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février 26, 2010

Tourette

Résumons le billet précédent en deux phrases pour le fun:

Bien que je trouve que je ne suis pas super bonne en dessin je décide tout de même de vous les montrer; probablement forcément parce que j'en suis fière.

En me relisant on découvre que je développe au fil du temps: une tourette de la virgule.

Portraits

J'avais 20 ans et je m'imaginais que je dessinais bien. Tellement, que j'ai eu le culot de m'inscrire en cinéma d'animation. Dans mon porte-folio il y avait des trucs étranges et des dessins difformes, aux proportions mal définies, bref, je suçais.

J'avais aussi dans le fameux de porte-folio un petit film qui celui-là était plutôt chouette. Une animation en bonhommes de silicone "Mono" montés sur de la broche. On m'a acceptée à l'université. Quand j'ai suivi mon premier cours de dessin et que j'a vu le niveau de mes compatriotes, j'ai bien compris que ça n'était pas du tout pour mes dessins que j'avais été admise; j'étais de loin la moins bonne de la classe, incapable de dessiner un modèle vivant, de reproduire une photo. Je peinais à faire des bonhommes allumettes, même dessiner un ballon qui rebondit m'affligeais de complexes. Dès la première année j'ai compris que j'avais intérêt à me spécialiser dans un truc plus expérimental, genre les marionnettes. À la fin du bac j'ai compris que j'avais aussi intérêt à continuer mes études dans quelque chose d'un peu plus sûr, comme la gestion, mettons.

Reste que de faire du dessin pendant 3 années ça a laissé des traces. Premièrement, j'ai toujours beaucoup aimé dessiner. Ensuite bon, même si j'étais plutôt mauvaise, j'arrivais; surtout vers la fin, à produire quelques trucs chouettes. Enfin bon, en trois ans; j'en ai acquis du stock de dessin et de bricolage... et ne m'en suis jamais départi.

Ça fâ que... tantôt, alors que je donnais congé de garderie à Coquinette... ben jai eu envie de lui montrer mon armoire aux trésors. On a sorti les pastels gras, les secs, les fusains, les crayons feutre, les aquarelles, l'aquarelle, les pots de pébéo, la teinture à cuir, rendues là on a arrêté de fouiner. L'armoire est restée pleine à moitié et j'ai étendu une immense feuille sur le plancher du salon. Une feuille d'emballage d'étagère IKEA.

C'est cool dessiner avec sa fille, j'ai commencé par faire quelques traits avec chacun des crayons pour lui montrer comment les utiliser. Ensuite on a commencé à dessiner. Quand elle a compris que moi je la dessinais elle; elle s'est mise à me dessiner moi. Faut pardonner mes proportions, qui comme au bac ont gardé l'habitude d'être ma maîtrisées. Et faut retenir que c'est extrêmement dur de dessiner un visage d'enfant, dès qu'on met un trait de trop ça ressemble à un vieillard. Et puis bon, moi je suis habituée avec des modèles vivants qui savent rester immobiles pendant des 10-15-30 minutes, alors qu'un enfant change de position à peu près aux 20 secondes. N'empêche que dans l'ensemble je suis super satisfaite de mon expérience et je me promets de recommencer.

Prochaine fois, je m'attarderai davantage aux volumes, aux proportions et aux tissus, là je me dérouillais.

J'aime l'oeil aussi... quoique oui, effectivement, c'est drôlement plus facile d'en faire un fermé que d'en faire un ouvert. D'ailleurs je suis rendue là: apprendre à dessiner ma fille avec les yeux ouverts.

Et ça, c'est il y a un mois, mon premier dessin d'elle.

février 24, 2010

Pause pub

Pour de vrai là, je vais vous faire une pub et en plus, on m'a simili-payée pour.

Ma belle-soeur est un Bzz Agent, vous savez ce que c'est? C'est une agence de tests de produits. On lui envoie des produits, qu'elle teste. Elle a l'air de ben gros aimer ça et m'en parle depuis longtemps. Moi, j'aime beaucoup, mais alors là, beaucoup recevoir des produits et des cossins gratuits par la poste mais je tardais à m'inscrire, pour x, y, z raisons. En tout cas, la vlimeuse, il y a quelques semaines m'arrive avec un:" Heille tu sais pas ce que je teste là?"

- Ben, euh non?
- Un jeu d'entraînement à la Wii! Pis y'a une caméra vidéo qui vient avec!

Du coup, ça devenait plus intéressant. Quand elle a vu qu'ils cherchaient encore des testeurs, elle m'a, envoyé le lien. Moi pas folle -je voulais aussi mon jeu-; je me suis inscrite.

C'est quoi le jeu? Your Shape
Ça mange quoi en hiver? Des calories
C'tu le fun? Ben franchement; voui, beaucoup.
Y a-t-il des défauts? Mais voui, vous les trouverez à la fin de ce billet.

En gros, vous avez un programme d'entraînement sur mesure, avec une madame entraîneure, qui suit vos progrès à la maison et qui vous fait faire des exercices en fonction de votre forme, de votre poids et des régions que vous voulez travailler. Une caméra vidéo vient avec le jeu, vous êtes filmés pendant vos stepettes, ce qui donne un bon outil de reconnaissance de mouvements au jeu pour commenter votre performance.

Il y a une section yoga, exercices de retour en forme après la maternité, défis spéciaux (genre rentrer dans votre maillot de bain). Beaucoup de cardio, d'exercices de jambes et de sautés dans les airs. Vous pouvez voir votre progression, le nombre de calories brûlées, et tout et tout.

Pour tout vous dire, moi ça me fait tellement rigoler ce jeu, que je m'entraîne 30 minutes par jour, juste pour la joie des fous rires. Les deux premiers jours, je me suis tapé des maux d'abdominaux même pas à cause des exercices; à cause du rire!

Je n'ai pas de Wii fit, ni Wii fit plus, c'est mon premier jeu d'entraînement et franchement, j'y vois de l'avenir.

Les plus:
- On peut choisir entre 15, 30 et 45 minutes d'entraînement, c'est génial pour les gens pressés (ou fouarreux comme moi)
- La madame est sympathique pour de vrai
- J'adore choisir ce que je veux travailler, genre: fesses-tonifier, ou épaules-muscler, ou dos-tonifier, bon, vous voyez le point. C'est ciblé.
- Un chronomètre en haut de l'écran nous montre le temps qu'il reste, mine de rien; c'est motivant beaucoup.
- On a la bonté de nous demander si on a des altères, un step ou un ballon d'exercices et si on coche oui on nous propose un entraînement à partir de notre équipement.

Bémols:
- Pas beaucoup de choix audio
- Mon salon n'est pas assez profond pour que la caméra me filme le corps au complet. Je n'ai que 2 mètres de distance entre la télé et le sofa
- Maintenant que je vois de quoi j'ai l'air quand je fais de l'aérobie, il n'y a plus aucune chance que je me pointe dans un gymnase; j'ai vraiment une coordination de grande échalotte gaffeuse.
- C'est un jeu 10 ans et plus, moi je trouve ça chiant un tantinet parce que Coquinette veuuuuut jouer aux exercices avec moi. Je rajouterais une section "exercices avec bambins", du yoga pour enfants, quelque chose...
- J'ai essayé le programme de yoga et je ne l'ai pas aimé. On dirait qu'il y avait un bug dans le jeu j'ai fait les même deux exercices pendant 10 minutes, je me suis tannée et je suis retournée faire autre chose.

Malgré tout, ça a de l'avenir cette formule et comme il y a une bonne variété d'exercices on a l'impression d'en avoir beaucoup plus dans un petit disque que sur un traditionnel dvd d'entraînement.

J'voulais vous mettre un vidéo de moi filmée par mon jeu vidéo, en train de faire mes stepettes mais je me suis ravisée juste à temps. Mine de rien, je viens d'éviter un grand moment de solitude.

février 22, 2010

Le sport

Ce matin en me levant, j'ai pris mon journal et je suis tombée là-dessus et je me suis dit: "Tiens, quel sujet fabuleux", parlons-en dont deux minutes, le temps d'écrire haut et fort: "Je suis outrée".

