiques
i - dans laquelle dans le fond le chanteur ne chante pas: il parle

4 - Connaisez-vous (z'avez le droit de leur donner une cote tant qu'à y être) :
❏ Devo
❏ Pixies
❏ Blonde Redhead
❏ Au revoir Simone
❏ Vincent Delerm
❏ Peter Bjorn & John
❏ Malajube
❏ Placebo
❏ Air

5 - En général avez-vous l'impression:
a - d'écouter la même chose que tout le monde
b- de ne jamais pouvoir parler de musique avec personne parce que personne ne connaît ce que vous écoutez
c - d'être toujours le fatiguant que personne n'écoute lorsqu'il essaie de transmettre la bonne nouvelle au sujet d'un nouveau groupe
d - d'être toujours en retard et à la remorque de vos amis
e- b et c

6 - Préférez-vous votre musique en:
a - français du Québec
b - français de France (ou autre accent cute)
c- british (ou autre accent cute)
d - anglais
e- m'en fout. Vraiment.

7 - Aimez-vous danser tu-seul dans votre salon?
a - oui
b - non
c - seulement après un vif abus d'alcool

8- Quel est le dernier spectacle de musique que vous êtes allé voir?

__________________________________________

9- Quand vous êtes à Montréal vous écoutez quoi comme poste de radio?
a - La radio énergie
b - CHOM
c - CISM
d - Radio-Canada
e - je m'auto-suffit avec mes affaires : tsé, j'suis plus intelligent que les animateurs et j'connais plus de musique qu'eux.

10 - Avez-vous déjà laissé tomber un ami/une blonde/une date pour cause d'incompatibilité musicale?
a - oui
b - non
c- oui mais je ne le referais plus, je me suis senti horriblement coupable pendant des années après ça
d- non mais je considère qu'il n'est jamais trop tard pour essayer des trucs nouveaux

Grrrr

Je vous ai déjà dit que j'ai un mac? Ben j'en ai un. Pis je l'aime. je l'aime tellement et je le trouve tellement facile à vivre, que généralement je ne parle pas de lui. Parce que cela va de soi qu'il soit agréable de compagnie et simple d'utilisation.

Là, par contre, il me fait des siennes depuis quelques jours... pis ça m'énaaaaarve. Premier problème, tout facile à régler mais oh combien chiant: manque d'espace. J'ai tout rempli mon disque dur, jusqu'au bord, plus moyen de rien faire, à part faire des mises à jour de mes status facebook et envoyer plein de "xxxxxx" de l'autre côté de l'océan. C'est facile à régler, disais-je, mais c'est looong, parce que ça implique beaucoup de ménage. Et là je suis rendue au stade où je vais devoir transférer mes photos sur mon disque dur externe et ça me fait un petit peu de peine d'enlever tout ça...

Le second problème quant à lui, me semble particulièrement désagréable: mon numériseur ne fonctionne pas.

Je l'ai acquis il n'y a pas si longtemps, disons 3 ans. Il marche à merveille puisque je l'ai très peu utilisé... pourquoi au juste l'aies-je si peu utilisé? Parce que je me suis acheté un mac entre temps, et qu'il refuse de fonctionner depuis. Bien sûr, j'ai téléchargé les pilotes appropriés sur le site du fabriquant. Bien sûr, j'ai investi des heures de mon précieux temps à essayer de faire fonctionner le bidule. J'ai aussi essayé la technique du boudin: tout débrancher et mettre ça dans le garde-robe pendant 2 ans, mais ça n'a pas été très efficace... c'est que, voyez vous, il semblerait que les numériseurs n'aient pas de personnalité. Du coup, bouder... ou pas... ne modifie en rien leur attitude envers vous. S'ils sont bouchés et corrompus, ils le restent.

- Achète-en un nouveau! Me direz vous...
Ouais, je veux bien, mais j'ai pas le droit... je joue au jeu du 100$

- Prive t'en alors!
Ouais, là aussi ça me cause du trouble, parce que j'ai un projet... pour les 5 ans de Coquinette, je veux faire un album et pour le faire, j'ai besoin de numériser une bonne centaine de documents.

- Ben alors, invite-toi chez quelqu'un qui en a un qui fonctionne et fais ça là...
Mouain... mais ça va être loooong... et ça me frustre; d'avoir le bébelle qui boque, telle une vieille biquette têtue.

J'ai aussi songé à la fessée, mais des études récentes semblent suggérer que la fessée, en bout de ligne, ne permet que de soulager le frustré, pas de modifier le comportement du contestataire...

En tout cas, bref, là je suis bloquée et ça m'emmerde...

janvier 30, 2010

Astigmatisme

Quand je mets mes verres de contact, je suis toujours surprise de voir tout en courbe... mon ordi par exemple, devient courbé, et l'écran est en balloune. Les murs de l'appartement sont convexes, c'est chouette l'illusion de grandeur.

C'est weird beaucoup aussi, mais là où ça fait le plus de bien, c'est quand je descends mes yeux jusqu'à ma poitrine.

Je devrais mettre mes verres de contact plus souvent je trouve.

Mon frérot fête ses beaucoup d'années

C'est la fête de mon grand-frère aujourd'hui. En fait non, c'était hier, mais c'est ce soir qu'on le fête. Rôôôôô que j'ai réalisé tantôt en me préparant... il est rendu vieux...

C'est comme ça quand tu es la cadette, tu prends tes coups de vieux quand les autres vieillissent, toi, quand tu atteins les âges traumatisants, c'est moins pire puisque des gens que tu aimes fort y sont déjà passé avant toi et de toute évidence, y ont survécu.

En tout cas, alors voilà, dans 4 ans, quand il va attraper la quarantaine, je vais m'étouffer avec mon champagne je crois. D'ici là je fais semblant que je suis encore une jeunesse et je m'enfile des boucles d'oreilles turquoises.

C'est que j'ai pris ça au sérieux cet anniversaire, j'ai passé la journée à me préparer. Me suis fait une cure de cheveux, un masque hydratant pour la face, de l'exfoliant partout, me suis traité tous les poils du corps... Pour finir j'ai enfilé une robe (coudonc, je me reconnais plus), un chemisier (c'est fou les trésors qui reposent au fond de mon garde-robe), j'ai mis mes cheveux lousses (ce qui m'arrive oh, 2-3 fois l'an) et... et... ben là j'ai arrêté tout et j'ai décidé qu'il serait sage de retourner devant mon ordinateur procrastiner un brin, sinon ma famille ne me reconnaîtra pas tantôt.


Joues rouges

Je réfléchissais aux joues rouges l'autre jour, je m'amusais à énumérer quand j'en ai... Quand je suis gênée, quand j'ai gaffé, quand je suis essoufflée, quand je ris, quand je joue dehors, quand il y a une bonne brise, après l'amour, pendant aussi, et avant, souvent. Quand je prends une douche, quand je danse, quand je chante, quand j'enseigne, quand je croise quelqu'un qui me fait de l'effet, quand on m'offre un présent, quand je prends un verre de vin, quand on me surprend en train de jouer un tour, quand j'ai chaud, quand je me baigne, quand je suis émue, quand je suis nue, amoureuse, quand j'ai le coeur qui bat de bonheur...

Et j'ai compris pourquoi les joues rouges sont si importantes dans ma vie. Ça explique aussi pourquoi je refuse de me mettre du rouge sur les joues, parce que je ne veux pas faire semblant d'être heureuse et en santé, je veux avoir le bonheur tatoué sur les joues.

janvier 13, 2010

Triste

Que c'est triste, que c'est triste ce qui arrive à Haïti en ce moment. Je suis ce qui se passe depuis hier soir et j'ai le coeur brisé. J'aimerais aider, mais à part inciter les gens à faire des dons, je ne vois pas trop.

Alors voilà, j'ai fait mon don à Oxfam, c'est petit mais de bon coeur. J'espère que ça aidera. J'ai envie de partir là-bas une semaine pour donner un coup de pouce, tout semble à reconstruire...

Bonne chance Haïti...

janvier 10, 2010

Madame blancheville; c'est moi ça

Je confirme que je suis le genre de fille capable d'oublier du linge sur la corde pendant un mois.

Je confirme aussi que la plus grande source de motivation m'ayant poussée à l'enlever de là: c'est cette magnifique journée dédiée à mes devoirs.

N'est pas ménagère qui veut. Y paraît.

Ça y est, je m'y mets!

Voilà, on y est, 9h56, j'ai bu mon café, pris mes courriels, je suis à jour avec Twitter (quoique peu loquace faute de temps) et j'ai passé à travers mes RSS. Maintenant, là, je suis prête... pour un gros rush de travaux d'école.

Go moi, go! Un jour, je serai fièèèèèère.
Enfin, j'espère.

D'ici là une question pas rapport mais néanmoins existentielle me hante: votre Wish list sur Amazon làààà... elle fait combien d'articles?

Moi ça fait un peu peur...

Amazon.ca: 143
Amazon.com: 12
Amazon.fr: 22
Amazon.co.uk: 6

La bonne nouvelle c'est que je ne comprends ni l'allemand, ni le japonais, ni le chinois.

janvier 09, 2010

Ça c'est pratique je trouve

Coquinette a commencé à faire le ménage de sa chambre. Une fois de temps en temps. De même, pour le fun. Elle fait son lit, borde ses poupées, range les jouets qui traînent... Comme hier, elle a fait ça hier.

Pis moi, ben ça me fait chaud au coeur. Vraiment.

Faut dire que que je l'ai indirectement un peu aidée. Entre Noël et le jour de l'an, puisqu'elle n'était pas ici, j'en ai profité pour faire un gros ménage de tout l'appartement. J'ai ramassé tous ses cossins qui traînaient partout, j'ai tout mis dans sa chambre et de là, j'ai fait un méga giga téra ménage. Depuis, je sais pas trop pourquoi, tout semble se ranger mieux...


(Précisons: ça a été pris dans le milieu du ménage, alors que je vidais le garde-robe et que je préparais la venue d'une nouvelle étagère).

Des nouvelles de moi (de mon ménage et de mon porte-monnaie, surtout)

Les temps des Fêtes étant terminé, je suis retombée à pieds joints dans mon jeu à 100$ la semaine dernière. Objectif accompli, j'ai fait ça en beauté plus-plus.

Pourquoi le plus-plus?

Parce que... comme je garde tout le temps plein de cossins... que je suis une ramasseuse de la pire espèce... et que c'est minuscule chez nous, j'ai décidé de faire l'inventaire de ce qui prend de la place inutilement et je vends.

Vendues les couches lavables, je suis retournée vendre sur eBay pour la première fois en 4 ans. Vendue la mighty mouse encore dans l'emballage que je n'utiliserai jamais. Vendu... le violon électrique, il est parti hier.

Mon prochain dossier: les dvd. J'en ai trop, il y en a plein que je n'écouterai plus jamais. Et le format vieillira mal, je le sens. Alors voilà, ziou, ziou vers de nouveaux horizons... D'ici là, moi je rêve au jour où j'aurai un appartement plus grand et moins rempli.

janvier 01, 2010

Tradition cute

Je crois que je ne vous ai jamais dit ceci, en tout cas, je cherche dans mes archives et je trouve pas...

Dans ma famille, il y a une tradition que je trouve chouette. C'est mon papa qui a commencé ça il y a près de 40 ans (enfin, je crois). Les 12 premiers jours de l'année représentent les 12 mois de l'année. Chaque jour, le 1er janvier compris, il offre un bouquet de fleurs à ma mère. Rendu au 12, il y a 12 bouquets dans le salon, 13 dans le temps que j'habitais avec eux, parce que j'avais toujours le mien le 5 janvier, 5, pour mois de mai; mois de ma fête. Le 6, comme ça représente juin, le mois de sa fête, ma mère reçoit toujours un plus gros bouquet que les autres jours.

Voilà. C'est adorable han?

Bonne année!

Bonne année à vous!

Je ne sais pas combien vous êtes, ni quel est votre profil. Je connais certains d'entre vous, mais évidemment, pas tout le monde. Mes statistiques me disent que vous venez me visiter régulièrement, qu'il y a souvent quelqu'un qui traîne par ici... mais en fait, je ne sais rien de vous... Peu m'importe, puisqu'aujourd'hui mon coeur se remplit d'espoir avec l'arrivée de cette nouvelle année et j'espère que vous aussi vous espérez. Que ça aille mieux ou que ça reste bien.

Je vous souhaite un bien belle année, remplie d'amour et je joie, de plaisirs et d'amitiés solides, de sécurité monétaire et de santé. Et pis, le bonheur à travers tout ça... parce que bon, le bonheur, comme dit Yvon Deschamps: "Qu'est-ce qu'il fait dans la vie le bonheur? Y passe..." Ben moi j'espère qu'il passera par chez vous en 2010 et qu'il aura envie d'y rester le bonheur. D'ailleurs s'il traîne par chez vous en ce moment même; prenez le temps de le frencher, pour lui donner envie de rester...

décembre 29, 2009

Bilan 2009

Aaaaaah, fin décembre; l'heure est au bilan! Pas politique, ni culturel, je ne suis pas assez calée pour ça de toute façon, et il y a des tonnes d'érudits qui le font bien mieux que moi. Non, moi, je profite traditionnellement de ce répit de fin d'année pour me scruter le nombril. Tant qu'à y être, je prends la peine de le rédiger, ça m'aide à poser un regard objectif sur les événements et je trouve ça chouette à relire, un, deux ans plus tard. Celui de 2008 était fort encourageant, je persiste à croire que c'était l'une des plus belles années de ma vie. Rédiger celui de 2007 m'avait fait un bien fou, je me voyais enfin sortir de la merde et j'avais bon espoir (avec raison) de voir mes bobos se panser.

Pour 2009, je dois avouer que je suis un peu beaucoup mêlée. J'ai l'impression que l'ensemble de ma vie est mise sur le "hold" depuis quelques mois et ça m'angoisse. Vous ne le ressentez peut-être pas beaucoup ici mais en ce moment j'ai l'impression de courir après ma queue, de me fatiguer avec des choses qui ne me font pas avancer et j'aime pas ça. J'aime quand ça bouge, quand ça va vite, j'aime monter des montagnes, courir dans le bois, j'aime relever des défis et me donner des tapes dans le dos parce que la fierté d'être moi m'envahit. J'aime avoir l'impression que je suis la meilleure, que je suis au sommet de ma forme... j'aime avoir des projets et voir qu'ils peuvent avoir des chances d'aboutir. Là, si on regarde à peu près tous les pans de ma vie que je considère importants; ça stagne. Pis aaaaargh! Que j'aime pas ça, moi, l'eau stagnante... ah que j'aime pas ça. Voilà, maintenant que c'est dit, je me permets de me pencher un peu sur mon année, afin de pouvoir mieux évaluer ce que je me souhaite pour la suivante.

J'ai commencé janvier avec une petite job de sous-fifre; ma principale fonction était reliée à de l'entrée de données. J'usais tellement du ctrl+c, ctrl+v que j'en faisais des crampes de poignets. C'était un emploi plaisant pour plusieurs raisons: zéro stress, moins de 40h par semaine, je faisais ça de chez moi et donc, je gagnais quelques heures par jours en évitant les transports. C'était agréable mais peu payant et pas très bon pour l'ego de carriériste qui sommeille en moi... En février j'ai obtenu un nouveau poste ailleurs. J'étais payée plus cher en faisant moins d'heures, j'avais de jolies responsabilités (comme par exemple de la gestion de classe).

En mars je suis partie une semaine à Cuba avec mes parents et ma fille. J'ai pu m'y reposer, manger jusqu'à plus faim et me créer une jolie routine d'apéro de piña colada avec ma fille (sans alcool pour elle, quand même). Bien que je me sois beaucoup rapprochée de mes parents au cours des deux dernières années, j'avais tout de même un peu peur de voyager avec eux, je craignais qu'on se tape sur les nerfs au bout de 2 jours. Ça n'est pas arrivé, on a vraiment eu du bon temps... même qu'on espère tous pouvoir remettre ça bientôt.

En avril mon amoureux a obtenu une bourse de post-doctorat et a il commencé à prévoir son départ pour le vieux continent, moi je travaillais pas mal et m'efforçais de bouger pendant mes temps libres. D'avril à juin j'ai fait quelques promenades de marche: la Marche de l'Espoir, deux fois le parc de la Yamaska (une fois avec et une fois sans Coquinette), une visite à Québec avec la promenade autour du château Frontenac et en haut sur les plaines, puis la monté du mont Cascade. Je me croyais partie pour la gloire, je me voyais monter 5-6 montagnes pendant l'été mais finalement ça a fini là, je n'ai plus bougé depuis, ou presque. J'espérais faire 2-3 voyages de pêche aussi, mais en fin de compte je n'ai réussi qu'à passer un après-midi sur le bord de la Rivière-du-Nord...

En mai j'ai découvert le Dictionnaire comique de ma cousine alors que je lui rendais visite à Québec. Ça a déclenché un truc chez moi, un amour des dictionnaires. Depuis, je m'intéresse à tout ce qui est lourd, contient beaucoup de mots et est classé par ordre alphabétique. En juin j'ai acquis un gant de baseball; qui siège encore dans le portique, inutilisé. Juillet-août, c'était les vacances. Contrairement à celles de l'année précédente elles auront été simples, rien de grandiose: je suis restée dans les environs. Micro escapade en autobus jusqu'à Baie-Saint-Paul avec ma fille. Je me me suis trouvée courageuse... surtout pour le 45 minutes de marche (1h30 aller-retour) avec elle pour nous rendre au quai... deux jours de suite. Je suis devenue matante pour une autre fois en juillet. Moi j'aime bien être matante, tu peux te vanter à tout le monde que tu connais un bébé cute mais t'as pas besoin de te réveiller la nuit pour t'en occuper. J'ai recommencé à dessiner en août.

Septembre a été un énorme mois. Je me suis réservé une dernière escapade pour finir l'été en beauté, à Toronto; où j'ai rejoint mon amoureux, qui venait de défendre sa thèse avec brio. J'adore Toronto... j'en ai profité pour aller au zoo et pour jouer dans l'eau avec Coquinette. J'ai décidé de commencer à jouer au jeu du 100$, j'ai recommencé à jouer du violon, j'ai décidé de retourner sur les bancs d'école. C'était une grosse décision pour moi. Retourner à l'école, élever ma fille et travailler, ça représente beaucoup de boulot; parce que je dois être bonne dans tout, parce que je mets la barre haute... parce que, parce que... J'aime l'école, j'aime apprendre... et je suis convaincue que ce diplôme m'apportera beaucoup. Reste qu'étudier tout en ayant un enfant et une job, c'est pas pour les amateurs, c'est pour les déterminés.

En octobre j'ai eu un chien. Je fais ça moi des fois, quand je suis un peu surmenée, je décide des trucs en coup de tête... des genre de décisions qui vont me suivre pour 10 ans. Là heureusement, je suis bien tombée. C'est un petit chien adorable, qui ne jappe pas, dort tout le temps, marche et court comme un pro. Il passerait ses journées collé sur nous autres. Pas agressif pour deux cennes, il emploi le plus clair de son temps à nous faire des faces cutes et des yeux piteux.

En novembre mon chum est parti vivre à Paris pour 6 mois (il est revenu pour passer Noël avec nous, quand même). J'ai couru comme une débile et ça, combiné à un léger manque de sommeil et à un énorme manque de soleil... m'a fait réaliser que la grisaille de novembre frappe toujours aussi fort mon petit inconscient. Franchement, en ce moment, j'aurais des envies de me recycler en potière et de vivre dans un maison dans le Bas-du-Fleuve.

Fin décembre, durant une toute petite semaine, j'ai fait une trêve du jeu à 100$. Ma garde-robe me remercie mais pas ma carte de crédit. Que voulez-vous, il semble qu'il soit impossible de contenter tout le monde. Très joli Noël en famille, Coquinette est toujours aussi fabuleuse. Câline que je suis fière d'elle...

Je regarde en arrière et trouve que dans l'ensemble, mon année a été plutôt agréable. Je me plaignais en début de billet que ça ne bouge pas mes affaires, mais force est de constater que moi, je bouge en ostie. Rien de majeur, aucun gros accomplissement et aucun échec retentissant n'a marqué cette année. J'ai vécu plusieurs bons moments, des plaisirs partagés avec mon monde. J'ai aussi la ferme impression d'être plus intelligente et réfléchie qu'au début de l'année, disons que ça a été mon année d'accomplissements mentaux et artistiques, avec mon retour au dessin et au violon, le début de la rédaction d'un bouquin (qui, je me connais, prendra 10 ans à se voir écrire), mon retour en classe et l'amélioration de ma plume grâce à la pratique et aux questions, fort perspicaces, de mes étudiants.

En 2009 j'ai travaillé beaucoup.
En 2009 je me suis rapprochée de mes parents.
En 2009 j'ai moins cuisiné que d'habitude.
En 2009 j'ai énormément marché, ce qui m'a fait maigrir... et ça ne me va pas très bien: être maigre.
En 2009 j'ai mangé beaucoup de steak.
En 2009 j'ai appris à détester les souris (ça puuuuuuuuue! Et c'est incontinent).
En 2009 j'ai énormément écrit.
En 2009 j'ai décidé de me donner des chances de me trouver un meilleur emploi en retournant à l'école.
En 2009 j'ai joué au guide touristique avec mes étudiants et j'ai beaucoup aimé ça.
En 2009 j'ai refusé d'aller vivre un an à Paris.
En 2009 j'ai laissé pousser mes cheveux.
En 2009, j'ai vieilli et ma peau a changée et ça ne fait pas tant que ça mon affaire
En 2009 j'ai appris à être plus économe.
En 2009 je suis tombée à pieds joints dans Twitter
En 2009 j'ai beaucoup patiné, au sens propre et figuré.
En 2009 j'ai réalisé que plus je vieillis plus je ressemble à mes parents. Physiquement et mentalement. Ça m'amuse beaucoup et dans le fond, ça me fait bien plaisir.
En 2009 je me suis scrappé l'épaule droite et elle refuse de guérir.

