février 06, 2010

Bertha, la suite

Je ne vous en avais pas parlé suite à ce billet, mais j'ai décidé de laisser l'araignée dans la fenêtre. D'abord parce que j'avais un doute... et puis parce que je n'aime pas tuer les bêtes. Si Bertha était morte dévorée la veille; c'était sans aucun doute dû à une macabre pratique sexuelle de son espèce et j'aurais beau user de toute la persuasion dont je suis capable, je ne pourrais jamais convaincre les araignées d'y renoncer. Alors bon... au lieu de prendre une décision, j'ai décidé de laisser la nouvelle locataire dans sa toile.

Puis... quelques jours plus tard.... miracle... j'observai, au pied de la toile, un détail qui m'avait échappé jusqu'alors: une carapace vide. Bertha aurait-elle pu muer? Oh joie! Me dis-je alors, maintenant le doute est assez fort pour que je renonce à tout acte drastique. Cette petite, qu'elle soit ma Bertha ou non, restera dans la fenêtre tant que faire se peut, ou qu'elle n'en aura pas sa claque du froid. La fenêtre n'est pas super bien isolée, je me disais qu'elle se tannerait sans doute pas mal vite, je redoutais même qu'elle meurt gelée au beau milieu d'un soir de décembre. Enfin bon, je décidai qu'il serait fort courtois que je la laissasse en paix, pour le reste des événements, je la laissais bon juge de sa demeure.

Chaque matin, en préparant mon café, je saluais Bertha, oh, pas en mots, mais je la cherchais du regard. J'aimais voir qu'elle allait bien, qu'elle semblait heureuse. Pauvre chouette, l'hiver chez nous, est non seulement froid, mais il est aussi pauvre en mouches. Pas moyen d'en trouver une pour la contenter depuis octobre dernier. Octobre... novembre.... décembre... c'est long sans manger... janvier... elle devenait de plus en plus maigre, de plus en plus pâle... fin janvier, je ne fus pas étonnée de la voir prendre ses cliques et ses claques et abandonner sa toile.

- Fini la lumière et le froid, me déclara t-elle. Moi, je vais chasser dans l'armoire d'à côté, j'espère que j'ai trouverai de quoi manger!

J'observai alors son voyage, le premier jour elle coucha près des tasses, mais elle trouva que cela ne lui convenait pas. "Les tasse, pfff..." me dit-elle, y'a pas de bouffe dans ce coin-là! Le deuxième jour elle se rendit à peine plus loin, en haut du bol géant Tupperware vert lime et de mon coffre à batteur à oeufs. J'ai vite compris en la saluant de la main, qu'elle n'y resterait pas longtemps non plus. Il s'agit d'un bout d'armoire que je visite beaucoup trop souvent bien que j'aie essayé, sans grand succès, de ne pas la déranger. Le quatrième jour elle s'installa dans le coin gauche de l'armoire, au dessus des bols à gâteaux. L'endroit était parfait, calme, bonne vue stratégique, bien aéré. La joie. Moi je m'inquiétais surtout de l'affluence de mouches dans ce petit coin perdu de la cuisine mais je lui faisais confiance. Pauvre Bertha, me disais-je, les temps sont durs... ça doit pas être évident être une araignée de cuisine en février. On est tellement loin du printemps et des maringouins... . Et puis durant plusieurs jours, j'eus le plaisir de pouvoir saluer ma petite amie chaque fois que j'ouvrais la fameuse armoire, ça me rassurait un brin.

Jeudi soir, je décide de faire des cupcakes, j'ouvre l'armoire... "Tiens? Bertha n'y est pas..." que je me dis, non sans une bribe d'inquiétude. Je prends mes bols à gâteaux du bout des doigts (l'armoire est haute pour moi) et ramène la pile au complet sur le comptoir. Je prends le gros, celui du dessous; qui servira à mélanger le sucre et le beurre, puis les oeufs, que j'ajouterai un à un en mélangeant bien entre chaque addition. Je viens pour prendre le petit bol dans la pile, celui dans lequel je mélangerai la farine, la poudre à pâte et le sel. Et puis là, je vois; Bertha toute recroquevillée au fond du bol.

- Bertha? Que je lui demande d'une voix hésitante.

Elle ne bouge pas.

- Bertha? Que je lui demande encore.

Comme elle ne bougeait toujours pas, mais que je sais bien que des fois c'est ce que les araignées font quand elles ont peur, j'ai déposé le bol plus loin et j'ai attendu. Chaque fois que je passais à côté du bol, mon coeur se serrait et j'avais une larme qui menaçait de couler... parce que Bertha ne bougeait plus. Je n'osais évidemment pas en parler à Coquinette, qui aurait sans doute été fort troublée d'apprendre le décès d'un membre de la famille, alors je décidai de l'épargner. Ici, je crois qu'il serait bon de dire que durant toute cette peine, je m'interrogeais tout de même un peu sur l'ampleur que cela prenait dans mon esprit. Coudonc, j'suis dont ben sensible ostie, me suis-je même surprise à penser. J'étais toute chamboulée donc, mais je faisais cela comme une pro et je n'impliquais pas ma fille dans ma peine, jusqu'à ce qu'au milieu du souper, je me lève pour me servir un verre d'eau et que je pose mon regard sur la fenêtre où Bertha avait élu domicile à l'automne dernier.

- Tu regardes Bertha maman? T'as vu qu'elle n'es plus là?

Elle aussi... avait vu. J'en fus tellement chamboulée que c'est sorti tout seul. Les petites larmes ont commencées à me couler le long des yeux:

- Non, ma chéri, elle est morte tantôt.
- Non, non, pas Bertha... maman.. pas Berthaaaaa!