En résumé, dans une commission scolaire dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu, on coupe à partir de l'an prochain les périodes d'éducation physique à la maternelle; elles passeront de 3 par 6 jours à 1, ce qui se fait pas mal partout au Québec, selon l'article. Ce qui est recommandé à cet âge là, tourne autour de 60 minutes par jour... à 1 période par 6 jours, on se retrouve à des années lumières de là. Fin du résumé.

Eh bien moi, je l'avoue; je ne comprends pas, mais pas du tout. Il me semble que c'est tellement une évidence qu'un enfant, pour pouvoir se concentrer, a besoin d'avoir préalablement bougé. Qu'un enfant, si on veut lui donner la chance de nous prouver qu'il est capable d'être calme, il faut d'abord lui donner l'opportunité de courir et de crier. Ça m'impressionne toujours de voir des articles sur des coupures d'heures de sport... parce que si on ne s'oxygène pas le cerveau, je ne comprends juste pas comment on peut apprendre. 3 sur 6, je regarde ça et vous savez ce que je me dis? C'était déjà trop peu...

Ramenons-ça à moi deux secondes, je vais vous dire comment je vivais le sport quand j'étais petite... Voyez, si je me rapporte à mon enfance, j'ai vraiment l'impression de l'avoir passée dehors, à courir et jouer. Mes parents faisaient de gros efforts pour nous encourager dans le sport et pour nous emmener faire du ski la fin de semaine. Je braillais sur les pistes, je boudais, je refusais d'avancer. Je piquais des crises dès qu'un membre de la famille me dépassait. J'ai suivi des cours de tennis aussi, j'étais la moins bonne du groupe, j'avais zéro coordination, je ratais toutes les balles. À l'école, j'étais la plus maigre ou pas loin et une des plus petite; dans les sports d'équipe on me prenait toujours en dernier, c'était humiliant au coton. J'avais beau me concentrer et courir de mon plus vite, je perdais toutes les courses. Quand je frappais le ballon de volley-ball j'avais peur de me péter des os tellement j'avais un diamètre ridicule de poignet. Au baseball je ne frappais que des hors-champs et je refusais de jouer au ballon-chasseur tellement j'avais peur qu'on me brise en deux. Au hockey j'étais dans les plus jeunes de la rue et j'étais une fiiiiille, j'ai passé combien de games assise dans le banc de neige à sucer mes mitaines en donnant des coups de talons sur la glace au lieu de courir après une rondelle? À la natation, c'était le pathétisme pur et dur; j'ai eu peur de l'eau pendant beaucoup trop longtemps et j'étais incapable de flotter. Pour une raison inconnue par contre, je battais tout le monde dans les compétitions de nage sur place. Et puis, ça a donné quoi en grandissant, c'te petite fille fragile là?

Ben ça a donné quelqu'un qui aime le sport. À un moment donné, à force de jouer dehors, je suis devenue meilleure. À un autre moment donné, j'ai réalisé que si je veux avoir une belle humeur, une belle peau, un gros sourire et me sentir forte; la seule façon pour moi d'y arriver, c'est en courant et en jouant dehors. Voilà, c'est ce que je reproduis aujourd'hui. Pour moi, avec ma fille, mes parents et mes amis, on sort. Quand je pars avec des gens de mon âge, on se dépasse et on reste 5-6 heures dans le bois à grimper et à prendre des photos. Quand Coquinette nous accompagne je lui enfile de skis, ça dure 20 minutes, elle se tanne, on change pour les patins un autre 20 minutes, puis on va glisser... L'an dernier c'était 10 minutes, si la tendance se maintien, l'an prochain elle sera capable de rester une demie heure sur ses skis. Elle se choisit deux trois cours par année, je lui propose 3 choix, elle prend ce qu'elle veut. L'été on va jouer au parc au minimum 4 jours par semaine. Quand je veux lui faire une surprise, je l'emmène 10 minutes au parc avant d'arriver à la garderie. Je lui offrirais une caisse de pouliches elle me lancerait le même regard de gratitude.

Vous savez quoi? Coquinette s'est fait une réputation: elle a les joues rouges, les yeux rieurs, une humeur (généralement) exemplaire. S'il fait gris, ou pluvieux une journée et qu'elle n'est pas sortie jouer dehors à la garderie, je le sais tout de suite en la voyant. Elle n'a pas la même attitude, maussade, grincheuse, hyperactive, elle a de la misère à écouter. Je vous assure, ça se voit ziou, vite de même.

En tout cas bref, on parle souvent de coûts de soins de la santé au Québec de décrochage scolaire, d'obésité, et tout et tout, pour moi, c'est un combat unique: prévenir. Et la prévention ça passe par quoi? Faire bouger les enfants et leur donner envie de se découvrir un sport de prédilection. Pas les obliger à faire des trucs qu'ils détestent et les écoeurer à vie, nooon. Mais les initier à des disciplines, je sais pas moi, tiens, le karaté. 1 heure de karaté par semaine à la petite école ou du yoga, des sports d'équipes, de la danse, de la marche, c'est pas cher ça de la marche... ou du cardio plein air, de la gymnastique, de la course, de l'escalade, je sais pas moi, du jukari, une patinoire par école primaire et des patins pour tous les enfants. Bien sûr, une grande part de l'apprentissage de l'exercice physique devrait être assumé par les parents, seulement voilà, ce ne sont pas toutes les familles qui peuvent ou disposent de suffisamment de temps et d'argent pour faire bouger les enfants. Dans un tel contexte, moi je trouve que c'est comme pour les petits déjeuners, c'est un essentiel.

février 20, 2010

Aaaah, comme la neige s'est laissée désirer

Et bien voilà, puisque je n'ai rien pondu ici depuis des lustres, me voici tout enthousiasmée et j'ai envie d'écrire tout plein. Comme là. En ce moment, j'ai envie de vous écrire un truc sur l'hiver.

L'hiver, vous l'avez remarqué, d'habitude; c'est froid. Et toutes choses étant égales par ailleurs, généralement, au Québec du moins; ça fait référence à la neige aussi. Comme là, ce matin il a neigé, hier matin aussi et si vous jetez un coup d'oeil à météo média, vous verrez qu'on va avoir du flocon pour toute la semaine. Et moi ben, je profite de ce blogue pour crier haut et fort: "Alléluia calvince!"

D'habitude à ce temps-ci de l'année, je trouve le temps long et déprimant. Pas là, j'ai tellement profité du soleil des derniers jours que j'ai un bon moral. Je me suis beaucoup reposée aussi... ça aide. Immanquablement, en février et mars, l'envie de me pousser me prend et je rêve de Cuba et de Mexique. Pas là... là, moi je rêve d'une grosse bordée de neige, de batailles de boules de neige, de rires retentissants dans la campagne, en compagnie de Coquinette et de nos amis. J'ai envie d'aller faire de la raquette dans le bois, du ski aussi, de l'escalade aux Chutes Motmorency, du patin dans la Forêt Perdue. J'ai envie d'un chocolat chaud, avec les copines, dégusté dans un chalet au bord du feu, en admirant les enfants qui se chamaillent et les flocons qui tombent en background. J'ai envie que mon chum revienne au Québec, le temps d'une bataille de balles de neige et de beaucoup de câlins.

Il est chouette l'hiver québécois, c'est dans les années de pénurie comme celle-ci que je réalise que j'aime le froid et ce qui vient avec. Et pis là, comme je ne prends plus pour acquises les bordées qui s'annoncent; je me promets bien d'en profiter en bonne et due forme.

L'école des grands

Fin janvier, je vous écrivais un billet sur la peut-être future école de Coquinette. Vendredi, j'avais une lettre de l'école dans ma boîte aux lettres.

Et?

Ben... elle est acceptée!

Du coup moi je suis fièèèèèère, mais fièèèèèèèère. Parce que c'est une très bonne école, parce que tous les enfants que j'ai vus le matin des tests, tous semblaient être très bien développés et venir de bonnes familles.

Ce qui est amusant, c'est que cette session-ci, je prends des cours de stratégies pédagogiques. Je suis en train d'étudier les types de stratégies et les différents types d'intelligences. Cette semaine, mon gros devoir c'est de lire des trucs sur l'apport de la psychologie cognitive dans l'enseignement. Du coup, ça me remet un peu à ma place. Non, ma fille n'est pas plus brillante qu'une autre. Elle a la chance d'avoir un type d'intelligence valorisé à l'heure actuelle et d'être de nature calme et souriante. C'est ce que je me dis quand je soupçonne que je suis à veille de trop me vanter... le reste du temps, comme ce petit paquet d'amour a grandi dans mon utérus, qu'elle a mes yeux et ma diction et que je me suis beaucoup occupée d'elle depuis sa naissance (à mon grand bonheur d'ailleurs), je m'envoie des fleurs et je me dis que c'est la meilleure du moooonde. Rien de moins.