Actuellement je me demande un peu où je vais aller avec mes skis. Qu'est-ce que je me souhaite pour 2010? Si j'avais une seule chose à accomplir en 2010, ça serait quoi? Aies-je une priorité? Un défi? Je réfléchis à ça depuis plusieurs jours et je viens de réaliser, ce matin... que j'arrive pas à choisir mes combats. Tout est un défi pour moi. Être une bonne mère, c'est ma priorité, mais pour être une bonne mère, je dois être bien entourée, j'ai aussi besoin d'avoir un bon travail, parce que moi je veux pas juste être une bonne mère, je veux faire découvrir le monde à ma fille: la musique, l'art, les voyages. Je veux qu'elle grandisse avec un piano dans son salon, qu'elle aille dans une bonne école, qu'elle ait un bon cercle d'amis de son âge. Je veux qu'elle voit du pays, qu'elle joue dehors, qu'elle lise beaucoup. Là, elle fait tout ça (sauf pour le piano), et moi, moi; je veux continuer dans ce sens-là. Je veux continuer à lui faire découvrir la vie avec plaisir et émerveillement et je veux participer au processus de découverte, en la tenant par la main, en lui tapant dans le dos et en lui chuchotant dans l'oreille, avant qu'elle s'endorme le soir: "Bonne nuit Tit-Peanut, maman est fière de toi".

Je voudrais aussi très fort obtenir un bon poste. Pas avec un statut d'occasionnel comme ce que j'ai là (d'ailleurs comme je suis occasionnelle je perds ma job en janvier, mes patrons sont ravis de mes services mais pour des raisons trop longues à expliquer ici, on doit me licencier). Je voudrais donc un poste, stable, simple, avec des défis chouettes.

Je veux voyager, aller me perdre au Costa Rica ou au Chili. Sur le mont Mégantic ou à Anticosti. je veux faire du camping avec des copines. Me louer un chalet avec une gang de mamans et leurs enfants, comme j'avais organisé il y a deux ans.

Je veux la santé, pour moi, et pour mes proches
Je veux m'amuser avec ma fille
Je veux faire des belles photos, tout plein.
Je veux avoir le temps de lire des livres.
Je veux écouter plein de films
Avancer mon livre
Avoir des bonnes notes à l'école
Avoir du plaisir avec mon monde
Avoir une vie simple
Rester passablement cute et ne pas trop rider
Engraisser de 5 livres (ça me ferait vraiment du bien)
Trouver enfin une coupe de cheveux qui me convient
Arrêter d'avoir du poil sur les jambes
Régler mes angoisses familiales et mes blessures antérieures, arrêter de penser à ça et regarder en avant, bien droit devant moi et croquer dans ma vie.

Et voilà, s'il reste encore un lecteur à la fin de ce looong texte, je me permets de lui souhaiter, du fond du coeur: Bonne année! Joie, bonheur, santé, plaisirs, amitiés et petites étoiles dans les yeux en te levant le matin. xxx

décembre 28, 2009

Exploits de vacances

Ah et tant qu'à être dans une lancée de billets, voilà le récit de mes exploits de la journée d'hier:

1- J'ai décidé d'essayer de réparer mon vieux Canon SD1100, qui refusait de fonctionner, il était incapable de se mettre en marche depuis des mois. J'ai pris mon mini tournevis, ma poire, je l'ai démonté, je l'ai nettoyé, je l'ai remonté... pis?

Y marche!

Là je suis malprise en chien parce que je viens de craquer pour un appareil quand même un peu cher, sous le prétexte-béton que mon vieux Canon marchait plus. Ça me donne un drôle de mélange de sentiments genre: fierté intense et grande honte. Et culpabilité aussi... ne suis-je pas celle qui raconte à tout le monde qu'elle joue au jeu du 100$?

2- Ma mère et moi on est allées chez Ikea. C'est le bordel chez nous depuis des mois, maintenant que j'ai quelques jours devant moi, je me promettais de faire le ménage, ranger, classer... avant d'éventuellement, faire mes travaux d'université. J'ai pris une bibliothèque pour Coquinette, pour y ranger ses livres. Ça fait joli. au dernier étage il y a ceux qu'elle lira dans 1-2 ans, au milieu les albums de Schtroumphs, en bas les livres de contes qu'elle lit à tous les jours. Je lui ai pris quelques boîtes et bacs aussi, je vais pouvoir y ranger ses jouets de façon plus efficace...

Pour moi j'ai pris une autre petite expedit, ça me fait un meuble pour les plantes dans le salon, j'ai pris des casiers aussi, afin de pouvoir cacher mes innombrables bébelles.

J'aime pas vraiment ça aller au Ikea, je vire méchante. Je n'aime plus le look Ikea non plus. J'essaie de m'enligner sur les antiquités et les meubles récupérés. Là, j'ai fait une exception, parce que j'avais déjà une expedit identique dans mon salon (me disais que ça ferait un rappel) et surtout parce que j'avais un sentiment d'urgence. Faut me connaître pour savoir qu'effectivement, si l'envie de ranger me prends, vaut mieux que je saute dessus et que je nettoie tout, parce que ça n'arrive pas tous les mois!

Récapitulons...
Exploit un: réparer un appareil photo (ça coûte autour de 200$ faire faire ça au magasin).
Exploit deux: Prendre les moyens qu'il faut pour avoir un appart zen.
Exploit trois: Anéantir 2 mois de jeu de la semaine à 100$ en moins de 24 heures (mais ça fait 4 mois que je joue alors je suis déjà en bien meilleure posture qu'en septembre, dit-elle pour se défendre un brin).

Ça y est, j'ai enfin eu le courage de l'envoyer

Moi j'aime ça prêter mes affaires. Si je lis un bon livre, j'écoute un bon film, je me marre devant une bonne revue, je danse sur un bon disque... ben la prochaine personne qui me visite, je lui mets tout ça dans un sac et je l'envoie se délecter dans le confort de son salon. Des fois je me prends un peu pour le Jésus Christ de la culture populaire faut croire.

J'ai, entre autres, un autre trait de personnalité: je suis tête en l'air.

1+1= j'oublie à qui je prête.

Le hic, c'est que comme je prête uniquement (bon ok, ou presque) des trucs qui m'enchantent, je me retrouve baisée pas mal vite; parce que je suis dépossédée de ma source de joie. L'autre hic c'est que comme je suis timide, une fois que j'ai prêté un truc, si je ne revois pas mon ami(e) au bout de 6 mois, je deviens trop gênée pour réclamer mes affaires.

C'est ce qui est arrivé avec mon coffret de Spaced, que j'ai prêté à une amie il y a deux ans, ou celui (ceux?) de Kaamelott, ou encore un de mes films préférés: A Short Film About Love. D'ailleurs, au sujet de ce dernier, si vous avez déjà eu un kick sur un blogueur ou une blogueuse je vous conseille de le voir. Ça parle pas de blogue pantoute, ça a été réalisé en 1988, mais, mais, ben c'est ça; mais...

En tout cas là, j'ai honte un peu parce que je viens d'envoyer un email de groupe à plein de monde à qui je crois avoir peut-être prêté des trucs auxquels je tiens. C'est con avoir honte de même, c'est quand même mes affaires que je réclame... sur un ton gentil en plus.

D'un autre côté, je serais mal placée pour en vouloir à quiconque, j'ai ici plein de bébelles-pas-à-moi, et je ne sais pas ce qui est à qui. Des fois c'est tellement enfoui sous des piles d'autres cossins que je ne sais même plus que j'ai des bébelles pas-à-moi qui squattent mon appartement. Alors voilà, je serais plutôt contente de recevoir un email du genre... Je pourrais me faire une pile de cossins à redonner.

Ça fait des années que je veux me partir un calepin de prêts que je tiendrais dans ma biblio, je m'empêche toujours de le faire parce que je trouve ça freak, d'un autre côté, si j'avais fait ça, j'aurais pas eu besoin d'envoyer un email de groupe tantôt...

décembre 27, 2009

Petites réflexions

Deux pensées ont marqué ma journée du 25, ça se passait chez mes parents, on a fêté le Noël à l'heure du midi, en clan réduit (mes parents, leur descendance et leurs amoureux).

Première pensée: arrivée comme un cheveu sur la soupe. Je cherchais quelque chose, un escabeau je crois, pour ma mère qui voulait atteindre le saucier au dernier étage de l'armoire. En cherchant je tombe face à face avec une photo de ma grand-maman. De son vivant, elle passait tous les Noël avec nous, assise dans le fauteuil de l'oncle Henri, et bouffait les cannes de bonbons à la vitesse de l'éclair. Mon père la taquinait toujours avec ça...

"Salut grand-maman, je t'aime" que je lui ai dit en croisant son petit sourire fier. En voyant sa photo, j'ai eu quelque chose comme 20 Noël qui me sont sautés en pleine face, les cousins qui courent, les oncles et les tantes qui rient, ma mère qui me fait porter un ensemble jaune moutarde à pois mauves avec des épaulettes et la parenté qui m'implore de jouer Vive le vent au violon. Le Noël que j'ai passé avec mon casque de hockey sur la tête. Ado, ma cousine, ma tante, mon frère et moi, en train de fumer dans ma chambre, au sous-sol, la fenêtre grande ouverte, enroulés dans nos gros chandails de laine. Ça m'émeut toujours de penser à ça, c'étaient de beaux moments.

En fin d'après-midi je suis montée à l'ordi faire le transfert des photos. Mes parents ont encore un peu de difficulté à le faire, du coup quand je passe chez eux je prends leur appareil et je mets tout à la bonne place, dans des dossiers bien identifiés. Ensuite je formate la carte, parce que sinon ils effacent les photos une par une, hihihi. Alors que je transférais, je suis tombée sur les photos de voyage de ma mère.... Ça adonne, par un étrange concours de circonstances qu'une des ses employées habite en haut de chez moi, elle partage un appartement avec sa fille, devenue mon amie depuis le déménagement. La dame est chouette, ma mère aussi. Elles reviennent d'un voyage d'affaires ensemble.

J'ai entrepris de lui envoyer (à la voisine) les photos d'elle par courriel, tant qu'à jouer là-dedans, aussi bien le faire comme du monde et là, vlan! Ça m'a sauté en plein visage. Je voyais ça, les deux madames, dynamiques, belles, souriantes. En Afrique. La soixantaine joyeuse, radieuse... pis je me suis dit à moi-même: "Vraiment, j'espère que je vais ressembler à ça dans 30 ans". Ma mère et ma voisine; elles kickent des culs.

Nos cadeaux

Alors? Vous avez reçu quoi?

Moi honnêtement, je ne comprends pas trop comment on a pu être aussi généreux et de bon goût avec moi. J'ai reçu:

- Un Multidictionnaire
- Le Dictionnaire historique de la langue française (mais je l'ai laissé chez mes parents parce que mon papa voulait le consulter un peu, hihihi).
- Le Nouveau Petit Littré. Ça c'est drôle parce que moi j'avais prévu offrir le Nouveau Littré à la personne qui me l'a offert!
- L'intégrale des courts métrages de Buster Keaton
- Dans mon bas de Noël, fidèle à ses habitudes, ma maman m'a offert: des bas, du baume à lèvres, une Toblerone et un collier rapporté de voyage (elle est jet set ma maman, là elle revenait du Sénégal).
- Un masque africain (oui, du Sénégal)
- Un guide pour visiter Paris quand on a des enfants. Je ne suis pas sûre, mais je crois qu'il y a un message subtil derrière ce cadeau-là...
- Un trèfle à 4 feuilles, je crois que ça me sera très utile
- Un truc avec des pattes d'araignée pour se masser la tête (c'est pas clair han comme description?).

Et voilà, je suis choyée...

Au boxing day, j'ai craqué pour un Canon SD980... mon reflex est à veille de rendre l'âme et il est trop lourd pour que je le traîne partout, mon appareil qui va sous l'eau est mort cet été et mon SD1100 est mort en même temps. J'allais dire que je ne sais pas du tout ce que je leur fais à mes appareils mais c'est pas vrai. Je le sais très bien: je les sors! Dehors, à -30°, dans le sable, sur l'eau. Je cours, je saute, je culbute... Enfin bref, là je suis contente parce que je vais pouvoir recommencer à photographier ma vie et celle de Coquinette et ne PAS rater les premières de sa vie, comme hier matin; première fois avec son bâton de hockey sur la patinoire. C'était mignon, ça lui prenait 30 secondes pour aligner le bâton sur la rondelle pour faire des passes.

De son côté Coquinette a reçu:

- Pas le Crazy fort dont je vous avait parlé, parce que j'ai réalisé à la dernière minute... que j'ai pas de place ici! Quand j'aurai un plus grand appartement, je vais sauter dessus par contre...
- Un xylophone, un presque vrai, il vient d'un magasin de musique et a 2 octaves et les dièses. Il sonne bien, on l'adore.
- Une vraie harmonica, une petite Hohner. Elle ne sait pas encore en jouer mais le son est tellement joli que tout ce qui en sort est agréable pour mes oreilles. Là je me retiens à 4 mains pour ne pas aller m'en chercher une aussi, j'en jouerais des heures sans arrêt... (d'ailleurs j'arrête pas de lui demander de me la prêter)
- Un ensemble de skis de fond
- Une robe de chambre
- Un super camion, apparence réelle, fait à l'échelle et tout. Il a pratiquement la même shape que notre chien.
- Un coffret d'Astérix
- Le dernier album d'Astérix
- Un coffret des Schtroumphs
- Des robes sénégalaises (ce sont les plus jolies)
- Et plein de petits jouets: crayons, accessoires de poupées, Playmobils.

Faque là, moi je me cherche un lift pour le Ikea, j'ai besoin de 2 nouvelles bibliothèques pour ranger tout ça...

Sans farce.

décembre 24, 2009

Joyeux Noël!

Ça y est, ça s'en vient, personne ne peux reculer: dans quelques heures, ça sera Noël.

Joyeux Noël à vous, j'espère que vous passerez ça avec des gens que vous aimez et qui vous font vous sentir bien. Bourrez-vous la face comme il faut aussi, ça fait du bien à l'âme. De toute façon probablement que même Montignac liche du gras à l'heure qu'il est.

Si vous êtes séparés, loin de votre marmaille, bon courage à vous. C'est horrible le temps de Fêtes sans ses petits trésors. Ça vous régurgite la grandeur de vos échecs passés et vous laisse un goût amer de culpabilité mélangé à du fromage Velveeta.

Si vous êtes heureux et tout, et en présence de votre marmaille pour Noël, savourez, savourez... et chérissez-vous, vos proches, ainsi que votre bonne étoile.

Pis les autres, ben euh, joyeux Noël à vous aussi!

Allez, bisous à vous!

décembre 21, 2009

Mon compte de dépenses est sous la loupe

Comme je joue toujours au jeu du "j'baisse mon compte de carte de crédit". Je suis en train de réévaluer la pertinence de mes dépenses, tant hebdomadaires qu'annuelles. Par exemple: la garderie. Ça, c'est utile. Hydro aussi... le resto? Ben non, ça n'augmente pas mon indice de bonheur, alors je l'ai coupé à peu près au complet. Voyages? Quand j'aurai atteint mes objectifs financiers pour 2010, je vais recommencer à en faire, ça me rend trop heureuse de gambader partout avec ma fille. Pour les transports en commun, d'habitude je marche. J'ai la chance d'avoir une job à 25 minutes à pied de chez moi et une garderie à 15 minutes de chez moi. Bon, ok, ils ne sont pas du tout dans la même direction, mais si tout était toujours tout cru dans mon bec, je me connais, je ne réaliserais pas de la chance que j'ai. Comme là, moi je suis très heureuse que le Temps des Fêtes arrive. Parce que ça veut dire que je vais marcher 1h30 de moins par jour... et que je vais me gaver de gras et de sucre. Que des bonnes nouvelles pour mes fesses... et ma poitrine.

Mais je m'éloigne (comme toujours). Ceci me mène... au fameux de câble. Je bénéficie d'un spécial avec Vidéotron parce que j'ai avec eux: le câble, l'Internet et le téléphone. Je paye 104$ par mois pour les trois. Je suppose que si j'écoutais la télé je n'aurais rien à redire et ça serait un bon prix mais.... mais non. L'histoire c'est que j'écoute environ 1 heure de télé par 2 mois. Sans exagérer. Ma fille ne l'écoute pas du tout. Oh... elle écoute des DVD, le dimanche matin, elle a le droit d'en écouter un. Deux si je veux dormir jusqu'à 11h, mais c'est très rare que ça arrive. Za part de cela.. niette, nada, zéro. Bref, on n'a pas besoin du câble. Si jamais un jour il y a un bon programme beeeen important à écouter, je paierai le vin et m'inviterai chez quelqu'un.

À l'opposé, je passe de longues heures quotidiennement sur Internet. 4-5, des fois plus. Je ne télécharge rien de piraté, j'aime pas ça. Je suis pas à l'aise avec ça. Par contre j'écoute de plus en plus d'émissions en ligne. Beaucoup en fait... et je pète ma limite de téléchargements de plus en plus souvent... ce qui me coûte 50$ de frais de punitions. C'est donc bien décidée que j'ai appelé ma compagnie de câble préférée hier, pour me faire enlever le câble et demander l'Internet illimité.

Résultats?

Je suis frue.

Si on m'enlève le câble... et qu'on me rajoute 12$ d'Internet (ce qui ne me donne même pas de capacité illimitée).. j'arrive à 105$ par mois, 1 $ de plus que ce que je paye actuellement.

Je sais que tout n'est pas gratuit. Je sais que j'ai un service pas pire. Mais voilà, voici où j'en suis: je vais aller voir ailleurs.

Quand j'aurai eu le temps de magasiner mes bébelles comme du monde (avec moi ça peut prendre des mois), j'aurai un cellulaire (je résistais jusqu'à date, je n'en avais pas) ET un Internet à un tarif décent. Si l'Internet est pas fiable et me lâche une fois par semaine, ça me fera toujours ça de temps de gagné pour lire la pile de livres que j'ai sur ma table de chevet...

décembre 18, 2009

Woohooooooo!

Woohoooo! C'est fini pour 3 semaines!

Fini?

Naaaaaaah... pas vraiment, mais presque. Ne me reste qu'à:

1- Dormiiiiiir (des centaines d'heures que je me promets à moi-même)
2- Acheter-décorer-vénérer l'arbre de Noël
3- Trouver une bute et aller glisser avec Coquinette & friends dessus. Si on choisit la plus près de chez moi, celle du parc Père Marquette, ça va finir en face au Mc Donald, devant un gros big mac.
4- Organiser un match de hockey de monde pas-bons ou de bons-dans-le-temps-mais-qui-n'ont-pas-chaussé-de-patins-depuis-plus de-10-ans. Je fournis la puck, j'en ai trouvé une sur le trottoir (?!?) cette semaine.
5- Faire ma liste de cadeaux, aller acheter les cadeaux, emballer les cadeaux, essayer de voir le monde à qui ils sont destinés avant la fin du temps des Fêtes.
6- Patiner, patiner, patiner... avec tout le monde et partout.
7- Faire le ménage partout ici
8- Et en dernier, mais non les moindre: faire mes travaux de fin de session. La mienne de session se termine à la mi-janvier alors vouaip, la fin de session tombe en plein là.
9- S'il me reste encore un peu de temps après ça: redormiiiiiiiir, encore et encore, jusqu'à plus soif.

décembre 11, 2009

J'ai compris

J'étais flattée d'attirer l'attention en me promenant avec mon chien, mais je vous l'avoue, je trouvais ça un peu étrange aussi. Franchement que j'me disais... veux-tu ben me dire pourquoi on m'arrête et on m'accoste de même à tout bout'champ?

Je me disais cela jusqu'à ce qu'hier, j'aille chercher Coquinette en compagnie de ma voisine et de mon chien. C'était chouette ça, avoir un lift à pied. Au lieu de tirer le traîneau en tenant le chien j'ai pu me contenter de tirer le traîneau. Bref, des vacances! Alors voilà, je tirais Coquinette en jasant (sans arrêt comme une pie, fidèle à moi-même) quand j'ai vu. Vu je veux dire là... J'ai pu admirer, dans toute sa splendeur, le look de la fille qui promène son chien, gros de même (9 livres, même pas 1 pied de haut), habillé d'un manteau de yo bleu poudre doublé en motifs léopards (c'était le moins cher du magasin, et le moins beau, mais surtout le moins cher, de 20$)... avec des tites bottes.

Ça surfe sur la frontière entre l'incroyablement ridicule et le complètement adorable.

Alors voilà, voui, maintenant je comprends pourquoi il y a des gens qui m'arrêtent dans la rue, pour me demander la permission de prendre mon chien (non, pas moi, juste mes bottes) en photo avec leur cellulaire.

décembre 08, 2009

Aaaaah, enfin...

Ça n'a pas vraiment rapport avec le genre de propos que je poste ici en général mais bon, je file confidences ce soir, alors je vais y aller avec mon constat de la semaine.

Je viens de découvrir que mes bottes d'hiver puzent.

Ça m'arrange, parce qu'elles ont 5 ans, que je ne les ai jamais aimées, ou si peu, et qu'elle me font toujours des ampoules gigantesques au cours des 2 premières semaines d'utilisation (comme genre là).

