Une histoire de cheveux...

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Aaaaaah, fin décembre; l'heure est au bilan! Pas politique, ni culturel, je ne suis pas assez calée pour ça de toute façon, et il y a des tonnes d'érudits qui le font bien mieux que moi. Non, moi, je profite traditionnellement de ce répit de fin d'année pour me scruter le nombril. Tant qu'à y être, je prends la peine de le rédiger, ça m'aide à poser un regard objectif sur les événements et je trouve ça chouette à relire, un, deux ans plus tard. Celui de 2008 était fort encourageant, je persiste à croire que c'était l'une des plus belles années de ma vie. Rédiger celui de 2007 m'avait fait un bien fou, je me voyais enfin sortir de la merde et j'avais bon espoir (avec raison) de voir mes bobos se panser.
Pour 2009, je dois avouer que je suis un peu beaucoup mêlée. J'ai l'impression que l'ensemble de ma vie est mise sur le "hold" depuis quelques mois et ça m'angoisse. Vous ne le ressentez peut-être pas beaucoup ici mais en ce moment j'ai l'impression de courir après ma queue, de me fatiguer avec des choses qui ne me font pas avancer et j'aime pas ça. J'aime quand ça bouge, quand ça va vite, j'aime monter des montagnes, courir dans le bois, j'aime relever des défis et me donner des tapes dans le dos parce que la fierté d'être moi m'envahit. J'aime avoir l'impression que je suis la meilleure, que je suis au sommet de ma forme... j'aime avoir des projets et voir qu'ils peuvent avoir des chances d'aboutir. Là, si on regarde à peu près tous les pans de ma vie que je considère importants; ça stagne. Pis aaaaargh! Que j'aime pas ça, moi, l'eau stagnante... ah que j'aime pas ça. Voilà, maintenant que c'est dit, je me permets de me pencher un peu sur mon année, afin de pouvoir mieux évaluer ce que je me souhaite pour la suivante.
J'ai commencé janvier avec une petite job de sous-fifre; ma principale fonction était reliée à de l'entrée de données. J'usais tellement du ctrl+c, ctrl+v que j'en faisais des crampes de poignets. C'était un emploi plaisant pour plusieurs raisons: zéro stress, moins de 40h par semaine, je faisais ça de chez moi et donc, je gagnais quelques heures par jours en évitant les transports. C'était agréable mais peu payant et pas très bon pour l'ego de carriériste qui sommeille en moi... En février j'ai obtenu un nouveau poste ailleurs. J'étais payée plus cher en faisant moins d'heures, j'avais de jolies responsabilités (comme par exemple de la gestion de classe).
En mars je suis partie une semaine à Cuba avec mes parents et ma fille. J'ai pu m'y reposer, manger jusqu'à plus faim et me créer une jolie routine d'apéro de piña colada avec ma fille (sans alcool pour elle, quand même). Bien que je me sois beaucoup rapprochée de mes parents au cours des deux dernières années, j'avais tout de même un peu peur de voyager avec eux, je craignais qu'on se tape sur les nerfs au bout de 2 jours. Ça n'est pas arrivé, on a vraiment eu du bon temps... même qu'on espère tous pouvoir remettre ça bientôt.
En avril mon amoureux a obtenu une bourse de post-doctorat et a il commencé à prévoir son départ pour le vieux continent, moi je travaillais pas mal et m'efforçais de bouger pendant mes temps libres. D'avril à juin j'ai fait quelques promenades de marche: la Marche de l'Espoir, deux fois le parc de la Yamaska (une fois avec et une fois sans Coquinette), une visite à Québec avec la promenade autour du château Frontenac et en haut sur les plaines, puis la monté du mont Cascade. Je me croyais partie pour la gloire, je me voyais monter 5-6 montagnes pendant l'été mais finalement ça a fini là, je n'ai plus bougé depuis, ou presque. J'espérais faire 2-3 voyages de pêche aussi, mais en fin de compte je n'ai réussi qu'à passer un après-midi sur le bord de la Rivière-du-Nord...
En mai j'ai découvert le Dictionnaire comique de ma cousine alors que je lui rendais visite à Québec. Ça a déclenché un truc chez moi, un amour des dictionnaires. Depuis, je m'intéresse à tout ce qui est lourd, contient beaucoup de mots et est classé par ordre alphabétique. En juin j'ai acquis un gant de baseball; qui siège encore dans le portique, inutilisé. Juillet-août, c'était les vacances. Contrairement à celles de l'année précédente elles auront été simples, rien de grandiose: je suis restée dans les environs. Micro escapade en autobus jusqu'à Baie-Saint-Paul avec ma fille. Je me me suis trouvée courageuse... surtout pour le 45 minutes de marche (1h30 aller-retour) avec elle pour nous rendre au quai... deux jours de suite. Je suis devenue matante pour une autre fois en juillet. Moi j'aime bien être matante, tu peux te vanter à tout le monde que tu connais un bébé cute mais t'as pas besoin de te réveiller la nuit pour t'en occuper. J'ai recommencé à dessiner en août.
Septembre a été un énorme mois. Je me suis réservé une dernière escapade pour finir l'été en beauté, à Toronto; où j'ai rejoint mon amoureux, qui venait de défendre sa thèse avec brio. J'adore Toronto... j'en ai profité pour aller au zoo et pour jouer dans l'eau avec Coquinette. J'ai décidé de commencer à jouer au jeu du 100$, j'ai recommencé à jouer du violon, j'ai décidé de retourner sur les bancs d'école. C'était une grosse décision pour moi. Retourner à l'école, élever ma fille et travailler, ça représente beaucoup de boulot; parce que je dois être bonne dans tout, parce que je mets la barre haute... parce que, parce que... J'aime l'école, j'aime apprendre... et je suis convaincue que ce diplôme m'apportera beaucoup. Reste qu'étudier tout en ayant un enfant et une job, c'est pas pour les amateurs, c'est pour les déterminés.
En octobre j'ai eu un chien. Je fais ça moi des fois, quand je suis un peu surmenée, je décide des trucs en coup de tête... des genre de décisions qui vont me suivre pour 10 ans. Là heureusement, je suis bien tombée. C'est un petit chien adorable, qui ne jappe pas, dort tout le temps, marche et court comme un pro. Il passerait ses journées collé sur nous autres. Pas agressif pour deux cennes, il emploi le plus clair de son temps à nous faire des faces cutes et des yeux piteux.
En novembre mon chum est parti vivre à Paris pour 6 mois (il est revenu pour passer Noël avec nous, quand même). J'ai couru comme une débile et ça, combiné à un léger manque de sommeil et à un énorme manque de soleil... m'a fait réaliser que la grisaille de novembre frappe toujours aussi fort mon petit inconscient. Franchement, en ce moment, j'aurais des envies de me recycler en potière et de vivre dans un maison dans le Bas-du-Fleuve.
Fin décembre, durant une toute petite semaine, j'ai fait une trêve du jeu à 100$. Ma garde-robe me remercie mais pas ma carte de crédit. Que voulez-vous, il semble qu'il soit impossible de contenter tout le monde. Très joli Noël en famille, Coquinette est toujours aussi fabuleuse. Câline que je suis fière d'elle...