Et c'est comme ça que jeudi soir dernier, ma fille s'est retrouvée dans mes bras, au milieu de la cuisine, et qu'on a versé quelques larmes, pour notre défunte copine.

RIP Bertha, on t'aimait. Et je te l'ai jamais dit, mais voilà: avant toi, j'avais une phobie des araignées.

février 05, 2010

L'art grec

À l'époque où j'étais étudiante au BAC en beaux-arts, j'ai eu à choisir un cours d'option, comme bien des gens ont à le faire. Je ne savais pas du tout quoi choisir mais comme j'avais espoir de me faire la vie facile, j'ai choisi un cours sur l'art grec antique. Old greek art que ça s'appelait, ou quelque chose comme. J'aimais ça moi les vieilles poteries, alors j'étais très motivée à en étudier quelques unes. Pour le fun.

Motitivée j'étais, oooh, voui, mais ça n'a pas duré longtemps. Oh que non. D'abord je suis tombée sur une profeseure vraiment endormante, puis le contenu du cours était, comme qui dirait, poche. Après quelques semaines j'étais écoeurée, tannée, je ne pouvais plus voir une poterie, même en peinture. Mon premier travail avait été un fiasco, tout comme mon examen de mi-session d'ailleurs. Trop tard pour lâcher mon cours, je décidai de ne plus m'y présenter et de le couler solide plutôt que timidement. L'idée me vint toutefois à l'esprit... d'en parler à ma mère.

Parenthèse: Mes parents ont tous deux fait leur carrière en enseignement. Ma mère a un certificat, deux BAC et une maîtrise dans le domaine, mon père, lui, a un BAC, deux maîtrises et une scolarité de doctorat. Ils ont tous deux étudié jusqu'à plus soif, enseigné beaucoup et occupé plusieurs autres postes et comités dans le domaine.

J'eus donc l'idée d'en parler à ma mère dis-je, un soir que j'étais dans son auto, je ne sais plus trop où on allait mais je me rappelle très bien de la conversation qu'on a eue.

En gros, je lui expliquais mon découragement, mon impuissance, mon manque d'intérêt et ma conviction de ne pas pouvoir rattraper mon retard, surtout qu'en fin de compte je découvrais que je détestais l'art grec antique et les osties (j'ai probablement pas dit ostie à ma mère par contre) de poteries antiques. Ce qu'elle me répondit m'a surpris:
- Tu sais, ça arrive à tout le monde de tomber sur un mauvais professeur, ou un bon prof, mais une matière difficile à assimiler. Le manque de motivation peut arriver à tout le monde... d'un autre côté, tu sais, souvent les gens ont tendance à prendre les choses trop au sérieux. Il faut regarder l'ensemble. Tu fais un BAC, t'es bonne dans ce que tu fais, en général t'as de bonnes notes. Il faut que tu regardes ça... et que tu évalues tes chances réelles de couler ce cours. Admettons... que tu déciderais de te présenter aux cours, de faire le minimum, de faire le nécessaire pour passer sans plus... crois-tu que tu en serais encore capable? Parce que pour le moment tu as des échecs, mais regarde la pondération, peut-être qu'il y a encore des chances que tu passes... vérifies dont, voir. Et regarde le temps qu'il te reste à mettre des efforts là-dedans, 1 mois? Tu sais, un mois, c'est bien petit dans une vie, mais si tu coules, tu devras reprendre un autre cours et ça va te demander 3 mois...

Faire le minimum? Je n'y avais jamais pensé... Elle avait été tellement convaincante, que j'ai décidé d'essayer. En bout de ligne je l'ai passé le cours, avec un D- je crois. Une de mes pires notes à vie... mais je l'ai passé et j'ai été fière de moi. Parce que quelques semaines auparavant j'étais persuadée que je coulerais le cours. Parce que ça m'avait donné une leçon de vie.

En janvier de cette année j'ai eu des travaux d'université à remettre. De gros travaux qui m'ont demandé beaucoup de travail. J'ai procrastiné, procrastiné... et procrastiné encore... parce que je trouvais extrêmement ardu de retourner sur les bancs d'école à 31 ans. Ma réalité actuelle n'a rien à voir avec le profil typique de l'étudiante de 21 ans que j'ai déjà été. Je travaille, j'ai une fille. Juste concilier ces deux choses là, c'est énorme... Procrastiner à 31 ans, ça ne veut plus dire que je regarde la télé 6 heures d'affilé, non, ça veut dire qu'au lieu de faire mes devoirs je fais la vaisselle, je fais le lavage, je joue avec ma fille, je lui donne de l'attention. Tout ceci avec l'énergie d'une madame de la trentaine, qui ne nous le cachons pas, est bien différente de la fougue d'une nymphette au début de la vingtaine.

En janvier donc, j'ai eu une période de découragement. "Je serai jamais capable de faire tout ça" que je me disais. "Et j'ai pas encore mes résultats pour mon premier travail... si j'étais complètement à côté de la track, han, si?". J'étais à deux doigts de décider de tout lâcher, bien que mon domaine d'études me passionne, je me persuadais que la barre était trop haute. C'est là que j'ai eu la bonne idée de retourner voir si les résultats de mes premiers travaux étaient entrés: 97%... et 85%... et c'est là que j'ai repensé à ce que ma mère m'avait dit 10 ans auparavant. J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai fait mes choses. Oh... je me suis appliquée, mais moins. J'ai mis l'accent sur une chose: terminer mes trois travaux (il y en avait 3!). Je n'ai pas fait le minimum, car mon projet pouvait m'aider dans mon travail et dans mes contrats futurs, j'ai fait ça consciencieusement sans essayer d'être la meilleure à tout prix. J'ai cliqué send en fermant les yeux et en croisant les doigts. "Faites que je sois pas trop en dehors de la track" que j'me suis dit à moi-même.