Enfin bon, elle puzent et ça me trouble, parce que le meilleur moyen de m'empêcher de dépenser est de me tenir loin des magasins. Là, pas de doute, la situation est insoutenable (pensons à ces pauvres collègues apeurés qui bientôt, se rendront au boulot à reculons à cause de moi)... et de ma honte, à chaque matin, quand je devrai me déchausser (ou devrait-on dire débotter?) en public.

Vouaip, elles puzent. Et enfin, moi j'ai une bonne excuse pour les rejeter. Vouaip. Les rejeter et les jeter, comme de vulgaires indésirables-qui-puzent...

Et je vais dont m'offrir une paire de trucs confortables pas cutes-mais-doux cossins poilus qui me permettront de gambader dans la neige et de jouir de l'hiver.

J'espère qu'elle marcheront vite. Parce que moi, je suis toujours pressée.

Ouais, je sais... le jeu du 100$... mais bon, des bottes d'hiver qui puzent, moi je trouve que c'est de l'argument pour déroger, ne serait-ce que le temps d'un chic-à-chic, de mes vertueux principes.

décembre 07, 2009

Avions nous déclaré, d'un ton fort solennel

- Mamaaaaan...
- Quoiiii?
- Dis, maman, je pourrais écouter une chanson d'Astérix avant d'aller me coucher?
- Mmmmmm (maman qui médite)

Plus tard...

- Coquinette?
- Quoiiiii?
- T'as lavé tes dents?
- Vouip!
- T'as fait ton pipi?
- Vouip!
- T'as mis ton pyjama?
- Vouiiiip!
- Ok, arrives ici, et lève ta main droite en l'air...
- ???
- Allez, comme ça...
- Ah ok. Qu'elle dit en levant sa main
- Bon, maintenant répète après moi: Moi Coquinette...
- Moi Coquinette
- Je promets
- Ze promets
- Que si ma maman me permet d'écouter une chanson d'Astérix avant d'aller me coucher
- Que si ma maman me permet d'écouter une sansson d'Astérix avant d'aller me coucher
- Je vais ensuite aller me coucher SANS AUCUN chichi
- Ze vais ensuite aller me coucher SANS Z'AUCUN sissi
- Oki, maintenant top-là
- Yééé, hihihi

Sur ce, j'ai ouvert une page de Youtube et lui ai laissé le choix entre "Quand l'appétit va tout va", "Le pouding à l'arsenic" et "Le lion de Cléopâtre".

Elle a choisi le pouding. Moi, j'étais aux anges, tout se déroulait comme prévu. Puis, le vidéo fut terminé et ce fut l'heure d'aller se coucher. Je fais pivoter ma fille, qui était assise sur mes genoux, et l'étends dans mes bras, pour me donner plus d'emprise en la transportant jusqu'à son lit. C'est là... qu'elle utilise une arme fatale... ses yeux doux. Les plongeant dans les miens, elle déclare en souriant:

- Déjà maman? On n'avait pas dit, euh... deux sanssons?
- Mouahahah, mais non... une! Chipie!
- Hihihi, oui, ok, j'vais aller me coucher.

Oh! Me suis-je alors dit, comme elle est raisonnable cette enfant. Mais comme elle est raisonnable! Ça mérite récompense.

- Ok, on en écoute une autre, mais une seule han!
- Yééééééé!
- Laquelle?
- Le lion!

Le lion... j'étais contente... y'est même pas long.

Arrivée dans son lit, 3 minutes plus tard, ma fille commence à essayer de me retenir, elle jase, parle, se cherche des prétextes pour ne pas me laisser partir.

- Coquineeeette... qu'est-ce que je t'ai fait faire tantôt dans le corridor, han?
- Une promesse?
- Voui, ex-ac-te-ment ma chérie, une promesse... et tu as promis de ne pas faire de chichi et de te coucher sagement si je te laissais écouter une chanson d'Astérix...

Sur ce, je tourne les talons et m'apprête à quitter sa chambre, triomphante, fière de moi, héhé.. c'est que j'avais prévu le coup moi, de la puce qui s'amuse et joue et me réclame au lieu de dormir... je tourne les talons donc, et me dirige vers la porte entre-ouverte, fière et tout... et...

- Voui mais maman, ça tient plus là, on en a écouté deux...

P'tite vinyenne.

Ah et pour vos oreilles...

La télé

Comme on peut le lire, entre autres ici, une étude associe exposition à la télé et agressivité chez les jeunes enfants. Malgré le fait que la chanson ne date pas d'hier, lire ce titre m'a donné envie de lire l'article. Dans les 2/3 des foyers, les enfants étaient exposés directement à 2 heures de télévision par jour et ils y étaient indirectement exposés 5h par jour.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, si on m'imposait ça, à cette quantité là, je virerais tout croche moi aussi... Même pas besoin de faire une étude sur mon cas, je peux l'affirmer tout de suite haut et fort: je deviendrais moche, agressive, blasée et verte.

Oh! Attendez, ça vient de me rappeler la fin de mon adolescence...

décembre 06, 2009

Oups...

Ceci menant à cela, il se pourrait que demain mon linge soit légèrement enneigé...

Ça y est

La première vraie neige de l'année, celle qui a de bonnes chances de ne pas fondre. Celle qui tombe au ralenti et s'illumine sous les lampadaires. Celle qui donne envie de pousser les garçons dans le banc de neige, et d'aller danser des slows au milieu du parc.

Ben c'est immanquable, elle m'émeut...

Plaisir olfactif

On dira ce qu'on voudra, étendre son linge sur la corde en décembre ne le rend pas vraiment plus sec, mais maudit qu'il sent bon!

Alors, moi, ben je le laisse une journée dehors, pour l'odeur... et ensuite je le fais sécher une journée en dedans, parce qu'un jour, j'aspire à le porter.

décembre 05, 2009

Quoi faire à nowel?

To do list du temps des fêtes:

- Journée de cuisine avec les copines et les enfants, c'est inscrit sur le calendrier et j'ai hââââââte!
- Finir mes travaux d'université
- Aller patiner au Lac des castors la patinoire est réfrigérée, je ne l'ai jamais essayée, j'ai honte. Ça ouvre le 12. Bref le temps de cligner de la paupière.
- Faire ma liste de cadeaux de Noël AVANT d'aller magasiner. Idéalement choisir des livres pour tout le monde et limiter les achats au Raffin de la Plaza St-Hubert.
- Trouver des patins à Coquinette
- Trouver des skis de fond pour Coquinette
- Faire un sapin
- Faire des guimauves comme celles-ci
- Lire (et terminer) 2 livres.
- Faire la fête
- Faire la fête
- Faire la fête
- Faire la fête
- Aller au cinéma
- Et, telle une ado attardée: faire le ménage de ma chambre.

décembre 04, 2009

Procrastination

Pareil, pareil, chaque vendredi, c'est pareil. Ma fille part à 17h-18h pour la nuit. Je passe ma première heure à avoir envie de sortir, mais avec qui? Quoi? Où? Tard ou pas tard? On fait comment pour sortir avec des amis, faut les appeler à l'avance ou à la dernière minute?

Je passe une heure à me poser des question idiotes du genre. J'ai envie de tout, de rire, de jaser, d'écouter un film, d'écrire un livre. D'une bière, d'un gin tonic. de m'obstiner sur des sujets pas importants et d'écouter les Pixies.

Pendant que le temps passe, moi je glande sur Internet.

D'habitude, 11h je suis couchée. Et j'essaie de me rassurer en me disant que demain, je serai en super forme...

(ton dramatique)... ça va durer.... pour toujours...

Je parlais de cela tantôt avec une amie et bon, les gars (je m'adresse aux trois perdus qui passent par ici), si vous n'aimez pas ça vous faire parler de bébés, pauvres de vous, je vous plains. Parce que, ben voilà, c'est que non, la maternité de nous calme pas le ponpon. Ni la séparation, ni le vieillissement de nos enfant. En fait, il n'y a rien qui réussisse à nous faire changer de sujet plus de 2 minutes à la fois. Dressons un portrait simple afin que tout le monde puisse comprendre mon point de vue.

La fille...

... de 3 ans: joue à la poupée et parle de ses poupées à tout le monde.
... de 6 ans: joue à la Barbie qui a des bébés et qui promène ses bébés.
... de 9 ans: fait baiser Ken et Barbie (ou ses playmobils) en dessous du divan du salon, quand ses parents ne regardent pas. Ensuite Ken la quitte car il est tombé amoureux d'un court de golf et Barbie s'occupe de ses bébés.
... de 15 ans: commence à se dire qu'elle, quand elle aura des bébés, elle fera ci-ça-ça-et ça et aura des principes d'éducations beaucoup plus adéquats que ceux de ses parents. Elle garde les petits voisins, apprivoise le changement de couches et s'imagine quelques fois dans sa tête, que c'est elle la maman de ces beaux p'tits monstres là.
... de 18 ans: demande subtilement à son chum s'il veut avoir des enfants, car pourquoi s'investir dans une relation qui ne mènerait à rien, elle se le demande.
... de 21 ans: commence à voir ses copines "avoir des accidents" et se dit que ça serait bien pratique, un accident, mais qu'il vaut mieux être sage et continuer à prendre sa pilule comme il se doit.
... qui vient de décider avec son chum qu'elle veut un bébé: parle à tout le monde de ses ovulations, de ses cycles menstruels et de ses boules, qui, lui semble-t-elle, sont un peu plus sensibles. Elle a la larme à l'oeil quand elle croise des femmes enceintes ou des familles heureuses. Elle prend le temps de complimenter les filles aux grosses bedaines quand elle en croise une.
... qui est enceinte: parle à tout le monde en termes de semaines, de trimestres, elle signe ses courriels avec une échelle de maternité "bébé est rendu à x semaines" et elle s'est tellement investie dans le choix des couleurs de l'échelle que ça lui a pris une soirée complète de son temps. Elle magasine les pyjamas de bébés aux 2 semaines et parle de choix de prénoms aux 12 heures.
... une nouvelle maman: n'a que trois sujets de conversation: son bébé, son allaitement (si elle allaite pas, elle doit se défendre et expliquer à tout le monde pourquoi, pour elle, ça marchait pas) et son accouchement (qu'elle raconte en détails à tout le monde, même ceux qui ne demandent rien).
... une maman de bambin: parle des prouesses de son enfant à tout le monde. Y'a des photo du rejeton au bureau, dans son porte-monnaie, sur son facebook, sur les murs de la maison et elle en envoie en carte postale à toute la famille... parce que c'est tellement mignon.

Ça continue de même... jusqu'à l'adolescence.

Vraiment? Jusqu'à l'adolescence?

Mouahahah... mais nooon voyons, ça continue toujours! Les mamans, elles parlent de leurs enfants; toujours! Et quand ils sont rendus majeurs, elles parlent de leurs étuuudes, de leur travaiiiil (assurément très important), de leurs amouuuurs. Et quand ils arrivent à 30 ans, les mamans se tannent? Mais non voyons, elle parlent de leurs petits enfants, ceux présents ou ceux qui viendront un jour, espèrent-elles. Et ensuite? Ben ensuite, elles cassent les oreilles de tout le monde avec leurs arrières-petits-enfants.

En tout cas moi c'est clair, quand je serai arrière-petite-mémé, entre deux gin tonics, je vais parler des mes descendants astronautes à tout l'hospice.

décembre 03, 2009

Confidence

Je repensais à mon dessin du cheval tantôt et j'ai comme réalisé un truc gênant:

C'est quand même weird de réaliser en 2009... malgré mes capacités réduites dans le domaine de l'équitation... que euh, *tousse*, *tousse*, vouaip, je conduis mieux le cheval que l'automobile.

Je serais capable de guider adéquatement un cheval, admettons que j'aurais besoin de le stationner en parallèle. Avec une auto, j'ai aucune idée de comment faire ça... L'auto, quand je m'assied du côté conducteur, j'ai des papillons dans le ventre et je suis au bord de la panique. Le cheval, il m'impressionne mais ça dure même pas 10 secondes.

Si on pouvait s'acheter un cheval à Montréal... et se promener avec dans les rues pour faire ses commissions, j'y songerais sérieusement. Vouaip. J'y songerais. Et je lui achèterais une belle sacoche à laptop, qui concorderait par-fai-te-ment avec la selle.

Oh! Surprise! La voilà!

La semaine dernière, j'apprenais en lisant les affiches collées sur la porte de la garderie, qu'il y sévit présentement une épidémie de gastro, de poux et de conjonctivite.

Wow, me suis-je alors dit, ça va barder t'à l'heure. Hin, hin, hin.

Plusieurs amis de Coquinette ont eu la gastro, je me croyais sauvée à partir de ce dimanche puisque, me suis-je dit: "Coudonc, le virus va sûrement profiter de la fin de semaine pour disparaître de la map".

Lundi, ayant un peu peur des poux (j'ai un souvenir, vaguement traumatisant, de ma mère me scrutant la tête, tout en prenant bien soin de m'écorcher vive alors que j'étais à la maternelle); j'ai eu la bonne idée d'acheter un peigne à poux et de passer la tignasse de ma fille au peigne-fin (doucement). Résultat? Fort heureusement, rien. Fort heureusement dis-je, parce que la coquine vient tous les matins commencer la journée dans mon lit, me serrer dans ses bras et exercer ses talents de chatouilleuse professionnelle. Enfin bref, moi, ça ne me tente pas d'attraper des poux, et ça me tente encore moins d'interdire ces quelques minutes de bonheur matinal à ma pupuce d'amour.

Dossier poux, pour le moment du moins; sur les tablettes.

La gastro ne m'inquiétait plus puisque plus d'une semaine après l'apparition de l'affiche sur la porte, nous ne l'avions toujours pas. Pis nous, la gastro, d'habitude on l'attrape avant tout le monde, faque han. Moi, surtout. Il y a des années où je l'attrape et pas ma fille, je suis fragile du bedon, que voulez-vous...

Ahah p'tite mère à la pensée magique..... la gastro, rappelles-toi z'en, est une polissonne, une taquine et elle tire un malin plaisir à surprendre les gens au moment où ils s'y attendent le moins. Comme par exemple... à 4 heures le matin. C'est justement à cette heure cette nuit, que la belle fondue bio au chocolat équitable qui nous avait rendues si heureuses hier soir (et dont je voulais vous entretenir ici à grand coups de "j'suis fière et courez vous en acheter")... s'est ramassée... sur l'oreiller, sur la couverture, sur le couvre-matelas, dans les chaussons de ballet, sur la couverte du phoque, sur le drap, puis l'autre drap, puis l'autre drap et enfin; l'autre-autre drap (merci maman de nous avoir refilé des tonnes de draps de lits jumeaux, on ne les utilise jamais, mais en temps de gastro, bon dieu, ça dépanne).

Pas de trouble, aies-je alors pensé, Coquinette n'a eu qu'un rhume entre juillet et maintenant, rien d'autre, considérons nous chanceuses... non, mais c'est vrai, avouons qu'on l'a facile. En plus il paraît que c'est une gasro d'amateurs, 2-3 vomis et tout se guérit en un après-midi...

Évidemment, nous, comme on aime ça être originales, ça persiste et ça prend des airs de "attache ta tuque, tu vas passer une seconde nuit blanche", mais bon, tant que je l'ai pas, je vais essayer de prendre ça avec le sourire.

À la lumière de tout ceci, je me dis que la vie, c'est joli quand même. Il y a à peine 24 heures je me plaignais de la température, là, la petite pluie poche, c'est vraiment le dernier de mes soucis...

* Ma maman part au Sénégal demain, elle voulait venir nous voir en revenant du bureau ce soir... j'ai dû annuler, parce que je ne veux pas risquer qu'elle apporte ça là-bas. Suis déçue...

* C'est la première fois que je "call" malade... après 10 mois d'embauche, j'me trouve hot.

décembre 01, 2009

Ça y est

J'suis plus arrêtable...

novembre 30, 2009

Ça y est, elle est arrivée

La neige! et on en annonce toute la semaine, ou presque.

Il me semble que j'aime la neige. Dans mon souvenir en tout cas, je l'aime. D'habitude quand je la vois arriver je saute de joie.

C'est étrange, ce matin elle me laisse perplexe, j'aurais eu plus envie de printemps qu'autre chose... La bonne nouvelle c'est que quand on me bombarde d'images de quelque chose qui me laisse hésitante, je finis par apprécier (comme les leggings, au début j'étais contre le retour des leggings, mais après en avoir vu des centaines défiler, j'me suis dit:"coudonc, shoot qu'on en finisse"). C'est un peu ce qui m'arrive avec la neige, je le sais que dans le fond je l'aime et qu'elle sera source de plaisir. Je suis bien équipée, Coquinette aussi (pis elle avait TELLEMENT hâte de ressortir ses pantalons de neige). J'ai envie de louer un chalet avec mes copines, comme il y a 2 ans, d'aller glisser, faire de la raquette, du ski. J'veux me rouler dans la neige, cette année c'est décidé, je m'organise une gang de débutants et on va faire de la planche à neige. J'ai hâte de voir mon chien la première fois qu'il va se mettre les pattes dans le blanc (ce qui arrivera dans euh, 20 minutes?). Je le sais que j'vais me faire ben du fun au cours des 3 prochains mois... mais je sais pas, là, je me sentais pas prête... j'aurais pris encore 3-4 jours de 30°...

Oh well, à go on plonge, la neige est arrivée, décembre sera ici demain... de toute façon ça passe vite; hier encore, je donnais le bain à Coquinette dans la cour, pendant que le lapin courrait et mangeait de bonnes herbes bien vertes.

Vous le savez pas, mais ce matin je suis complètement dyslexique (d'ailleurs au premier jet j'avais écrit dusslexque).

novembre 29, 2009

Pffff

C'est dur bien dessiner... j'essaie de me convaincre que c'est de la faute de ma vieille Wacom (elle a 8 ans), mais en fait c'est pas du tout ça; elle se contente de reproduire exactement ce que je fais et est impressionnante de capacités.

Allez, à go, j'me pratique...

Ceci dit, je m'amuse beaucoup, c'est juste décourageant de voir qu'on "en perd". C'est pareil au violon, quand je l'ai ressorti il y a quelques semaines, j'avais de la misère à jouer plus de 5 minutes en ligne et j'étais incapable de jouer mes pièces les plus compliquées. Maintenant je dois me faire violence pour arrêter de jouer parce que je continuerais pendant des heures et je réussis à jouer des choses qui m'impressionnent vraiment.

Pourquoi?

Pourquoi? Mais pourquoi, aies-je l'intérieur du trou de nombril trop sec?

Ceci me mystifie...

novembre 28, 2009

La Danse du temps

C'est con, ces jours-ci j'ai beaucoup trop de temps et pas assez en même temps. Beaucoup trop; ce qui me permet de m'imaginer que je peux me lancer dans des projets, comme écrire, dessiner, cuisiner ou faire la vaisselle et franchement pas assez, parce que dès que je commence à avancer un brin je découvre que mon temps est écoulé et que je dois impérativement: sortir le chien, prendre une douche, faire des devoirs, me coucher.

C'est comme frustrant.

D'un autre côté, tous ces projets m'enchantent, c'est juste qu'il prendront quelques mois de plus avant d'être terminés... ou abandonnés... En tout cas; ça m'a donné envie de vous retranscrire ce qui suit:

La Danse du temps
Guy Béart

Hier j'avais tout le temps
Maintenant c'est embêtant
Je n'ai plus deux petites minutes
Tout le reste on me l'a pris flûte!
Je n'ai plus le temps tout l'temps
Même pas de temps en temps
Sitôt que je l'attrape il glisse
J'ai beau appeler la police
Qui n'a plus non plus le temps
Volé par des charlatans
Qui le mettent dans des bouteilles
Des sonnettes qui vous réveillent

Avant l'heure
C'est pas l'heure
Après l'heure
C'est plus l'heure
Et pendant ce temps le temps tout le temps fout l'camp

On veut me vendre du temps
Pour un prix exorbitant
Qu'on me fasse un prix pour l'ensemble
Les minutes ça se ressemble
J'aimerais tant avoir le temps
Même les trois quart du temps
Mais le temps il est à tout le monde
Les années comme les secondes
Les messieurs très importants
Eux surtout n'ont pas le temps
Ils ont bien l'argent, le pétrole
Mais n'ont jamais le temps, c'est drôle

Avant l'heure
C'est pas l'heure
Après l'heure
C'est plus l'heure
Et pendant ce temps le temps tout le temps fout l'camp

Car le temps quand on l'attend
On le perd c'est dégoûtant
On le perd sans qu'on le possède
Je m'y perds que le bon dieu m'aide
Quelques fois j'ai pris le temps
Alors j'ai perdu mon temps
C'est vraiment un machin bizarre
Je le perds quand je m'en empare
À la guerre de cent ans
Bien sûr qu'ils avait le temps
Les six jours ce n'est pas une guerre
C'est du temps au rabais mon frère

Avant l'heure
C'est pas l'heure
Après l'heure
C'est plus l'heure
Et pendant ce temps le temps tout le temps fout l'camp

Hier j'ai tué le temps
En t'aimant le coeur battant
Ce matin v'la qu'il ressuscite
ll galope de plus en plus vite
La musique est là chantant
C'est le mobilier du temps
C'est du temps double qui s'accroche
Avec ses doubles, triples croches
Pour finir à contre-temps
Et me donner du bon temps
Mais aussi ma vie, mes sornettes
Je les mets dans des chansonnettes

Ça y est, je rêve en paraboles

Depuis que je dors plus, parce que je me couche plus tôt, je rêve davantage. Ainsi donc, cette semaine, j'ai passé toute une nuit à courir en équilibre sur (oui, SUR) des clôtures, ma fille sous le bras droit, afin de me sauver de zombies. On a fini par se trouver une belle cachette et j'ai pris le temps de me voler des couvertes chaudes qui étaient étendues sur une corde à linge pour qu'on n'ait pas froid. Vouaip, je suis une maman qui pense au confort de sa couvée, jusqu'au plus profond de mes rêves de zombies.