Je regarde en arrière et trouve que dans l'ensemble, mon année a été plutôt agréable. Je me plaignais en début de billet que ça ne bouge pas mes affaires, mais force est de constater que moi, je bouge en ostie. Rien de majeur, aucun gros accomplissement et aucun échec retentissant n'a marqué cette année. J'ai vécu plusieurs bons moments, des plaisirs partagés avec mon monde. J'ai aussi la ferme impression d'être plus intelligente et réfléchie qu'au début de l'année, disons que ça a été mon année d'accomplissements mentaux et artistiques, avec mon retour au dessin et au violon, le début de la rédaction d'un bouquin (qui, je me connais, prendra 10 ans à se voir écrire), mon retour en classe et l'amélioration de ma plume grâce à la pratique et aux questions, fort perspicaces, de mes étudiants.
En 2009 j'ai travaillé beaucoup.
En 2009 je me suis rapprochée de mes parents.
En 2009 j'ai moins cuisiné que d'habitude.
En 2009 j'ai énormément marché, ce qui m'a fait maigrir... et ça ne me va pas très bien: être maigre.
En 2009 j'ai mangé beaucoup de steak.
En 2009 j'ai appris à détester les souris (ça puuuuuuuuue! Et c'est incontinent).
En 2009 j'ai énormément écrit.
En 2009 j'ai décidé de me donner des chances de me trouver un meilleur emploi en retournant à l'école.
En 2009 j'ai joué au guide touristique avec mes étudiants et j'ai beaucoup aimé ça.
En 2009 j'ai refusé d'aller vivre un an à Paris.
En 2009 j'ai laissé pousser mes cheveux.
En 2009, j'ai vieilli et ma peau a changée et ça ne fait pas tant que ça mon affaire
En 2009 j'ai appris à être plus économe.
En 2009 je suis tombée à pieds joints dans Twitter
En 2009 j'ai beaucoup patiné, au sens propre et figuré.
En 2009 j'ai réalisé que plus je vieillis plus je ressemble à mes parents. Physiquement et mentalement. Ça m'amuse beaucoup et dans le fond, ça me fait bien plaisir.
En 2009 je me suis scrappé l'épaule droite et elle refuse de guérir.
Actuellement je me demande un peu où je vais aller avec mes skis. Qu'est-ce que je me souhaite pour 2010? Si j'avais une seule chose à accomplir en 2010, ça serait quoi? Aies-je une priorité? Un défi? Je réfléchis à ça depuis plusieurs jours et je viens de réaliser, ce matin... que j'arrive pas à choisir mes combats. Tout est un défi pour moi. Être une bonne mère, c'est ma priorité, mais pour être une bonne mère, je dois être bien entourée, j'ai aussi besoin d'avoir un bon travail, parce que moi je veux pas juste être une bonne mère, je veux faire découvrir le monde à ma fille: la musique, l'art, les voyages. Je veux qu'elle grandisse avec un piano dans son salon, qu'elle aille dans une bonne école, qu'elle ait un bon cercle d'amis de son âge. Je veux qu'elle voit du pays, qu'elle joue dehors, qu'elle lise beaucoup. Là, elle fait tout ça (sauf pour le piano), et moi, moi; je veux continuer dans ce sens-là. Je veux continuer à lui faire découvrir la vie avec plaisir et émerveillement et je veux participer au processus de découverte, en la tenant par la main, en lui tapant dans le dos et en lui chuchotant dans l'oreille, avant qu'elle s'endorme le soir: "Bonne nuit Tit-Peanut, maman est fière de toi".
Je voudrais aussi très fort obtenir un bon poste. Pas avec un statut d'occasionnel comme ce que j'ai là (d'ailleurs comme je suis occasionnelle je perds ma job en janvier, mes patrons sont ravis de mes services mais pour des raisons trop longues à expliquer ici, on doit me licencier). Je voudrais donc un poste, stable, simple, avec des défis chouettes.
Je veux voyager, aller me perdre au Costa Rica ou au Chili. Sur le mont Mégantic ou à Anticosti. je veux faire du camping avec des copines. Me louer un chalet avec une gang de mamans et leurs enfants, comme j'avais organisé il y a deux ans.
Je veux la santé, pour moi, et pour mes proches
Je veux m'amuser avec ma fille
Je veux faire des belles photos, tout plein.
Je veux avoir le temps de lire des livres.
Je veux écouter plein de films
Avancer mon livre
Avoir des bonnes notes à l'école
Avoir du plaisir avec mon monde
Avoir une vie simple
Rester passablement cute et ne pas trop rider
Engraisser de 5 livres (ça me ferait vraiment du bien)
Trouver enfin une coupe de cheveux qui me convient
Arrêter d'avoir du poil sur les jambes
Régler mes angoisses familiales et mes blessures antérieures, arrêter de penser à ça et regarder en avant, bien droit devant moi et croquer dans ma vie.
Et voilà, s'il reste encore un lecteur à la fin de ce looong texte, je me permets de lui souhaiter, du fond du coeur: Bonne année! Joie, bonheur, santé, plaisirs, amitiés et petites étoiles dans les yeux en te levant le matin. xxx
Voici le récit de mon quatrième exploit du temps des Fêtes...
Parlons de mon chien, pour faire changement... et de bobettes dans le même billet, voir si ça se peut.
Voyons, voyons... commençons simplement comme suit, mettons:
Balthazar, petit chiot adorable, avait eu le privilège de passer ses journées dans la cuisine, qui était alors fermée au moyen d'une barrière de bébé, quand je m'absentais de la maison. Puisque je devais quitter l'appartement pour une durée d'environ sept heures, cela lui permettait de pouvoir boire et pisser comme bon lui semblait, sans avoir recours à de puissantes techniques de retenue de vessie.
Il a eu ce privilège... jusqu'au jour où? Où il a trouvé le moyen de sauter par dessus la barrière. Un bébé chien saucisse qui saute par dessus une barrière de bébé, on aura tout vu. Ça frôle le Guinness. Dooonc... un soir je rentre chez moi et qu'est-ce que je trouve? Mon chien, sagement couché dans mon tas de linge sale.
- Tut, tut, tut toutou, que je lui ai dit. T'as pas le droit de faire ça!
- Wou, m'a t-il gentiment répondu.
C'en est resté là. Je l'ai enlevé du tas de linge et j'ai fermé la porte. Quelques jours plus tard j'ai fait le lavage. Plusieurs jours passèrent avant que j'en vienne à visualiser l'inévitable dénouement des choses: un jour, je devrais m'abaisser à plier tout ça. Ce que je fis, avec dévotion et tendresse, comme je sais si bien le faire: empoigne un bas brun, un autre bas brun, hop! Une paire de bas pliés. Attrape un chandail, le fait revoler dans les airs, comme si ce simple mouvement avait des chances d'effacer les traces d'un dur séjour en dessous de la pile de vêtements, le plie, le pose affectueusement. Agrippe un pantalon, le fait valser au dessus de ma tête, le tapoche un brin, le plie. Aaaaaah, comme c'est zen plier la lessive finalement... Prend une bobette affriolante endimanchée de dentelle bleue... késsé ça? Des trous ailleurs que dans la dentelle? Oh shit: bobette poubelle.
- Balthazaaaaar... vilain chien; t'as mangé mes bobettes!
- Wou?
- Bon, bon, c'est un peu de ma faute aussi, je devrais mettre mon linge dans le panier à linge sale, pas à côté.
Décroche mon soutien-gorge préféré du séchoir, entreprend d'enligner les deux bonnets l'un par dessus l'autre, ramène les bretelles dans la coupe et...