J'ai obtenu mes résultats tantôt. Moyenne au dessus de 90%. Je capote. Et là, je m'en vais boire un verre de rouge en mon honneur à en l'honneur de ma maman, en compagnie de mes voisins fabuleux. "Tchin".

février 04, 2010

Rôôô, il est beau...

Rôôô, il est beau mon archet. Il est rentré à la maison avec un air de tout neuf. Tellement que je le reconnais à peine.

J'ai emmené Coquinette avec moi, pour qu'elle puisse voir les ateliers de luthiers du coin de l'oeil, il y avait un violoncelle dans l'entrée. Beau, mais beau... Je sais pas pour vous, mais moi, ça m'émeut de voir des beaux instruments de même.

On est rentrées à la maison ensuite et moi tout le temps que je marchais, je pensais à quand je serais grande. Quand je vais être grande, que j'ai dit à Coquinette: "Quand je vais être grande, je vais avoir un beau piano! Et on prendra des cours de violoncelle ensemble toi et moi, si ça te chante. Mais si tu veux pas c'est ok aussi, moi je ferai du violoncelle toute seule".

- Oh chouette! Voui! Moi je veux faire du violoncelle!

J'ai souri

- ...Mais, mais... maman! Tu peux pas! T'es déjààà grande...
- Pfff, même pas vrai, j'ai pas encore les cheveux blancs...

Ça l'a fait rire...

Quand elle a été bien endormie pour la nuit, j'ai mis ma sourdine et j'ai joué mes pièces préférées dans la cuisine.

février 03, 2010

Tite fille

Quand je magasine avec ma maman, j'ai l'air de ça. Pareil comme quand j'avais 3 ans, elle me traîne dans les magasins et moi je suis, dubitative. Ce qui est drôle, c'est qu'on va au même centre d'achats depuis 30 ans, du coup, moi, aller magasiner avec ma mère, ça me rappelle plein, mais alors là, tout plein de souvenirs...

C'est drôle de voir qu'on entretien les patterns depuis tout ce temps aussi. Elle propose, moi je dénigre. Des fois elle essaie de me convaincre, en me sortant un: "Non? T'es sûre? Mais c'est tellement à la mooode" Elle trouve que tel truc, c'est vraiment mon genre, moi je réponds: "euh, pas du tout..." Et en fin de compte on tombe sur quelque chose qui me plaît et qu'elle trouve bien elle aussi. Et là on repart prendre un café, contentes et apaisées de notre escapade de la journée.

Je finis toujours par tomber amoureuse d'une paire de jeans... c'est inévitable, je tombe toujours en amour avec une paire de jeans taille basse, d'habitude le coup de foudre se produit au détour d'un étalage de Banana Républic.

Et d'un chandail rayé. Là, je sais pas ce qui m'a pris, j'ai laissé le chandail au magasin. Me disant que j'aurai tout le loisir de me trouver un chandail rayé une fois que j'aurai un nouveau job.

Gym

Vous savez ce que j'aimerais voir naître à Montréal? Dans mon quartier?

Un gymnase. Dans lequel on peut se présenter quand on veut et il y a des cours en entrée libre à chaque heure, comme dans les traditionnels gymnases, des appareils mais surtout des cours chouettes: yoga, kick boxing, baladi, etc.

Mais avec un truc en plus: le gymnase des enfants. Une salle avec un éducateur rien que pour eux. Des ballons d'exercices, des tapis de yoga, des miroirs pour des cours de danse, de cirque, de gymnastique, de ballet, de karaté ou de judo. Un truc où on pourrait aller sur un coup de tête à n'importe quel moment de la journée et où les parents et les enfants trouveraient leur compte. Tu t'inscris chaque 3 mois, ou pour l'année, ou pour le mois; passe familiale. Tu peux y aller quand tu veux, alterner les activités, décider d'assister au cours de ton enfant et lui peut décider de venir s'asseoir regarder le cours des grands.

M'en fout qu'il y ait moins de place pour les adultes... quand tu fais des enfants, c'est un peu aussi parce que tu décides qu'il serait de bonne augure de leur laisser une place éventuellement... Et ça serait drôlement pratique l'automne quand il fait gris, l'hiver quand il fait -30°, le printemps quand on est pris dans la slush... et on pourrait y donner rendez-vous aux copines et leurs enfants un peu comme on se rencontre au parc quand il fait beau.

Mission accomplie

Ma maman, qui n'a pas l'habitude de niaiser avec la puck, m'a offert un ensemble, que nous sommes allées magasiner ce matin. C'est fait, c'est trouvé, j'ai l'air sérieuse, professionnelle. En habillement du moins. Pour le reste je ne peux pas trop me prononcer, je me propose de laisser le comité le faire à ma place... un doute plane encore pourtant; il se pourrait que l'emploi me demande beaucoup... une junior qui remplace une senior, ça se fait rarement sans ecchymoses... Il est là le bobo que je vais devoir défendre en entrevue. C'est par là qu'ils vont commencer l'attaque.

Oh well... en tout cas, pour le moment j'ai décidé de m'abreuver et surtout de me contenter des éloges que j'ai reçues, des remarques gentilles, et des félicitations de mes anciens collègues. Si ça ne marche pas pour cet emploi là, je garde l'ensemble et les compliments. Ça fait toujours ça de gagné.

Ah... et voilà, j'ai une résolution de la semaine: je me remets au yoga. Je sais pas si c'est l'hiver, le froid, mes maux d'épaules ou la vieillesse qui insidieusement se taille une place, mais je constatais tantôt en observant mon reflet dans un ensemble de 3 miroirs savamment disposés en angles optimaux, illuminés d'impitoyables néons; que je me tiens fichtrement mal. J'ai une posture de cul, pour ne pas dire de limace. De cul de limace? Autant j'étais drette comme une barre et très forte en novembre dernier, autant, l'aide qu'on m'a apportée de toutes parts m'a permis de me reposer, de moins forcer, d'engraisser (alléluia)... et de me ramollir le tonus. Je veux pas être maigre comme je l'étais, nah, je veux avoir des courbes ET me tenir droite. Dites-moi que c'est possible... siouplaît...