L'école est un tout petit peu trop loin de chez moi. Oh, pas tant que cela, mais comme nous ne voulons pas nous encombrer d'une auto... et comme je ne conduis pas de toute façon; bien il va falloir déménager... De toute façon, un 4 1/4 pour 2 adultes et un enfant, c'est beaucoup trop petit. C'est un peu pour cela que je parlais de changement de cycle; ma vie à la casa St-Zotique, entourée de voisins que j'adore, de soirées d'été dans la cour à nous faire des BBQ de groupe... sortir de chez moi en pantoufles et aller cogner à la porte d'en haut ou d'à côté pour quêter un oeuf ou offrir des gâteaux... bien... ça achève.

Si je le pouvais, je trimballerais mes voisins avec moi, 7-8 rues plus à l'est, une plus au nord. Pas trop loin du métro Iberville, en quelque part entre l'école et le parc Molson... ce qui me fait très plaisir, c'est que je me suis mis dans la tête que dans notre nouvel appartement: il y aura... un piano. Un vrai. Et aussi, il y a une fichue bonne rôtisserie dans ce coin-là...

Pour le mieux

À tous les 3-4 ans, j'arrive à des fins de cycles. De cycles de quoi? Sérieux, j'en ai aucune idée. De cycles. Études, amour, sport, créativité, entreprise, maison, appartement... genre. La roue ralentit, elle reprend son souffle, me pousse dans l'incertitude pendant quelques temps et puis ziou, ça repart, des fois, souvent, dans une direction qui me subjugue, parce que je n'aurais jamais pensé me rendre par là toute seule.

C'est un peu ce qui est en train d'arriver. Ça bouge, ça gratte, j'entends clairement les cliquetis de la roue, "tic, criiiiiich, iiiish, pffffffiu,,, gggggg", ralentissant à la recherche d'une direction nouvelle. Puisque je suis incroyablement vieille (tellement que j'ai un cheveu blanc dans le toupet et une pattes d'oie qui vient squatter le coin droit de mon oeil homonyme une fois de temps en temps, surtout passé 22h et ou quand je ris beaucoup), j'ai confiance et je me dis que cette fois-ci, comme les précédentes, ça va m'emmener en quelque part de chouette. Tant qu'on y trouve Coquinette, du soleil et des amis, franchement, ça me convient. Voilà, ça va repartir, d'ici quelques semaines, dans une direction que je ne connais pas encore... ou peut-être un peu, mais pour le moment je n'ai droit qu'à une esquisse rapide, sans plus.

Est-ce stressant? Mais vouiiii, je préfère de loin la clarté au brouillard. Mais alors que vais-je faire? Après mûre réflexion, j'ai décidé de continuer à être rieuse 3 semaines par mois et me convaincre pendant la dernière qu'un spm; ça passe. Dans le doute, je me prescrirai de la danse aérobique, des soirées avec mes amis, de la lecture et des bons films.

Ah pis je vais croiser mes doigts aussi, parce que mes choses ont pris l'habitude d'évoluer pour le mieux. J'aimerais beeen ça que ça reste de même.

Brioches

Ma voisine m'a annoncé de même, dans les escaliers, qu'elle était en train de faire des brioches maison.

Meuh? Ça se peut? Que je me suis dit? C'en est resté là durant quelques heures et finalement ce qui devait arriver arriva: je l'ai appelée pour lui demander la recette. C'était un truc incroyablement simple et à la fois incroyablement intimidant. Quelques ingrédients, beaucoup de farine, de la levure... un peu de gossage. Beaucoup de temps d'attente pour que ça lève. Comme c'est jours-ci je bénéficie d'un surplus de temps libre à faire s'exaspérer n'importe proscatinateur féroce, j'ai décidé d'essayer.

C'est angoissant la première fois que tu fais un truc avec de la levure, parce que ça lève, qu'il faut pétrir beaucoup, ça colle un peu beaucoup la pâte, j'en ai eu partout. Et puis je suis du genre à oublier mon bol de mixture quand le téléphone sonne, il paraît que c'est mauvais de faire ça. Discipline... discipline...

En tout cas, bref, j'ai mélangé, laissé tiédir, remélangé, pétri, laissé monter, pétri, laissé monter, coupé, roulé, mis plein de raisins secs (cadeau de ma voisine, arrivée en renfort pour m'aider à faire mes rouleaux dans un moment de grave tourmente), de la cassonade et de la cannelle. On a roulé, coupé , disposé tout sur les plaques et relaissé monter. Puis ça a cuit.

Et ça a donné ça. Environ 36 petites brioches, toutes plus mimis les unes que les autres... et qui sont ben, ben, bonnes.

Là, le problème c'est que puisque c'était bon beaucoup, il en reste peu. Et moi, ben il me reste encore un peu trop de temps à moi. Ceci menant à cela, je me suis dit qu'il serait de bonne augure pour moi, petite maman à la recherche d'accomplissements personnels... de me lancer dans la confection de pain.

Comme genre là, me semble j'srais due pour essayer de faire mes premières ciabattas...

février 16, 2010

Dictionnaire comique prise 3

Tiens, ça faisait longtemps que je ne vous avait pas fait un petit billet de vieilles expressions tirées du Dictionnaire comique:

Biscoter: Pour baiser, chevaucher, flamber, Rab.L.1. Ils biscotent vos femmes pendant qu'êtes en pèlerinage.

Caquetoy: Lieu où les femmes s'assemblent pour causer & pour babiller.

Et qui jamais, en bonne foy,
Ne fit du temple un caquetoy

Chandelle: Cette femme est belle à la chandelle, mais le jour gâte tout. signifie que la grande lumière fait aisément découvrir les défauts.

Ah tiens, un mot que vous connaissez bien, mais avec une définition un tantinet différente:

Chaleureux: Pour amoureux, passionné, enflammé du feu de l'amour, transporté de l'amour, transporté d'amour et de tendresse. Parnasse des Muses.

Il la mit sur la fougère
La baisant tout chaleureux

Mine de rien, c'est fou le nombre de mots cochons qu'on y retrouve.

Chose: Ce mot exprime la nature de l'homme ou plutôt de la femme. Cabinet Satyrique. Mon chose veut choser votre chose.

Sérieux, je crois que je vais adopter le verbe choser...

... Évidemment, c'était avant que je tombe sur le verbe clitoriser! C'est tellement imagé, je me doute que vous n'avez pas besoin d'une définition, mais bon, pendant que je l'ai sous les yeux... la voilà:

Clitoriser: C'est chatouiller une femme où elle est la plus sensible et la plus chatouilleuse, lui donner du plaisir avec le doigt, la patiner.

février 14, 2010

Vol plané

Ah! Quel beau dimanche matin me disais-je... Coquinette s'est réveillée passé 8h, elle a joué sagement aux bonhommes de Star Wars en attendant que je me lève, 15 minutes plus tard. J'ai fait des crêpes en forme de Yoda; j'étais fière de moi.

- Oh! Maman! Tu m'as fait une crêpe en vache! S'est écrié ma coquine.

Ça m'a même pas insulté.

Elle a tout mangé en 2 minutes, pendant que je lui faisais un chocolat chaud qu'elle a englouti en moins de 2 minutes aussi. Faut croire que c'était bon? Elle est ensuite partie avec sa clémentine regarder Astérix et Cléopâtre, son film fétiche du moment.

Moi, je suis restée dans la cuisine pour manger ma crêpe et boire mon bol de café au lait en regardant les nouvelles du dimanche, dans le journal, sur Facebook, Twitter et dans mes courriels. Accotée sur le mur, plongée dans mes lectures, je bénéficiais d'une vision périphérique de mon bol de café, siégeant alors sagement dans ma main droite, un peu à droite de l'ordi. Soudainement, pour aucune fucking raison, le bol, sans doute pris de fièvre olympienne; exécuta un vol plané, fort impressionnant si vous voulez mon avis... et déversa la totalité de son contenu (environ la moitié du café)... sur mon clavier, mon écran, mon haut-parleur et le piton "on/off". Le pauvre engin, complètement outré de l'assaut; coupa le courant vers l'écran. Automatiquement.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH! M'écriais-je.