- OH! Balthazar! Sacrament! T'as détruit mon soutien-gorge préféré! Mon seul cuuute!
- Aaf?
Respire, bon, bon, il m'en reste quand même un ou deux autres mettables...
Ben non, après avoir tout plié, il ne m'en restait plus de mettables. Le salaud avait bouffé-troué-décrissé... mon seul beau soutien-gorge et mes deux autres seuls semi-beaux. Il avait pris bien soin de réserver le même sort à mes trois seules bobettes trop-veilles-mais-pleines-de-charme (les autres n'étant quant à elles que trop vieilles).
Ceci menant à cela (j'adore cette expression): c'est en bobettes de menstrue et en vieux rack-à-boules un bonnet trop grand (si t'as pas déjà allaité, tu peux pas comprendre l'humiliation qui réside dans cette phrase) que j'ai pris le chemin du centre d'achats avec ma maman ce midi. Objectif: me refaire une lingerie.
Le dit objectif a été atteint avec brio. Me voilà maintenant ravie.
Ah et tant qu'à être dans une lancée de billets, voilà le récit de mes exploits de la journée d'hier:
1- J'ai décidé d'essayer de réparer mon vieux Canon SD1100, qui refusait de fonctionner, il était incapable de se mettre en marche depuis des mois. J'ai pris mon mini tournevis, ma poire, je l'ai démonté, je l'ai nettoyé, je l'ai remonté... pis?
Y marche!
Là je suis malprise en chien parce que je viens de craquer pour un appareil quand même un peu cher, sous le prétexte-béton que mon vieux Canon marchait plus. Ça me donne un drôle de mélange de sentiments genre: fierté intense et grande honte. Et culpabilité aussi... ne suis-je pas celle qui raconte à tout le monde qu'elle joue au jeu du 100$?
2- Ma mère et moi on est allées chez Ikea. C'est le bordel chez nous depuis des mois, maintenant que j'ai quelques jours devant moi, je me promettais de faire le ménage, ranger, classer... avant d'éventuellement, faire mes travaux d'université. J'ai pris une bibliothèque pour Coquinette, pour y ranger ses livres. Ça fait joli. au dernier étage il y a ceux qu'elle lira dans 1-2 ans, au milieu les albums de Schtroumphs, en bas les livres de contes qu'elle lit à tous les jours. Je lui ai pris quelques boîtes et bacs aussi, je vais pouvoir y ranger ses jouets de façon plus efficace...
Pour moi j'ai pris une autre petite expedit, ça me fait un meuble pour les plantes dans le salon, j'ai pris des casiers aussi, afin de pouvoir cacher mes innombrables bébelles.
J'aime pas vraiment ça aller au Ikea, je vire méchante. Je n'aime plus le look Ikea non plus. J'essaie de m'enligner sur les antiquités et les meubles récupérés. Là, j'ai fait une exception, parce que j'avais déjà une expedit identique dans mon salon (me disais que ça ferait un rappel) et surtout parce que j'avais un sentiment d'urgence. Faut me connaître pour savoir qu'effectivement, si l'envie de ranger me prends, vaut mieux que je saute dessus et que je nettoie tout, parce que ça n'arrive pas tous les mois!
Récapitulons...
Exploit un: réparer un appareil photo (ça coûte autour de 200$ faire faire ça au magasin).
Exploit deux: Prendre les moyens qu'il faut pour avoir un appart zen.
Exploit trois: Anéantir 2 mois de jeu de la semaine à 100$ en moins de 24 heures (mais ça fait 4 mois que je joue alors je suis déjà en bien meilleure posture qu'en septembre, dit-elle pour se défendre un brin).
Balthazar, petite nature; est frileux, même quand il fait 24° dans l'appartement. Quand je lui mets ses bottes dans le salon il commence à grelotter, dès qu'on se tourne le dos il se colle sur le calorifère. De tout son long et pendant des heures. Il est très chaud le calorifère, normal; c'est son rôle de chauffer... mais pour le chien ça a des conséquences poches... il s'est fondu les moustaches! Les bouts sont complètement brisés.
Du coup, moi j'ai peur qu'il soit en train de se faire cuire à petit feu.
Moi j'aime ça prêter mes affaires. Si je lis un bon livre, j'écoute un bon film, je me marre devant une bonne revue, je danse sur un bon disque... ben la prochaine personne qui me visite, je lui mets tout ça dans un sac et je l'envoie se délecter dans le confort de son salon. Des fois je me prends un peu pour le Jésus Christ de la culture populaire faut croire.
J'ai, entre autres, un autre trait de personnalité: je suis tête en l'air.
1+1= j'oublie à qui je prête.
Le hic, c'est que comme je prête uniquement (bon ok, ou presque) des trucs qui m'enchantent, je me retrouve baisée pas mal vite; parce que je suis dépossédée de ma source de joie. L'autre hic c'est que comme je suis timide, une fois que j'ai prêté un truc, si je ne revois pas mon ami(e) au bout de 6 mois, je deviens trop gênée pour réclamer mes affaires.
C'est ce qui est arrivé avec mon coffret de Spaced, que j'ai prêté à une amie il y a deux ans, ou celui (ceux?) de Kaamelott, ou encore un de mes films préférés: A Short Film About Love. D'ailleurs, au sujet de ce dernier, si vous avez déjà eu un kick sur un blogueur ou une blogueuse je vous conseille de le voir. Ça parle pas de blogue pantoute, ça a été réalisé en 1988, mais, mais, ben c'est ça; mais...
En tout cas là, j'ai honte un peu parce que je viens d'envoyer un email de groupe à plein de monde à qui je crois avoir peut-être prêté des trucs auxquels je tiens. C'est con avoir honte de même, c'est quand même mes affaires que je réclame... sur un ton gentil en plus.
D'un autre côté, je serais mal placée pour en vouloir à quiconque, j'ai ici plein de bébelles-pas-à-moi, et je ne sais pas ce qui est à qui. Des fois c'est tellement enfoui sous des piles d'autres cossins que je ne sais même plus que j'ai des bébelles pas-à-moi qui squattent mon appartement. Alors voilà, je serais plutôt contente de recevoir un email du genre... Je pourrais me faire une pile de cossins à redonner.
Ça fait des années que je veux me partir un calepin de prêts que je tiendrais dans ma biblio, je m'empêche toujours de le faire parce que je trouve ça freak, d'un autre côté, si j'avais fait ça, j'aurais pas eu besoin d'envoyer un email de groupe tantôt...

Il y avait une petite Wacom en vente à moitié prix hier chez LL Lozeau... j'ai résisté, surtout parce que simultanément je craquais pour un appareil photo. Je sais pas trop c'est quoi mon point, je crois que j'insinue que si j'avais une nouvelle tablette, je dessinerais mieux.
Pis non, j'ai pas du tout de problèmes avec les méandres de la pensée magique.
Bon.
Deux pensées ont marqué ma journée du 25, ça se passait chez mes parents, on a fêté le Noël à l'heure du midi, en clan réduit (mes parents, leur descendance et leurs amoureux).
Première pensée: arrivée comme un cheveu sur la soupe. Je cherchais quelque chose, un escabeau je crois, pour ma mère qui voulait atteindre le saucier au dernier étage de l'armoire. En cherchant je tombe face à face avec une photo de ma grand-maman. De son vivant, elle passait tous les Noël avec nous, assise dans le fauteuil de l'oncle Henri, et bouffait les cannes de bonbons à la vitesse de l'éclair. Mon père la taquinait toujours avec ça...