Cette nuit, rêve très différent, que j'ai envie de raconter parce qu'il est tout frais et m'a fait rigoler à mon réveil. Rêvez-vous à des raz-de-marées vous des fois? Moi ça m'arrive 2-3 fois par année, depuis que je suis toute petite. D'habitude je suis à la plage, je vois qu'il y a quelque chose d'anormal, j'essaie d'expliquer à mes parents et amis que si on ne se sauve pas tout de suite, on va se faire emporter par la mer, personne ne me croit, je passe mon temps à courir partout pour essayer de sauver le plus de gens possible... ça finit toujours que la vague se pointe à l'horizon, tout le monde panique, j'avais raison, mais comme j'ai perdu du précieux temps à essayer de sauver ceux que j'aime, je me fais emporter par la vague avec eux. Des fois j'arrive à m'en sauver, elle se casse à 1 pied de mes pieds et emporte tout avec elle.

Voilà mon rêve typique de raz-de-marée, celui de cette nuit me réservait une bonne part de nouveau... et c'était bienvenu, parce que l'autre rêve, me stresse toujours autant et je le connais aussi bien que mes épisodes de Passe-Partout.

Enfin bref, voici la scène: je suis à la plage avec ma fille et ma maman, il fait beau, chaud, on est allongées et on est heureuses. Tout d'un coup, une vague nous assaille, pas trop grosse, juste un peu gossante. Perplexes, nous regardons à l'horizon et nous voyons que le ciel passe rapidement du bleu au gris foncé, de gros nuages menaçants arrivent et la mer semble très agitée. Dubitatives, nous prenons le temps d'observer et oh! Une vague énorme se dirige droit sur nous. Énorme... tout de suite je dis à Coquinette de retenir son souffle, je me mets en boule sur elle, j'agrippe ma fille, ma mère, et on laisse passer la vague sur nous. Elle nous brase la vague, mais elle nous laisse quand même sur la plage et vivantes. Vite, on essaie de reprendre notre souffle (il doit sûrement y avoir une deuxième vague qui s'en vient), malheur, elle est encore plus grosse que la précédent et promet bien de nous emporter, nous nous recroquevillons encore une fois, ma fille prend son souffle, moi aussi, je la tiens fort, puis, la vague nous frappe; étrange... mon dos courbé lui donne une trajectoire, la vague balaie tout sur son passage, mais pas moi, ni ma fille, ni ma mère. On est dans une bulle d'air et je peux respirer. C'est alors que je me demande si je n'aurais pas un genre de pouvoir, qui me permet de contrôler les vagues. Une autre vague nous frappe, je me mets encore en boule par dessus ma fille, j'arrive encore à respirer, elle retient encore son souffle, trop, elle tombe sans connaissance, après le départ de la vague elle reprend ses esprits et on décide de se sauver.

Pour se sauver de la plage, on doit passer par une espèce de grande maison sur pilotis, comme on en retrouve beaucoup sur le bord de la mer. Une genre de maison en bardeaux de bois bruns et en bas, il y a un quai avec un bateau, qui partent, malgré la tempête. Les gens font la file pour quitter la plage au plus vite mais ça n'avance pas vite. Tout d'un coup, d'énormes vagues commencent à brasser la maison, elles sont toujours de plus en plus grosses, c'est clair, tout va s'effondrer. C'est alors que je me dis, coudonc si les vagues me passaient dessus tantôt, j'ai peut-être un don pour les contrôler, m'a essayer, voir. Alors je m'avance, je lève les mains, je vise la plus grosse vague en la fixant des yeux... en quelques secondes, elle passe de 5 mètres de haut à.... rien. Les gens, ébahis, m'en redemandent (et moi ça me tente de réessayer, pour voir si c'est un hasard ou si je contrôle l'eau pour de vrai), je réessaye avec une autre énorme vague, même chose: je la réduis à néant. Puis, une autre, et une autre, pendant ce temps là, la maison sur pilotis se vide, on peut maintenant sortir, la tempête ne touche plus les côtes, mais reste présente au large. Je m'apprête à partir, moi aussi, en compagnie de ma mère et de ma fille, quand un capitaine m'implore de venir avec lui en mer, afin de contrôler toutes les vagues. Je refuse, poliment, simplement parce que ce n'est pas mon combat, moi je veux bien sauver la maison dans laquelle je suis, je veux bien sauver les gens qui sont autour de moi, mais dans le fond, à ce moment là, ce dont j'avais vraiment envie, c'était de rentrer chez moi, avec ma mère et ma fille, et de boire un chocolat chaud près de la cheminée.

Me suis réveillée tout de suite après, et j'ai pensé à ma recherche de la perfection, à mon désir de mener 78 combats en même temps, j'ai repensé au sourire gentil que j'ai fait au capitaine, et à ce que je pensais à ce moment là, mais... capitaine, si je détruis toutes les vagues de l'océan, ça ne sera plus l'océan?

Et je médite depuis tantôt, riant de mes rêves qui prennent des allures de paraboles et qui m'envoient des messages subtils comme un tracteur.

novembre 25, 2009

Sacrifier son corps pour la science

Sacrifier son corps pour la science, c'est tout moi ça. Toujours en train de chercher comment je pourrais mettre le mien à la disposition de l'humanité afin qu'on puisse découvrir une cure ou une nouvelle façon de faire. Depuis que j'use de générosité et que je teste l'élasticité de mes membres pour vous, j'ai découvert, par exemple, que la crème anti-cellulite, même à 50$ le tube, ça vaut pas de la crotte. Par contre l'acquisition d'un bébé-labrador et vos désormais 3 heures de marche par jour devraient vous enlever tout ça en un rien de temps.

Dans la même lignée, hier, j'ai fait un test dan-ge-reux, qui se situe aux limites de l'acceptable... je me suis couchée à 8h. Comprenez-moi, c'était extrêmement risqué, irréfléchi, voir dangereux, puisqu'on le sait tous; plus on vieillit, plus il y a de risques reliés à l'insomnie et ça, ça scrappe encore plus que de se coucher tard.

Eh bien, je suis heureuse de vous annoncer en primeur ici aujourd'hui, que cette mission périlleuse a été réussie avec grand succès. J'ai réussi à faire une, je dirais... une bien bonne nuit! À soir je r'mets ça...

Alléluia.

novembre 24, 2009

Étrange...

C'est bizarre, des fois, j'ai l'impression que ma vie arrête. Qu'elle est en suspend. Comme là, on dirait que je marche en équilibre sur une clôture, ou sur le bord d'une falaise, et je sais pas si je devrais sauter dans le vide pour m'envoler ou partir à courir dans le champs. Des fois aussi, j'ai l'impression que pendant plusieurs jours, je prends mon élan sur un tremplin, j'ai littéralement l'impression de sauter sur un tremplin et de chercher mon plus haut avant de plonger. Mais pas là, là j'ai juste l'impression de me promener entre deux mondes. C'est weird.

Ce qui est étrange, c'est que pour le moment je me sens plutôt bien, des fois j'angoisse, parce que je ne comprends pas trop où je m'en vais avec mes skis, mais dans l'ensemble, ça va. Il fut un temps où j'avais l'impression que toute ma vie était tracée devant moi, je pouvais carrément "voir" mon chemin, j'avais des plans pour les 10 prochaines années, tout était prévu, pensé, dessiné, discuté, réglé. Enfin, c'est ce que je croyais. Maintenant nah, pas du tout, j'ai de la misère à visualiser où je serai à Noël. Sans blague. Mon contrat de travail prend fin en janvier, avec aucune chance de renouvellement, ma fille ira à l'école en septembre, l'appartement se fait petit, je change tranquillement de beat de vie, ayant décidé de retourner aux études, mon chum est parti habiter de l'autre côté de l'Atlantique pour 6 mois, il va revenir me voir, je vais sans doute aller le voir, reste que d'ici là, je renoue avec le train-train de monoparentale que j'ai eu 3 ans avec ma puce et ça me fait drôle. J'accomplis étrangement plus de choses, j'ai des moments de bonheur intense et plein de luxes de vie auxquels je ne pense pas d'habitude, comme manger de la fondue au chocolat en revenant de la natation hier, ou gosser une crêpe en forme de chien saucisse (impossible que je pense à ça dans ma routine habituelle). D'un autre côté maintenant je me couche un bon 2h plus tôt qu'il y a 2 semaines et je lutte pendant mon dernier 30 minutes de réveil, parce que je veux à tout prix lire mon journal...

Je me réveille plus tôt aussi, pour promener le chien, je l'emmène avec moi reconduire Coquinette à la garderie. En revenant, je fais un petit jogging, d'abord parce qu'un matin sur deux je suis en retard, mais ensuite et surtout, parce que j'aime bien me faire accroire qu'un jour, je courrai un marathon.

C'est drôle comme au cours d'une seule et même vie, on peut avoir l'impression de vivre des vies différentes, ma vie actuelle, je l'adore, j'aime sa simplicité, tout ce qui l'entoure, même cette incertitude, j'apprends à la chérir, parce qu'elle a pris l'habitude de me faire découvrir et expérimenter beaucoup et moi, j'aime apprendre, je suis curieuse de tout. N'empêche que de l'incertitude en novembre, quand ça commence à sentir Noël à plein nez dehors et qu'on court dans la brume avec le chien, ça fait parfois un peu peur.

novembre 23, 2009

Motivation

Mais d'où me vient cette motivation? Mystère... me suis levée alors qu'il faisait noir et frette, mais je suis restée de bonne humeur; un exploit. Aujourd'hui, j'ai envie de gambader, de danser, de rire et de m'amuser. Honnêtement, je ne sais pas trop comment je vais réussir ça, puisque mon lundi c'est ma plus grosse journée de la semaine... En attendant ce soir 20h30, heure du break bien mérité, je savoure mon petit matin.

Coquinette s'est levée tôt ce matin, il restait un peu de mélange à crêpes d'hier, motivée je vous dit... je lui en ai fait une en forme de chien, que dis-je... de teckel! Et pis bon, je l'avoue, j'suis fière. Elle aussi d'ailleurs, ça change du déjeuner traditionnel mangé à la hâte.

À savourer en écoutant ceci:

novembre 22, 2009

C'est la fête

C'est comme un jour de fête ici ce matin, on a fait des crêpes en formes d'animaux, on les a saupoudrées de chocolat fraîchement râpé et accompagné le tout de fruits frais et d'un grand bol de café au lait pour moi et d'un chocolat chaud pour Coquinette. D'ailleurs, je confirme et je signe: depuis que j'ai une machine à espresso Aroma, ma qualité de vie a augmenté d'un cran. Les chocolats chauds savoureux se préparent en 30 secondes et mes cafés sont toujours succulents (contrairement aux horreurs que je me concocte au bureau avec la cafetière filtre).

Revenons-en à nos moutons; jour de fête aujourd'hui, on mange un déjeuner de roi, après on court faire l'épicerie et on achètera des trucs luxueux comme des pommes d'api (on est parties là-dessus depuis quelques semaines, on trip fort) et du papier-cul double épaisseur, parce qu'on le mérite. On est bien, privilégiées, heureuses et de bonne humeur pis des p'tits bonheurs de même, ça donne envie de partager. Mais comment? Peut-être vous aussi vous sentez-vous privilégié et vous auriez envie de partager votre bonheur avec pleiiiin de gens? Mais comment?

Comment, en effet, je me le demande... Ah! Oui! Je sais! En cliquant sur la bannière que je viens d'installer en haut à droite sur mon blogue! Celle de la Guignolée du web...

N'hésitez pas à ajouter la vôtre aussi, elles sont disponibles ici.

Donnez! La guignolée du web

Si vous avez envie de partager avec plus de monde, je vous suggère d'encourager Sans emballage, la campagne d'Oxfam Québec qui vous permettra d'acheter une chèvre, une poule, des livres d'école, un chameau, à une famille dans le besoin. Je sais pas pour vous, mais moi je trouve que c'est vraiment cool comme idée cadeau.

novembre 20, 2009

Sur le futon, encore... et encore... et encore...

Je me disais qu'aujourd'hui je pourrais profiter de ma journée de congé pour faire quelque chose de constructif, comme écrire une nouvelle, un travail d'université, lire un livre, dessiner, voyez; quelque chose qu ferait appel à mon cerveau et à mon grand esprit créatif.

Me suis assise sur le futon à 10h, j'y suis encore. J'ai mal aux fesses. J'ai rien foutu, sauf écouter la dernière chanson de Charlotte et Beck en boucle et passer à travers tous les faits divers du jour. Je suis vraiment une adepte des faits divers; aussi croustillants que des potins, mais concernant du monde pas connu, dont tu ne réentendras plus jamais parler.

Je pourrais bien sûr m'en vouloir atrocement, mais je garde cette apogée de remords pour ce soir 21h, quand je réaliserai que je manque de motivation et qu'il serait temps d'aller me coucher.

La bonne nouvelle, c'est que personne n'attendait rien de moi aujourd'hui, c'est mon jour de congé, il est à moi, j'en fais ce que je veux.

Et du haut de ma grandiose indépendance je déclare haut et fort que... euh... je l'ai perdu sur le futon.

Balthazar, lui, a tout compris, il dort à mes côtés depuis tout ce temps et ne semble pas se poser trop de questions

novembre 18, 2009

Je médite

Pas que je sois cheap, pas d'habitude en tout cas, mais là je suis en train de méditer... sur le prix d'entrée pour aller au salon du livre. 8$ pour un adulte, 6$ + frais si on achète notre billet sur Internet avant de se présenter sur place.

Ce qui m'énerve un peu, c'est qu'on arrête pas de dire partout que les gens ne lisent pas assez, qu'il faut lire davantage. Dans un tel contexte, pourquoi charger à l'entrée du plus gros événement du genre à Montréal? Est-ce qu'on ne devrait pas plutôt chercher à attirer le plus de gens possible?

Et puis... un salon, n'est-ce pas au départ, un gros événement de pub? Pourquoi payer pour de la pub? Surtout que contrairement à disons, un salon de l'emploi (qui est toujours gratuit), les gens repartent généralement de là... les mains pleines et la tête remplie de livres qu'ils ont envie de lire au cours des prochains mois.

En tout cas, je médite... et aussi je suis un peu fâchée parce que je voulais y emmener mes deux classes, formées en majorité de gens qui ne connaissent rien à la littérature "en français". Peut-être ne sont-ils tout simplement pas dans le public cible...

novembre 16, 2009

Des nouvelles de mon jeu

On me demandait dernièrement où j'en suis avec fameux de jeu du 100$... est-ce que ça marche encore? Est-ce que j'arrive encore à résister à la tentation de la consommation?

Hé bien moui, plutôt bien. Bon, ok, après un peu plus d'un mois, je suis devenue folle et j'ai acheté un teckel... mais à part de cela, le jeu tient encore la route. Le jeudi je retire 100$, des fois j'ai pas le temps et j'étire ça jusqu'au dimanche... si j'ai dû utiliser ma carte de débit entre temps je retire 100$, moins ce que j'ai pris. Je fais quelque chose comme quatre fois moins de transactions interac par mois depuis que j'ai commencé mon jeu. Dans les cas où je ne crois pas arriver à balancer j'ose, une fois par 3 semaines, mettons... sortir de chez moi avec ma carte de crédit en poche et c'est habituellement pour me payer 10 billets pour ma carte Opus. À part de cela elle reste bien rangée dans l'appartement et je l'oublie complètement. Ça représente une grosse surprise pour moi parce que j'étais sûre que j'aurais de la misère à survivre sans une carte de crédit dans mon porte-monnaie. C'est une grosse victoire aussi et ça me fait réfléchir.

Pour le budget, je le mets à jour à chaque semaine, je calcule ce qui me reste, ce dont j'ai besoin, je rajoute 50$ de sûreté dans mon compte et je verse tout le reste sur ma carte de crédit. Le solde a baissé de plus de la moitié à date, mais en fait il aurait baissé beaucoup plus si je n'avais pas craqué pour le teckel, sa cage, le vétérinaire et ses 54 jouets le mois dernier... *tousse* *tousse*.

Je fais des blagues avec le chien mais sérieux, je suis beaucoup plus sage qu'avant, je calcule tout, je me prive énormément (mais surtout de cochonneries inutiles que j'empilais dans l'appartement, ou de linge et là je viens de plier 4 brassées et je réalise que mon problème n'est pas relié à la quantité mais plutôt è mon rythme de pliage, habitude qui ne date pas d'hier), parce que je considère que mon objectif de remboursement est urgent et primordial. Laisser cette carte de crédit à la maison m'a permis de sauver des centaines de dollars depuis septembre, j'étais à ce moment là; hors de contrôle.

Là, non seulement je gère mieux l'argent mais je gère aussi mieux les sorties et les menus. Hier, par exemple, j'ai fait 2 quiches maison, elle sont tellement bonnes que je m'en veux de ne pas avoir essayé de faire ça plus tôt. J'ai osé refaire mes pâtes maison aussi... c'est booooon... Étrangement, j'arrive une fois de temps à me payer un luxe et à le savourer beaucoup plus qu'avant, comme vendredi dernier, quand j'ai passé à travers une caisse de 24 huîtres beau soleil toute seule. Dans ce temps là, je me dis que c'est une bonne idée de couper le ragoût de boulettes avec 1/3 de lentilles...

Historique de mon jeu du 100$
Wouf
Au sujet de mon jeu du 100$
Les règles du jeu
Résolutions de mi-saison...

Coudonc, j'suis dont ben vieille

C'est drôle, en vieillissant, j'ai l'impression que je deviens plus drôle, plus "cool". Je suis retombée sur une vieille photo de moi, prise dans le coin de mes 20 ans, toute jolie la photo quand on la regarde vite vite, on pense presque que c'est princesse Léa... Et la peau, la peau... une belle petite peau lisse comme j'en aurai plus jamais. N'empêche qu'après mûre réflexion, je pense être plus jolie qu'à l'époque, je ne sais pas trop ce qui s'est ajouté, mais j'ai tendance à croire que c'est un p'tit côté humain qui s'est développé avec le temps.

J'ai le coeur plus jeune aussi. Enfin, me semble. Mon seul but de vie dans la vingtaine, c'était "devenir grande", avec une maison, des enfants, une auto. Là j'ai envie de faire des projets, de créer, de relever des défis, de m'amuser, de grimper, voyager.

Pis la tête, la tête ça, c'est important, parce que ça permet de penser. C'est amusant vieillir ne serait-ce que pour ça, j'ai vraiment l'impression que le contenu est à ma portée. Si je le voulais, je serais à quelques lectures d'être brillante pour de vrai. En attendant d'avoir le temps de le faire, j'arrive à dire des trucs pas trop cons et d'avoir un bel éventail de sujets.

Pour une raison plutôt weird, mon corps a pris une forme plus jolie en vieillissant. J'étais sûre que c'était le contraire qui arriverait mais non. Même si j'ai toujours été mince, je n'ai pas toujours été active et ça paraît. Je suis plus en forme et pas mal forte... des muscles.

Mais y'a une chose qui suit pas, c'est le reste. Les os. Les ligaments, les je-sais-pas-comment-ça-s'appelle-mais-ça-fait-maaaaal. Le sciatique qui bloque pour des niaiseries, les épaules qui jouent à imiter la consistance du béton. Et mon pied. Une vieille foulure que je me suis fait il y une bonne dizaine d'années, mal soignée, sur laquelle j'ai trop marché trop vite (j'étais serveuse à l'époque) ... qui vient me hanter dès qu'il fait trop humide, que je marche trop, que mes souliers sont trop vieux. Que je soulève des trucs trop lourds... Et si je mets tout ça en même temps, avec une saison super humide, qui transperce les os... ben on a une moi, presque plus capable de marcher. Oh, je marche, je ne peux pas vraiment ralentir, j'ai comme pas le choix de la faire la boucle maison-garderie-travail (qui se fait debout)-maison-garderie. Et j'aime toujours autant marcher, c'est ma bulle ça, la marche. Je peux rentrer dans ma tête, avoir mon monde, réfléchir à souhait... mais bon, disons que là, même quand je ne bouge pas, que je suis assise sur le futon, j'ai mal. Oh, pas un mal à se tordre, mais quand même une bonne grosse douleur persistante qui me nargue.

Et ça m'énaaaarve, pas tant parce que ça fait bobo, mais plus parce que dans mon processus de vieillissement, c'est le premier p'tit boutte qui lâche... pis en plus c'est causé en grande partie à cause de l'humidité, si ça fait pas mémé ça...

novembre 14, 2009

Geignarde

Au cas où vous ne l'auriez pas déjà eu... c'est pas une si bonne idée que ça se faire vacciner avant un rush quelconque... Le mien de vaccin m'a rentré dedans solide, hier j'étais un zombie, un vrai, sur 2 pattes. J'ai gardé mon gros foulard toute la journée et mon manteau d'hiver au restaurant... J'ai passé la journée à me demander pourquoi, mais pourquoi, les salles de classes ne sont pas munies de couvertures chauffantes?!? Et j'ai failli me lever, saluer tout le monde et partir me coucher chez nous une bonne vingtaine de fois. Là je vais vraiment mieux, pour ne pas dire top shape, il ne me reste que la foutue douleur au bras. J'ai comme un bleu-pas-de-bleu, à peu près gros comme une balle de baseball, sur le bras. Il m'empêche de dormir de ce côté là, ce qui n'est pas super pratique puisqu'un mal d'épaule m'empêche de dormir de l'autre bord depuis des années... Pis c'est plateuuuu dormir sur le dos.