En tout cas... comme Coquinette n'est inscrite à aucun cours cet hiver... et comme elle aime beaucoup sortir son tapis d'exercices et faire des steppettes, je me suis dit que ce soir on pourrait faire ça ensemble; du yoga. Oui, voilà ce qu'on fera: j'irai la prendre tôt à la garderie, ensuite on ira chercher mon archet. On reviendra à l'appartement, je servirai un bon petit souper maison, tiens, je devrais mettre un truc dans la cocotte tout de suite, comme ça on sera accueillies par l'odeur du mijoté à notre retour. Après le souper, on se fera un yoga, le bain, l'histoire... et ensuite hop dodo pour elle. Moi, je jouerai un peu de violon avant de mettre Blanc dans le lecteur dvd. Au milieu de tout cela, j'aurai pris bien soin d'envoyer des coeurs et des x à 6000 km d'ici...

février 02, 2010

Boules

Pis vous le savez pas, pas tous en fait, mais je l'avoue: quand je me dessine, je prends bien soin de me rajouter des boules. Si j'en ai pas dans la vraie vie, j'ai le droit d'en avoir dans le virtuel. Bon. C'est pas pour vous leurrer, non, vraiment, je vous assure que ça n'est que pour me faire plaisiiiiir.

En outre, il semble que ça soit légèrement moins cher qu'une chirurgie aussi.

Assaillie par le doute...

Puis voilà qu'à 22h ce soir, elle comprit qu'elle allait passer une entrevue d'ici 2 jours et que ça serait pour une fichue de belle job. Ensuite vint le doute; peut-être ça serait un tantinet trop haut visé pour ses capacités professionnelles actuelles? Devant l'adversité, elle décida de faire une petite place à la méditation cette semaine, dans le pire des cas, celle-ci lui ferait travailler les abdominaux du ventre, ceux-là qui font mal quand elle rit trop.

C'est alors qu'un deuxième doute, celui-là encore plus insidieux lui sauta au visage, sous forme d'un coup de téléphone de sa mère:
- Pis? Tu vas mettre quoi?
- Euuuuh...
- Tu sais, pour ce genre de travail, il faut se mettre propre...
- Se mettre propre?!? S'exclama t-elle alors.... Voilà qui est légèrement embêtant...

En effet, comment serait-il possible que quelqu'un puisse passer de ceci à cela en moins de 48 heures? Sans le coup de pouce du centre d'achats Rockland je veux dire...

Pâtes maison

Avoir très envie de manger des pâtes maison. Sortir son sac de semoule, ses oeufs, faire une mini-recette, 1/4 de recette, vite vite, juste pour faire un accompagnement pour le souper.

Mélanger en 3 minutes.
Faire reposer 20 minutes.
Pétrir et gosser 10 minutes.
Cuire 20 secondes.

Et déposer le tout à côté des petits pois et de la brochette de kafta.

C'est vraiment cool de savoir comment faire et de pouvoir, si le coeur m'en dit, manger des trucs bons de même quand je le veux. Nah, je me vante pas; je me contente de me complaire.

Encore mon jeu

Oui, je joue encore au jeu du 100$ Ça marche encore. Pire, ça laisse des traces à long terme. Je réfléchis plus, je consomme moins, je me fais des stratégies pour arriver à mes fins. Par exemple, en vendant mon violon électrique j'ai financé la réparation de mon archet. Je me permets de rêver à certains objets sur eBay mais je n'aurai le droit de les payer que par Paypal, avec l'argent que je ferai en vendant des choses dont je n'ai plus besoin.

Nous mangeons encore bien, très. C'est juste un peu gênant de ne pas toujours pouvoir suivre dans les fêtes. J'aime participer aux grosses bouffes et aux repas entre amis, mais maintenant, si j'apporte une bouteille de vin, il ne me reste que 85$ pour payer l'épicerie de la semaine, ce qui est bien peu. Voilà donc: je ne bois plus. Ou presque. Bah, mais je ne me prive pas vraiment-vraiment de boire, parce que de toute façon je buvais peu.

Je suis retombée sur une photo de moi cette semaine, une photo de moi devant une rangée d'étagères remplies de dvd. C'était en 2004. Je souriais devant mes étagères, j'avais l'air d'être comme un poisson dans l'eau. Ça m'a choquée de revoir ceci. Pas que les dvd m'horripilent, mais non, je les aime moi les dvd. Mais tant d'abondance... et de cossins... je sais pas; trop c'est comme pas assez... Et puis il y a le Blue-Ray, et maintenant on peut louer des films sur Internet... Je regarde mon étagère à dvd... elle est bien remplie, quoique beaucoup moins impressionnante que ce qu'on voit sur la vieille photo... Je regarde mon étagère et je me dis qu'il est temps que je passe à autre chose. Voilà mon défi: faire le ménage, ne garder que les quelques films remarquables, vendre tout le reste. Parce que les formats changent, parce que non, je n'ai plus le temps d'écouter un film par jour. Parce que ça mange de l'espace et que non; ça n'est plus essentiel à mon bonheur. Bien des choses sont essentielles à mon bonheur, mais plus les films...

Je vendrai donc... et avec les versements qui se feront via Paypal, j'évaluerai si le plus sage est de mettre des sous de côté ou de me payer quelques luxes. Parce qu'il ne faut pas vous leurrer, j'aime encore beaucoup magasiner!

