« Que je faisais pitié quand j'étais célibataire... | Main | Bouton de violon »

Encore, je médite

Je réfléchis beaucoup ces jours-ci, sur le verre à moitié vide, le verre à moitié plein. La longueur de l'hiver; février le mois le plus long de l'année. Sur la vie, la religion, suis agnostique ou athée? J'ai longtemps cru que j'étais athée mais je crois que je suis trop space pour l'affirmer sans aucun doute. Je suis probablement plus agnostique qu'autre chose... Par exemple, j'aime bien croire qu'on fait des trucs pour des choses... Genre. Comme par exemple, si je suis fine, je trouve réconfortant de croire qu'un jour ça va me revenir en pleine face, ou qu'à l'inverse, si je suis pas fine je vais finir par manger ma claque. Comme ça, être fine se justifierait par le simple fait que c'est plus payant d'être fin que d'être pas fin. Vous me suivez?

Enfin bon, je suis en pleine révision de mes croyances et je me dis que je suis peut-être sur la bonne voie. Parce qu'en bout de ligne, être ce que je suis m'a apporté beaucoup au fil des ans. Des amis que j'adore et qui sont fabuleux, une famille chouette et dévouée, une Coquinette fantastique dont je suis très, mais alors là; très fière. Un amoureux qui a le coeur sur la main et qui ne saute pas une occasion pour me prendre dans ses bras, virtuellement, quand il est à l'autre bout du monde, et physiquement, quand il est ici.

Ces jours-ci, ça brasse en titi dans mon petit chez moi. J'ai perdu mon emploi et j'en cherche un nouveau, je voudrais très fort m'envoler pour l'Europe mais je ne peux pas, pour plusieurs raisons, entre autres parce que j'insiste pour me trouver un emploi et une sécurité avant de prendre des vacances. Il fait froid aussi... et moi... je suis frileuse. D'un autre côté, malgré toutes les émotions que ma situation quelque peu précaire emmène... je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant ce que j'ai. Puisque je suis justement un peu space, je me convainc que cette période de recherche d'emploi me permettra de mettra la main sur mieux, que ça n'est peut-être pas mal du tout comme événement, puisque cela me motive à repousser mes limites... à viser plus haut. Et... vous savez quoi? Je m'attendais à devoir passer de longues semaines à me chercher un job mais en fin de compte il se pourrait que mon sort se dessine autrement: je recommence l'université vendredi, j'ai une entrevue le même jour, aujourd'hui on vient de m'appeler pour m'offrir un autre emploi, que j'ai dû refuser car le nombre d'heures ne me convenait pas (malheureusement trop peu et à un horaire incompatible avec celui de ma Coquinette), on m'a promis deux lettres de références, avec le sourire, mon ancien patron a pris l'initiative de me demander mon cv afin de m'aider dans mes recherches, rédigeant un courriel fort élogieux à un ensemble de personnes travaillant dans mon domaine... un autre monsieur m'a contactée récemment afin de m'engager pour un petit contrat... et une dame m'a contactée afin de savoir si je serais intéressée à postuler dans son service pour un poste super intéressant.

En tout cas, loin de moi l'idée de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, loin de moi l'idée de me vanter, puisque bon, pour le moment, tout ceci se limite à des contacts, je n'ai encore rien décroché officiellement. Reste que quand je regarde d'où je pars, comment je me suis dévouée dans mon travail et ma vie en général, je ne peux que me dire: "vouaip, j'pense que t'es à ta place..."

Et ça me fait un bien fou. J'espère que je pourrai continuer à voir le verre plein longtemps encore. Et que mon petit bonheur restera intact encore longtemps. En attendant, moi je vais continuer à sourire, rire et être gentille, parce que mon p'tit côté space me crie de chérir ce que j'ai.


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