"Salut grand-maman, je t'aime" que je lui ai dit en croisant son petit sourire fier. En voyant sa photo, j'ai eu quelque chose comme 20 Noël qui me sont sautés en pleine face, les cousins qui courent, les oncles et les tantes qui rient, ma mère qui me fait porter un ensemble jaune moutarde à pois mauves avec des épaulettes et la parenté qui m'implore de jouer Vive le vent au violon. Le Noël que j'ai passé avec mon casque de hockey sur la tête. Ado, ma cousine, ma tante, mon frère et moi, en train de fumer dans ma chambre, au sous-sol, la fenêtre grande ouverte, enroulés dans nos gros chandails de laine. Ça m'émeut toujours de penser à ça, c'étaient de beaux moments.
En fin d'après-midi je suis montée à l'ordi faire le transfert des photos. Mes parents ont encore un peu de difficulté à le faire, du coup quand je passe chez eux je prends leur appareil et je mets tout à la bonne place, dans des dossiers bien identifiés. Ensuite je formate la carte, parce que sinon ils effacent les photos une par une, hihihi. Alors que je transférais, je suis tombée sur les photos de voyage de ma mère.... Ça adonne, par un étrange concours de circonstances qu'une des ses employées habite en haut de chez moi, elle partage un appartement avec sa fille, devenue mon amie depuis le déménagement. La dame est chouette, ma mère aussi. Elles reviennent d'un voyage d'affaires ensemble.
J'ai entrepris de lui envoyer (à la voisine) les photos d'elle par courriel, tant qu'à jouer là-dedans, aussi bien le faire comme du monde et là, vlan! Ça m'a sauté en plein visage. Je voyais ça, les deux madames, dynamiques, belles, souriantes. En Afrique. La soixantaine joyeuse, radieuse... pis je me suis dit à moi-même: "Vraiment, j'espère que je vais ressembler à ça dans 30 ans". Ma mère et ma voisine; elles kickent des culs.
Alors? Vous avez reçu quoi?
Moi honnêtement, je ne comprends pas trop comment on a pu être aussi généreux et de bon goût avec moi. J'ai reçu:
- Un Multidictionnaire
- Le Dictionnaire historique de la langue française (mais je l'ai laissé chez mes parents parce que mon papa voulait le consulter un peu, hihihi).
- Le Nouveau Petit Littré. Ça c'est drôle parce que moi j'avais prévu offrir le Nouveau Littré à la personne qui me l'a offert!
- L'intégrale des courts métrages de Buster Keaton
- Dans mon bas de Noël, fidèle à ses habitudes, ma maman m'a offert: des bas, du baume à lèvres, une Toblerone et un collier rapporté de voyage (elle est jet set ma maman, là elle revenait du Sénégal).
- Un masque africain (oui, du Sénégal)
- Un guide pour visiter Paris quand on a des enfants. Je ne suis pas sûre, mais je crois qu'il y a un message subtil derrière ce cadeau-là...
- Un trèfle à 4 feuilles, je crois que ça me sera très utile
- Un truc avec des pattes d'araignée pour se masser la tête (c'est pas clair han comme description?).
Et voilà, je suis choyée...
Au boxing day, j'ai craqué pour un Canon SD980... mon reflex est à veille de rendre l'âme et il est trop lourd pour que je le traîne partout, mon appareil qui va sous l'eau est mort cet été et mon SD1100 est mort en même temps. J'allais dire que je ne sais pas du tout ce que je leur fais à mes appareils mais c'est pas vrai. Je le sais très bien: je les sors! Dehors, à -30°, dans le sable, sur l'eau. Je cours, je saute, je culbute... Enfin bref, là je suis contente parce que je vais pouvoir recommencer à photographier ma vie et celle de Coquinette et ne PAS rater les premières de sa vie, comme hier matin; première fois avec son bâton de hockey sur la patinoire. C'était mignon, ça lui prenait 30 secondes pour aligner le bâton sur la rondelle pour faire des passes.
De son côté Coquinette a reçu:
- Pas le Crazy fort dont je vous avait parlé, parce que j'ai réalisé à la dernière minute... que j'ai pas de place ici! Quand j'aurai un plus grand appartement, je vais sauter dessus par contre...
- Un xylophone, un presque vrai, il vient d'un magasin de musique et a 2 octaves et les dièses. Il sonne bien, on l'adore.
- Une vraie harmonica, une petite Hohner. Elle ne sait pas encore en jouer mais le son est tellement joli que tout ce qui en sort est agréable pour mes oreilles. Là je me retiens à 4 mains pour ne pas aller m'en chercher une aussi, j'en jouerais des heures sans arrêt... (d'ailleurs j'arrête pas de lui demander de me la prêter)
- Un ensemble de skis de fond
- Une robe de chambre
- Un super camion, apparence réelle, fait à l'échelle et tout. Il a pratiquement la même shape que notre chien.
- Un coffret d'Astérix
- Le dernier album d'Astérix
- Un coffret des Schtroumphs
- Des robes sénégalaises (ce sont les plus jolies)
- Et plein de petits jouets: crayons, accessoires de poupées, Playmobils.
Faque là, moi je me cherche un lift pour le Ikea, j'ai besoin de 2 nouvelles bibliothèques pour ranger tout ça...
Sans farce.
Ça y est, ça s'en vient, personne ne peux reculer: dans quelques heures, ça sera Noël.
Joyeux Noël à vous, j'espère que vous passerez ça avec des gens que vous aimez et qui vous font vous sentir bien. Bourrez-vous la face comme il faut aussi, ça fait du bien à l'âme. De toute façon probablement que même Montignac liche du gras à l'heure qu'il est.
Si vous êtes séparés, loin de votre marmaille, bon courage à vous. C'est horrible le temps de Fêtes sans ses petits trésors. Ça vous régurgite la grandeur de vos échecs passés et vous laisse un goût amer de culpabilité mélangé à du fromage Velveeta.
Si vous êtes heureux et tout, et en présence de votre marmaille pour Noël, savourez, savourez... et chérissez-vous, vos proches, ainsi que votre bonne étoile.
Pis les autres, ben euh, joyeux Noël à vous aussi!
Allez, bisous à vous!
J'ai une nouvelle mission. Je veux faire la via ferrata sur glace aux chutes Montmorency.
Voilà, c'est dit. Maintenant si je le fais pas je vais passer pour une faible. Alors je vais me donner un coup de pied au cul et y aller tout bientôt... tout bientôt...
Ce que je trouve particulièrement adorable de mon chien, c'est quand il veut sauter sur le futon du salon. Ses pattes étant trop courtes, il doit prendre un élan de 2 mètres à la course, sauter sur le pouf et de là sauter sur le futon. C'est cuuuuute.
Comme je joue toujours au jeu du "j'baisse mon compte de carte de crédit". Je suis en train de réévaluer la pertinence de mes dépenses, tant hebdomadaires qu'annuelles. Par exemple: la garderie. Ça, c'est utile. Hydro aussi... le resto? Ben non, ça n'augmente pas mon indice de bonheur, alors je l'ai coupé à peu près au complet. Voyages? Quand j'aurai atteint mes objectifs financiers pour 2010, je vais recommencer à en faire, ça me rend trop heureuse de gambader partout avec ma fille. Pour les transports en commun, d'habitude je marche. J'ai la chance d'avoir une job à 25 minutes à pied de chez moi et une garderie à 15 minutes de chez moi. Bon, ok, ils ne sont pas du tout dans la même direction, mais si tout était toujours tout cru dans mon bec, je me connais, je ne réaliserais pas de la chance que j'ai. Comme là, moi je suis très heureuse que le Temps des Fêtes arrive. Parce que ça veut dire que je vais marcher 1h30 de moins par jour... et que je vais me gaver de gras et de sucre. Que des bonnes nouvelles pour mes fesses... et ma poitrine.