Bouton de violon

Je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais depuis quelques mois, mon archet faisait des siennes. Un truc difficile à expliquer, disons simplement que la vis lui faisait défaut. J'ai laissé traîner les choses, entre autres parce que je ne savais pas si c'était sérieux mon affaire; si j'allais continuer à jouer pour de bon ou pas. Et aussi parce que réparer des bidules reliés à un violon, c'est rarement peu dispendieux.

À Noël mes parents m'avaient demandé ce que je voulais, je leur ai donné le choix: réparer mon archet, ou un dictionnaire de l'histoire de la langue française. J'ai reçu le dictionnaire, à mon grand bonheur. Me restait à trouver le temps et l'argent pour faire réparer l'archet. J'ai bretté encore un peu, me disant que la situation pourrait peut-être, qu'en sais-je? S'améliorer. Mais j'ai du abdiquer quand je me suis vue dans l'impossibilité d'utiliser mon archet, la fameuse de vis ayant décidé d'empirer. Je ne pouvais plus serrer mes crins, disons que ça partait mal.

Il y a quelques semaines, j'ai réussi à vendre mon violon électrique, ce qui m'a permis de débloquer un budget pour réparer le fameux d'archet. Un matin je suis donc allée chez un luthier, avec mon archet sous le bras.

- Voilà, je voudrais faire réparer mon archet...
- Il a quoi?
- Euh, ben le bouton tombe tout le temps, je crois qu'il y a un problème avec la vis... et tant qu'à y être, il faudrait le faire recriner...
- Parfait, vous avez le bouton?
- Euh...
- Vous l'avez?
- Ben euh... je l'ai oublié chez moi, je me disais que c'était probablement pas super important
- Ah mais non madame, c'est très important! Souvent il s'agit d'une pièce d'origine, si vous ne l'avez pas il faut en faire un nouveau sur mesure. Ce qui peut vous coûter 100, 200$...
- Meuh? Bon, bon, ok, je vais aller le chercher chez moi.
- Vous repartez avec votre archet?
- Ben, savez-vous, je me connais, si je repars avec, ça va me prendre 6 mois avant que je revienne, gardez-le en otage s'il vous plaît.

La madame a ri.

3 semaines plus tard, hier matin, je repartais avec mon bouton. C'est quoi un bouton? Je vous le donne en mile... une petite pièce, d'à peine 1 cm de haut. Je veux bien croire qu'il est joli, je n'aurais jamais pensé qu'il valait autant...

Encore, je médite

Je réfléchis beaucoup ces jours-ci, sur le verre à moitié vide, le verre à moitié plein. La longueur de l'hiver; février le mois le plus long de l'année. Sur la vie, la religion, suis agnostique ou athée? J'ai longtemps cru que j'étais athée mais je crois que je suis trop space pour l'affirmer sans aucun doute. Je suis probablement plus agnostique qu'autre chose... Par exemple, j'aime bien croire qu'on fait des trucs pour des choses... Genre. Comme par exemple, si je suis fine, je trouve réconfortant de croire qu'un jour ça va me revenir en pleine face, ou qu'à l'inverse, si je suis pas fine je vais finir par manger ma claque. Comme ça, être fine se justifierait par le simple fait que c'est plus payant d'être fin que d'être pas fin. Vous me suivez?

Enfin bon, je suis en pleine révision de mes croyances et je me dis que je suis peut-être sur la bonne voie. Parce qu'en bout de ligne, être ce que je suis m'a apporté beaucoup au fil des ans. Des amis que j'adore et qui sont fabuleux, une famille chouette et dévouée, une Coquinette fantastique dont je suis très, mais alors là; très fière. Un amoureux qui a le coeur sur la main et qui ne saute pas une occasion pour me prendre dans ses bras, virtuellement, quand il est à l'autre bout du monde, et physiquement, quand il est ici.

Ces jours-ci, ça brasse en titi dans mon petit chez moi. J'ai perdu mon emploi et j'en cherche un nouveau, je voudrais très fort m'envoler pour l'Europe mais je ne peux pas, pour plusieurs raisons, entre autres parce que j'insiste pour me trouver un emploi et une sécurité avant de prendre des vacances. Il fait froid aussi... et moi... je suis frileuse. D'un autre côté, malgré toutes les émotions que ma situation quelque peu précaire emmène... je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant ce que j'ai. Puisque je suis justement un peu space, je me convainc que cette période de recherche d'emploi me permettra de mettra la main sur mieux, que ça n'est peut-être pas mal du tout comme événement, puisque cela me motive à repousser mes limites... à viser plus haut. Et... vous savez quoi? Je m'attendais à devoir passer de longues semaines à me chercher un job mais en fin de compte il se pourrait que mon sort se dessine autrement: je recommence l'université vendredi, j'ai une entrevue le même jour, aujourd'hui on vient de m'appeler pour m'offrir un autre emploi, que j'ai dû refuser car le nombre d'heures ne me convenait pas (malheureusement trop peu et à un horaire incompatible avec celui de ma Coquinette), on m'a promis deux lettres de références, avec le sourire, mon ancien patron a pris l'initiative de me demander mon cv afin de m'aider dans mes recherches, rédigeant un courriel fort élogieux à un ensemble de personnes travaillant dans mon domaine... un autre monsieur m'a contactée récemment afin de m'engager pour un petit contrat... et une dame m'a contactée afin de savoir si je serais intéressée à postuler dans son service pour un poste super intéressant.

En tout cas, loin de moi l'idée de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, loin de moi l'idée de me vanter, puisque bon, pour le moment, tout ceci se limite à des contacts, je n'ai encore rien décroché officiellement. Reste que quand je regarde d'où je pars, comment je me suis dévouée dans mon travail et ma vie en général, je ne peux que me dire: "vouaip, j'pense que t'es à ta place..."