Conditionnée

À l'université où je vais, dans le programme que je suis, c'est inutile que j'apporte mon ordi, je dois faire comme dans le bon vieux temps et prendre des notes à la main. Ça me rafraîchit un peu les neurones de couper durant deux jours complets, une fois par mois. C'est presqu'une thérapie...

J'aime mon ordi. Je le traîne partout avec moi dans la maison. Comme là, je déjeune avec lui... Je suis complètement accro, même que des fois, souvent, j'ai l'impression d'être arrivée au bout de l'Internet...Tout ça pour dire que mine de rien, être toujours devant un écran de même, ça vous organise une vie et surtout, ça vous conditionne à agir de telle ou telle façon.

Je me rappelle dans le temps quand j'étudiais le cinéma d'animation, m'être surprise à taper dans le vide plusieurs fois l'équivalent de ctrl+z quand je dessinais et que je n'étais pas satisfaite de mon dernier trait. Hier, je me suis passé la remarque à moi-même, au bout de 2-3 pages de notes: "Ouain, faudrait pas que je perde tout ça, je devrais vraiment sauvegarder".... et ma main gauche est allée toute seule à gauche de mon cahier, tâtant le bureau à la recherche d'un ctrl+s.

C'est mignon les automatismes, en tout cas moi, ça a mis un petit soleil dans ma journée.

novembre 12, 2009

Ouf...

Je devais remettre mes travaux avant le 13 novembre. Je viens de les envoyer. Théoriquement, c'est pas un retard... yé!

Maintenant que j'ai plus rien à produire pour quelques jours, voir semaines, je me dis que je paniquais pour rien, c'était juste une petite semaine plus dure, avec moins d'heures de sommeil et beaucoup plus de course... mais on y survit. Enfin, à date, j'y survis. On verra samedi, après 2 jours d'école intensive ce que j'en penserai...

Et là, je me suis tellement habituée à être occupée que j'ai presque l'impression d'être en vacances... des belles grosses vacances de 2 heures... la grosse vie sale...

Une bonne chose de faite

Hé bien voilà, on a fini par se faire vacciner. Je suis à côté du centre Patro, j'y suis passée vendredi dernier, à 13h on me donnait un coupon pour 19h... j'ai chocké. J'avais comme pas envie de revenir. Puis il y avait le fait que depuis quelques jours on ait décidé de ne pas vacciner les parents, j'avais décidé de prendre le vaccin et je n'étais pas motivée à y retourner juste pour moi. Me suis dit que comme les informations changent tout le temps, j'avais bien des chances de me faire vacciner en même temps que ma fille si j'attendais 2-3 jours.

Lundi, en allant à la piscine, j'ai regardé la file: longue. En sortant de là je suis arrêtée pour m'informer, on me donnait un coupon pour tout de suite mais il y avait encore une file et on n'avait pas soupé. J'ai encore chocké... et j'étais dans le jus avec mes travaux d'université, le timing ne pouvait pas être pire.

Ce soir je suis encore passée par là: aucune file. J'ai pris mon coupon, j'ai marché le long de l'allée sans croiser personne. Au bout de la ligne: toujours personne. À l'inscription: personne. Coquinette a fait ça comme une grande, j'ai demandé si j'avais droit au vaccin, on m'a dit non. Me suis pas obstinée, je ne veux pas prendre la dose de quelqu'un à risque...

Il faut attendre 15 minutes sur place après avoir reçu le vaccin afin de s'assurer qu'on ne fait pas de réaction. Au bout de 13 1/2 minutes on est venu me voir:

- Madame, vous êtes sa mère?
- Ouiiii.
- Vous avez été vaccinée?
-Nah, je suis pas dans le groupe cible
-Maintenant oui; on vient de recevoir un appel, on vaccine les parents à partir de tout de suite....

Faque je me suis levée, j'ai refait le tour: inscription, infirmière, vaccin, attente. Après, on est allées s'acheter des chocolats au caramel parce qu'on trouvait qu'on avait fait ça comme des grandes.

Voilà, j'ai passé les 6 derniers jours à me demander: "Est-ce que j'y vais aujourd'hui?" et à me répondre: "Naaaaah, mauvais timing, termine tes trucs avant". Aujourd'hui, je trouvais le fameux timing meilleur... j'aurais pas pu viser plus juste. Vraiment.

novembre 10, 2009

Petit à petit, je perds ma belle innocence juvénile

J'ai terminé, disons au 3/4, un des travaux que je dois remettre avant vendredi. J'ai envoyé ça par email hier soir à une copine bien placée dans le milieu, pour qu'elle me donne son opinion. C'est long comme truc, je lui ai envoyé la première moitié. Tout ça pour dire que ma copine m'a répondu rapidement:

"Oui, parfait, ça va me faire plaisir de lire ça. Je vais l'imprimer en arrivant demain et je vais le regarder durant ma réunion".

Faque... ça se peut pas han, un lapsus de 5 mots sur un clavier? Moi qui me complexais parce que j'ai de la misère à suivre les réunions sans tomber dans la lune...

pwiiiiit

5am, ma fille se réveille et réclame son oreiller, tombé à côté du lit durant la nuit. Je me lève, essaie de faire vite sans me cogner partout dans le noir absolu. J'essaie de ne pas faire trop de bruit, quoique bon, y'a déjà une puce qui m'appelle en pleurnichant.

Soudain....

Pwuiiiiiiiiiiiiiiit!

J'ai mis le pied sur le hamburger à pwuit-pwuits de Balthazar.

Je sais pas pourquoi, mais ça m'a fait sourire, un p'tit pwuit et me v'là ti pas...presque réjouie de vivre un beau moment présent sonore..

novembre 08, 2009

J'ai un p'tit doute...

Je dois être maso... pourquoi, mais pourquoi aies-je voulu retourner à l'université? C'était pas assez, vivre, travailler et avoir un enfant? Fallait-il vraiment que je m'en mette un peu plus sur les épaules?

Est-ce que c'est si important que ça dans ma vie, pondre un texte sur le renouveau pédagogique? Me semble que j'avais déjà pas ma langue dans ma poche, que j'étais capable de boucher du monde à grands coups de contenu... j'avais vraiment besoin de punaiser un diplôme de plus sur mon babillard de vie?

Présentement, je me déteste.

Lundi prochain (pas demain là,l'autre lundi), je suppose que je serai fière de moi et que je vais gambader, criant sur tous les toits que je-suis-capaaable.

Mais là, là, je file juste pour avoir une crowd d'amis dans mon salon, qui me regarderaient souffrir et qui m'encourageraient en me disant que j'suis boooonne. Et qui m'écouteraient sacrer et me plaindre depuis ce midi.

Ce qui, de toute évidence, n'arrivera jamais... bleuh.

novembre 07, 2009

À force de bretter, on se découvre une personnalité

Quand on me demande ma couleur préférée, je ne sais jamais quoi répondre. Moi? Une couleur préférée? Mais qui est assez débile pour se poser ce genre de question à 30 ans?!?

Là, comme je me cherche des raisons pour ne PAS faire ce que je devrais, me tasser dans le coin du mur et souffrir au centuple demain, j'ai trouvé le moyen d'analyser la photo de mes bas et de constater que j'ai clairement un faible pour le vert. Remarquez la ligne des bas, le futon derrière, le tout combiné à l'arrière-plan de ce blogue. Woooo... ça impressionne presque.

Ajoutons que j'ai peinturé ma chambre de cette couleur là aussi et que j'adore le Muppet Show.

Ça y est! J'ai écrit assez de niaiseries pour aujourd'hui, maintenant je peux travailler. Genre.

Bertha

C'est horrible, je suis toute à l'envers.

À la fin de l'été, j'ai eu un gros problème de mouches à fruits. Il y en avait partout. PARTOUT! J'ai tout essayé, rien ne marchait. Rien, jusqu'à ce que j'aie un coup de génie: pourquoi ne pas faire un piège à mouches (une genre de bouteille sur laquelle on a mis un cône avec un fond de bière dedans)... en dessous d'une toile d'araignée?

Il y avait une toute petite araignée qui venait d'élire domicile dans la fenêtre de la cuisine, juste en haut du lavabo. Toute mimi et minuscule dans sa toile ronde. Moi j'aime pas les araignées, mais j'aime encore moins les mouches à fruits alors j'ai mis le piège en dessous de la toile et j'ai admiré l'oeuvre de ma nouvelle copine. 2 jours plus tard, il n'y avait presque plus de mouches, en moins de deux semaines... ma copine a triplé de poids.

Comme elle avait été chouette avec moi, on s'est entendues toutes les deux pour que je lui laisse la fenêtre, elle est cachée par des rideaux alors elle ne me dérange pas vraiment. Je la regarde chaque fois que je me lave les mains (ce qui arrive souvent depuis que j'ai un bébé chien) et je lui souris. Même que des fois, je la considère comme mon animal domestique et je lui parle. Hier soir, alors que j'admirais son beau bedon rond et son beau corps, j'ai décidé de lui donner enfin un nom, ce qui, par le fait même, la faisait officiellement entrer dans mon coeur et lui donnerait un statut officiel de résidente de notre chez-nous. J'étais émue quand je lui ai dit qu'elle s'appellerait Bertha. Bertha... quel joli nom me disais-je en l'admirant une dernière fois avant d'aller me coucher.

Bertha a tellement mangé grâce au piège, qui se trouve encore en dessous de sa toile, qu'elle a un abdomen énorme, de longues pattes, mais elles semblent plutôt courtes, vu l'énormité de son ventre. Elle est brune foncée rayée simili-jaune.

Ce matin, je m'apprêtais à la saluer quand...OH! HORREUR! Je constatai, non sans grand dégoût... que ce n'était pas Bertha dans la toile. Il s'agit d'un spécimen de la même race, mais il n'a ni la même forme? Ni la même couleur. Bertha était-elle un homme et s'est-elle fait mangée après une baise torride durant la nuit?

Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis toute à l'envers puisque de toute évidence, Bertha ne reviendra plus...

Et là je suis en gros questionnement éthique: devrais-je ou non tolérer la salope qui a mangé ma Bertha? Théoriquement, elle ne m'a rien fait... mais elle a mangé Bertha!!!

Salope.

J'essaie vraiment de m'occuper à autre chose que faire mes devoirs...

Dans un autre ordre d'idées, puisque je suis dans une envolée évidente de tranches de vies courtes et inutiles, pourquoi ne pas partager avec vous ma source de bonheur du jour? Je me l'demande...

Alors voilà, après une douche chaude et réconfortante, j'ai ouvert mon tiroir à bas et j'ai eu envie de m'enfiler des gros bas de laine pour chasser le froid. Après m'être promenée en bas-bobettes pendant un bon moment (oui, je sais, ça manque de cohérence), j'ai eu envie de m'habiller. C'est là, que je suis tombée sur le premier morceau de vêtement cher que je me suis payé toute seule, avec l'argent ramassé à la sueur de mon front, quand j'ai reçu mon premier chèque de paye à 17 ans. 70 piasses que ça m'avait coûté, c'était une robe moulante qui se vendait dans une friperie sur Mont-Royal.

Ben voilà, elle est un peu délavée, mais elle me fait!!! Même que plutôt bien je dirais...

Bon, ok, c'était baveux han?

Je vous mets les bas.

... et en plus, j'ai envie d'aller marcher dehors, bon

Je pourrais me cacher derrière un genre de :"Oh, c'est que ça a d'l'air duuuur ce travail de mi-session".

... Mais en fait non, je crois que je suis bonne et capable. Même que ça se pourrait que j'aie une bonne note.

C'est pas ça, pas du tout.

La vérité: c'est que ça m'emmerde de faire des travaux d'université le samedi après-midi au lieu d'aller faire la sieste. Voilà.

Et aussi j'aimerais faire à manger et aller gambader dans les feuilles. J'aime pas le frette mais j'aime beaucoup la petite lumière basse de l'automne qui est, à mon avis, une des plus jolies qui soit.

Évidemment, je vais me répéter tout ça en boucle jusqu'à demain 22h, moment où je vais réaliser que je suis dans la merde parce que je peux même pas me payer le luxe d'une nuit blanche pour remettre un devoir. J'ai un travail! Je dois être top shape pour mes 50 étudiants lundi matin.

novembre 06, 2009

Et vlan pour l'humilité

Bien sûr, je crie haut et fort que la procrastination et moi, c'est de la vieille histoire. Je pourrais déclarer à tous vents que je suis guérie, que je gère (enfin) bien mon agenda. Coach de vie je pourrais devenir, appelez-moi miss-agenda, je vois tout! Les anniversaires, les dates importantes, les dates de remises de travaux. TOUT. Tout. Tout. Tout.

Ceci dit, j'ai quand même retrouvé un semblant d'humilité tantôt quand, en me promenant dans le fond de la cuisine, je suis tombée face à face avec ma citrouille... euh... pas encore gossée.

Le roi d'la quille

Je sais pas pour vous, mais moi j'ai toujours une petite pensée pour le roi de la quille quand je me passe la soie dentaire après avoir mangé de la mangue ou du blé d'inde. Genre.

novembre 04, 2009

Gargouillis

Pourquoi c'est aussi difficile de savoir si c'est moi ou l'autre qui a le ventre qui gargouille? Comme là, j'ai Balthazar sur mes genoux, il gargouille de partout, mais justement, il gargouille tellement fort que je doute... en fait je crois qu'il m'inspire alors je gargouille itou depuis tantôt. Ça devient compliqué toute cette symphonie, on ne sait plus du tout d'où ça vient...

Moi qui pensait avoir une bonne ouïe.

novembre 01, 2009

Bébelle

Je reviens de chez mes parents. Je suis chanceuse, on s'entend plutôt bien et ils habitent pas si loin. L'automne, comme euh, là, j'emmène Coquinette et on va profiter de leur cour. On a ramassé 4 sacs de feuilles... En passant la barrière, ma fille était tellement heureuse qu'elle s'est jetée dans les feuilles, se roulant partout.

Elle a oublié ses mitaines je ne sais pas trop où en fin de semaine alors je suis descendue au sous-sol pendant qu'elle jouait dehors avec mes parents. Le sous-sol, chez mes parents, c'est un monstre impressionnant. Ça fait maintenant 10 ans que je suis partie de chez eux avec mes boîtes et mes meubles. J'y retourne oh, je sais pas, disons en moyenne 2 fois par mois depuis tout ce temps-là.

Je ne reviens à peu près jamais de là les mains vides. J'ai toujours un souvenir, une gogosse, un vieux livre, des photos, du vieux linge que je redécouvre et que je décide de prendre sous mon aile.

Là je reviens avec 2 paires de mitaines, dont une qui a été à moi quand j'étais petite et avant ça à mon gardien préféré: Stéphane.

J'ai aussi trouvé le moyen de rapporter mes gants de hockey. Je ne les ai pas mis depuis l'hiver de mes 11 ans, seulement voilà, ils me font encore! je suppose que ça justifie le fait de les ramener chez moi? Voilà, maintenant j'ai tout le kit: mon bâton, mes gants, mes pucks et des patins. Si je me trouve au moins 3 amis qui ont tout ça, on va pouvoir aller taquiner la puck cet hiver!

En tout cas... le sous-sol est encore plein. Je crois que j'en ai encore pour 10-15 ans avant d'avoir réussi à tout rapatrier. D'ici là je vais continuer à fouiller dans le débarras, le garage et mon ancienne chambre... coudonc je dois aimer l'odeur d'humidité et de boules à mites.

Journée de l'oubli

C'est chouette, il n'a pas plu en fin de compte. Coquinette-princesse a pu passer, ramasser quelques bonbons, s'amuser en gang. Elle a rempli sa citrouille mais après le tri, il n'en restait que le tiers. Elle ne veut garder que les suçons, les rouleaux de vitamines et les chocolats. Je ne pourrai même pas lui en piquer cette année, d'ici deux semaines elle va passer à travers sa collecte toute seule.

De mon côté, à cinq heures moins une, j'ai pensé à me déguiser. Je me remercie d'être bébelleuse et d'avoir acheté des sucettes à dents cet été et des nez de clowns à chaque fois que j'en croise. Sans blague, j'ai un bon choix de modèles et de couleurs, j'ai perdu le jaune hier soir, j'en suis presque peinée. En tout cas... c'est fou comme des grosses dents peuvent vous enlaidir en un clin d'oeil...

***** Métamorphose *****

Mine de rien, à partir de la 3e photo, j'essaie d'avoir l'air cute et c'est désespérant d'inefficacité. Je me console en me disant qu'il y a toutes sortes de stratégies plus efficaces, développées depuis des millénaires, pour avoir l'air cute. Et les grosses dents mauves n'en font pas encore partie. C'était un peu utopique d'espérer le contraire...

Dans un autre ordre d'idées, Je crois qu'on peut dire qu'aujourd'hui sera la journée de l'oubli.

Mon estomac tente d'oublier qu'il a bu du vin hier.

Me suis levée à 8h, j'ai réalisé 1h30 plus tard qu'il était 8h30.

Je viens de lire de ne pas oublier d'aller voter, merde! Moi qui avait de la misère à faire fitter l'épicerie et la banque dans ma journée...

Y'a une gang de corneilles qui s'obstinent dehors, ça chiale fort. Je sais pas trop ce que ça annonce, tant qu'elles ne s'échapperont pas sur le linge étendu sur la corde je prendrai ceci comme un joyeux présage.

Dans la catégorie pas rapport, mais alors là, pas du tout: le chien et le lapin commencent à s'apprivoiser. J'aimerais beaucoup qu'ils deviennent amis... me semble ça serait drôle.

octobre 30, 2009

Un don amusant

Trop amusant et bravo à la personne qui a eu cette idée, on peut s'acheter des mots pour la fondation de l'alphabétisation.

Ça m'a coûté 5$.

motsdepot.com

Sur le futon, j'attends la révélation

C'est vraiment désagréable quand tu espères avoir un coup de génie mais qu'il n'arrive pas.

J'me sens de même là, j'ai envie d'être frappée par une révélation, de pouvoir créer, inventer un truc, de refaire le monde. J'aimerais ça, là, tout de suite, maintenant. Écriture, dessin, musique, je suis pas capricieuse, je prends tout.

Malheureusement, je combats en même temps: une folle envie d'aller me coucher pour la nuit. Oui, à 17h.

À moins, à moins que... que ça soit ça; ma révélation?

Moi aussi je le veux, bon

Je ne sais pas pour vous, mais toute cette histoire de pandémie ne m'inquiète pas trop. Oui, je sais c'est poche la grippe. Oui, je sais aussi; il y a des décès... et moi ça me tente pas de décéder, pas là. J'aimerais attendre à la graduation (du doctorat) de ma fille, si possible... Puis, j'ai un peu peur pour Coquinette, je l'aime au quotidien mais j'admets avoir une légère préférence pour les moments où elle est vivante, ne vomit pas et n'a pas de fièvre.

En tout cas, alors voilà, ça me faisait pas peur, j'avais pas envie de prendre le vaccin. Pas du tout. Puis je me suis informée, j'ai beaucoup lu, beaucoup visionné de choses et je me suis dit: "Bon ben c'est ça, j'en ai eu des dizaines des vaccins dans ma vie, ma fille aussi, franchement, arrêtons les chichis et prenons-le qu'on en finisse".

C'est là... à partir de ce moment, que... qu'on dirait que le monde autour de moi ont commencé à attraper des virus suspects. Je n'ai toujours pas mon vaccin et je le vois bien, que le monstre court à la vitesse d'une épidémie de zombie. Il n'y a pas encore de cas au cpe de pupuce, mais vraiment, ça serait surprenant que ça dure... c'est un cpe!!! Donc un haut lieu de transmission de, euh, choses....

Tout ça pour dire qu'après avoir bretté et douté, je déclare haut et fort: "Vouiiiii, je le veux" mais... mais... il y a comme des choses que je comprends mal.

Premièrement, où faut-il aller? Il me semble que c'est mal référencé ces infos-là... et que si t'es à la campagne de communications de la santé publique, un de tes devoirs aurait été de référencer ça comme du monde? En tout cas... c'est ici Après vérification, si je comprends bien, j'ai le droit d'aller au Patro le 9 novembre, yé!

Deuxièmement, pourquoi on fait pas comme pour les autres vaccins: en envoyer aux médecins de familles? En plus de faire leur campagne de vaccination je veux dire. Me semble que ça aurait aidé à aller plus vite...

Troisièmement, je dis ça de même, mais je connais beaucoup de gens qui soupçonnent avoir déjà eu le H1N1, j'ai fait quelques appels avec une copine cette semaine et il semble que ça soit drôlement compliqué de se faire tester pour savoir si on a les anti-corps (sauf si t'es en plein dedans et que t'es malade là). Je dis drôlement compliqué parce que je prends pour acquis que les agents d'info-santé peuvent se tromper, parce que la réponse qu'on a eue, c'est que c'est impossible. Il me semble que ça aurait été utile, parce qu'il y a des risques reliés à la vaccination... il aurait été utile de ne pas vacciner inutilement les gens qui l'ont déjà eue...

Ah et quatrièmement ça m'emmerde moi la grippe. Me semble que l'automne était déjà assez grisailleux de même.

octobre 26, 2009

Je magasine les raisons

Z'avez déjà eu l'impression de sauter des étapes? Moi si. Et j'étais très fière d'en sauter, je voyais ça comme du prestige. Comme wow, ça doit vouloir dire que je suis meilleure que les autres, un truc du genre... Je suppose que c'est un peu "pensée magique" de me dire que si j'ai pris un gros recul et que je suis revenue à presque la case départ il y a quelques années, c'est qu'il me manquait des choses à vivre... D'un autre côté j'aime croquer dans tout. Tout savourer. Je suppose que j'en avais besoin? Qu'il me manquait ça pour pouvoir mieux avancer?