Mais je m'éloigne (comme toujours). Ceci me mène... au fameux de câble. Je bénéficie d'un spécial avec Vidéotron parce que j'ai avec eux: le câble, l'Internet et le téléphone. Je paye 104$ par mois pour les trois. Je suppose que si j'écoutais la télé je n'aurais rien à redire et ça serait un bon prix mais.... mais non. L'histoire c'est que j'écoute environ 1 heure de télé par 2 mois. Sans exagérer. Ma fille ne l'écoute pas du tout. Oh... elle écoute des DVD, le dimanche matin, elle a le droit d'en écouter un. Deux si je veux dormir jusqu'à 11h, mais c'est très rare que ça arrive. Za part de cela.. niette, nada, zéro. Bref, on n'a pas besoin du câble. Si jamais un jour il y a un bon programme beeeen important à écouter, je paierai le vin et m'inviterai chez quelqu'un.
À l'opposé, je passe de longues heures quotidiennement sur Internet. 4-5, des fois plus. Je ne télécharge rien de piraté, j'aime pas ça. Je suis pas à l'aise avec ça. Par contre j'écoute de plus en plus d'émissions en ligne. Beaucoup en fait... et je pète ma limite de téléchargements de plus en plus souvent... ce qui me coûte 50$ de frais de punitions. C'est donc bien décidée que j'ai appelé ma compagnie de câble préférée hier, pour me faire enlever le câble et demander l'Internet illimité.
Résultats?
Je suis frue.
Si on m'enlève le câble... et qu'on me rajoute 12$ d'Internet (ce qui ne me donne même pas de capacité illimitée).. j'arrive à 105$ par mois, 1 $ de plus que ce que je paye actuellement.
Je sais que tout n'est pas gratuit. Je sais que j'ai un service pas pire. Mais voilà, voici où j'en suis: je vais aller voir ailleurs.
Quand j'aurai eu le temps de magasiner mes bébelles comme du monde (avec moi ça peut prendre des mois), j'aurai un cellulaire (je résistais jusqu'à date, je n'en avais pas) ET un Internet à un tarif décent. Si l'Internet est pas fiable et me lâche une fois par semaine, ça me fera toujours ça de temps de gagné pour lire la pile de livres que j'ai sur ma table de chevet...
- Coquineeette?
- Quoiii?
- Mettons que tu serais une maman là... et que t'aurais une petite fille...
- Ouiiiii?
- Et que tu avais demandé à ta petite fille, il y a une heure, d'aller s'habiller... et qu'elle était toujours en pyjama lààààà...
- Euh... vouiiiii?
- Ben tu ferais quoi pour qu'elle arrête de bretter et qu'elle file s'habiller?
- Ben, *rire nerveux* je sais pas?
- Ah non? Oh, allez, essaies de m'aider un peu, tu lui ferais une punition? Tu compterais jusqu'à 3?
- No-nooooon, je ferais pas ça...
- Tu la chatouillerais jusqu'à ce qu'elle fasse pipi dans ses culottes?
- Mouhihih, naaaah, je ferais pas ça. Ah! Maman! Je sais! Je lui dirais que je lui confisque son toutou préféré mais je le ferais même pas pour de vrai. Je lui laisserais son toutou en fin de compte.
- Huuuum, non, c'est pas assez fort pour moi, si je fais ça, après elle va savoir que je confisque pas ses jouets pour de vrai et elle va arrêter de m'écouter (comme genre là).
- Hin, hin, hin... Oh, je sais!
- Oui? Quoi?
- Je lui demanderais gentiment encore une fois!
- Huuum, pas bête, attends, je vais essayer: Coquineeeeette?
- Quoiiiiii?
- Va dont te préparer chipie de p'tite vinyenne...
- Hihihi
Et elle se lève et se dirige vers sa chambre. dans ma tête de maman ça crie VICTOIRE! Comme je suis géniale... Puis, soudainement, pour aucune raison, elle s'arrête et déclare:
- D'accord maman gros caca!
Et repart en trottinant jusqu'à sa chambre. avant même que j'aie eu le temps de réagir, elle se retourne et déclare, victorieuse:
- Tu ries! Je l'savais que tu rirais, toi les trucs pas polis, ça te fait toujours rire! Hihihi.
Effectivement je riais.
Faudrait que j'arrête de trouver tout ce qui est impoli amusant, mais c'est duuuuuur!
Woohoooo! C'est fini pour 3 semaines!
Fini?
Naaaaaaah... pas vraiment, mais presque. Ne me reste qu'à:
1- Dormiiiiiir (des centaines d'heures que je me promets à moi-même)
2- Acheter-décorer-vénérer l'arbre de Noël
3- Trouver une bute et aller glisser avec Coquinette & friends dessus. Si on choisit la plus près de chez moi, celle du parc Père Marquette, ça va finir en face au Mc Donald, devant un gros big mac.
4- Organiser un match de hockey de monde pas-bons ou de bons-dans-le-temps-mais-qui-n'ont-pas-chaussé-de-patins-depuis-plus de-10-ans. Je fournis la puck, j'en ai trouvé une sur le trottoir (?!?) cette semaine.
5- Faire ma liste de cadeaux, aller acheter les cadeaux, emballer les cadeaux, essayer de voir le monde à qui ils sont destinés avant la fin du temps des Fêtes.
6- Patiner, patiner, patiner... avec tout le monde et partout.
7- Faire le ménage partout ici
8- Et en dernier, mais non les moindre: faire mes travaux de fin de session. La mienne de session se termine à la mi-janvier alors vouaip, la fin de session tombe en plein là.
9- S'il me reste encore un peu de temps après ça: redormiiiiiiiir, encore et encore, jusqu'à plus soif.
J'ai hâte de patiner... et de jouer au hockey! Mon défi cet hiver c'est d'organiser un match. Ça me tente, bon, de jouer pour le fun, comme quand j'étais tit cul. D'ici là, je me plais à imaginer ce qu'aurait été ma vie si mes parents m'avaient inscrite à un cours de patinage artistique et si j'avais décidé de me faire une permanente à l'adolescence.

Je suis fine je trouve, j'ai ajouté un roux dans l'assistance.
Dans un autre ordre d'idées, je n'ai absolument rien de préparé pour Noël. En attendant un deux minutes à moi la fin de semaine prochaine, je marche dans la vie à grands coups de naïveté. Je m'imagine encore un Noël simple, sans course folle et commence un tantinet à avoir un p'tit doute...

Superbe journée, je suis allée rejoindre une amie. Nos enfants ont joué ensemble pendant que nous jasions. Après le dîner on est allés glisser avec Balthazar, parce que oui, j'avais osé l'apporter avec nous...

Vous le voyez? Il est dans le traîneau, entre Coquinette et moi, enveloppé dans une couverture de laine...