Et ça me fait un bien fou. J'espère que je pourrai continuer à voir le verre plein longtemps encore. Et que mon petit bonheur restera intact encore longtemps. En attendant, moi je vais continuer à sourire, rire et être gentille, parce que mon p'tit côté space me crie de chérir ce que j'ai.

février 01, 2010

Que je faisais pitié quand j'étais célibataire...

Ok, une p'tite dernière (datant elle aussi de 2007), j'ai trouvé ça dans un texte où j'ai trouvé le moyen de ploguer le coït interrompu dans le processus de consolation de grosse pepeine.

Maintenant quand j'ai de la peine, bien sûr je peux la raconter à mes amis et ils me consolent mais je reste toujours avec une impression de coït interrompu, parce qu'après avoir vidé mon sac j'ai pas mon câlin, on ne me fait pas l'amour, on me console toujours à moitié. Et c'est duuuuur.

Humilité, quand tu nous tiens

Suis retombée sur mon texte de présentation de réseau contact (mon époque réseau contact se situe autour de 2007) aussi:

"Bonjour messieurs,
Je suis simple, gentille et drôle. J'aime la bonne cuisine, le bon vin, le cinéma, découvrir de nouveaux groupes de musique.

Je cherche un garçon simple, gentil et drôle (qui se ressemble s'assemble) et aussi tant qu'à y être, beau grand, fin et fort."

Y'a pas à dire, l'humilité m'étouffait.

Aaaaah... le ménaaaaage

Comme je disais tantôt, un graaand ménage de disque dur était à prévoir au plus criss, mon ordi étant outrageusement surchargé depuis quelques temps.

J'ai transféré toutes mes photos sur le disque dur externe, plusieurs documents de tous acabits aussi.

Bien entendu, comme je suis une incorrigible bébelleuse... j'ai pris soin de regarder les vieilles photos... de lire mes vieux textes.. et oh! Que c'est drôle, que c'est drôle! Même les moments de grande dépression, les lettres torturées rédigées les larmes plein les yeux, elles sont hilarantes. Pis c'est tellement cute et innocent; c'est pas mêlant, si je lisais ça et que ça avait été écrit par une autre personne que moi, je voudrais que cette personne soit mon amie. J'ai retrouvé des trucs écrits il y a 7 ans, un cri du coeur, énorme, où je décrivais ma vie future avec tout ce que j'y entrevoyais si ça "continuait de même". Ben p'tite vinyenne... je ne m'étais pas trompée. J'avais tout vu venir. Du coup je ressens un mélange de fierté extrême (parce que j'avais vu juste) et une immense déception (grosse nouille, je ne me suis pas écoutée). La mauvaise nouvelle, c'est que je faisais plein de fautes, comme dans vraiment beaucoup. J'ai résisté fort mais oui, je l'avoue, j'ai eu envie de prendre les textes et de les retravailler afin d'en supprimer les fautes.

J'ai replongé dans les photos aussi... photos de mes amis, de fêtes, des animaux. J'avais l'air jeune... tellement, mais tellement...

En tout cas, bref, beaucoup de rires par chez nous, j'ai dédramatisé plein de trucs. Je suis fière de ce que j'étais mais encore plus fière de ce que je suis devenue.

Suis tombée sur un sondage musical que j'ai écrit pour un garçon il y a deux ans... j'écrivais alors à mon meilleur ami, afin de faire approuver le questionnaire: "Je travaille sur un truc très important qui pourrait changer le cours de ma vie" que je lui ai écrit. Rien de moins les amis; changer ma vie.

Petit sondage pour oreille musicale qui ne s'est pas encore tout à fait présentée:

1- Connaissez-vous bien la scène locale montréalaise?
a - oui
b - non
c - non pis c'est pas pour rien: m'en câlisse

2 - Aimez-vous entendre des voix de filles qui chantent?
a - oui beaucoup
b - non pas pantoute
c - oui mais juste si ça sonne comme une déesse celte comme la fille des Cranberries

3 - Préférez-vous de la musique:
a - d'ambiance
b - techno
c - pop
d - punk
e - avec des textes drôles/cutes/naifs
f - le heavy metal
g - le jazz fusion
h - les vieux classiques
i - dans laquelle dans le fond le chanteur ne chante pas: il parle

4 - Connaisez-vous (z'avez le droit de leur donner une cote tant qu'à y être) :
❏ Devo
❏ Pixies
❏ Blonde Redhead
❏ Au revoir Simone
❏ Vincent Delerm
❏ Peter Bjorn & John
❏ Malajube
❏ Placebo
❏ Air

5 - En général avez-vous l'impression:
a - d'écouter la même chose que tout le monde
b- de ne jamais pouvoir parler de musique avec personne parce que personne ne connaît ce que vous écoutez
c - d'être toujours le fatiguant que personne n'écoute lorsqu'il essaie de transmettre la bonne nouvelle au sujet d'un nouveau groupe
d - d'être toujours en retard et à la remorque de vos amis
e- b et c

6 - Préférez-vous votre musique en:
a - français du Québec
b - français de France (ou autre accent cute)
c- british (ou autre accent cute)
d - anglais
e- m'en fout. Vraiment.

7 - Aimez-vous danser tu-seul dans votre salon?
a - oui
b - non
c - seulement après un vif abus d'alcool

8- Quel est le dernier spectacle de musique que vous êtes allé voir?

__________________________________________

9- Quand vous êtes à Montréal vous écoutez quoi comme poste de radio?
a - La radio énergie
b - CHOM
c - CISM
d - Radio-Canada
e - je m'auto-suffit avec mes affaires : tsé, j'suis plus intelligent que les animateurs et j'connais plus de musique qu'eux.