En tout cas, trêve de métaphores douteuses, voici la situation; j'habite un 4 1/4. Petit, joli, voisinage fa-bu-leux, à qui, je le crois de tout coeur, je dois une fière chandelle parce qu'ils m'ont accueillie à bras ouvert il y a 2 1/2 ans. J'aime mon bloc, même s'il est très laid de l'extérieur, j'aime le montant du loyer, j'aime la cour partagée et le fait que je puisse y jouer à la hippie en faisant une table de commune, un bbq communautaire, un pot de compost pour tout le monde. Reste que là, le pire défaut du logement; sa non-isolation, tant sonore que calorifique, commence à me faire c$%&#.

Parce que je veux de plus en plus souvent jouer du violon à 10h le soir, j'aime ça, je m'améliore... et je sens que je vais continuer longtemps à en jouer.
Parce que des fois Coquinette et moi on joue du violon ensemble et ça n'est probablement plaisant que pour mes oreilles de maman qui s'émerveille d'entendre un archet grincer (comme le mien dans le temps).
Parce que mon nouveau rêve d'acquisition.... c'est un piano (pis que ça rentre absolument pas ici).
Parce que deux adultes, un enfant, dans un 4 1/2 avec le bureau dans le salon... c'est pas vraiment un gage de réussite, ça demande un très bon tempérament, aucun spm et du vin avec beaucoup d'eau dedans... bref; essayez-pas ça à la maison, c'est pour les professionnels. L'été ça se passe bien, parce qu'on sort beaucoup mais l'hiver, l'ultra-proximité est comme un peu trop intense.

Pis on est en train d'essayer de choisir une bonne école pour pupuce et si on arrive à avoir une place là où on le veut; va falloir que je déménage de quelques rues.... Ça fait 3 ans que je marche 15 minutes le matin (30 l'hiver dans les tempêtes), 15 le soir, en poussette, à pied, Coquinette sur mes épaules, en traîneau... et je me dis que de diminuer à 10 ou 5 (ça, c'est presque un wet dream), ça serait pas de refus... d'autant plus que la dite école est plus loin de chez moi que la garderie. Ma mère voudrait que j'aie une auto, moi je refuse encore, et je sais toujours pas conduire de toute façon.

Ah... et aussi... comme c'est pas insonorisé ici, ma nouvelle phobie, c'est de déranger les voisins avec mon (adorable) chien. il est tout fin, jappe quelque chose comme 2 fois par jour, et à la taille qu'il a, ça ressemble plus à un grincement de porte qu'autre chose, mais bon, je reste consciente qu'un animal c'est mon choix et pas celui des autres et j'ai horreur d'avoir peur de déranger...

Enfin bon, je veux pas non plus sauter d'étapes, c'est trop tôt pour acheter, j'ai pas les moyens et si je les avais, je préférerais voyager et faire découvrir le monde à Coquinette plutôt que de m'enfermer en ville (de toute évidence je n'aurais pas les moyens de faire les deux)... puis j'ai quand même un statut pas mal précaire de travailleuse... et je viens de recommencer l'université, ça se passe bien et tout mais c'est quand même signe que j'ai des croûte à manger sur le plan professionnel avant d'être en mesure de rêver plus grand... Faque, faque je me dis, qu'un 5 1/5 insonorisé comme du monde, ça serait le pied. Je croise les doigts pour tomber sur un truc chouette d'ici juillet.

Et ça me fait de la peine beaucoup de penser que je vais perdre mes voisins...

octobre 13, 2009

J'l'aurais sloguée

J'adore la fin de semaine des couleurs, j'aime les couleurs d'automne. À bien y penser, je crois que j'aime pas vraiment l'automne, y fait frette, y pleut.... c'est long... moins de soleil, j'ai tendance à décourager et à vouloir dormir partout, surtout au travail (maiiiis... je le fais pas... je suis trop consciencieuse pour ça). Alors voilà, l'automne pour moi, c'est un petit peu comme avoir une épine dans le pied, mais comme je me connais trop bien, je sais que dès qu'il fait un rayon de soleil je dois sortir dehors, pour prendre des réserves de vitamines pour l'hiver sans quoi je vais sombrer dans un marasme profond du 1er novembre au 1er mars.

Me voilà donc partie dans les cantons avec ma fille samedi et sur le Mont-Royal dimanche. Rôôôô... c'était beau.

Là, puisque je file un peu décousue ce soir, j'en profite pour déclarer haut et fort que je viens de réaliser un truc dans les dernières semaines. J'ai trouvé le moment, où, selon moi, je suis la plus belle. Belle comme dans je rayonne, je vole, j'ai des étoiles dans les yeux et j'ai envie de danser en criant:"iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii choubidoulaïlaï"... c'est quand je me promène avec Coquinette et qu'elle fait des chose qui me rendent fière d'elle (comme être cute ou dire des trucs mignons). Là, à ce moment précis, je me vois pas, mais je suis sûre, persuadée; que je fais 2 pouces de plus haut, que j'illumine la rue au complet et... et... et voilà. C'était l'intermède-de-mon-billet.

Je reviens à ma promenade de dimanche. Coquinette a été merveilleuse. Elle a marché du métro Mont-Royal jusqu'au chalet d'où on voit tout Montréal. On a fait un croche au belvédère. Une fois rendues au chalet, après 4 heures de plein air, j'ai eu envie de pipi, elle aussi d'ailleurs. Moi, je suis polie, très, ce qui fait que je rentre dans le cabinet avec elle, je l'aide à s'organiser, je m'assure qu'elle tient et qu'elle tombe pas dans la bol. Franchement, je crois que je maîtrise pas mal ça; aller aux chiottes avec un bambin et je me félicite. Voilà que ma fille a fini, c'est à mon tour de m'asseoir, ce que je fais. Je termine, une fois mes vieilles bobettes fushia à pois remontée qu'est-ce qu'elle fait ma p'tite vinyenne?

Elle débarre la porte et l'ouvre... devant moi (semi-accroupie en train d'essayer de pogner mes jeans et de les tirer vers le haut)... une groooooosse file de madames hilares.

Faque c'est ça... au cours des dernières semaines, j'ai trouvé le moment dans ma vie où je suis la plus belle. J'ai aussi découvert dans quelle circonstances, ça me prend le plus de temps avant de dépomper.

octobre 02, 2009

Au sujet de mon jeu du 100$

... Ça marche tellement bien que je suis à veille de me faire envoyer un trophée. Je suis en avance pour des objectifs et on mange drôlement bien (sceptiques: z'avez qu'à zieuter les tartes un peu plus bas).

Ça... ça donne envie de gambader. Vraiment.

septembre 27, 2009

Vous le saviez peut-être mais tout d'un coup que non... je partage les calendriers avec vous

Aujourd'hui il pleut, mais on s'en fout un peu, parce-que-parce-que... c'est la dernière journée des Journées de la culture...

De notre côté, Coquinette et moi on se sauvera à la bibliothèque du quartier, pour y décorer une citrouille. J'ai vu l'annonce par hasard en passant par là il y a quelques jours et j'ai réservé une citrouille pour Coquinette et une petite amie. Ça tombe presque bien qu'il fasse mauvais dehors; je suis encore plus fière de mon coup!

Ça me fait penser qu'il y a une foule d'activités organisées dans les bibliothèques de Montréal à tous moments de l'années. Calendrier ici. Et leur compte Twitter est bien pratique pour se tenir au courant de ce qui se passe.

Plein d'activités aussi à la BANQ. Bon, vous le saviez sûrement déjà tous, mais des fois... on oublie...

Dans un autre ordre d'idées, j'ai découvert dernièrement qu'on peut réserver des salles de projection gratuitement à la Grande Bibliothèque. On a le choix parmi une sélection de presque 1000 films de partout à travers le monde. Il suffit de se présenter sur place 7 jours à l'avance pour réserver sa salle et d'y retourner la veille pour réserver son film.

Dernièrement j'ai réservé une salle de 20 sièges à la CinéRobothèque (accès au catalogue de 13 000 films de l'ONF). C'est 23$ de l'heure. J'ai été enchantée, vraiment et il me trotte l'idée d'organiser éventuellement des soirées de projection de classiques avec mes amis, à la grande biblio ou à la Ciné-Robothèque. Me semble que ça ferait un joyeux pied de nez au froid qui s'installe plus vite qu'on ne le voudrait...

Twitter de la CinéRobothèque.

Ah... et ça me chicotte, cette histoire de salles de musique. Je ne sais pas ce que j'y jouerais mais maudit que j'ai envie d'essayer ça!

Twitter de la BANQ.

En cherchant mes liens pour vous, j'ai découvert que 2009 est l'Année mondiale de l'astronomie. Et voici le lien pour avoir accès au calendrier.

Commentaire pas-rapport du jour:
Un jour... je serai chasseuse d'aurores boréales.

septembre 26, 2009

Les règles du jeu

Il y a environ deux semaines, je vous entretenais au sujet de ma nouvelle politique financière. J'en reparle, parce que je me dis que coudonc, tout d'un coup ça inspire quelqu'un, ça sera cela de gagné.

Je récapitule... plus jeune (disons entre 16 et 25 ans), j'étais une gestionnaire financière hors pair, je suivais à la cenne l'évolution de mes avoirs, je lisais la section économie avant le reste quand je recevais le journal, je prenais des rendez-vous avec la conseillère financière de ma banque, de même, pour jaser; pour le fun. Cela m'amusait beaucoup. Tellement, que j'étais du genre à faire l'inventaire de mon actif et de mon passif en pédalant au retour du boulot. Les temps ont changés, j'ai changé de classe sociale (effectuant une légère droppe vers le bas), et j'ai surtout eu tout un lot de préoccupations autres, de l'ordre de: quoi faire à manger ce soir? Qui soit bon, complet et rapide? Où trouver un nouveau contrat de travail? Et toutes sortes d'autres occupations qu'imposent les statuts de maman et de travailleuse, de femme et de fille, de tout ceci qui tente de consolider cela avec un tantinet de grâce et une beurrée de bonne humeur.

Faque l'actif, le passif, ça a rapidement pris le bord... le nouvel objectif était: d'être heureuses, de manger bien et d'avoir le loyer payé. C'est là, à ce moment précis, que j'arrêtai complètement de compter et que la chic-a-chic se fit aller le popotin, non sans flirter un brin avec l'excès. Je tombais en face d'une épaule d'agneau à l'épicerie? Jamais je ne me posais la question "puis-je me la payer?" Je me contentais de me passer la remarque à moi-même "mioum, a-g-n-e-a-u...". Idem pour les sorties, les escapades, les livres et les vêtements.

Pour être bien franche, je dois avouer que je ne m'en sors pas si mal. Après plusieurs mois de relâchement, mes finances sont encore presque saines, mais je sens bien que l'heure se doit d'être à l'action. Je me dois de me ressaisir, de recommencer à compter. Pour mon bien, le bien de Coquinette, et pour le bien de nos éventuels projets, parce que j'en ai tout plein pour nous, des projets: voyages (plusieurs s'en viennent à grands pas, je dois les financer adéquatement), déménagement (il commence à être drôlement petit notre 4 1/2), je rêve aussi d'un terrain à la campagne d'ici quelques années...

Maintenant que je vous ai exposé le raisonnement siégeant derrière les redressements, je vous présente mon plan, qui se présente comme un jeu, je dois d'ailleurs vous avouer que plus j'y joue, plus cela m'amuse:

- Carte de crédit, hors du porte-monnaie. Je n'ai tout simplement plus le droit de l'utiliser
- Je paye le loyer par chèque, les comptes de téléphone et d'Internet en ligne, la garderie est retirée directement de mon compte.
- Interdiction d'utiliser la carte de débit, sauf le jeudi (jour de paie), où j'ai la permission d'aller me retirer une allocation (oui, oui, comme quand j'étais ado), que j'ai fixée à 100$, qui doivent payer l'épicerie, la pharmacie, les loisirs, tout.

Je recommence donc à payer tout cash, ce qui fait que je contrôle drôlement plus mes dépenses. Hier, par exemple, à la pharmacie... je peux vous assurer que je regardais attentivement les prix et que mon défit du moment était: ne pas casser un autre 20 (parce que c'est prouvé: une fois que tu casses un 20, les restes se dispersent en quelques minutes à peine).

Voilà, ça peut sembler très restrictif (ça l'est), mais en fait je découvre que mon jeu est étonnement amusant. Ça met un défi dans ma semaine, je dois faire appel à mon imagination, je n'achète plus de produits finis, seulement des "ingrédients", on mange très bien mais on va aller chercher nos protéines dans des viandes moins chères cet automne et on va couper ça avec des pois chiches en masse... Plus question d'aller au resto quand je suis au bureau, je mange uniquement des lunchs. Je calcule mon utilisation de billets d'autobus et prend davantage mon vélo. Trois semaines après le début du "jeu", je constate que je rembourse mes excès passés à la vitesse de l'éclair... et que franchement, je me délecte de mon nouveau pouvoir: celui de maîtriser... la bête (qu'est mon portefeuille).

Me sens comme dans une game de Monopoly et le jeudi, je jubile à l'idée de passer Go et réclamer 100$.

septembre 20, 2009

Pom, po-pom-pooooooommes

Y fait beau, y fait presque chaud; on part aux pommes!

Mon hypothèse du jour

J'ai une hypothèse... au sujet des commentaires... je crois que les tendances évoluent...

Je n'étais pas là à l'époque cro-magnon, et à peine dans le temps de icq, j'ai vraiment embarqué dans le concept de l'Internet - pour faire autre chose que regarder la météo - quand la vague msn, eBay et les forums de discussions sont arrivés. À l'époque, je m'attachais aux gens rencontrés en ligne, et je prenais à coeur le destin de mes forums. J'enrageais quand un analphabète venait y faire son tour (ça baissait la qualité des échanges), ou que des morons s'obstinaient. Mon gros plaisir était de poster un sujet sur lequel tout le monde cliquait et pour lequel il y avait plein de réponses... ah... comme c'était grisant! Puis, peu à peu, ceux qui avaient le plus de contenu ont ouvert un blogue, on les connaissait déjà, puisqu'ils étaient nos amis sur un forum, alors on a commencé à les suivre... Puis leurs amis, et leurs amis. En fait, je suivais tout ce qui avait une personnalité plus ou moins compatible avec la mienne (je le fais encore d'ailleurs)... et je commentais partout. J'avais une opinion sur tout. Tout. Tout. "Ah! C'est comme moi ça!" "Rôôôô, on est pareils!" "Ouh, non, j'suis pas d'accord, bla, bla, bla". J'ai rencontré plusieurs blogueurs à cette époque (en fait surtout des blogueuses) et plusieurs (à mon grand plaisir) sont mes amies maintenant.

Vint ensuite Facebook. Quoi de mieux que d'ajouter ses amis-blogueurs sur son Facebook? Je me le demande... Petit à petit on a pu se poker, commenter ses status, dire "j'aime" en voyant les photos des autres. Voir les vidéos qu'ils voulaient partager. Simili-chatter devant tous ses amis facebook (tout en essayant de paraître fabuleux). Et vint aussi Twitter. Maintenant, quand tu suis le blogue de quelqu'un, avec qui tu partages des opinions, un style de vie, une vision du présent et de l'avenir... il se retrouve aussi souvent sur ton Facebook, afin de partager des notes plus personnelles (comme la photo de madame en bikini à la plage l'été dernier ou monsieur qui vient de pêcher un gros poisson) et de se poker à grands coups de complicité; ainsi que sur Twitter afin de voir ses dernières entrées de blogue, les articles qu'il/elle lit et les lieux où il/elle pêche ses informations.

Ceci menant à cela... je me demande si l'information n'est pas en train de prendre un virage de réseau social exclusif au lieu d'être inclusif; le flux d'information se resserre en même temps qu'il s'agrandit, ne sommes nous pas en train de créer un lieu où "être l'ami" devient un préalable à l'accès à l'information? Une place où même les journalistes des grands quotidiens doivent se tailler une place... comment pourrions-nous, en effet, juger de leurs qualités d'analystes s'il nous est impossible de les poker ou de jouer au Scrabble avec eux en ligne le samedi soir? Puisque bon, c'est reconnu, pour être un bon analyste, il faut aussi être, au départ, un gars cool.

Enfin bon, je parlais des commentaires sur les blogues au départ... en résumé, ce que je veux dire, c'est que dans les grandes cliques, les gens ont tellement l'air d'avoir de la complicité, qu'il devient de plus en plus intimidant d'y mettre son grain de sel. Peut-être le simple lecteur a-t-il l'impression d'être une poussière dans l'univers? Et d'avoir des années de tranches de vie à rattraper avant de pouvoir être "dans la gang"?

septembre 19, 2009

Lâcher un wouack dans l'univers

Il paraît, que si on lâche un wouack dans l'univers quand on a besoin de quelque chose, l'univers risque de nous l'envoyer. Y paraît... Facque moi, je fais un test du système de communications intersidéral aujourd'hui même, je publierai les résultats de mon analyse à l'hiver prochain. Promis (enfin, tant que j'oublie pas une fois rendue là).

Voilà donc le wouack:

Mi ou fin-janvier, j'arriverai au bout d'un contrat que j'aimais beaucoup. Je serai donc, euh, sans emploi, ce qui me causera quelques soucis pour l'accomplissement de tâches banales-mais-récurantes comme: faire l'épicerie, payer le loyer, le téléphone, l'Internet et m'amuser. Genre. Ceci menant à cela, si, par hasard, vous tombez sur un poste ou un contrat de travail de 25 à 35h/semaine, principalement en rédaction, recherche, communications, préférablement à distance... bien ça serait très gentil de votre part de m'envoyer l'annonce à evelyne@despecadilles.com.

Blogueuse du samedi

Ça y est, c'est officiel: je suis désormais une blogueuse du samedi.

Samedi, mon seul jour de congé-congé... je prends le temps de boire un gros café et de venir écrire un peu ici. Oh, détrompez-vous, des fois, le lundi, j'ai des chooooses à dire... c'est juste qu'on dirait que j'arrive pas à écrire des choses cohérentes. Alors je remise ça jusqu'au samedi. Voilà. En plus, ça me donne l'impression d'être une fille occupée... ce qui impressionne vachement mon ego. C'est que c'est valorisant beaucoup d'être une fille occupée.

Au sujet de la dernière phrase, je me demande... quand est-ce que je devrai m'auto-proclamer femme? Suis-je une fille ou une femme? Il y a 20 ans on aurait tous déclaré haut et fort:

- Mouahahaha! Voyons... t'as 30 ans... t'es une femme!!!

Seulement voilà, maintenant le monde de 30 ans... ça joue aux jeux vidéos, ça chatte sur msn, ça voyage avec un sac à dos, ça s'assoit par terre quand la file d'attente est trop longue. Ça n'a pas de maison, ça n'a pas terminé ses études, c'est pas marié et souvent ça n'a pas d'enfant, ça s'habille avec des jeans et un t-shirt pour aller travailler et ça se pointe au bureau avec des runnings pleins de bouette, vestige du trek de la dernière fin de semaine. Ce qui fait que vraiment, je me le demande, vais-je un jour devenir une femme? Et si oui, est-ce que ça vient avec les rides? La permanente? Le tailleur? Les oignons et la maison?

Dossier intéressant

Il y a tout un dossier sur les enfants-vedettes dans La Presse d'aujourd'hui et je trouve cela fort intéressant.

Je ne sais pas trop si vous avez vécu la même chose lorsque vous étiez enfant, tant qu'à moi, je me rappelle clairement que durant un bon bout de temps, j'ai été persuadée qu'il y a avait des caméras cachés dans la maison de mes parents, comme dans les maisons de tout le monde d'ailleurs... et qu'il suffisait d'être plus intéressant que le reste de la population pour qu'on décide de projeter votre vie au petit écran.

Combien de fois aies-je été déçue de constater que malgré mes efforts soutenus, aucune grosse tête de la télé ne décidais de mettre mes aventures en ondes?

Un jour j'ai fini par comprendre que ça ne marchait pas de même, j'ai alors nourri secrètement le rêve d'être découverte dans la rue par un chasseur de tête ou qu'en sais-je, par Rock Demers en personne... et de devenir une graaaande vedette du jour au lendemain. Sacrés enfants qui croient que le monde leur tourne autour...

Me voilà maintenant adulte et presque vieille, ou sage, ou peut-être pas (?).. maman en tout cas. Et je m'émerveille devant chaque pet de Coquinette.

- Rôôôôôô! Z'avez vu? Elle a pété! Comme c'est drôle... et avec un naturel...
- Écoute, écoute... elle va te chanter l'alphabet... T'as entendu? Wow... quand même... l'alphabet...
- Attends, regardes, là, elle va sauter en l'air et j'vais la rattraper et ensuite elle va faire un tour sur elle-même... avoues... c'est de la trempe d'acrobate ça!

Et ça continue, encore et encore. Suis tellement fière d'elle, je la trouve tellement belle, drôle, allumée, coquine... que des fois... des fois... l'idée me vient à l'esprit... de l'inscrire dans une agence pour faire de la figuration. Pour le fun... Ce qui fait que ça m'a fait du bien de lire ce dossier ce matin, parce que ça me remets les deux pieds sur terre et me donne une vision plus objective du milieu. Oh, je ne dis pas que je ne l'inscrirai ja-mais... mais bon, disons que je vais inverser mon raisonnement un tantinet; j'attendrai qu'elle le demande et qu'elle fasse preuve de motivation. Si ça ne vient jamais, elle ne sera jamais inscrite.