Il me reste un tout petit dernier sprint avant les Fêtes... tout petit sprint, du coup, ressembler à ceci demain matin me dérangera un petit peu moins. Enfin... je crois.

J'ai de l'école en fin de semaine. Ma mère me ferait des gros yeux si elle lisait ceci, parce qu'on dit pas "école" il paraît, il faudrait plutôt dire université.
Bon, peu importe. J'ai des cours toute la journée, de 8h30 à 17h. À 17h je dois être ici, ma fille revient. Déjà, je suis en droit de me demander par quel moyen miraculeux je vais réussir à me contorsionner jusqu'à chez moi tout en restant sur un banc de classe, mais ça n'est pas le point. J'ai pas manqué de cours de la session, c'est le dernier petit sprint. Avant la trallée de travaux je veux dire. Mais je me perds, je disais donc, école. Je pars à 8h, je reviens à 17h. J'ai un chien.
Il a pas encore chié.
Avoir un chien ne change pas ma vie. Devoir calculer mes déplacements en fonction de son transit intestinal, oui.
Ouais, c'est ça ouais... Alors voilà, je pourrais arriver à l'heure en classe... je pourrais... mais comme il n'a pas encore faire son caca du matin... et que si on ne va pas dehors marcher un peu il ne sortira que trop tard et sur le plancher de la cuisine. Je vais devoir expliquer à ma prof en arrivant avec une belle demie heure de retard:
"Désolée m'dame, fallait que le chien chie."
J'étais flattée d'attirer l'attention en me promenant avec mon chien, mais je vous l'avoue, je trouvais ça un peu étrange aussi. Franchement que j'me disais... veux-tu ben me dire pourquoi on m'arrête et on m'accoste de même à tout bout'champ?
Je me disais cela jusqu'à ce qu'hier, j'aille chercher Coquinette en compagnie de ma voisine et de mon chien. C'était chouette ça, avoir un lift à pied. Au lieu de tirer le traîneau en tenant le chien j'ai pu me contenter de tirer le traîneau. Bref, des vacances! Alors voilà, je tirais Coquinette en jasant (sans arrêt comme une pie, fidèle à moi-même) quand j'ai vu. Vu je veux dire là... J'ai pu admirer, dans toute sa splendeur, le look de la fille qui promène son chien, gros de même (9 livres, même pas 1 pied de haut), habillé d'un manteau de yo bleu poudre doublé en motifs léopards (c'était le moins cher du magasin, et le moins beau, mais surtout le moins cher, de 20$)... avec des tites bottes.
Ça surfe sur la frontière entre l'incroyablement ridicule et le complètement adorable.
Alors voilà, voui, maintenant je comprends pourquoi il y a des gens qui m'arrêtent dans la rue, pour me demander la permission de prendre mon chien (non, pas moi, juste mes bottes) en photo avec leur cellulaire.
Ma vie, quand il neige.

Mon chien, quand il essaie de traverser les bancs de neige.

Ça n'a pas vraiment rapport avec le genre de propos que je poste ici en général mais bon, je file confidences ce soir, alors je vais y aller avec mon constat de la semaine.
Je viens de découvrir que mes bottes d'hiver puzent.
Ça m'arrange, parce qu'elles ont 5 ans, que je ne les ai jamais aimées, ou si peu, et qu'elle me font toujours des ampoules gigantesques au cours des 2 premières semaines d'utilisation (comme genre là).
Enfin bon, elle puzent et ça me trouble, parce que le meilleur moyen de m'empêcher de dépenser est de me tenir loin des magasins. Là, pas de doute, la situation est insoutenable (pensons à ces pauvres collègues apeurés qui bientôt, se rendront au boulot à reculons à cause de moi)... et de ma honte, à chaque matin, quand je devrai me déchausser (ou devrait-on dire débotter?) en public.
Vouaip, elles puzent. Et enfin, moi j'ai une bonne excuse pour les rejeter. Vouaip. Les rejeter et les jeter, comme de vulgaires indésirables-qui-puzent...
Et je vais dont m'offrir une paire de trucs confortables pas cutes-mais-doux cossins poilus qui me permettront de gambader dans la neige et de jouir de l'hiver.
J'espère qu'elle marcheront vite. Parce que moi, je suis toujours pressée.
Ouais, je sais... le jeu du 100$... mais bon, des bottes d'hiver qui puzent, moi je trouve que c'est de l'argument pour déroger, ne serait-ce que le temps d'un chic-à-chic, de mes vertueux principes.
- Mamaaaaan...
- Quoiiii?
- Dis, maman, je pourrais écouter une chanson d'Astérix avant d'aller me coucher?
- Mmmmmm (maman qui médite)
Plus tard...
- Coquinette?
- Quoiiiii?
- T'as lavé tes dents?
- Vouip!
- T'as fait ton pipi?
- Vouip!
- T'as mis ton pyjama?
- Vouiiiip!
- Ok, arrives ici, et lève ta main droite en l'air...
- ???
- Allez, comme ça...
- Ah ok. Qu'elle dit en levant sa main
- Bon, maintenant répète après moi: Moi Coquinette...
- Moi Coquinette
- Je promets
- Ze promets
- Que si ma maman me permet d'écouter une chanson d'Astérix avant d'aller me coucher
- Que si ma maman me permet d'écouter une sansson d'Astérix avant d'aller me coucher
- Je vais ensuite aller me coucher SANS AUCUN chichi
- Ze vais ensuite aller me coucher SANS Z'AUCUN sissi
- Oki, maintenant top-là
- Yééé, hihihi
Sur ce, j'ai ouvert une page de Youtube et lui ai laissé le choix entre "Quand l'appétit va tout va", "Le pouding à l'arsenic" et "Le lion de Cléopâtre".
Elle a choisi le pouding. Moi, j'étais aux anges, tout se déroulait comme prévu. Puis, le vidéo fut terminé et ce fut l'heure d'aller se coucher. Je fais pivoter ma fille, qui était assise sur mes genoux, et l'étends dans mes bras, pour me donner plus d'emprise en la transportant jusqu'à son lit. C'est là... qu'elle utilise une arme fatale... ses yeux doux. Les plongeant dans les miens, elle déclare en souriant:
- Déjà maman? On n'avait pas dit, euh... deux sanssons?
- Mouahahah, mais non... une! Chipie!
- Hihihi, oui, ok, j'vais aller me coucher.
Oh! Me suis-je alors dit, comme elle est raisonnable cette enfant. Mais comme elle est raisonnable! Ça mérite récompense.
- Ok, on en écoute une autre, mais une seule han!
- Yééééééé!
- Laquelle?
- Le lion!
Le lion... j'étais contente... y'est même pas long.
Arrivée dans son lit, 3 minutes plus tard, ma fille commence à essayer de me retenir, elle jase, parle, se cherche des prétextes pour ne pas me laisser partir.
- Coquineeeette... qu'est-ce que je t'ai fait faire tantôt dans le corridor, han?
- Une promesse?
- Voui, ex-ac-te-ment ma chérie, une promesse... et tu as promis de ne pas faire de chichi et de te coucher sagement si je te laissais écouter une chanson d'Astérix...
Sur ce, je tourne les talons et m'apprête à quitter sa chambre, triomphante, fière de moi, héhé.. c'est que j'avais prévu le coup moi, de la puce qui s'amuse et joue et me réclame au lieu de dormir... je tourne les talons donc, et me dirige vers la porte entre-ouverte, fière et tout... et...