10 - Avez-vous déjà laissé tomber un ami/une blonde/une date pour cause d'incompatibilité musicale?
a - oui
b - non
c- oui mais je ne le referais plus, je me suis senti horriblement coupable pendant des années après ça
d- non mais je considère qu'il n'est jamais trop tard pour essayer des trucs nouveaux

Grrrr

Je vous ai déjà dit que j'ai un mac? Ben j'en ai un. Pis je l'aime. je l'aime tellement et je le trouve tellement facile à vivre, que généralement je ne parle pas de lui. Parce que cela va de soi qu'il soit agréable de compagnie et simple d'utilisation.

Là, par contre, il me fait des siennes depuis quelques jours... pis ça m'énaaaaarve. Premier problème, tout facile à régler mais oh combien chiant: manque d'espace. J'ai tout rempli mon disque dur, jusqu'au bord, plus moyen de rien faire, à part faire des mises à jour de mes status facebook et envoyer plein de "xxxxxx" de l'autre côté de l'océan. C'est facile à régler, disais-je, mais c'est looong, parce que ça implique beaucoup de ménage. Et là je suis rendue au stade où je vais devoir transférer mes photos sur mon disque dur externe et ça me fait un petit peu de peine d'enlever tout ça...

Le second problème quant à lui, me semble particulièrement désagréable: mon numériseur ne fonctionne pas.

Je l'ai acquis il n'y a pas si longtemps, disons 3 ans. Il marche à merveille puisque je l'ai très peu utilisé... pourquoi au juste l'aies-je si peu utilisé? Parce que je me suis acheté un mac entre temps, et qu'il refuse de fonctionner depuis. Bien sûr, j'ai téléchargé les pilotes appropriés sur le site du fabriquant. Bien sûr, j'ai investi des heures de mon précieux temps à essayer de faire fonctionner le bidule. J'ai aussi essayé la technique du boudin: tout débrancher et mettre ça dans le garde-robe pendant 2 ans, mais ça n'a pas été très efficace... c'est que, voyez vous, il semblerait que les numériseurs n'aient pas de personnalité. Du coup, bouder... ou pas... ne modifie en rien leur attitude envers vous. S'ils sont bouchés et corrompus, ils le restent.

- Achète-en un nouveau! Me direz vous...
Ouais, je veux bien, mais j'ai pas le droit... je joue au jeu du 100$

- Prive t'en alors!
Ouais, là aussi ça me cause du trouble, parce que j'ai un projet... pour les 5 ans de Coquinette, je veux faire un album et pour le faire, j'ai besoin de numériser une bonne centaine de documents.

- Ben alors, invite-toi chez quelqu'un qui en a un qui fonctionne et fais ça là...
Mouain... mais ça va être loooong... et ça me frustre; d'avoir le bébelle qui boque, telle une vieille biquette têtue.

J'ai aussi songé à la fessée, mais des études récentes semblent suggérer que la fessée, en bout de ligne, ne permet que de soulager le frustré, pas de modifier le comportement du contestataire...

En tout cas, bref, là je suis bloquée et ça m'emmerde...

janvier 31, 2010

Ziou

Vous savez pas quoi?

Mon amoureux, il est reparti à Paris... avec le chien!

Voui, voui... moi je me demandais un peu comment conjuguer ma fille, le chien et le travail (même si là je suis plus en recherche d'emploi qu'autre chose)... il faut dire que j'ai trouvé mon mois d'automne toute seule pas mal dur. Alors lui, beau mec au grand coeur... bien il est parti avec notre bébé-chien, en dessous de son banc d'avion.

Et puis moi, ben moi, je vous avoue que je suis franchement émue.

Coquinette raconte à tout le monde que son chien est rendu à Paris, évidemment personne ne la croit... sauf ses petits amis, qui eux ne font pas toujours la différence entre l'absurde et le conventionnel.

J'adore l'absurde. Vraiment. Et je harcèle mon chum pour qu'il m'envoie plein de photos de Balthazar, tel le lutin d'Amélie Poulin, posant fièrement devant la tour Eiffel, Notre-Dame ou tout autre lieu mythique.

Le dimanche c'est une jolie journée pour jouer à l'école

Je me questionnais ici je ne sais plus trop quand, en septembre peut-être, sur le magasinage des écoles primaires. Privé ou public? École de quartier ou pas? Vocation spéciale ou pas?

Pas que je veuille faire de Coquinette un petit génie sur deux pattes, nah, j'aime bien cultiver les imperfections, moi. Disons que je veux quand même lui assurer une bonne éducation, un bon environnement, des camarades de choix, des profs aussi. J'aime tellement apprendre que je veux m'assurer que ma fille va s'enthousiasmer autant que moi pour la chose,

J'ai beaucoup consulté mon entourage pour le choix de la fameuse école, son papa aussi d'ailleurs. J'ai regardé l'école de quartier, les écoles privées, puis... une école publique, presque près de chez moi... Une école à vocation particulière, avec un programme enrichi, des projets fantastiques, un environnement génial. Certains anciens amis de Coquinette y vont déjà, c'est tout près que je disais...

En octobre dernier j'allais à la rencontre de parents en compagnie de ma mère, qui a enseigné au primaire au début de sa carrière (justement dans cette école, quel heureux hasard... et c'est là, il y a 40 ans presque jour pour jour qu'elle y a rencontré mon père, c'est encore plus savoureux comme anecdote non?) et qui est plutôt bien placée dans le domaine de l'éducation. Je voulais avoir l'avis de quelqu'un qui en a vu d'autres. Nous sommes reparties toutes les deux absolument ravies. Nous voulions cette école. Seul hic... nous ne sommes pas seules. L'école est publique, elle est bonne en titi, ceci menant à cela: elle est en demande. Grosso modo 150 demandes pour 40 places.

Alors euh, ils font quoi pour déterminer qui a sa place?