Dans un autre ordre d'idées, cette tendance qu'ont les enfants à croire qu'ils sont le centre de l'univers, cette idée qu'on est forcément une personne intéressante si l'on arrive à s'intéresser soi-même... ben ça me fait quand même beaucoup penser à la blogosphère...

septembre 12, 2009

Résolutions de mi-saison ou le "parce que je le vaux bien, c'est d'la crotte"

Nouvelles résolutions financières par chez nous, j'ai un gros projet (parce que je dois financer un autre grooos projet)... arriver à mieux gérer mon avoir, comme dans mon jeune temps... quand je mettais plein de sous de côté et que j'avais zéro dette.

Ça commence avec des mesures drastiques, j'ai besoin de quelques coups de massue.

Depuis cette semaine, il n'y a plus de carte de crédit dans mon porte-monnaie, j'essaie ça, mais je l'ai pas encore annulée, ça s'en vient peut-être d'ici quelques jours par contre, j'ai besoin d'une pause. De réapprendre à gérer seulement ce que j'ai "pour de vrai".

Alors voilà... maintenant je retire un petit montant à chaque jeudi et le défi est d'arriver à passer ma semaine sans retourner au guichet. À date ça marche plutôt bien mais bon, c'est tout récent,

Je songe aussi très sérieusement à laisser la fameuse de carte de débit, que j'utilise franchement trop... hors du porte-monnaie.

Je suis excitée comme une cégepienne à la veille de sa première date. Souhaitez-moi bonne chance!

J'vais tellement offrir des poèmes à Noël... pis ma fille sera déguisée en poche de patate ou en dompteuse de phoque-raie à l'Halloween.

août 30, 2009

Déception

Regarder un instant le solde de mon compte, me dire :"Wow! Woohoo... héhé... j'suis dont ben riche!"

... et réaliser que c'est demain qu'on doit payer le loyer.

Ça m'arrive comme un peu trop souvent.

août 29, 2009

Fuck la grisaille

Mes lecteurs les plus perspicaces se rappelleront qu'il y a deux billets j'écrivais que je me cherchais une montagne cute pour aujourd'hui.

Je tente présentement de digérer mon échec, relié entre autres, à la température quelque peu ordinaire.

J'évalue en ce moment mon degré de motivation et de courage; si je ne choke pas, d'ici quelques minutes, je serai en train d'explorer la ville. Fuck la grisaille, je vaincrai.

Genre.

Samedi, la pluie

Samedi, pas encore midi, moi je tourne un peu en rond, mais pas tant que ça en fait. Il me reste un jour de congé avant de recommencer à sprinter.

J'aime sprinter. J'aime courir; me lever droite comme une barre, caler mon café en prenant mes courriels, réveiller ma fille et lui dire: "Enweye peanut, y'en a une nouvelle devant nous, on va la courir à matin mais ce soir, promis, on va flâner au parc et on regardera les fourmilières". J'aime écouter ma musique en courant pour ne pas rater l'autobus, j'aime travailler, préparer mes cours, revenir à pied en jasant avec ma collègue, me faire griller le visage deux minutes sur le balcon, puis repartir vers la garderie. J'aime le défi du souper; trouver quelque chose de bon, rapide, tous les soirs de la semaine. J'aime faire faire des sauts d'acrobates à Coquinette, la prendre dans mes bras et la faire revoler jusqu'au plafond, lui apprendre à tourner sur elle-même, à marcher sur les mains, à faire le pont...

Me voilà donc en train de souffler et j'hésite pour le menu du jour.. j'ai 3 zucchinis qui commencent à se faire vieux dans le frigo, je devrais en faire un pain pour les déjeuners et les collations. Si je suis motivée, j'ajouterais des carottes râpées dedans... et des noix de grenoble. Ça fait plusieurs jours que ça me chicotte; j'ai envie de jouer du violon. Hier soir, je l'ai ressorti et j'ai essayé de jouer. J'ai pété une corde, ça faisait 2 ans que j'avais pas joué, pauvre mi, il était rendu au bout de sa vie. N'empêche, c'est toujours impressionnant de voir que je me rappelle encore par coeur du printemps de Vivaldi. Je pense que si un jour je fais de l'alzheimer, mes doigts vont continuer à se poser tout seuls aux bonnes places...

Je voudrais écrire aussi... me semble c'est une belle journée pour écrire. Et aller voir Inglourious Basterds, traîner mon appareil photo et aller faire de la photo de pluie à la montagne ou derrière des usines. Maudit que j'aime les paysages industriels...

Hier j'ai appris que Charlotte Gainsbourg était en train de préparer un album avec Beck, j'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner... me semble que ça ne peut pas être autre chose que jouissif.

Là, j'écoute le dernier album de Vincent Vallières, qui sort le 1er septembre sauf sur zik.ca (c'est pas un gros scoop, j'ai trouvé l'info sur son site à lui), ça fite avec la puie. Ça m'a donné envie de télécharger son avant-dernier album, que j'avais dans mon autre vie. Il est vraiment bon, mais j'ai vite compris pourquoi je l'écoutais plus... j'avais oublié... que c'était mon "album-de-séparation" on dirait que cet album là raconte 10 ans de ma vie. J'ai pas encore décidé de ce que je vais faire avec ça, j'aime comme trop le chanteur pour m'empêcher de l'écouter. Je crois que je vais me torturer toute la journée dans l'espoir de me réapproprier ses tounes. D'ici là... "Chacun dans son espace", me tord l'âme et me revire le coeur.

Faque voilà, aujourd'hui je vais flâner chez nous et à un moment donné, j'vais enfiler mon imper (ça c'est la partie humiliante, c'est un gros imper jaune serin) et j'vais aller me perdre dans la ville et me briser les tympans avec d'la techno-pop.

août 27, 2009

Obsédée

Ça y est, je suis obsédée. Je vous fais trois billets en ligne sur le même sujet: mes $%&?*(# de mouches.

Je dis "mes" parce que je commence à avoir l'impression qu'elle vont coller chez nous longtemps.

Récapitulons:

- Premier jour, quelques mouches, je les laisse faire et pars me coucher.

- Deuxième jour; beeeeeen des mouches (bon dieu, je peux pas croire que j'aie pas allumé sur leur vitesse de reproduction dès le premier soir). J'essaie d'en tuer quelques une, au prix d'un grand dégoût, me tanne, les laisse faire, mais après quelques heures de gossage infini, je me tanne, reprends ma tapette et tue tout ce qui bouge (bon ok, vole) chez nous. Au total je dirais que je suis responsable d'une vingtaine de morts, bref; un carnage.

- Troisième jour, me lève le matin, j'entends une mouche. Je vais à la salle de bain, en ouvrant la porte je libère une mouche que j'y avais enfermé la veille (j'avais comme pas envie de la tuer, j'étais blasée). Pars travailler. Reviens; 3-4 mouches (bah, c'est pas si pire), euh non, 10-12 (iiiich), quoi? 15-20? (AAAAAAAAAAAAH *panique* *panique*) Je sors encore ma tapette (qui commence à être défoncée de partout) et revisite le carnage de début de soirée. Pendant que certains savouraient leur 5 à 7 sur les jolies terrasses afin de profiter des derniers jours de l'été, moi j'éclatais des corps d'insectes en mille morceaux. L'angoisse me prend tout à coup... et si c'était de MA faute? Peut-être devrais-je faire la vaisselle? Alors je fais la vaisselle. Peut-être devrais-je laver la salle de bain? Lave la salle de bain, récure partout, fais tremper le bain, lave le miroir et le plancher, la totale quoi. Je sors de d'là... encore des mouches... baon, la cage du lapin alors? Prends la cage, lave la cage, flatte le lapin, le remets dans sa cage.... encore plein de mouches, devant l'inévitable, j'ai dû ressortir la tapette et tuer tout-tout-tout... sauf 2 mouches: une enfermée dans la salle de bain pour la nuit (je sais pas pourquoi je fais ça, des fois je me tanne et je me dis qu'au moins de même elle viendra pas me réveiller) et une autre que j'arrivais pas à attraper.

Ben vous savez quoi?

En me levant ce matin... j'en avais une quinzaine chez moi.

C'est dégeu. En plus elles arrêtent pas de me siffler dans les oreilles et de se déposer sur mes mollets pour se reposer.

Elles viennent d'en quelque part... mais oùùùùùùù? Je trouve pas.

En tout cas je vais rentrer avec un nouveau joujou après le boulot; une belle tapette électrique. Je crois que c'est justifié.

août 25, 2009

Mouches part 2

Ah et merde à l'émotivité, je viens de faire un carnage, il y en avait une vingtaine dans la cuisine, là il y a des cadavres partout sur le plancher et des grosses splouches de sang sur les murs, j'ai réussi à défoncer ma tapette à mouches tellement j'ai claqué fort et souvent. À la fin... j'aurais pu postuler pour être apprenti-Miyagi; je les snappais au vol comme si c'étaient des balles de ping pong.

Ça fait du bien.

L'appartement est tout d'un coup tout silencieux.

Ah... et j'en ai surpris deux en train de baiser. Méchant coït interrompu.

Mes mouches

Ça y est, je ramolli avec l'âge, je me sens devenir ultra sensible depuis quelques années mais là; c'est le boutte du boutte.

J'ai peur des araignées et des guêpes. Je déteste les mouches.

Suis plus capable de tuer ou de voir quelqu'un tuer une araignée ou une guêpe sans verser une larme, ça m'émeut. J'ai de la vé-ri-ta-ble peine, de la grosse peine et je me torture l'esprit, me demandant s'il n'y aurait pas eu un compromis acceptable pour que nous arrivions à tous cohabiter sur cette petite planète.

Depuis hier, je ne sais pas trop pourquoi (en fait si, je suppose que j'ai oublié une porte ouverte sans moustiquaire), mais j'ai genre 12 mouches qui se promènent dans l'appartement. Elle me gossent, me tournent autour. Elles ne respectent pas ma bulle et vont même jusqu'à se poser sur mon front à 7h le matin pour me souhaiter la bonne journée.

C'en est assez me suis-je écriée tantôt, m'a toute les tuer! Et j'attrapai la tapette à mouche.

VLAN! Fis-je sur la première, dont le petit corps n'a pu supporter le choc; explosée en un éclat rouge vif elle fut.

Me suis sentie horriblement coupable, pauvre mouche, finir de même. Puis j'ai eu un étonnant haut le coeur, les jambes molles, la larme à l'oeil, la tête qui tourne. Culpabilité, quand tu me tiens...

VLAN! Fis-je tout de même à une deuxième, second haut le coeur... c'est pas possible, je vais pas manquer de vomir à chaque fois que je tue une mouche?!?

Ben voui, me suis tannée à 6, là je laisse le reste voler autour partout et me gosser avec leur bruit de merde.

Le pire c'est que chaque battement d'aile me rappelle que je viens de tuer leurs petites amies... je me sens un million de fois plus coupable que tantôt.

J'en ai croisé une dans la salle de bain, elle dépliait sa petite trompe pour boire une goutte d'eau dans le lavabo, me suis penchée, l'ai observée, le regard attendri devant le miracle de la vie et tant de dextérité.

Enfin bref, je me surprends de sensibilté et je me demande quand même un peu quand est-ce que l'escalade prendra fin.

août 24, 2009

Vite de même, on pourrait croire que j'ai l'habitude d'avoir de la misère à me brancher

J'aime beaucoup regarder les programmes de formations et les offres d'emplois, je ne sais pas trop pourquoi mais moi, ça me fait rêver... j'ai pensé devenir plein de choses dans ma vie, comme par exemple:

Avocate. J'avais fait deux demandes d'admissions au BAC; une en droit et une en cinéma d'animation. J'ai été acceptée dans les deux mais la bourse était plus grosse en animation (parce que mon papa travaillait dans cette université là et pas dans l'autre)... alors j'ai pris le chemin des beaux-arts. La bonne nouvelle c'est que comme mon université était anglo, j'ai fini, au bout de trois ans d'études, à me déniaiser et à accepter de parler en anglais malgré la honte de mon accent pas possible.

Ébéniste, j'étais comme trop sérieuse, jusqu'à ce que j'aille visiter un atelier d'ébéniste et que je réalise que j'arrivais pas à respirer avec toute cette poussière dans l'air. J'ai gardé plusieurs outils de cette époque et je rêve encore d'avoir une toupie. Aucune réalisation en bois potable par contre... à part un ou deux meubles décapés revendus dans des ventes de garage. Bref, pas très glorieux.

Madame d'aide humanitaire dans un pays pauvre. Genre. Là je mets une croix dessus pour un bon 14 ans encore mais rien ne dit qu'à la majorité de ma fille je ne m'envolerai pas pour loin-loin-loin-creux-creux.

Relieure. Je ne sais pas du tout si ça se dit comme ça. J'ai subventionné mes années de secondaire et de cégep en gossant des ceintures de cuir à mes amis. J'avais mes outils (que j'ai encore), mes teintures... et je faisais plein de barrettes et de bracelets aussi. J'ai pensé sérieusement en faire une carrière officielle ou bifurquer vers la reliure de livres mais pour une raison nébuleuse je suis devenue caissière dans un St-Hubert BBQ et j'ai tout mis de côté.

Électricienne, j'ai toujours eu ben peur de l'électricité, ça aurait été une façon de vaincre mes peurs... et je me disais que comme mon chum de l'époque était menuisier, on arriverait à se construire une maison pas chère. C'était ma vision du romantisme...

Souffleuse de verre. Encore mon petit côté hippie qui dit "coucou".

Nutritionniste. Pour le fun. Je me suis toujours éperdument foutu des calories mais la chimie des aliments me fascine depuis longtemps.

Architecte. J'ai passé proche 3-4 fois de m'inscrire en architecture. C'est vraiment un domaine qui m'intéresse depuis l'enfance, j'ai toujours fait des plans. Chaque fois j'ai trop hésité... la dernière c'est il y a deux ans, c'est un peu con, j'aurais presque fini mon BAC à l'heure qu'il est. Un jour je prendrai ma revanche et je ferai les plans de ma maison.

Biologiste. C'est étrange, j'ai pas l'esprit scientifique pour deux cennes mais j'ai la conviction que j'aurais été une bonne biologiste.

Inventeure. J'aime optimiser les choses, j'ai inventé quelques trucs mais c'est sombré dans l'oubli et mon absence totale de connaissances en mécanique fait que je peux juste inventer des truc en bois et en cuir...

Mécanicienne. Parce que. Même si j'ai toujours pas mon permis...

Chauffeuse de camions. Mais ça partait mal à cause du permis conduire...

Chauffeuse de taxi. Le fait de ne pas avoir de permis de conduire m'a mis plusieurs bâtons dans les roues on dirait...

Archéologue. J'aime beaucoup fouiller et gratter des trucs enfouis, au sens propre et figuré.

Coiffeuse. Vouaip. Parce que j'aime jaser, écouter, consoler, jouer avec des trucs coupants et la sculpture. Me semble ça aurait fité. Je me venge de ma carrière avortée en coupant le toupet de Coquinette une fois de temps.

Tueuse de zombies. Je me défends bien à Resident Evil je trouve (même si ça fait trèèèès longtemps que j'ai pas joué). Et au nombre de rêves de zombies que j'ai fait, je commence à maîtriser l'art de les massacrer.

N'importe quoi en agriculture. Me serais vue vivre à la campagne et m'occuper de mon champs.

Chef cuisinière.... mais après plus ou mois cinq années de travail comme serveuse et barmaid... me suis rendue compte que cuisinier; c'est pas payant!

Esthéticienne. J'aime ça moi jouer avec la peau...

Danseuse nue. À l'époque par contre j'étais plus rigide que le poteau, ça a ralenti un peu mes ambitions. D'ailleurs c'est étrange, j'ai l'impression d'être plus souple qu'avant et je comprends pas trop pourquoi... la grossesse?!?

Modélisatrice 3D... ça aurait été logique après trois ans en 2D, j'ai pensé faire la maîtrise en animation aussi mais franchement je ne vois pas trop où ça aurait pu me mener, j'ai choisi les HEC en gestion à la place.

Conseillère en management. Observer les entreprises, les communications internes, les conflits, la distribution du travail, la gestion des opérations... ça me fascine et ça m'amuse.

Gestionnaire des ressources humaines. J'aime beaucoup aider les gens à gravir les échelons, à penser à moyen terme, à optimiser leur carrière... malheureusement j'ai comme l'impression que souvent ça se limite à: passer des entrevues, lire des tonnes de cv, mettre du monde dehors, gérer des personnalités complexes... moins intéressant tout à coup.

Conseillère en orientation. Après des années de surfage de formations, je considère que je commence à connaître ça un peu beaucoup le monde de l'éducation.

Finalement les études que j'entreprendrai bientôt touchent un peu mes trois derniers points: gestion de carrière, des formations, des gens... j'ai bien hâte de voir ce que ça va donner.

août 23, 2009

Chouette, une liste qui me fait rêver!

Comme j'ai tout plein de temps pour penser et rêver ces jours-ci, j'ai commencé ce matin à penser à... mes cadeaux de Noël, ceux que je voudrais faire... et euh... surtout ceux que j'aimerais recevoir. C'est niaiseux, il y a des tonnes de choses que j'aimerais avoir, que je rêve d'avoir depuis des années et quand on me le demande, je suis comme prise par surprise et je réponds un truc débile du genre: "Mais voyons, juste ta présence me suffira".

Bullshit. Je fige quand on me prend par surprise, parce que si on creuse un peu, il y a pleiiiiin de choses sur ma liste de cadeaux de Noël! Voici donc mes deux listes:

Pour donner aux autres:

- J'aimerais concocter un genre de livre scrapbooking numérique que je ferais imprimer par le service apple (ou par un concurrent moins cher), un livre qui contiendrait de jolis souvenirs de Coquinette que je pourrais faire en quelques exemplaires, un pour elle, un pour moi et le reste aux multiples grands-parents... Ça demanderait beaucoup de temps par contre, je dois évaluer si je suis capable d'y arriver...
- Je songe à essayer de faire pousser quelques plants d'ananas, il me semble qu'un plant d'ananas c'est un cadeau original...
- Dans un chalet loué cet été j'ai vu... un canne-opener, tout simple, le modèle à 2 dollars qu'on trouve partout et qui ouvre les bouteilles de bières et les cannes de sirop d'érable. Bref, le canne-opener avait un aimant collé à l'endos et il était sur le frigo. Me semble que c'est une bonne idée de cadeau. Je pourrais en peinturer quelques uns (ben le milieu, pas le bout, parce que je ne veux pas de peinture dans les cannes de sirop) avec Coquinette et leur coller des aimants... genre.
- Voilà, pour le moment, je n'ai déjà plus d'idée...

Pour moi (qui va finir en à moi de moi pour les 5 prochaines années)
(Ah là... j'ai tout plein d'idées)
- L'intégrale de Stanley Kubrick
- L'intégrale d'Alfred Hitchcock
- L'intégrale de Buster Keaton
- L'intégrale des frères Marx
- Les films qu'il me manque de Lynch (et surtout la saison 2 de Twin Peaks)
- Les films qu'il me manque des frères Coen
- L'intégrale des épisodes de Friends
- Un bon dictionnaire du cinéma
- Le Bon Usage de Grevisse
- Un Stratego
- De nouvelles bottes d'hiver, ça fait 3 ans que je suis due et que je brette tellement que l'hiver se termine avant que j'aie eu le temps de me chausser convenablement.
- Un four à raclette
- Une nouvelle lentille pour ma caméra, ou une nouvelle caméra tout court... la mienne date de 2003 et je la sens vieillir. Je suis en train d'évaluer si je devrais changer ou non et si je change, est-ce que je devrais aller du côté de Nikon ou rester avec Canon? Parce que ça change tout au sujet des lentilles, si je reste avec Canon je peux simplement opter pour une nouvelle lentille et la récupérer sur un prochain appareil si mon mien actuel me lâche éventuellement... Huuum... dilemme dilemme.
- Un nouvel appareil photo de "poche", j'ai scrappé le mien en à peine plus d'un an...

Et voilà, dans le fond, c'est un peu cher, mais tout simple...

*****

Ah, et euh, puisque j'ai des pulsions fort impressionnantes de surconsommation ce matin, je m'interdis toute sortie en magasin, sauf à la boulangerie pour aller y chercher mon café de la semaine et un bon pain. C'est plus sage il me semble...

Voyage au pays du vingtenaire typique

Cette semaine, j'ai la chance d'essayer une autre vie. Je l'ai enfilée vendredi soir, sur le coup, en me regardant dans le miroir, j'ai trouvé que ça me donnait un air taquin, légèrement teinté d'innocence.

C'est que... ma fille est partie pour une semaine (un événement plutôt rare, je passe rarement plus de deux jours sans la voir), mon chum est parti travailler chez ses parents, mes deux voisins préférés sont absents. En moins de quelques heures, je suis passée du statut de maman-monoparentale-évoluant-en-famille-reconstituée-dans-un-bloc-dont-l'atmosphère-rappelle-étrangement-l'ambiance-de-la-télé-série-Friends à: fille-seule-dans-appartement-pas-super-propre-et-avec-au-moins-6-heures-de-trop-dans-sa-journée.