Avant d'enchaîner d'un second:

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!

C'est à ce moment qu'un soupçon de sang froid vint me chatouiller la colonne: je me déshabillai tout de go et sautai dans la douche. Ma principale préoccupation du moment était de savoir comment j'allais pouvoir prendre un rendez-vous au apple store, si je n'avais pas accès à l'Internet de chez moi. Ma seconde interrogation concernait le temps dont je disposais pour aller porter mon ami agonisant aux soins intensifs, puisque tantôt Coquinette et moi on part garder mes neveux pour la Saint-Valentin et on se fait une joie de jouer aux gardiennes.

En sortant de la douche, une fois habillée et coiffée, j'ai eu l'idée de le démarrer pour voir si l'écran resterait noir.

Miracle! Il fonctionne. Je peux maintenant aller garder en paix et surfer sur ma chance quelques temps encore.

Moralité?
Quand la panique vous assaille, allez dont prendre une douche et prenez le temps de vous peigner. Il se pourrait que tout se règle tout seul pendant que vous vous enduisez le cuir chevelu d'une épaisse couche de shampoing cheap.

février 09, 2010

Le renard et le lièvre

On m'a expliqué un jour le cycle des populations du lièvre d'Amérique. En gros, vous avez, par exemple (on va simplifier ok, parce que je ne suis pas biologiste et que je veux m'éviter le plus possible de dire de conneries) une région où vous avez des lièvres et des renards. Quand votre population de renards est à son plus haut, celle des lièvres elle, est presque rendue à son plus bas, car il y a beaucoup de renards et que les lièvres sont une de leurs proie. Plus les renards mangent de lièvres, moins il y a de lièvres (doh), mais éventuellement; moins il y a de renards, puisque le garde-manger se vide. La pénurie s'installe tranquillement. Avec la diminution du nombre de renards, on perd un prédateur et donc la population de lièvres recommence à augmenter, créant éventuellement une augmentation de la population de renards, puisque les lièvres sont revenus. Et ça continue comme ça, la roue tourne, tourne, tourne.

Moi j'trouve c'est pareil avec ma vaisselle. Plus il y a de vaisselle à laver, moins ça me donne envie de cuisiner. Un jour, je me tanne, je fais la vaisselle et hop! L'envie de cuisiner me revient. Je pars sur mille et un projets et ça m'enchante... jusqu'à je que je voie la pile de vaisselle à faire et que je me pousse au salon, attendre que l'envie de faire la vaisselle me revienne. Une fois la vaisselle propre à nouveau, cela entraînera inévitablement, une nouvelle envie irrésistible de me cuisiner un truc bon.

Oui, je les juge

Quand je travaille de chez moi, je m'installe devant la fenêtre du salon, d'où j'ai une bonne vue sur une rue à double-sens. Il y a 3 minutes, deux autos se sont accrochées. J'ai entendu le frein et le "boum", mais comme j'avais les yeux rivés à l'écran, je n'ai pas vu l'accrochage. J'ai seulement assisté à la scène à partir de 5 secondes plus tard. De toute évidence, un homme n'a pas fait son stop. Il était en voiture avec un ami et ils ont foncé dans l'automobile d'un vieux monsieur. Pendant que j'écris ceci, je les observe; les deux hommes engueulent le monsieur, qui lui, est seul. Pis moi, ben je trouve ça triste. Parce que le vieux monsieur n'avait pas de stop à faire; c'est eux qui ne l'ont pas fait comme du monde! Pourquoi l'engueuler? Faudrait qu'on m'explique...

Je dis ça, mais c'est pas pour ceci que j'écrivais ces lignes, ce n'est pas ce qui m'a marqué en premier lieu, non. Après l'impact, il y a eu une pause, petite. Puis le conducteur qui a raté son stop a reculé. L'autre a pu avancer tranquillement et se ranger sur le côté de la rue. Là, les deux amis sont sortis de l'auto... et tout de suite, ils ont fait quoi? Il se sont dirigé vers l'avant de leur voiture, pour voir les dégâts.

Je sais pas pour vous, mais moi, ça me trouble de voir que le devant du char de quelqu'un puisse avoir la priorité sur un "t'es tu correct?". Peu importe à qui la faute.

février 06, 2010

Bertha, la suite

Je ne vous en avais pas parlé suite à ce billet, mais j'ai décidé de laisser l'araignée dans la fenêtre. D'abord parce que j'avais un doute... et puis parce que je n'aime pas tuer les bêtes. Si Bertha était morte dévorée la veille; c'était sans aucun doute dû à une macabre pratique sexuelle de son espèce et j'aurais beau user de toute la persuasion dont je suis capable, je ne pourrais jamais convaincre les araignées d'y renoncer. Alors bon... au lieu de prendre une décision, j'ai décidé de laisser la nouvelle locataire dans sa toile.

Puis... quelques jours plus tard.... miracle... j'observai, au pied de la toile, un détail qui m'avait échappé jusqu'alors: une carapace vide. Bertha aurait-elle pu muer? Oh joie! Me dis-je alors, maintenant le doute est assez fort pour que je renonce à tout acte drastique. Cette petite, qu'elle soit ma Bertha ou non, restera dans la fenêtre tant que faire se peut, ou qu'elle n'en aura pas sa claque du froid. La fenêtre n'est pas super bien isolée, je me disais qu'elle se tannerait sans doute pas mal vite, je redoutais même qu'elle meurt gelée au beau milieu d'un soir de décembre. Enfin bon, je décidai qu'il serait fort courtois que je la laissasse en paix, pour le reste des événements, je la laissais bon juge de sa demeure.

Chaque matin, en préparant mon café, je saluais Bertha, oh, pas en mots, mais je la cherchais du regard. J'aimais voir qu'elle allait bien, qu'elle semblait heureuse. Pauvre chouette, l'hiver chez nous, est non seulement froid, mais il est aussi pauvre en mouches. Pas moyen d'en trouver une pour la contenter depuis octobre dernier. Octobre... novembre.... décembre... c'est long sans manger... janvier... elle devenait de plus en plus maigre, de plus en plus pâle... fin janvier, je ne fus pas étonnée de la voir prendre ses cliques et ses claques et abandonner sa toile.

- Fini la lumière et le froid, me déclara t-elle. Moi, je vais chasser dans l'armoire d'à côté, j'espère que j'ai trouverai de quoi manger!

J'observai alors son voyage, le premier jour elle coucha près des tasses, mais elle trouva que cela ne lui convenait pas. "Les tasse, pfff..." me dit-elle, y'a pas de bouffe dans ce coin-là! Le deuxième jour elle se rendit à peine plus loin, en haut du bol géant Tupperware vert lime et de mon coffre à batteur à oeufs. J'ai vite compris en la saluant de la main, qu'elle n'y resterait pas longtemps non plus. Il s'agit d'un bout d'armoire que je visite beaucoup trop souvent bien que j'aie essayé, sans grand succès, de ne pas la déranger. Le quatrième jour elle s'installa dans le coin gauche de l'armoire, au dessus des bols à gâteaux. L'endroit était parfait, calme, bonne vue stratégique, bien aéré. La joie. Moi je m'inquiétais surtout de l'affluence de mouches dans ce petit coin perdu de la cuisine mais je lui faisais confiance. Pauvre Bertha, me disais-je, les temps sont durs... ça doit pas être évident être une araignée de cuisine en février. On est tellement loin du printemps et des maringouins... . Et puis durant plusieurs jours, j'eus le plaisir de pouvoir saluer ma petite amie chaque fois que j'ouvrais la fameuse armoire, ça me rassurait un brin.

Jeudi soir, je décide de faire des cupcakes, j'ouvre l'armoire... "Tiens? Bertha n'y est pas..." que je me dis, non sans une bribe d'inquiétude. Je prends mes bols à gâteaux du bout des doigts (l'armoire est haute pour moi) et ramène la pile au complet sur le comptoir. Je prends le gros, celui du dessous; qui servira à mélanger le sucre et le beurre, puis les oeufs, que j'ajouterai un à un en mélangeant bien entre chaque addition. Je viens pour prendre le petit bol dans la pile, celui dans lequel je mélangerai la farine, la poudre à pâte et le sel. Et puis là, je vois; Bertha toute recroquevillée au fond du bol.