- Voui mais maman, ça tient plus là, on en a écouté deux...
P'tite vinyenne.
Ah et pour vos oreilles...
Comme on peut le lire, entre autres ici, une étude associe exposition à la télé et agressivité chez les jeunes enfants. Malgré le fait que la chanson ne date pas d'hier, lire ce titre m'a donné envie de lire l'article. Dans les 2/3 des foyers, les enfants étaient exposés directement à 2 heures de télévision par jour et ils y étaient indirectement exposés 5h par jour.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, si on m'imposait ça, à cette quantité là, je virerais tout croche moi aussi... Même pas besoin de faire une étude sur mon cas, je peux l'affirmer tout de suite haut et fort: je deviendrais moche, agressive, blasée et verte.
Oh! Attendez, ça vient de me rappeler la fin de mon adolescence...
Ceci menant à cela, il se pourrait que demain mon linge soit légèrement enneigé...
La première vraie neige de l'année, celle qui a de bonnes chances de ne pas fondre. Celle qui tombe au ralenti et s'illumine sous les lampadaires. Celle qui donne envie de pousser les garçons dans le banc de neige, et d'aller danser des slows au milieu du parc.
Ben c'est immanquable, elle m'émeut...
On dira ce qu'on voudra, étendre son linge sur la corde en décembre ne le rend pas vraiment plus sec, mais maudit qu'il sent bon!
Alors, moi, ben je le laisse une journée dehors, pour l'odeur... et ensuite je le fais sécher une journée en dedans, parce qu'un jour, j'aspire à le porter.
Il faisait froid aujourd'hui. Et gris. J'ai passé la moitié de la journée entre deux mondes, à flâner dans l'appartement. C'est pas le spleen mais c'est pas loin. Pas envie de bouger, tout demande des effort plus qu'à l'habitude. Maudits changements de saisons, ça tombe dans le corps je trouve. Heureusement pour moi et mon ego, je reste de bonne humeur, joyeuse et ricaneuse, c'est juste que je filerais pour m'enrouler dans une couverture bien chaude et roupiller jusqu'au réveillon. Contre toute attente j'ai fini par me botter le derrière. J'ai pris le chiot et je suis sortie marcher 1h30 dans les rues de Rosemont Petite-Patrie. Me suis ramassée au Marché Jean-Talon, entre autres, mais comme je n'avais besoin de rien, j'ai juste flâné dans les allées. Décidément, je filais flâneuse aujourd'hui...
En revenant chez moi j'ai eu envie de cinéma, du vrai. Coquinette revenait dans une heure, ça me donnait le temps de faire le souper, de la faire manger et de filer aux vues. Je ne suis pas très à jour en matière de cinéma. C'est honteux beaucoup, surtout considérant que surveiller les nouveautés et les bons films a été ma job pendant plusieurs années... Alors voilà, je cherchais une révélation, et je suis tombée là-dessus Fantastic Mr. Fox. Je voue avoue que j'aime bien Wes Anderson... et je suis une grande amateure d'animation de tous genres... alors bon, un stop motion de Wes Anderson... c'était un incontournable. J'ai dû faire quelques recherches pour m'assurer que le G de général s'adressait bel et bien aux bambins de 4 ans. J'ai trouvé
Ben... elle a adoré. Et moi aussi. C'est drôle, prenant, intelligent, différent, du bonbon.
Tout ceci pour dire cela: ça me fait un bien énorme d'avoir désormais une copine de cinoche et j'espère qu'on pensera à remettre ça souvent.
Note à moi-même: un pop-corn format enfant pour 2, c'est suffisant.
Site officiel ici.
Ah... et ça donne le goût de lire Roald Dahl, que je ne connaissais pas du tout avant ce soir.
To do list du temps des fêtes:
- Journée de cuisine avec les copines et les enfants, c'est inscrit sur le calendrier et j'ai hââââââte!
- Finir mes travaux d'université
- Aller patiner au Lac des castors la patinoire est réfrigérée, je ne l'ai jamais essayée, j'ai honte. Ça ouvre le 12. Bref le temps de cligner de la paupière.
- Faire ma liste de cadeaux de Noël AVANT d'aller magasiner. Idéalement choisir des livres pour tout le monde et limiter les achats au Raffin de la Plaza St-Hubert.
- Trouver des patins à Coquinette
- Trouver des skis de fond pour Coquinette
- Faire un sapin
- Faire des guimauves comme celles-ci
- Lire (et terminer) 2 livres.
- Faire la fête
- Faire la fête
- Faire la fête
- Faire la fête
- Aller au cinéma
- Et, telle une ado attardée: faire le ménage de ma chambre.
Pareil, pareil, chaque vendredi, c'est pareil. Ma fille part à 17h-18h pour la nuit. Je passe ma première heure à avoir envie de sortir, mais avec qui? Quoi? Où? Tard ou pas tard? On fait comment pour sortir avec des amis, faut les appeler à l'avance ou à la dernière minute?
Je passe une heure à me poser des question idiotes du genre. J'ai envie de tout, de rire, de jaser, d'écouter un film, d'écrire un livre. D'une bière, d'un gin tonic. de m'obstiner sur des sujets pas importants et d'écouter les Pixies.
Pendant que le temps passe, moi je glande sur Internet.
D'habitude, 11h je suis couchée. Et j'essaie de me rassurer en me disant que demain, je serai en super forme...
Je parlais de cela tantôt avec une amie et bon, les gars (je m'adresse aux trois perdus qui passent par ici), si vous n'aimez pas ça vous faire parler de bébés, pauvres de vous, je vous plains. Parce que, ben voilà, c'est que non, la maternité de nous calme pas le ponpon. Ni la séparation, ni le vieillissement de nos enfant. En fait, il n'y a rien qui réussisse à nous faire changer de sujet plus de 2 minutes à la fois. Dressons un portrait simple afin que tout le monde puisse comprendre mon point de vue.
La fille...
... de 3 ans: joue à la poupée et parle de ses poupées à tout le monde.
... de 6 ans: joue à la Barbie qui a des bébés et qui promène ses bébés.
... de 9 ans: fait baiser Ken et Barbie (ou ses playmobils) en dessous du divan du salon, quand ses parents ne regardent pas. Ensuite Ken la quitte car il est tombé amoureux d'un court de golf et Barbie s'occupe de ses bébés.
... de 15 ans: commence à se dire qu'elle, quand elle aura des bébés, elle fera ci-ça-ça-et ça et aura des principes d'éducations beaucoup plus adéquats que ceux de ses parents. Elle garde les petits voisins, apprivoise le changement de couches et s'imagine quelques fois dans sa tête, que c'est elle la maman de ces beaux p'tits monstres là.
... de 18 ans: demande subtilement à son chum s'il veut avoir des enfants, car pourquoi s'investir dans une relation qui ne mènerait à rien, elle se le demande.
... de 21 ans: commence à voir ses copines "avoir des accidents" et se dit que ça serait bien pratique, un accident, mais qu'il vaut mieux être sage et continuer à prendre sa pilule comme il se doit.
... qui vient de décider avec son chum qu'elle veut un bébé: parle à tout le monde de ses ovulations, de ses cycles menstruels et de ses boules, qui, lui semble-t-elle, sont un peu plus sensibles. Elle a la larme à l'oeil quand elle croise des femmes enceintes ou des familles heureuses. Elle prend le temps de complimenter les filles aux grosses bedaines quand elle en croise une.