C'est pas des blagues, j'ai le sentiment profond d'être arrivée au bout de l'Internet. Vendredi, pour la première fois depuis des mois, j'ai ouvert le lecteur dvd afin d'écouter des épisodes de ma série préférée. Hier, après des heures de niaisage devant la télévision, je me suis tapé 4 autres épisodes. J'ai aussi eu le temps de lire une BD au complet, un exploit que je n'ai pas réussi depuis à peu près un an. En matinée j'ai rénové la bibliothèque (j'ai ajouté trois tablettes pour optimiser le rangement, je suis bien fière de mon oeuvre) du corridor et fait 2 lavages. J'ai eu le temps de parler en tout pas loin de trois heures au téléphone et de ranger le salon... sérieux là, ça n'a pas de sens, je ne sais plus quoi faire de mes 10 doigts. Réalisant que j'allais rapidement sombrer dans le marasme et le végétatisme le plus profond si je ne m'activais pas un peu plus, je me suis concocté un plan de match corsé pour la semaine:

Aujourd'hui:

- Faire la vaisselle
- Capturer les 6 araignées qui s'étaient fait des toiles sur le balcon hier et les mettre dans le bac de compost (dans mon bloc, on est comme une version de hippes-Friends, on fait du compost et on se partage la bouffe)
- Laver le plancher de la cuisine
- Prendre ma douche
- Appeler mon chum
- Laver les vitres extérieures de l'appartement... c'est un beau défi car les fenêtres ne se démontent pas toutes, je dois sortir avec ma chaudière, mon manche de balai et d'autres bébelles prêtées par mon papa et ma maman. (Ici je me permets de faire une parenthèse au sujet du nettoyant à vitre. J'ai essayé un truc: Pro-lav que vous trouverez chez Jean-Coutu... c'est magique... laver une fenêtre prend genre 5 minutes, elle devient impeccable et vous n'avez pas besoin de sécher la fenêtre, elle sèche sans trace toute seule... en plus... c'est biodégradable)
- Faire mon lit
- Faire le lit de ma fille
- Répondre au téléphone et parler à mon chum
- Corriger les 50 copies de mes étudiants
- Écrire la liste de ce que j'aimerais faire comme cadeaux de Noël (tsé si je veux offrir des fines herbes séchées, je dois commencer pas mal maintenant mon oeuvre)
- Acheter du café
- Préparer mes cours de demain
- Me chercher une bourse d'études; je retourne à l'université le mois prochain, à temps partiel, au 2e cycle, si vous avez des suggestions ou de l'info à partager sur le sujet, je suis toute ouïe.
- Manger
- Appeler mon chum
- Aller rejoindre des amis pour un souper le fun dans la Petite-Italie.
- Au retour écouter 2-3 autres épisodes de Flight of the Concords
- Lire des choses écrites sur du papier afin d'avoir l'impression que je suis cultivée
- M'inventer une belle histoire pour m'endormir
- Récupérer

En temps normal, aller acheter le café et faire la vaisselle auraient été bien assez, mais là... sérieux... je me tourne les pouces pas mal...

Au menu pour le reste de la semaine: pas grand chose, je me donne comme défi d'écouter un film par jour en revenant du travail... et de terminer de concocter un cahier d'activités pour mes étudiants.

août 04, 2009

Les temps changent

Depuis que je suis toute petite, le soir, pour m'endormir, je me raconte des histoires. Des épopées. Avec des cosmonautes, des chevaliers, des chevaliers-cosmonautes, des pirates, des explorateurs de nouveaux continents, des aventuriers, des vampires, des militaires anglais du 18e siècle, des princes, rôôô, j'ai plein d'histoires de princes charmants... de maharajas... Et moi, ben, moi, je suis toujours l'héroïne maladroite mais courageuse et irrémédiablement adorable. Parfois mon meilleur ami est un dauphin, un perroquet, un singe ou un tigre géant du Bengale, des fois je sors un peu du créneau disney et j'ai juste pas de meilleur ami. Peu m'importe en fait puisque Je finis toujours par être fabuleuse et par épater la galerie par mon charme profond, mon adresse subjuguante, mes prouesses au maniement de l'épée ou à-la-nage-synchronisée-dans-une-mer-hostile-remplie-de-requins-féroces-et-sanguinaires-que-je-trouve-le-moyen-de-déjouer (à la surprise générale, grâce à mes aptitudes jusqu'alors insoupçonné de tous).

Et toutes ces histoires m'aident à m'endormir paisiblement, même que je dois avouer qu'elles font drôlement bien leur job.

Seulement voilà, je n'ai plus 17 ans et je commence à me remettre un peu en question; c'est qu'il est de plus en plus difficile de concilier ma vie de princesse téméraire et celle de maman. En d'autres termes, mes deux mondes commencent à s'affronter... plus possible pour moi de vivre sur un bateau de pirates sans Coquinette, je dois la ploguer dans l'histoire à un moment donné. Il y a aussi mon goût de la bonne bouffe, mon ordi avec connexion Internet sans fil... mon appareil photo, et tout ce qui fait que je suis moi finalement. Il y a aussi que je vieillis, je suis moins en forme, j'ai des problèmes de myopie (c'est dur de gérer un alter ego myope au 17e siècle perdu dans une mer de requins). Difficile aussi de me retrouver perdue sur une Île déserte ou dans la jungle indienne sans avoir prévu, au prologue, une épilation au laser et un traitement au laser contre la myopie... et là je ne parle même pas du casse-tête qui entoure mes prouesses au tir à l'arc puisque je ne suis même pas capable de me reconnaître dans un miroir si je ne porte pas mes verres correcteurs. Difficile aussi de me retrouver avec ma fille dans la brousse alors qu'elle devrait commencer l'école dans un an (faut alors que je prévois lui enseigner à lire et compter; je peux passer des nuits entières à planifier des méthodes d'enseignement pour pas qu'elle ait du retard à son retour en ville, sans compter qu'il me serait difficile de lui enseigner une deuxième langue puisque je ne maîtrise officiellement que le français, et encore). Difficile également de dealer avec les rides qui finiront bien par apparaître plus rapidement qu'autrement; j'ai longtemps été épargnée mais là, je vous assure, je sens que c'est pour bientôt pis je soupçonne que prince-charmant ne les aimera pas ce qui m'obligerait à m'inventer une nouvelle vie comme directrice de couvent de soeurs missionnaires.

Et puis, je dois me rendre à l'évidence, plus le temps avance plus je me sens ridicule et nounoune avec mes p'tites histoires à l'eau de rose. Je suis à la recherche d'une nouvelle épopée qui pourrait combler mon amour de la modernité et mon désir d'aventure. J'ai exploré le scénario de "la seule survivante d'un crash d'avion" mais je me tanne un peu de cette histoire là, pis Lost le fait mieux que moi de toute façon. En plus, Kate est plus cute que moi, c'est donc impossible d'effectuer une simple substitution; le casting serait déçu.

C'est donc aux prises avec de sérieux troubles de sommeil, provoqués clairement par ma vieillesse spontanée qui m'ont poussée depuis quelques nuits à m'imaginer... en train de ranger le pataclan débordant de l'appartement... dans des contenants géants Rubermaid. Je m'imagine en train de tout ranger, je choisis les morceaux; toi; dans le garde-robe; toi, dans l'autre garde-robe; toi, toi, toi, toi, toi; dans le garde robe. Oh! Mon bac est plein! Pas graaaaave, j'en ai plein d'autres! Je peux les empiler, gnac gnac gnac.

Voilà donc mon état d'esprit du moment; je suis à veille de troquer 28 années d'histoires d'audace et de courage... pour une solution de rangement. D'ici à ce que je me décide à dévaliser le Canadian Tire, j'avoue songer sérieusement à me recycler en écrivaine de romans à l'eau de rose, mais bien de son temps; avec un chapitre par roman qui serait consacré à l'ergonomie des armoires.

juillet 23, 2009

En bikini comme Marilyn

On annonçait un temps horrible aujourd'hui. Nuages, pluie, frette.

V'là ti pas qu'à 10h je me mets le nez dehors et que je vois... le soleil.

- M'as essayer d'enfiler mon bikini, que j'me suis dit. Y va probablement faire trop frette mais bon, si je profite pas du soleil quand il passe, je le verrai pas de l'été.

À 15h, plus capable d'être dehors, j'ai dû me résoudre à rentrer. Nom d'un nom, j'avais pas fouarré au soleil de même depuis au moins 2 ans. Et puis non, j'ai pas eu froid pantoute.

Me suis amusée à faire un film d'animation de moi en bikini en train de faire des plongeons dans la piscine. C'était drôle. Surtout un peu compliqué puisque j'étais la photographe et le modèle (mettons fallait que je cours vite et que je regarde mes marques par terre pour arriver à la même place). Ça m'apprendra à prendre du soleil toute seule...

C'est le fun niaiser sur le bord d'une piscine, je sais pas trop pourquoi, mais ça me donne un peu l'impression d'être Marilyn Monroe. C'est peut-être à cause de mes grosses lunettes?

En tout cas; tites vacances relax et promis; je trinque à votre santé....

juillet 20, 2009

Le château

La maison où a grandi mon paternel et ses 10 frères et soeurs...est à vendre. C'est pas encore officiel, pas encore annoncé, pour le moment, seulement la famille le sait.

Elle est superbe cette maison; un énorme triplex, à la campagne près de la frontière, une cour grande comme un terrain de football, un terrain de golf accessible à pied, plein de champs et de vignobles pas trop loin. Triplex comme dans 3 logements, deux petits et un gros, un 9 1/2. Depuis un bon bout de temps, c'est un gîte du passant, probablement que ça ne le sera plus à partir de cette année....

La maison où a grandi mon paternel est à vendre, ses 80 ans d'histoire viennent avec. Depuis qu'elle a été vendue, dans les années 60, 70? Tout le monde rêve de la racheter. Une merveille. Toute faite de chêne à l'intérieur, 3 étages, terrasse... en haut, y'a la chambre des gars (la chambre bleue), la chambre des filles (la rose) et celle des invités.

L'été dernier, on est tous allés y dormir une nuit, mon frère, sa blonde, moi, nos filles, mes parents. Ça fait weird de dormir dans la maison de ton grand-père, surtout quand tu l'as pas connu et que t'es jamais entré dans la maison avant ça... J'étais toute excitée de dormir dans la chambre des filles... wow... comme il y a dû avoir de la vie là-dedans... et du potinage....

En tout cas, elle est à vendre la maison, et dans mes rêves les plus fous, ben je l'achète avec mes parents, je m'installe à la campagne, je prends la relève pour le gîte (je refile le ménage à un tiers parti; une évidence)... j'élève ma fille dehors, et le samedi après-midi, on va faire un tour aux States, pour le fun, juste parce que c'est à côté.

Dans la vraie vie, c'est pas rentable un truc pareil, un éléphant blanc, c'est complètement irréaliste parce que je ne conduis pas (sauf la trottinette), parce que le père de ma fille habite en ville, parce que mon chum ne pourra jamais se trouver un truc dans son domaine dans le coin, parce que, parce que, parce que....

3 fois qu'elle est en vente depuis les années 90 la maison, 3 fois que ça nous chavire tous le coeur de ne pas mettre la main dessus. Je crois bien que cette fois-ci, c'était la dernière chance. Mes parents seront trop vieux pour nous aider si elle retombe en vente dans quelques années, et nous, ben on aura jamais assez d'argent pour se payer ce château-là tout seuls...

C'est con, j'me serais vue, moi, en romancière inconnue, écrivant ses petites histoires en attendant que les clients arrivent. Me serais vue en train de danser sous la pluie dans la cour gigantesque. Me serais vue en train de gosser une patinoire juste pour Coquinette et moi... Me serais vue en train de faire des crêpes et du bacon à mes invités. Me serais vue en train de recevoir mes amis et de leur expliquer que ça c'est la rallonge que grand-papa a fait faire pour installer son cabinet de médecine, que là, c'était la pharmacie du village... Me serais vue en train de prendre des cours de golf le mardi après-midi, pendant que Coquinette va l'école... Me serais vue là... bon. M'y serais vue....

juillet 19, 2009

Ça faisait deux ans que je rêvais d'une nouvelle poubelle de cuisine

... et chaque fois que je passais devant un prototype à mon goût, je me disais que c'était pas raisonnable; gaspiller ses sous pour une poubelle alors qu'il y a tant de dvd, de souliers et de bobettes affriolantes qui m'implorent de les posséder...

[ici je fais un intermède pour parler de ma maman]
Je sais pas trop ce que j'ai ces jours-ci, mais il me semble je parle beaucoup de mes parents dans mes (peu nombreux) billets.
[fin de l'intermède]

En tout cas, ma maman, elle est drôle; pis fine. Elle a appelé hier matin pour me dire que les poubelles de cuisines sont en spécial chez Canadian Tire. Comme elle me sait un tantinet lente... elle est allée l'acheter sans m'attendre.

Tout ceci arrive juste au moment où je me disais que je faisais la grève du ménage de l'appartement tant que j'avais pas la poubelle de mes rêves pour y engouffrer mon pataclan...

... Et là, maman s'en vient me porter le fruit de mon patient-désir... et chez nous, ça pue la souris, le lapin, la poubelle oubliée d'être sortie depuis 2 semaines. Y'a une pile de vaisselle haute de même, le fond du dernier verre de lait de Coquinette (partie chez son père depuis 2 jours) s'est transformé en yogourt et des mousses louches (agrémentées de cheveux de bibi) dansent fébrilement dans le salon. Voyons le bon côté des choses; il est fort probable qu'en voyant la cata, papa-maman décident de venir laver mes fenêtres (lavées pour la dernière fois par eux en juin 2007), mon plancher ainsi que mes oreilles d'ici quelques jours...

Essayons de ne pas faire de faute (surtout dans ce billet-ci)

Vous avez sans doute déjà entendu parler du Franqus, le dictionnaire du français standard en usage au Québec, ou peut-être pas... Alors voilà, il s'agit d'un projet qui me réjouit, ce qui fait que j'ai eu envie de partager la bonne nouvelle avec vous. C'est un dictionnaire de français; pas de joual, mais plutôt de bon français québécois, parce qu'on le sait tous, enfin j'ose espérer, parfois-souvent, le même mot ne veut pas dire la même chose des deux côtés de l'Atlantique. Prenons un exemple facile au hasard: bleuet. Là-bas c'est une fleur, ici c'est un fichu de bon fruit. Genre.

C'était annoncé pour cet été je crois mais en fin de compte on y aura droit à l'automne. J'ai bien hâte de pouvoir commencer à l'utiliser... En attendant on peut jouer avec l'exemplier. Yé!

Il y a aussi Pourpre.com que j'ai découvert dernièrement grâce au blogue du fouineux. Je trouve le site franchement pratique. Il s'agit d'une liste d'environ 500 noms de couleurs; on y trouve entre autres la description, l'image de la couleur... et si ça s'accorde ou pas (tsé, l'accord des couleurs, c'est compliqué, surtout quand on ne sait pas s'il s'agit d'un nom de quelque chose ou simplement d'une couleur).

Pour finir je vous donne le lien de Choux de Siam, je suis persuadée de vous l'avoir déjà refilé il y a quelques temps, mais comme je ne trouve pas le billet dans mes archives je vous le redonne. J'adore ce site, qui nous offre, au fil des capsules linguistiques, la possibilité de devenir de meilleurs personnes... et surtout de diminuer un brin notre ratio de fautes...

Ceci dit, han, nul besoin de me le remettre en pleine face: je le sais que j'en fais encore plein, de fautes, même si j'aime les dictionnaires, les grammaires... et les gens qui les rédigent (et aussi, oui, je confesse: quand je dois écrire un truc important, je fais encore corriger par mon papa).

juillet 10, 2009

Pt'ti vendredi de juillet

Coquinette commençait ses vacances ce matin, pas moi, moi c'est la semaine prochaine, mais elle, elle a eu son premier jour de congé aujourd'hui. Par quoi commencer pour épater la galerie me suis-je dis... par quoi? Oui, vraiment, quoi?

Dans le doute, je l'ai amenée chez le pédiatre, question d'en finir avec le rendez-vous annuel que j'avais sauté par mégarde (et aussi un peu parce que je me disais qu'elle finirait bien par attraper un truc. À 4 ans, vous savez, c'est pas rare qu'on attrape des trucs... la chipie a une meilleure santé que la mienne, elle n'a finalement rien attrapé depuis des mois malgré des visites quotidiennes au CPE. On pourra pas dire que j'aurai pas essayé) et par une visite chez le psysio pour moi; j'ai un dos difficile et capricieux, depuis quelques temps ça empire. La clinique étant à côté de chez mes parents, j'en ai profité pour aller déjeuner et dîner avec mon père. On a jasé, bu du café, cueilli des framboises noires, des tomates, on a assisté au périlleux sauvetage d'un énorme bourdon égaré dans le boudoir (papa ne voulait pas tuer le bétail, il voulait lui montrer le chemin de la porte pour qu'il puisse retourner butiner), bref, c'était plaisant.

Tout ça pour dire que j'étais là, assise sur la terrasse, je contemplais le gros érable cinquantenaire (je dis ça mais je sais pas trop, il est peut-être plus vieux) au beau milieu de la cour, les fleurs, les maisons des voisins et soudainement j'ai ressenti une vague d'amour pour mon papa. Elle est arrivée exactement au moment où je me suis souvenue que durant des années, mes parents ont voulu avoir une piscine creusée; ils avaient les moyens, mon frère et moi on aurait adoré ça, la cour a le format parfait; on aurait pu garder un bon bout de terrain pour y installer un jardin et des jeux. Ben papa, ce qui le fâchait dans cette histoire, c'était l'érable, un des plus beaux du quartier qu'il disait... on peut pas couper ça... juste pour une piscine qui serait utilisée quoi, 10 ans? C'est là que j'ai souri, cinq minutes après qu'il ait réussi à sortir le bourdon vivant de sa maison, et que je me suis dit que ce p'tit bout de génétique là, j'espère pouvoir le partager avec ma descendance pour plusieurs générations encore.

Il faisait chaud aujourd'hui han? J'ai réalisé ça aussi en sortant de la cour.. parce que nous, maudit qu'on était bien à l'ombre...

*****

Au chapitre des autres bonnes nouvelles: Coquinette grandit bien, elle est au 75e percentile pour la grandeur et 50e pour le poids. Ses pieds (qui nous inquiétaient ma mère et moi parce qu'elle avait un peu l'air de marcher par en dedans) sont bien beaux et j'ai eu la confirmation que je pouvais lui faire monter des montagnes (en respectant son rythme) sans avoir à m'inquiéter d'éventuelles répercussions pour ses articulations (vouaip, ça paraît pas de même, mais des fois, je m'inquiète pour des peccadilles).

De mon côté, je suis ressortie de chez le physio avec des exercices de trapèzes à faire en plus d'un exercice pour le cou. Il m'ordonne de m'acheter un clavier et un écran et d'utiliser mon ordi comme du monde; sur un bureau, avec une chaise adaptée. J'ai comme une peu honte... de ne pas y avoir pensé toute seule...

juillet 08, 2009

Consignes de sécurité

Woa, ça donne drôlement le goût de voler avec eux...

On peut faire une pétition pour que l'uniforme soit adopté non seulement dans les pubs mais aussi à bord? Et par Air Canada?

Lecture

C'est humiliant quand même, de réaliser que tu ne lis plus. Que t'as comme plus le temps, même pour les revues (ça c'est de la faute de la salle de bain qui est trop petite et qui n'a de racoin décent où poser de précieuses lectures légères) ou des BD. Le seul livre que j'ai réussi à lire depuis Noël, c'est grâce aux cours de ballet de Coquinette. J'ai avancé à pas de tortue, à coups de 1h par samedi. Lentement... mais sûrement.

Ah vouais, j'oubliais que j'ai ouvert le dictionnaire souvent-souvent au cours des derniers mois. Ça compte quand même un peu pour de la lecture je suppose...

Voilà, pour arriver à lire il me faut: une heure de paix, pas d'ordi, absolument rien à foutre. Bref je dois me trouver dans un cul de sac circonstanciel, si possible muni d'un fauteuil un peu confortable. Ceci menant à cela, il devient de plus en plus évident qu'il ne me reste qu'une option si je veux me replonger dans les livres: inscrire ma fille dans plein d'activités les soirs et fins de semaines.

Je crois que de même, mine de rien, en finissant mon café du matin, je viens de percer un des grands mystères de l'existence. Malheureusement (à moins que ce ne soit l'inverse?), je préfère être niaise et jouer plus avec ma puce...

*****
Plus sérieusement, ce qui me fait me rendre incroyablement coupable, c'est que j'ai une pile de 50 livres sur la commode, 50 livres fabuleux à lire. Ça a l'air bon, intelligent, que dis-je; brillant! Et moi, pour le seul à qui je fais honneur en 6 mois, je choisis quoi? Le plus banal, ordinaire, insipide. J'ai doublement honte. Vraiment.

juillet 05, 2009

Re re re re re oups

Bon, c'est moi ça, j'ai oublié de faire 48 choses super importantes, dont:

- Demande de passeport pour ma fille (on dira ce qu'on voudra, c'est pratique un passeport, surtout quand on songe à prendre l'avion ou traverser une frontière d'ici quelques jours).
- Payer le loyer, oui-oui, j'ai oublié ça moi. Un gros bravo. Là faut que j'appelle le proprio pour m'excuser et lui demander le prix du loyer; m'en rappelle plus (sans blague).
- Laver la vaisselle
- Décider ce que je fais de mes vacances!!! C'est encore le néant! Je change d'idée à tous les jours, ma nouvelle idée? Boston et ou Chicago. Pour faire de belles photos.
- Acheter des tampons. C'est comme... euh... une urgence nationale.

*****

Mon frère a eu son 2e enfant hier, un p'tit gars, j'suis fièèèèèère. Pis y'est beau, y'est beau! Être fraîche pet, j'vous dirais qu'il est désormais confirmé qu'il y a des gênes AAA dans ma famille (ok, et celle de ma belle-soeur).

*****

Juste au cas où vous auriez des doutes: je blogue pas, je procrastine.

juillet 04, 2009

Page blanche

J'ai l'angoisse de la p