- Bertha? Que je lui demande d'une voix hésitante.

Elle ne bouge pas.

- Bertha? Que je lui demande encore.

Comme elle ne bougeait toujours pas, mais que je sais bien que des fois c'est ce que les araignées font quand elles ont peur, j'ai déposé le bol plus loin et j'ai attendu. Chaque fois que je passais à côté du bol, mon coeur se serrait et j'avais une larme qui menaçait de couler... parce que Bertha ne bougeait plus. Je n'osais évidemment pas en parler à Coquinette, qui aurait sans doute été fort troublée d'apprendre le décès d'un membre de la famille, alors je décidai de l'épargner. Ici, je crois qu'il serait bon de dire que durant toute cette peine, je m'interrogeais tout de même un peu sur l'ampleur que cela prenait dans mon esprit. Coudonc, j'suis dont ben sensible ostie, me suis-je même surprise à penser. J'étais toute chamboulée donc, mais je faisais cela comme une pro et je n'impliquais pas ma fille dans ma peine, jusqu'à ce qu'au milieu du souper, je me lève pour me servir un verre d'eau et que je pose mon regard sur la fenêtre où Bertha avait élu domicile à l'automne dernier.

- Tu regardes Bertha maman? T'as vu qu'elle n'es plus là?

Elle aussi... avait vu. J'en fus tellement chamboulée que c'est sorti tout seul. Les petites larmes ont commencées à me couler le long des yeux:

- Non, ma chéri, elle est morte tantôt.
- Non, non, pas Bertha... maman.. pas Berthaaaaa!

Et c'est comme ça que jeudi soir dernier, ma fille s'est retrouvée dans mes bras, au milieu de la cuisine, et qu'on a versé quelques larmes, pour notre défunte copine.

RIP Bertha, on t'aimait. Et je te l'ai jamais dit, mais voilà: avant toi, j'avais une phobie des araignées.

février 05, 2010

L'art grec

À l'époque où j'étais étudiante au BAC en beaux-arts, j'ai eu à choisir un cours d'option, comme bien des gens ont à le faire. Je ne savais pas du tout quoi choisir mais comme j'avais espoir de me faire la vie facile, j'ai choisi un cours sur l'art grec antique. Old greek art que ça s'appelait, ou quelque chose comme. J'aimais ça moi les vieilles poteries, alors j'étais très motivée à en étudier quelques unes. Pour le fun.

Motitivée j'étais, oooh, voui, mais ça n'a pas duré longtemps. Oh que non. D'abord je suis tombée sur une profeseure vraiment endormante, puis le contenu du cours était, comme qui dirait, poche. Après quelques semaines j'étais écoeurée, tannée, je ne pouvais plus voir une poterie, même en peinture. Mon premier travail avait été un fiasco, tout comme mon examen de mi-session d'ailleurs. Trop tard pour lâcher mon cours, je décidai de ne plus m'y présenter et de le couler solide plutôt que timidement. L'idée me vint toutefois à l'esprit... d'en parler à ma mère.

Parenthèse: Mes parents ont tous deux fait leur carrière en enseignement. Ma mère a un certificat, deux BAC et une maîtrise dans le domaine, mon père, lui, a un BAC, deux maîtrises et une scolarité de doctorat. Ils ont tous deux étudié jusqu'à plus soif, enseigné beaucoup et occupé plusieurs autres postes et comités dans le domaine.

J'eus donc l'idée d'en parler à ma mère dis-je, un soir que j'étais dans son auto, je ne sais plus trop où on allait mais je me rappelle très bien de la conversation qu'on a eue.

En gros, je lui expliquais mon découragement, mon impuissance, mon manque d'intérêt et ma conviction de ne pas pouvoir rattraper mon retard, surtout qu'en fin de compte je découvrais que je détestais l'art grec antique et les osties (j'ai probablement pas dit ostie à ma mère par contre) de poteries antiques. Ce qu'elle me répondit m'a surpris:
- Tu sais, ça arrive à tout le monde de tomber sur un mauvais professeur, ou un bon prof, mais une matière difficile à assimiler. Le manque de motivation peut arriver à tout le monde... d'un autre côté, tu sais, souvent les gens ont tendance à prendre les choses trop au sérieux. Il faut regarder l'ensemble. Tu fais un BAC, t'es bonne dans ce que tu fais, en général t'as de bonnes notes. Il faut que tu regardes ça... et que tu évalues tes chances réelles de couler ce cours. Admettons... que tu déciderais de te présenter aux cours, de faire le minimum, de faire le nécessaire pour passer sans plus... crois-tu que tu en serais encore capable? Parce que pour le moment tu as des échecs, mais regarde la pondération, peut-être qu'il y a encore des chances que tu passes... vérifies dont, voir. Et regarde le temps qu'il te reste à mettre des efforts là-dedans, 1 mois? Tu sais, un mois, c'est bien petit dans une vie, mais si tu coules, tu devras reprendre un autre cours et ça va te demander 3 mois...

Faire le minimum? Je n'y avais jamais pensé... Elle avait été tellement convaincante, que j'ai décidé d'essayer. En bout de ligne je l'ai passé le cours, avec un D- je crois. Une de mes pires notes à vie... mais je l'ai passé et j'ai été fière de moi. Parce que quelques semaines auparavant j'étais persuadée que je coulerais le cours. Parce que ça m'avait donné une leçon de vie.

En janvier de cette année j'ai eu des travaux d'université à remettre. De gros travaux qui m'ont demandé beaucoup de travail. J'ai procrastiné, procrastiné... et procrastiné encore... parce que je trouvais extrêmement ardu de retourner sur les bancs d'école à 31 ans. Ma réalité actuelle n'a rien à voir avec le profil typique de l'étudiante de 21 ans que j'ai déjà été. Je travaille, j'ai une fille. Juste concilier ces deux choses là, c'est énorme... Procrastiner à 31 ans, ça ne veut plus dire que je regarde la télé 6 heures d'affilé, non, ça veut dire qu'au lieu de faire mes devoirs je fais la vaisselle, je fais le lavage, je joue avec ma fille, je lui donne de l'attention. Tout ceci avec l'énergie d'une madame de la trentaine, qui ne nous le cachons pas, est bien différente de la fougue d'une nymphette au début de la vingtaine.

En janvier donc, j'ai eu une période de découragement. "Je serai jamais capable de faire tout ça" que je me disais. "Et j'ai pas encore mes résultats pour mon premier travail... si j'étais complètement à côté de la track, han, si?". J'étais à deux doigts de décider de tout lâcher, bien que mon domaine d'études me passionne, je me persuadais que la barre était trop haute. C'est là que j'ai eu la bonne idée de retourner voir si les résultats de mes premiers travaux étaient entrés: 97%... et 85%... et c'est là que j'ai repensé à ce que ma mère m'avait dit 10 ans auparavant. J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai fait mes choses. Oh... je me suis appliquée, mais moins. J'ai mis l'accent sur une chose: terminer mes trois travaux (il y en avait 3!). Je n'ai pas fait le minimum, car mon projet pouvait m'aider dans mon travail et dans mes contrats futurs, j'ai fait ça consciencieusement sans essayer d'être la meilleure à tout prix. J'ai cliqué send en fermant les yeux et en croisant les doigts. "Faites que je sois pas trop en dehors de la track" que j'me suis dit à moi-même.

J'ai obtenu mes résultats tantôt. Moyenne au dessus de 90%. Je capote. Et là, je m'en vais boire un verre de rouge en mon honneur à en l'honneur de ma maman, en compagnie de mes voisins fabuleux. "Tchin".

février 04, 2010

Rôôô, il est beau...

Rôôô, il est beau mon archet. Il est rentré à la maison avec un air de tout neuf. Tellement que je le reconnais à peine.

J'ai emmené Coquinette avec moi, pour qu'elle puisse voir les ateliers de luthiers du coin de l'oeil, il y avait un violoncelle dans l'entrée. Beau, mais beau... Je sais pas pour vous, mais moi, ça m'émeut de voir des beaux instruments de même.