... qui est enceinte: parle à tout le monde en termes de semaines, de trimestres, elle signe ses courriels avec une échelle de maternité "bébé est rendu à x semaines" et elle s'est tellement investie dans le choix des couleurs de l'échelle que ça lui a pris une soirée complète de son temps. Elle magasine les pyjamas de bébés aux 2 semaines et parle de choix de prénoms aux 12 heures.
... une nouvelle maman: n'a que trois sujets de conversation: son bébé, son allaitement (si elle allaite pas, elle doit se défendre et expliquer à tout le monde pourquoi, pour elle, ça marchait pas) et son accouchement (qu'elle raconte en détails à tout le monde, même ceux qui ne demandent rien).
... une maman de bambin: parle des prouesses de son enfant à tout le monde. Y'a des photo du rejeton au bureau, dans son porte-monnaie, sur son facebook, sur les murs de la maison et elle en envoie en carte postale à toute la famille... parce que c'est tellement mignon.
Ça continue de même... jusqu'à l'adolescence.
Vraiment? Jusqu'à l'adolescence?
Mouahahah... mais nooon voyons, ça continue toujours! Les mamans, elles parlent de leurs enfants; toujours! Et quand ils sont rendus majeurs, elles parlent de leurs étuuudes, de leur travaiiiil (assurément très important), de leurs amouuuurs. Et quand ils arrivent à 30 ans, les mamans se tannent? Mais non voyons, elle parlent de leurs petits enfants, ceux présents ou ceux qui viendront un jour, espèrent-elles. Et ensuite? Ben ensuite, elles cassent les oreilles de tout le monde avec leurs arrières-petits-enfants.
En tout cas moi c'est clair, quand je serai arrière-petite-mémé, entre deux gin tonics, je vais parler des mes descendants astronautes à tout l'hospice.
La demande m'a tellement fait rire que le voilà: le dessin d'une épidémie de conjonctivite. Puisque j'ai les deux mains dans le vomi depuis ce matin et que j'ai quand même encore un peu peur d'attraper les fameux de poux... je les ai rajoutés aussi.

Ça donne une scène un peu apocalyptique. En tout cas... je prévoyais comme pas parler de zombies dans ce billet-ci mais bon, c'est pas mal ça que ça inspire...
*Update*
Mais là, je ne peux comme pas m'enlever ça de la tête. Mettons qu'il y a une attaque de zombies. Les poux, ils font quoi? Quelqu'un qui a des poux, par exemple, et qui se fait mordre par un zombie, et qui donc deviendrait zombie... ils deviennent quoi, les poux dans sa tête??? Parce que quand même, ils s'abreuvent de son sang...
Je repensais à mon dessin du cheval tantôt et j'ai comme réalisé un truc gênant:
C'est quand même weird de réaliser en 2009... malgré mes capacités réduites dans le domaine de l'équitation... que euh, *tousse*, *tousse*, vouaip, je conduis mieux le cheval que l'automobile.
Je serais capable de guider adéquatement un cheval, admettons que j'aurais besoin de le stationner en parallèle. Avec une auto, j'ai aucune idée de comment faire ça... L'auto, quand je m'assied du côté conducteur, j'ai des papillons dans le ventre et je suis au bord de la panique. Le cheval, il m'impressionne mais ça dure même pas 10 secondes.
Si on pouvait s'acheter un cheval à Montréal... et se promener avec dans les rues pour faire ses commissions, j'y songerais sérieusement. Vouaip. J'y songerais. Et je lui achèterais une belle sacoche à laptop, qui concorderait par-fai-te-ment avec la selle.
Je continue à me pratiquer...

Ça fait égocentrique pas mal quand même, de se dessiner soi-même, d'un autre côté les écrivains font pareil alors bon, du coup, je me sens moins coupable...
La semaine dernière, j'apprenais en lisant les affiches collées sur la porte de la garderie, qu'il y sévit présentement une épidémie de gastro, de poux et de conjonctivite.
Wow, me suis-je alors dit, ça va barder t'à l'heure. Hin, hin, hin.
Plusieurs amis de Coquinette ont eu la gastro, je me croyais sauvée à partir de ce dimanche puisque, me suis-je dit: "Coudonc, le virus va sûrement profiter de la fin de semaine pour disparaître de la map".
Lundi, ayant un peu peur des poux (j'ai un souvenir, vaguement traumatisant, de ma mère me scrutant la tête, tout en prenant bien soin de m'écorcher vive alors que j'étais à la maternelle); j'ai eu la bonne idée d'acheter un peigne à poux et de passer la tignasse de ma fille au peigne-fin (doucement). Résultat? Fort heureusement, rien. Fort heureusement dis-je, parce que la coquine vient tous les matins commencer la journée dans mon lit, me serrer dans ses bras et exercer ses talents de chatouilleuse professionnelle. Enfin bref, moi, ça ne me tente pas d'attraper des poux, et ça me tente encore moins d'interdire ces quelques minutes de bonheur matinal à ma pupuce d'amour.
Dossier poux, pour le moment du moins; sur les tablettes.
La gastro ne m'inquiétait plus puisque plus d'une semaine après l'apparition de l'affiche sur la porte, nous ne l'avions toujours pas. Pis nous, la gastro, d'habitude on l'attrape avant tout le monde, faque han. Moi, surtout. Il y a des années où je l'attrape et pas ma fille, je suis fragile du bedon, que voulez-vous...
Ahah p'tite mère à la pensée magique..... la gastro, rappelles-toi z'en, est une polissonne, une taquine et elle tire un malin plaisir à surprendre les gens au moment où ils s'y attendent le moins. Comme par exemple... à 4 heures le matin. C'est justement à cette heure cette nuit, que la belle fondue bio au chocolat équitable qui nous avait rendues si heureuses hier soir (et dont je voulais vous entretenir ici à grand coups de "j'suis fière et courez vous en acheter")... s'est ramassée... sur l'oreiller, sur la couverture, sur le couvre-matelas, dans les chaussons de ballet, sur la couverte du phoque, sur le drap, puis l'autre drap, puis l'autre drap et enfin; l'autre-autre drap (merci maman de nous avoir refilé des tonnes de draps de lits jumeaux, on ne les utilise jamais, mais en temps de gastro, bon dieu, ça dépanne).
Pas de trouble, aies-je alors pensé, Coquinette n'a eu qu'un rhume entre juillet et maintenant, rien d'autre, considérons nous chanceuses... non, mais c'est vrai, avouons qu'on l'a facile. En plus il paraît que c'est une gasro d'amateurs, 2-3 vomis et tout se guérit en un après-midi...
Évidemment, nous, comme on aime ça être originales, ça persiste et ça prend des airs de "attache ta tuque, tu vas passer une seconde nuit blanche", mais bon, tant que je l'ai pas, je vais essayer de prendre ça avec le sourire.
À la lumière de tout ceci, je me dis que la vie, c'est joli quand même. Il y a à peine 24 heures je me plaignais de la température, là, la petite pluie poche, c'est vraiment le dernier de mes soucis...
* Ma maman part au Sénégal demain, elle voulait venir nous voir en revenant du bureau ce soir... j'ai dû annuler, parce que je ne veux pas risquer qu'elle apporte ça là-bas. Suis déçue...
* C'est la première fois que je "call" malade... après 10 mois d'embauche, j'me trouve hot.
J'suis plus arrêtable...




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