Dans le mile: un test de personnalité. En effet, quoi de mieux qu'un bon test de personnalité à 4 ans? Je me le demande. Héhé... non je rigole. En fait, oui; il y a un test, mais je comprends bien les raisons qui le motivent et après mûre réflexion, j'ai décidé de jouer le jeu. Mais justement, d'y jouer. Parce que c'est un jeu et que peu importe la qualité de l'école, moi, bien je refuse de mettre de la pression sur Coquinette à un si jeune âge. Un jour, je la pousserai à se dépasser, pour là, je trouve que de l'emmener patiner à chaque semaine et lui apprendre à ne pas crier cacacacacacaca à la visite; c'est suffisant. Pour tout vous dire, j'ai refusé de lui dire qu'elle allait passer un test ce matin. Je lui ai juste expliqué qu'on allait jouer à la grande école...

Pis?
Ben pis... pis... je crois que j'en ai eu pour mon argent. Coquinette a rencontré deux amies dans le gymnase. Elles n'étaient pas dans son groupe, mais elles ont quand même pu jouer ensemble au lieu de se demander ce qu'elles faisaient là. Ensuite on a appelé les enfants et ils sont allés dans les classes. Au menu, test de connaissances et résolution de conflit. Genre. À la sortie des enfants, 2 heures plus tard, vous comprendrez bien qu'on était bien curieux de savoir ce qui c'était passé... mais... si l'on veut vraiment savoir ce qui se cache sous quoi, il est toujours plus sage de laisser mijoter un tantinet. On s'est donc contenté de poser des questions vagues: "Pis? As-tu aimé ça?", "Pis, tu trouves ça comment toi l'école des grands?". Ensuite, Coquinette et moi on est allées passer la journée chez mes parents, qui nous ont reçues à dîner. Après nous sommes allés patiner tous ensemble sur le bord de la rivière-des-prairies, puis skier dans la cour. Oui, dans la cour! Ma mère et moi avions offert un ensemble de ski de fond à Coquinette pour Noël et nous n'avions pas eu l'occasion de l'essayer jusque là. Maintenant que c'est fait et franchement concluant, nous pourrons nous organiser une journée à la campagne pour une vraie randonnée...

Nous avons passé la journée à jouer, sans trop poser de questions, mais vous comprendrez bien que ça m'intriguait au plus haut point ce test de personnalité... alors ce soir, alors qu'on soupait en tête à tête Coquinette et moi, je lui ai demandé:
- Pis, t'as trouvé ça comment toi de jouer à la grande école?
- Oh! Super cool!
- Wow, j'suis contente... et... euh... mettons làààà... qu'est-ce que t'as le moins aimé?
- Ben le p'tit gars qui dessinait sur ma feuille...
- Euuuuuuh?

En creusant un peu j'ai appris que c'était ça le conflit: ils ont demandé aux enfants de dessiner un truc, et ils n'ont distribué qu'une feuille par 2 enfants. Du coup ils ont eu de la gestion de conflits à faire... Je vous dis pas comment Coquinette a géré cela, je n'ai pas trop compris moi-même. Ce qui est intéressant c'est la commande de dessins. "Là les amis, je voudrais que vous me dessiniez quelque chose de réel, qui existe pour de vrai" a demandé la dame, dixit Coquinette.

- Alors, t'as dessiné quoi? Que je lui ai demandé.
- Ben, un château en feu avec plein de princesses qui se sauvent et plein de princes qui viennent les sauver.

Du coup, moi je ne me demande pas du tout si elle va passer ou pas le test, je suis simplement convaincue que si ça avait été un test de cuteness, elle serait arrivée première.

*Pis je vous jure que ma fille se contente de dessiner des tits bonhommes roses avec des fleuuuurs et des maisoooon tous les autres jours de l'année. Le château en feu, elle a choisi spécifiquement le jour du test de personnalité pour le faire*

janvier 30, 2010

Astigmatisme

Quand je mets mes verres de contact, je suis toujours surprise de voir tout en courbe... mon ordi par exemple, devient courbé, et l'écran est en balloune. Les murs de l'appartement sont convexes, c'est chouette l'illusion de grandeur.

C'est weird beaucoup aussi, mais là où ça fait le plus de bien, c'est quand je descends mes yeux jusqu'à ma poitrine.

Je devrais mettre mes verres de contact plus souvent je trouve.

Mon frérot fête ses beaucoup d'années

C'est la fête de mon grand-frère aujourd'hui. En fait non, c'était hier, mais c'est ce soir qu'on le fête. Rôôôôô que j'ai réalisé tantôt en me préparant... il est rendu vieux...

C'est comme ça quand tu es la cadette, tu prends tes coups de vieux quand les autres vieillissent, toi, quand tu atteins les âges traumatisants, c'est moins pire puisque des gens que tu aimes fort y sont déjà passé avant toi et de toute évidence, y ont survécu.

En tout cas, alors voilà, dans 4 ans, quand il va attraper la quarantaine, je vais m'étouffer avec mon champagne je crois. D'ici là je fais semblant que je suis encore une jeunesse et je m'enfile des boucles d'oreilles turquoises.

C'est que j'ai pris ça au sérieux cet anniversaire, j'ai passé la journée à me préparer. Me suis fait une cure de cheveux, un masque hydratant pour la face, de l'exfoliant partout, me suis traité tous les poils du corps... Pour finir j'ai enfilé une robe (coudonc, je me reconnais plus), un chemisier (c'est fou les trésors qui reposent au fond de mon garde-robe), j'ai mis mes cheveux lousses (ce qui m'arrive oh, 2-3 fois l'an) et... et... ben là j'ai arrêté tout et j'ai décidé qu'il serait sage de retourner devant mon ordinateur procrastiner un brin, sinon ma famille ne me reconnaîtra pas tantôt.