On est rentrées à la maison ensuite et moi tout le temps que je marchais, je pensais à quand je serais grande. Quand je vais être grande, que j'ai dit à Coquinette: "Quand je vais être grande, je vais avoir un beau piano! Et on prendra des cours de violoncelle ensemble toi et moi, si ça te chante. Mais si tu veux pas c'est ok aussi, moi je ferai du violoncelle toute seule".

- Oh chouette! Voui! Moi je veux faire du violoncelle!

J'ai souri

- ...Mais, mais... maman! Tu peux pas! T'es déjààà grande...
- Pfff, même pas vrai, j'ai pas encore les cheveux blancs...

Ça l'a fait rire...

Quand elle a été bien endormie pour la nuit, j'ai mis ma sourdine et j'ai joué mes pièces préférées dans la cuisine.

février 03, 2010

Tite fille

Quand je magasine avec ma maman, j'ai l'air de ça. Pareil comme quand j'avais 3 ans, elle me traîne dans les magasins et moi je suis, dubitative. Ce qui est drôle, c'est qu'on va au même centre d'achats depuis 30 ans, du coup, moi, aller magasiner avec ma mère, ça me rappelle plein, mais alors là, tout plein de souvenirs...

C'est drôle de voir qu'on entretien les patterns depuis tout ce temps aussi. Elle propose, moi je dénigre. Des fois elle essaie de me convaincre, en me sortant un: "Non? T'es sûre? Mais c'est tellement à la mooode" Elle trouve que tel truc, c'est vraiment mon genre, moi je réponds: "euh, pas du tout..." Et en fin de compte on tombe sur quelque chose qui me plaît et qu'elle trouve bien elle aussi. Et là on repart prendre un café, contentes et apaisées de notre escapade de la journée.

Je finis toujours par tomber amoureuse d'une paire de jeans... c'est inévitable, je tombe toujours en amour avec une paire de jeans taille basse, d'habitude le coup de foudre se produit au détour d'un étalage de Banana Républic.

Et d'un chandail rayé. Là, je sais pas ce qui m'a pris, j'ai laissé le chandail au magasin. Me disant que j'aurai tout le loisir de me trouver un chandail rayé une fois que j'aurai un nouveau job.

Gym

Vous savez ce que j'aimerais voir naître à Montréal? Dans mon quartier?

Un gymnase. Dans lequel on peut se présenter quand on veut et il y a des cours en entrée libre à chaque heure, comme dans les traditionnels gymnases, des appareils mais surtout des cours chouettes: yoga, kick boxing, baladi, etc.

Mais avec un truc en plus: le gymnase des enfants. Une salle avec un éducateur rien que pour eux. Des ballons d'exercices, des tapis de yoga, des miroirs pour des cours de danse, de cirque, de gymnastique, de ballet, de karaté ou de judo. Un truc où on pourrait aller sur un coup de tête à n'importe quel moment de la journée et où les parents et les enfants trouveraient leur compte. Tu t'inscris chaque 3 mois, ou pour l'année, ou pour le mois; passe familiale. Tu peux y aller quand tu veux, alterner les activités, décider d'assister au cours de ton enfant et lui peut décider de venir s'asseoir regarder le cours des grands.

M'en fout qu'il y ait moins de place pour les adultes... quand tu fais des enfants, c'est un peu aussi parce que tu décides qu'il serait de bonne augure de leur laisser une place éventuellement... Et ça serait drôlement pratique l'automne quand il fait gris, l'hiver quand il fait -30°, le printemps quand on est pris dans la slush... et on pourrait y donner rendez-vous aux copines et leurs enfants un peu comme on se rencontre au parc quand il fait beau.

Mission accomplie

Ma maman, qui n'a pas l'habitude de niaiser avec la puck, m'a offert un ensemble, que nous sommes allées magasiner ce matin. C'est fait, c'est trouvé, j'ai l'air sérieuse, professionnelle. En habillement du moins. Pour le reste je ne peux pas trop me prononcer, je me propose de laisser le comité le faire à ma place... un doute plane encore pourtant; il se pourrait que l'emploi me demande beaucoup... une junior qui remplace une senior, ça se fait rarement sans ecchymoses... Il est là le bobo que je vais devoir défendre en entrevue. C'est par là qu'ils vont commencer l'attaque.

Oh well... en tout cas, pour le moment j'ai décidé de m'abreuver et surtout de me contenter des éloges que j'ai reçues, des remarques gentilles, et des félicitations de mes anciens collègues. Si ça ne marche pas pour cet emploi là, je garde l'ensemble et les compliments. Ça fait toujours ça de gagné.

Ah... et voilà, j'ai une résolution de la semaine: je me remets au yoga. Je sais pas si c'est l'hiver, le froid, mes maux d'épaules ou la vieillesse qui insidieusement se taille une place, mais je constatais tantôt en observant mon reflet dans un ensemble de 3 miroirs savamment disposés en angles optimaux, illuminés d'impitoyables néons; que je me tiens fichtrement mal. J'ai une posture de cul, pour ne pas dire de limace. De cul de limace? Autant j'étais drette comme une barre et très forte en novembre dernier, autant, l'aide qu'on m'a apportée de toutes parts m'a permis de me reposer, de moins forcer, d'engraisser (alléluia)... et de me ramollir le tonus. Je veux pas être maigre comme je l'étais, nah, je veux avoir des courbes ET me tenir droite. Dites-moi que c'est possible... siouplaît...

En tout cas... comme Coquinette n'est inscrite à aucun cours cet hiver... et comme elle aime beaucoup sortir son tapis d'exercices et faire des steppettes, je me suis dit que ce soir on pourrait faire ça ensemble; du yoga. Oui, voilà ce qu'on fera: j'irai la prendre tôt à la garderie, ensuite on ira chercher mon archet. On reviendra à l'appartement, je servirai un bon petit souper maison, tiens, je devrais mettre un truc dans la cocotte tout de suite, comme ça on sera accueillies par l'odeur du mijoté à notre retour. Après le souper, on se fera un yoga, le bain, l'histoire... et ensuite hop dodo pour elle. Moi, je jouerai un peu de violon avant de mettre Blanc dans le lecteur dvd. Au milieu de tout cela, j'aurai pris bien soin d'envoyer des coeurs et des x à 6000 km d'ici...

février 02, 2010

Boules

Pis vous le savez pas, pas tous en fait, mais je l'avoue: quand je me dessine, je prends bien soin de me rajouter des boules. Si j'en ai pas dans la vraie vie, j'ai le droit d'en avoir dans le virtuel. Bon. C'est pas pour vous leurrer, non, vraiment, je vous assure que ça n'est que pour me faire plaisiiiiir.

En outre, il semble que ça soit légèrement moins cher qu'une chirurgie aussi.

Assaillie par le doute...

Puis voilà qu'à 22h ce soir, elle comprit qu'elle allait passer une entrevue d'ici 2 jours et que ça serait pour une fichue de belle job. Ensuite vint le doute; peut-être ça serait un tantinet trop haut visé pour ses capacités professionnelles actuelles? Devant l'adversité, elle décida de faire une petite place à la méditation cette semaine, dans le pire des cas, celle-ci lui ferait travailler les abdominaux du ventre, ceux-là qui font mal quand elle rit trop.

C'est alors qu'un deuxième doute, celui-là encore plus insidieux lui sauta au visage, sous forme d'un coup de téléphone de sa mère:
- Pis? Tu vas mettre quoi?
- Euuuuh...
- Tu sais, pour ce genre de travail, il faut se mettre propre...
- Se mettre propre?!? S'exclama t-elle alors.... Voilà qui est légèrement embêtant...

En effet, comment serait-il possible que quelqu'un puisse passer de ceci à cela en moins de 48 heures? Sans le coup de pouce du centre d'achats Rockland je veux dire...

Pâtes maison

Avoir très envie de manger des pâtes maison. Sortir son sac de semoule, ses oeufs, faire une mini-recette, 1/4 de recette, vite vite, juste pour faire un accompagnement pour le souper.

Mélanger en 3 minutes.
Faire reposer 20 minutes.
Pétrir et gosser 10 minutes.
Cuire 20 secondes.

Et déposer le tout à côté des petits pois et de la brochette de kafta.

C'est vraiment cool de savoir comment faire et de pouvoir, si le coeur m'en dit, manger des trucs bons de même quand je le veux. Nah, je me vante pas; je me contente de me complaire.

Encore mon jeu

Oui, je joue encore au jeu du 100$ Ça marche encore. Pire, ça laisse des traces à long terme. Je réfléchis plus, je consomme moins, je me fais des stratégies pour arriver à mes fins. Par exemple, en vendant mon violon électrique j'ai financé la réparation de mon archet. Je me permets de rêver à certains objets sur eBay mais je n'aurai le droit de les payer que par Paypal, avec l'argent que je ferai en vendant des choses dont je n'ai plus besoin.

Nous mangeons encore bien, très. C'est juste un peu gênant de ne pas toujours pouvoir suivre dans les fêtes. J'aime participer aux grosses bouffes et aux repas entre amis, mais maintenant, si j'apporte une bouteille de vin, il ne me reste que 85$ pour payer l'épicerie de la semaine, ce qui est bien peu. Voilà donc: je ne bois plus. Ou presque. Bah, mais je ne me prive pas vraiment-vraiment de boire, parce que de toute façon je buvais peu.

Je suis retombée sur une photo de moi cette semaine, une photo de moi devant une rangée d'étagères remplies de dvd. C'était en 2004. Je souriais devant mes étagères, j'avais l'air d'être comme un poisson dans l'eau. Ça m'a choquée de revoir ceci. Pas que les dvd m'horripilent, mais non, je les aime moi les dvd. Mais tant d'abondance... et de cossins... je sais pas; trop c'est comme pas assez... Et puis il y a le Blue-Ray, et maintenant on peut louer des films sur Internet... Je regarde mon étagère à dvd... elle est bien remplie, quoique beaucoup moins impressionnante que ce qu'on voit sur la vieille photo... Je regarde mon étagère et je me dis qu'il est temps que je passe à autre chose. Voilà mon défi: faire le ménage, ne garder que les quelques films remarquables, vendre tout le reste. Parce que les formats changent, parce que non, je n'ai plus le temps d'écouter un film par jour. Parce que ça mange de l'espace et que non; ça n'est plus essentiel à mon bonheur. Bien des choses sont essentielles à mon bonheur, mais plus les films...

Je vendrai donc... et avec les versements qui se feront via Paypal, j'évaluerai si le plus sage est de mettre des sous de côté ou de me payer quelques luxes. Parce qu'il ne faut pas vous leurrer, j'aime encore beaucoup magasiner!

Bouton de violon

Je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais depuis quelques mois, mon archet faisait des siennes. Un truc difficile à expliquer, disons simplement que la vis lui faisait défaut. J'ai laissé traîner les choses, entre autres parce que je ne savais pas si c'était sérieux mon affaire; si j'allais continuer à jouer pour de bon ou pas. Et aussi parce que réparer des bidules reliés à un violon, c'est rarement peu dispendieux.

À Noël mes parents m'avaient demandé ce que je voulais, je leur ai donné le choix: réparer mon archet, ou un dictionnaire de l'histoire de la langue française. J'ai reçu le dictionnaire, à mon grand bonheur. Me restait à trouver le temps et l'argent pour faire réparer l'archet. J'ai bretté encore un peu, me disant que la situation pourrait peut-être, qu'en sais-je? S'améliorer. Mais j'ai du abdiquer quand je me suis vue dans l'impossibilité d'utiliser mon archet, la fameuse de vis ayant décidé d'empirer. Je ne pouvais plus serrer mes crins, disons que ça partait mal.

Il y a quelques semaines, j'ai réussi à vendre mon violon électrique, ce qui m'a permis de débloquer un budget pour réparer le fameux d'archet. Un matin je suis donc allée chez un luthier, avec mon archet sous le bras.

- Voilà, je voudrais faire réparer mon archet...
- Il a quoi?
- Euh, ben le bouton tombe tout le temps, je crois qu'il y a un problème avec la vis... et tant qu'à y être, il faudrait le faire recriner...
- Parfait, vous avez le bouton?
- Euh...
- Vous l'avez?
- Ben euh... je l'ai oublié chez moi, je me disais que c'était probablement pas super important
- Ah mais non madame, c'est très important! Souvent il s'agit d'une pièce d'origine, si vous ne l'avez pas il faut en faire un nouveau sur mesure. Ce qui peut vous coûter 100, 200$...
- Meuh? Bon, bon, ok, je vais aller le chercher chez moi.
- Vous repartez avec votre archet?
- Ben, savez-vous, je me connais, si je repars avec, ça va me prendre 6 mois avant que je revienne, gardez-le en otage s'il vous plaît.

La madame a ri.

3 semaines plus tard, hier matin, je repartais avec mon bouton. C'est quoi un bouton? Je vous le donne en mile... une petite pièce, d'à peine 1 cm de haut. Je veux bien croire qu'il est joli, je n'aurais jamais pensé qu'il valait autant...

Encore, je médite

Je réfléchis beaucoup ces jours-ci, sur le verre à moitié vide, le verre à moitié plein. La longueur de l'hiver; février le mois le plus long de l'année. Sur la vie, la religion, suis agnostique ou athée? J'ai longtemps cru que j'étais athée mais je crois que je suis trop space pour l'affirmer sans aucun doute. Je suis probablement plus agnostique qu'autre chose... Par exemple, j'aime bien croire qu'on fait des trucs pour des choses... Genre. Comme par exemple, si je suis fine, je trouve réconfortant de croire qu'un jour ça va me revenir en pleine face, ou qu'à l'inverse, si je suis pas fine je vais finir par manger ma claque. Comme ça, être fine se justifierait par le simple fait que c'est plus payant d'être fin que d'être pas fin. Vous me suivez?

Enfin bon, je suis en pleine révision de mes croyances et je me dis que je suis peut-être sur la bonne voie. Parce qu'en bout de ligne, être ce que je suis m'a apporté beaucoup au fil des ans. Des amis que j'adore et qui sont fabuleux, une famille chouette et dévouée, une Coquinette fantastique dont je suis très, mais alors là; très fière. Un amoureux qui a le coeur sur la main et qui ne saute pas une occasion pour me prendre dans ses bras, virtuellement, quand il est à l'autre bout du monde, et physiquement, quand il est ici.

Ces jours-ci, ça brasse en titi dans mon petit chez moi. J'ai perdu mon emploi et j'en cherche un nouveau, je voudrais très fort m'envoler pour l'Europe mais je ne peux pas, pour plusieurs raisons, entre autres parce que j'insiste pour me trouver un emploi et une sécurité avant de prendre des vacances. Il fait froid aussi... et moi... je suis frileuse. D'un autre côté, malgré toutes les émotions que ma situation quelque peu précaire emmène... je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant ce que j'ai. Puisque je suis justement un peu space, je me convainc que cette période de recherche d'emploi me permettra de mettra la main sur mieux, que ça n'est peut-être pas mal du tout comme événement, puisque cela me motive à repousser mes limites... à viser plus haut. Et... vous savez quoi? Je m'attendais à devoir passer de longues semaines à me chercher un job mais en fin de compte il se pourrait que mon sort se dessine autrement: je recommence l'université vendredi, j'ai une entrevue le même jour, aujourd'hui on vient de m'appeler pour m'offrir un autre emploi, que j'ai dû refuser car le nombre d'heures ne me convenait pas (malheureusement trop peu et à un horaire incompatible avec celui de ma Coquinette), on m'a promis deux lettres de références, avec le sourire, mon ancien patron a pris l'initiative de me demander mon cv afin de m'aider dans mes recherches, rédigeant un courriel fort élogieux à un ensemble de personnes travaillant dans mon domaine... un autre monsieur m'a contactée récemment afin de m'engager pour un petit contrat... et une dame m'a contactée afin de savoir si je serais intéressée à postuler dans son service pour un poste super intéressant.

En tout cas, loin de moi l'idée de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, loin de moi l'idée de me vanter, puisque bon, pour le moment, tout ceci se limite à des contacts, je n'ai encore rien décroché officiellement. Reste que quand je regarde d'où je pars, comment je me suis dévouée dans mon travail et ma vie en général, je ne peux que me dire: "vouaip, j'pense que t'es à ta place..."

Et ça me fait un bien fou. J'espère que je pourrai continuer à voir le verre plein longtemps encore. Et que mon petit bonheur restera intact encore longtemps. En attendant, moi je vais continuer à sourire, rire et être gentille, parce que mon p'tit côté space me crie de chérir ce que j'ai.

février 01, 2010

Que je faisais pitié quand j'étais célibataire...

Ok, une p'tite dernière (datant elle aussi de 2007), j'ai trouvé ça dans un texte où j'ai trouvé le moyen de ploguer le coït interrompu dans le processus de consolation de grosse pepeine.

Maintenant quand j'ai de la peine, bien sûr je peux la raconter à mes amis et ils me consolent mais je reste toujours avec une impression de coït interrompu, parce qu'après avoir vidé mon sac j'ai pas mon câlin, on ne me fait pas l'amour, on me console toujours à moitié. Et c'est duuuuur.

Humilité, quand tu nous tiens

Suis retombée sur mon texte de présentation de réseau contact (mon époque réseau contact se situe autour de 2007) aussi:

"Bonjour messieurs,
Je suis simple, gentille et drôle. J'aime la bonne cuisine, le bon vin, le cinéma, découvrir de nouveaux groupes de musique.

Je cherche un garçon simple, gentil et drôle (qui se ressemble s'assemble) et aussi tant qu'à y être, beau grand, fin et fort."

Y'a pas à dire, l'humilité m'étouffait.

Aaaaah... le ménaaaaage

Comme je disais tantôt, un graaand ménage de disque dur était à prévoir au plus criss, mon ordi étant outrageusement surchargé depuis quelques temps.

J'ai transféré toutes mes photos sur le disque dur externe, plusieurs documents de tous acabits aussi.

Bien entendu, comme je suis une incorrigible bébelleuse... j'ai pris soin de regarder les vieilles photos... de lire mes vieux textes.. et oh! Que c'est drôle, que c'est drôle! Même les moments de grande dépression, les lettres torturées rédigées les larmes plein les yeux, elles sont hilarantes. Pis c'est tellement cute et innocent; c'est pas mêlant, si je lisais ça et que ça avait été écrit par une autre personne que moi, je voudrais que cette personne soit mon amie. J'ai retrouvé des trucs écrits il y a 7 ans, un cri du coeur, énorme, où je décrivais ma vie future avec tout ce que j'y entrevoyais si ça "continuait de même". Ben p'tite vinyenne... je ne m'étais pas trompée. J'avais tout vu venir. Du coup je ressens un mélange de fierté extrême (parce que j'avais vu juste) et une immense déception (grosse nouille, je ne me suis pas écoutée). La mauvaise nouvelle, c'est que je faisais plein de fautes, comme dans vraiment beaucoup. J'ai résisté fort mais oui, je l'avoue, j'ai eu envie de prendre les textes et de les retravailler afin d'en supprimer les fautes.

J'ai replongé dans les photos aussi... photos de mes amis, de fêtes, des animaux. J'avais l'air jeune... tellement, mais tellement...

En tout cas, bref, beaucoup de rires par chez nous, j'ai dédramatisé plein de trucs. Je suis fière de ce que j'étais mais encore plus fière de ce que je suis devenue.

Suis tombée sur un sondage musical que j'ai écrit pour un garçon il y a deux ans... j'écrivais alors à mon meilleur ami, afin de faire approuver le questionnaire: "Je travaille sur un truc très important qui pourrait changer le cours de ma vie" que je lui ai écrit. Rien de moins les amis; changer ma vie.

Petit sondage pour oreille musicale qui ne s'est pas encore tout à fait présentée:

1- Connaissez-vous bien la scène locale montréalaise?
a - oui
b - non
c - non pis c'est pas pour rien: m'en câlisse

2 - Aimez-vous entendre des voix de filles qui chantent?
a - oui beaucoup
b - non pas pantoute
c - oui mais juste si ça sonne comme une déesse celte comme la fille des Cranberries

3 - Préférez-vous de la musique:
a - d'ambiance
b - techno
c - pop
d - punk
e - avec des textes drôles/cutes/naifs
f - le heavy metal
g - le jazz fusion
h - les vieux classiques
i - dans laquelle dans le fond le chanteur ne chante pas: il parle

4 - Connaisez-vous (z'avez le droit de leur donner une cote tant qu'à y être) :
❏ Devo
❏ Pixies
❏ Blonde Redhead
❏ Au revoir Simone
❏ Vincent Delerm
❏ Peter Bjorn & John
❏ Malajube
❏ Placebo
❏ Air

5 - En général avez-vous l'impression:
a - d'écouter la même chose que tout le monde
b- de ne jamais pouvoir parler de musique avec personne parce que personne ne connaît ce que vous écoutez
c - d'être toujours le fatiguant que personne n'écoute lorsqu'il essaie de transmettre la bonne nouvelle au sujet d'un nouveau groupe
d - d'être toujours en retard et à la remorque de vos amis
e- b et c

6 - Préférez-vous votre musique en:
a - français du Québec
b - français de France (ou autre accent cute)
c- british (ou autre accent cute)
d - anglais
e- m'en fout. Vraiment.

7 - Aimez-vous danser tu-seul dans votre salon?
a - oui
b - non
c - seulement après un vif abus d'alcool

8- Quel est le dernier spectacle de musique que vous êtes allé voir?

__________________________________________

9- Quand vous êtes à Montréal vous écoutez quoi comme poste de radio?
a - La radio énergie
b - CHOM
c - CISM
d - Radio-Canada
e - je m'auto-suffit avec mes affaires : tsé, j'suis plus intelligent que les animateurs et j'connais plus de musique qu'eux.

10 - Avez-vous déjà laissé tomber un ami/une blonde/une date pour cause d'incompatibilité musicale?
a - oui
b - non
c- oui mais je ne le referais plus, je me suis senti horriblement coupable pendant des années après ça
d- non mais je considère qu'il n'est jamais trop tard pour essayer des trucs nouveaux

Grrrr

Je vous ai déjà dit que j'ai un mac? Ben j'en ai un. Pis je l'aime. je l'aime tellement et je le trouve tellement facile à vivre, que généralement je ne parle pas de lui. Parce que cela va de soi qu'il soit agréable de compagnie et simple d'utilisation.

Là, par contre, il me fait des siennes depuis quelques jours... pis ça m'énaaaaarve. Premier problème, tout facile à régler mais oh combien chiant: manque d'espace. J'ai tout rempli mon disque dur, jusqu'au bord, plus moyen de rien faire, à part faire des mises à jour de mes status facebook et envoyer plein de "xxxxxx" de l'autre côté de l'océan. C'est facile à régler, disais-je, mais c'est looong, parce que ça implique beaucoup de ménage. Et là je suis rendue au stade où je vais devoir transférer mes photos sur mon disque dur externe et ça me fait un petit peu de peine d'enlever tout ça...

Le second problème quant à lui, me semble particulièrement désagréable: mon numériseur ne fonctionne pas.

Je l'ai acquis il n'y a pas si longtemps, disons 3 ans. Il marche à merveille puisque je l'ai très peu utilisé... pourquoi au juste l'aies-je si peu utilisé? Parce que je me suis acheté un mac entre temps, et qu'il refuse de fonctionner depuis. Bien sûr, j'ai téléchargé les pilotes appropriés sur le site du fabriquant. Bien sûr, j'ai investi des heures de mon précieux temps à essayer de faire fonctionner le bidule. J'ai aussi essayé la technique du boudin: tout débrancher et mettre ça dans le garde-robe pendant 2 ans, mais ça n'a pas été très efficace... c'est que, voyez vous, il semblerait que les numériseurs n'aient pas de personnalité. Du coup, bouder... ou pas... ne modifie en rien leur attitude envers vous. S'ils sont bouchés et corrompus, ils le restent.

- Achète-en un nouveau! Me direz vous...
Ouais, je veux bien, mais j'ai pas le droit... je joue au jeu du 100$

- Prive t'en alors!
Ouais, là aussi ça me cause du trouble, parce que j'ai un projet... pour les 5 ans de Coquinette, je veux faire un album et pour le faire, j'ai besoin de numériser une bonne centaine de documents.

- Ben alors, invite-toi chez quelqu'un qui en a un qui fonctionne et fais ça là...
Mouain... mais ça va être loooong... et ça me frustre; d'avoir le bébelle qui boque, telle une vieille biquette têtue.

J'ai aussi songé à la fessée, mais des études récentes semblent suggérer que la fessée, en bout de ligne, ne permet que de soulager le frustré, pas de modifier le comportement du contestataire...

En tout cas, bref, là je suis bloquée et ça m'emmerde...